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	<title>Magnus DIETRICH - Artiste - Forum Opéra</title>
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	<description>Le magazine en ligne de l&#039;opéra</description>
	<lastBuildDate>Tue, 29 Sep 2026 17:17:03 +0000</lastBuildDate>
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	<title>Magnus DIETRICH - Artiste - Forum Opéra</title>
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		<title>MOZART, Die Zauberflöte &#8211; Zürich</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/mozart-die-zauberflote-zurich/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Charles Sigel]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 30 Sep 2026 04:02:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>C’est un très beau livre d’images, comme un livre pour enfants. Il y a des oiseaux partout, aux couleurs de colibris ou d’oiseaux de paradis, des acrobates comme au cirque, – et les enfants aiment le cirque. Daniele Finzi Pasca, le metteur en scène, a un passé de circassien. Les trois dames font onduler de &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>C’est un très beau livre d’images, comme un livre pour enfants. Il y a des oiseaux partout, aux couleurs de colibris ou d’oiseaux de paradis, des acrobates comme au cirque, – et les enfants aiment le cirque. <strong>Daniele Finzi Pasca</strong>, le metteur en scène, a un passé de circassien. Les trois dames font onduler de grands voiles dorés (des ailes ?) et semblent sortir d’un tableau de Klimt, et la Reine de la Nuit aussi, en plumage-fourreau rouge, et mêmes voiles dorés. Les trois enfants, un peu oiseaux, un peu lutins, font penser aux gravures de Granville.</p>
<h4><strong>Un bain de fraîcheur</strong></h4>
<p>L’impression dominante, c’est la jeunesse, la fraîcheur de tout cela. Le chef est un jeune prodige de 26 ans et demi, – et son âge n’est pas le plus étonnant. Pour nombre d’interprètes, ce sont des prises de rôles, avec le charme et les aléas des premières fois.<br />Bref, c’est une lecture légère de la <em>Flûte enchantée</em>. On en a connu de lourdement maçonniques, de solennelles, de politiques, de chargées de sens, celle-ci est aérienne, drôle, pleine d’humour, – on se souviendra de Sarastro s’amusant comme un gamin sur un trône mobile de type auto-tamponneuse… ou de cet homme armé considérant Tamino, le menton dans la paume, l’air de penser « quel garçon bizarre ! »</p>


<figure class="wp-block-image aligncenter size-large"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="1024" height="576" src="https://www.forumopera.com/wp-content/uploads/zauberflote_ohp_c_herwig_prammer_r5_8476-1024x576.jpeg" alt="" class="wp-image-221090"/><figcaption class="wp-element-caption"><sub>Magnus Dietrich © Herwig Prammer</sub></figcaption></figure>


<p>Ce Tamino qui s’est faufilé devant le rideau pendant l’ouverture, frêle jeune homme à chignon, en frac de violoniste, égaré dans ce monde, dans cette féérie, tandis que <strong>Tarmo Peltokovski</strong> dirigeait la plus limpide des ouvertures, une fois franchis les fameux accords (nets, sans gras) et la phrase des cordes graves, <em>sotto voce</em>, veloutée et lentissime : impression qu’il y a de l’air entre les pupitres, que tout est lisible, fin, que cet orchestre sur instruments modernes sonne comme sur instruments anciens. Belle volubilité des bois dans la partie allegro (<em>vivacissimo</em> en l’occurrence), légèreté joueuse, accents acérés, <em>accelerando</em> dans la reprise sur les batteries des cordes… et évidence qu’on n’a pas fini d’entendre parler de ce petit jeune homme aux allures de premier de la classe, élève de Saraste et de Salonen.</p>


<figure class="wp-block-image aligncenter size-large"><img decoding="async" width="1024" height="576" src="https://www.forumopera.com/wp-content/uploads/zauberflote_ohp_c_herwig_prammer_r5_8705-1024x576.jpeg" alt="" class="wp-image-221091"/><figcaption class="wp-element-caption"><sub>Magnus Dietrich © Herwig Prammer</sub></figcaption></figure>


<h4><strong>Une vraie volière</strong></h4>
<p>La scène du serpent est menée par lui tambour battant, un serpent déjà tranché en deux, énorme, et porté tel un dragon chinois par cinq ou six manipulateurs en bleu de chauffe. Bleue aussi la grotte, un merveilleux bleu, figurée par un grand panneau de faux rochers qui avouent leur carton-pâte. Un panneau qui a le désavantage d’être au premier plan, et donc de cantonner le premier tableau sur une bande étroite à l’avant-scène, limitant les déplacements notamment des trois Dames qui se prennent pour des Loïe Fuller.  D’autant que Papageno va apparaître avec sa suite d’oiseaux (six). Ce Papageno est équipé de ce qu’on appellera un perroquet-jupon (et d’une chemise beige standard, manière de souligner que c’est un homme comme vous et moi). Le naturel de <strong>Yannick Debus</strong> contraste avec la timidité du Tamino de <strong>Magnus Dietrich</strong> (leur dialogue est un peu lent, de même que les admonestations des dames à l’oiseleur, ce n’est que la deuxième représentation, – et tout cela trouvera sans doute son tempo au fil des soirs).</p>


<figure class="wp-block-image aligncenter size-large"><img decoding="async" width="1024" height="1024" src="https://www.forumopera.com/wp-content/uploads/zauberflote_ohp_c_herwig_prammer_r5_9596-edited-1024x1024.jpeg" alt="" class="wp-image-221328"/><figcaption class="wp-element-caption"><sub>Yannick Debus © Herwig Prammer</sub></figcaption></figure>


<p>Premier air de Tamino, « Dies Bildnis » permet d’entendre mieux que dans « Zu Hilfe » la voix de Magnus Dietrich : le timbre au prime abord semble assez métallique, on reste en manque, non pas de legato, mais de suavité, d’effusion mozartiennes, les registres semblent un peu disparates, de sorte que l’on demandera parfois si c’est un rôle pour lui (même s’il l’a chanté à Salzburg, Berlin ou Dresde). C’est plus tard que le jeune ténor sera à son meilleur.</p>
<p>Surgit alors d’une trappe, ennuagée des voiles Sécession qu’on a dits, la Reine de la Nuit, dont l’apparition fait fuir les oiseaux-danseurs ravissants qui agitaient leurs ailes et tournicotaient autour su Prince. <strong>Jasmin Delfs</strong> a chanté maintes fois le rôle depuis 2022 et négocie sans problèmes les chausse-trappes de « O zittre nicht, mein lieber Sohn ». C’est dans les vocalises et les notes piquées de la fin de l’air et le contre-fa qu’elle impressionnera le plus, sans toutefois que le charme vocal soit tel qu’il fasse oublier que cet air relève davantage de la performance que du plaisir musical.</p>


<figure class="wp-block-image aligncenter size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="576" src="https://www.forumopera.com/wp-content/uploads/zauberflote_ohp_c_herwig_prammer_r5_8722-1024x576.jpeg" alt="" class="wp-image-221092"/><figcaption class="wp-element-caption"><sub>Jasmin Delfs © Herwig Prammer</sub></figcaption></figure>


<h4><strong>Autant de couleurs dans la fosse que sur scène</strong></h4>
<p>Les Dames échangent le violon de Tamino contre la Flûte magique (quintette très réussi, et surtout très vivant, comme le seront tous les ensembles, adorné d’un bavardage délicieux des bois et des couleurs fauves des cors, – à nouveau le pointillisme sensuel, le goût des timbres du chef font merveille).  Les parois de la grotte s’envolent dans toutes les directions (merveilleux théâtral à l’ancienne) et font apparaître un casinetto illuminé. Devant chacune des trois arches, tournoient trois oiseaux trapézistes dans d’inlassables pirouettes gracieuses.<br />Surtout apparaît là Pamina. <strong>Regula Mühlemann</strong> sera un constant émerveillement et son duetto « Bei Männern » avec le Papageno de Yannick Dubus sera le deuxième bonheur vocal sans nuage de la soirée (le premier avait été le « Vogelfânger » de Dubus) ; grâce à leur complicité surgit l’esprit mozartien, mélange de tendresse pudique et d’humour badin, beauté des deux timbres et accompagnement fraternel des cors et des bois sur la très expressive vocalise finale de Pamina.</p>


<figure class="wp-block-image aligncenter size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="682" src="https://www.forumopera.com/wp-content/uploads/zauberflote_ohp_c_herwig_prammer_r5_8821-1024x682.jpeg" alt="" class="wp-image-221094"/><figcaption class="wp-element-caption"><sub>Au centre Regula Mühlemann © Hedwig Prammer</sub></figcaption></figure>


<h4><strong>Archaïsme ?</strong></h4>
<p>Ravissants à tous points de vue, les trois petits garçons venus du <strong>Tölzer Knabenchor</strong>, qui à leurs oiseaux-jupons (même idée que pour Pagageno mais en version moineaux) et à leurs voix acidulées ajoutent des airs farceurs réjouissants.<br />À propos de jupons, la jupe-gag équipée de lampions de Monostatos, le très en verve et un peu punk <strong>Nathan Haller</strong>, en fait un personnage amusant, plutôt bon bougre, et non pas effrayant et concupiscent comme souvent. Daniele Finzi Pasca qui qualifie sa mise en scène de volontairement archaïque (« eine theatrale Sprache, die archaisch ist ») a choisi de gommer l’effroi et la noirceur, de passer un coup d’estompe sur le conflit entre l’ombre et la lumière.<br />Et il n’y a pas loin entre les voilages dorés que font voleter les Dames et les soieries qui drapent le Sprecher, première clé de fa à apparaître (beau timbre d’<strong>Andrew Moore</strong>) et les prêtres dont les grandes robes orangées et les vastes tiares d’osier évoquent un Orient merveilleux à la Carpaccio.</p>


<figure class="wp-block-image aligncenter size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="678" src="https://www.forumopera.com/wp-content/uploads/zauberflote_ohp_c_herwig_prammer_r5_8953-1024x678.jpeg" alt="" class="wp-image-221095"/><figcaption class="wp-element-caption"><sub>Les trois garçons © Hedwig Prammer</sub></figcaption></figure>


<p>Sous un mystérieux parallélépipède descendu des cintres, d’où s’écoulera le sable de la sagesse (?), Magnus Dietrich, dans le dialogue avec ce prêtre lui demandant ce qu’il cherche (fière réponse : « l’amour et la vertu ») trouve de nouveaux accents, comme si l’héroïsme correspondait mieux à sa voix que l’élégiaque.<br />Sa flûte (« Wie stark ist nicht dein Zauberton ») charmera les animaux sauvages apparus sous forme de masques mi-africains, mi-enfantins, la clochette de Papageno (un œuf à manivelle) fera fuir Monostatos, alors descendra du ciel dans une nacelle métallique un Sarastro couronné d’une tiare monumentale. Non moins monumentale, la voix de <strong>Tobias Kehrer</strong>, basse chantante aux graves abyssaux.</p>
<h4><strong>Sarastro s’amuse</strong></h4>
<p>… Que l’on verra apparaître au début du second acte sur un trône de marbre qu’il pilotera difficultueusement à l’aide d’une télécommande, dessinant des huit au milieu d’un vaste décor de marbre d’un blanc éclatant, et ruinant toute sa crédibilité de prêcheur de sagesse… Trois oiseaux l’espionnent, cachés derrière un pilier, tandis qu’en contraste monte de la fosse la sublime marche des prêtres en forme de choral. Tarmo Peltokovski, qui dose merveilleusement les couleurs des cuivres, souligne dans le programme de salle que les cors, trompettes et timbales de l’<strong>Orchestre de l’Opéra de Zürich</strong> sont des instruments « historiques » et que les trompettes se servent de sourdines de bois, – d’où la palette de sonorités mordorées et douces qu’il donne à entendre, ajoutant que le Glockenspiel est celui dont se servait Harnoncourt ici-même…</p>


<figure class="wp-block-image aligncenter size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="682" height="1024" src="https://www.forumopera.com/wp-content/uploads/zauberflote_ohp_c_herwig_prammer_r5_9174-682x1024.jpeg" alt="" class="wp-image-221096"/><figcaption class="wp-element-caption"><sub>Tobias Kehrer et Nathan Haller © Hedwig Prammer</sub></figcaption></figure>


<p>Non moins voluptueuses, les sonorités de la voix parlée de Tobias Kehrer, puis de sa voix chantée dans l’invocation « Ô Isis und Osiris » (ah ! cette voix sur l’arrière-plan des cors ! ces phrases interminables d’un seul souffle).  D’ailleurs musicalement les belles choses s’enchaînent aux belles choses : le choral des deux prêtres, <strong>Salvator Villanueva</strong> y rejoignant Andrew Moore ; ou le quintette « Wie ? Wie ? Wie ? Ihr an diesem Schreckensort ? », où les trois Dames (<strong>Hannah McKay</strong>, <strong>Karima El Demerdasch</strong>, <strong>Domenika Stefańska</strong>) s’unissent à Tamino et Papageno pour un nouvel ensemble parfaitement équilibré, très rond de sonorité, tout en rebonds et en micro-changements de tempo ; ou encore l’air de Monostatos, « Alles fühlt der Leibe Freuden », mené allegro assai par le chef, et où Nathan Haller, ténor de caractère maintes fois entendu sur cette scène et toujours excellent, associe avec brio le pathétique et le burlesque.</p>


<figure class="wp-block-image aligncenter size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="681" src="https://www.forumopera.com/wp-content/uploads/zauberflote_ohp_c_herwig_prammer_r1_6746-1024x681.jpeg" alt="" class="wp-image-221088"/><figcaption class="wp-element-caption"><sub>Regula Mühlemann et Jasmin Delfs © Hedwig Prammer</sub></figcaption></figure>


<h4><strong>En chef de théâtre</strong></h4>
<p>Cet air, il le chante alors qu’est apparue Pamina, couchée telle la Belle au bois dormant sur une couche fleurie, téléguidée elle aussi, pilotée par un inquiétant personnage à tête de corbeau. <br />Il sera interrompu dans ses jérémiades par le retour de la Reine de la Nuit, émergeant de sa trappe pour son deuxième air, « Der Hölle Rache kocht in meinem Herzen», aria <em>di furore</em>, qui correspond mieux au tempérament (ou à la forme ce soir-là) de Jasmin Delfs : elle en déroule impavidement les guirlandes de notes piquées sur les ponctuations tempétueuses de l’orchestre.</p>
<p>Mais Tarmo Peltokovski sait ralentir un peu pour suivre ses vocalises, de même qu’en vrai chef de théâtre, il retiendra le tempo de l’aria de Sarastro, « In diesen heil’gen Hallen », pour aider Tobias Kehrer qui malgré un chat dans la gorge, notamment dans le deuxième couplet, ira courageusement jusqu’au bout et sauvera l’essentiel.</p>
<p>Pur ravissement, et point culminant de la soirée, l’aria « Ach ich fühl’s » de Pamina. Là encore, le chef se met au service de la chanteuse, tissant une sonorité transparente et la suivant dans le tempo <em>adagio assai</em> qu’elle adopte, et qu’elle peut se permettre, à tel point qu’elle ralentira encore à la fin de l’air, donnant l’impression d’immobiliser le temps. La voix de Regula Mühlemann semble avoir gagné en largeur et rayonnement. Et en expressivité. Elle sait habiter chaque note et on croirait entendre des larmes au moment de « Sieh, Tamino, diese Tränen fließen ». Magnifiques contrechants de cor, de flûtes et de hautbois.</p>


<figure class="wp-block-image aligncenter size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="678" src="https://www.forumopera.com/wp-content/uploads/zauberflote_ohp_c_herwig_prammer_r1_6442-1024x678.jpeg" alt="" class="wp-image-221087"/><figcaption class="wp-element-caption"><sub>Regula Mühlemann et Yannick Debus © Hedwig Prammer</sub></figcaption></figure>


<h4><strong>Légèreté d’oiseau-mouche</strong></h4>
<p>On saluera le <strong>Chœur de l’Opéra de Zurich</strong>, toujours impeccable : si le metteur en scène en fait un groupe un peu dissipé, en voiles flottants orangés et tiares d’osier, leur « O Isis und Osiris » est d’une solidité marmoréenne (avec de superbes cuivres en soutien), prélude à un final parsemé d’images drôles.  Ainsi le vieil oiseau bancal, auquel Papageno chante « Ein Mädchen oder Weibchen » : Yannick Dubus, au baryton très chaud, étonnamment n’avait jamais encore abordé ce rôle qui lui va comme un gant. Accompagnement d’une légèreté d’oiseau-mouche (avec le Glockenspiel d’Harnoncourt).<br />Tout aussi délicats, les bois et cuivres très chambristes accompagnant le quatuor « Bald prangt, den Morgen zu verkünden », des trois garçons et de Pamina, contrastant avec les sombres couleurs entourant le choral des deux hommes d’armes, <strong>Rafael Rojas</strong> et <strong>Theodore McAlindon</strong>, et avant le « Mich schreckt kein Tod », où Magnus Dietrich est au meilleur de sa voix, et le « Ich werde aller Orten an deiner Seite sein » de Pamina où Regula Mühlemann est à nouveau d’un rayonnement magnifique.</p>


<figure class="wp-block-image aligncenter size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="576" src="https://www.forumopera.com/wp-content/uploads/zauberflote_ohp_c_herwig_prammer_r5_9788-1024x576.jpeg" alt="" class="wp-image-221099"/><figcaption class="wp-element-caption"><sub>La scène des épreuves © Hedwig Prammer</sub></figcaption></figure>


<h4><strong>Antipodistes</strong></h4>
<p>La scène des épreuves est un moment où on attend au tournant le metteur en scène : idée brillante et élégante de Finzi Pasca qui, en même temps qu’il projette sur un tulle de belles images d’incendie puis de tempête, fait apparaitre un couple de danseurs-acrobates, sosies parfaits de Tamino et Pamina, dont la danse se terminera par un numéro d’antipodistes, Tamino portant à bout de bras Pamina.</p>
<p>Dernier gag : après que Papageno aura manqué de se pendre, au bout d’une corde lumineuse que lui auront tendue deux oiseaux-trapézistes, le vieil oiseau bancal réapparaîtra pour se muer en cygne vaporeux, et la voix légère de Mariam Suleiman (membre de l’Opéra Studio de l’Opernhaus, comme plusieurs des seconds rôles) le rejoindra pour leur « Papageno-Papagena », Alors deux œufs-drones viendront tournoyer autour d’eux…</p>
<h4><strong>Humanisme</strong></h4>
<p>La profondeur surgira alors qu’on ne l’attendait plus, dans un solennel final humaniste, Sarastro et les prêtres revenant têtes nues (comme pour les laïciser) et entonnant, alors que le mur de marbre s’ouvre sur un lever de soleil orangé, « Die Strahlen der Sonne vertreiben die Nacht ».</p>
<p>Très beau succès auprès du public de cette <em>Flûte</em> extrêmement séduisante. Non pas « archaïque » comme dit Finzi Pasca, mais, dans sa légèreté, fidèle sans doute à l’esprit de Schikaneder, tandis que Tarmo Peltokovski s’y montre mozartien de haut vol. Une production dont on peut être sûr qu’elle restera longtemps au répertoire de l’Opéra de Zürich.</p><p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/mozart-die-zauberflote-zurich/">MOZART, Die Zauberflöte &#8211; Zürich</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>STRAUSS, Die Fledermaus – Baden-Baden</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/strauss-die-fledermaus-baden-baden/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Catherine Jordy]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 17 Dec 2024 05:00:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Un an quasiment jour pour jour après avoir été montée au Théâtre des Champs-Élysées, la production de Die Fledermaus en version de concert est présentée au Festspielhaus de Baden-Baden pour deux représentations dont la première, ce vendredi soir, a rencontré un beau succès. Déjà au TCE, le spectacle avait été ovationné, comme nous le raconte &#8230;</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Un an quasiment jour pour jour après avoir été montée au Théâtre des Champs-Élysées, la production de <em>Die Fledermaus</em> en version de concert est présentée au Festspielhaus de Baden-Baden pour deux représentations dont la première, ce vendredi soir, a rencontré un beau succès. Déjà au TCE, le spectacle avait été ovationné, comme nous le raconte <a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://www.forumopera.com/spectacle/strauss-ii-die-fledermaus-paris-tce/">Audrey Bouctot</a>&nbsp;; à Baden, le public est tout aussi preneur de la vision francophile proposée de ce monument de la culture germanique.</p>
<p>Il faut dire que la mise en espace de <strong>Romain Gilbert</strong> est tout à fait remarquable, pétillante et virevoltante à souhait. Comme pour <em><a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://www.forumopera.com/spectacle/gluck-orfeo-ed-euridice-baden-baden/">Orfeo ed Euridice</a></em> il y a quelques jours à peine, les versions de concert du Festspielhaus sont en quelque sorte des mises en scène déguisées qui se suffisent largement à elles-mêmes. Tous les chanteurs incarnent leur rôle à la perfection, merveilleusement dirigés par le Français qui sait les placer et les faire se mouvoir comme d’authentiques stars de théâtre. Tous en font des tonnes, mais juste ce qu’il faut pour ne pas sombrer dans le grotesque ou le ridicule. Le chant peut dès lors se déployer aussi librement qu’avantageusement et correspondre à des personnages de chair, un vrai régal pour les spectateurs présents, dont les zygomatiques sont sollicités de la première à la dernière minute d’un spectacle survolté.</p>


<figure class="wp-block-image aligncenter size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="681" src="https://www.forumopera.com/wp-content/uploads/Fledermaus_Andrea_Kremper_1-1024x681.jpg" alt="" class="wp-image-179385"/><figcaption class="wp-element-caption"><sup>© Andrea Kremper</sup></figcaption></figure>


<p>De tout ce déploiement d’énergie, c’est Adèle qui est la meneuse la plus brillante. Il faut la voir se trémousser, se prendre dans les câbles avant de les mettre en connexion, illuminant le grand sapin de Noël jusque-là sagement enrubanné par une myriade de Led. C’est à croire qu’elle aurait avalé la guirlande électrique tant la jeune soprano allemande brille et irradie, chantant toujours un peu plus fort que les autres, ne reculant devant aucune vocalise périlleuse mais magistralement envoyée et maîtrisée. Bref, montée sur ressorts, aussi effrontée et adorablement insupportable que son personnage de soubrette qui en connaît un rayon et va se faire sa place au soleil, <strong>Alina Wunderlin</strong> est partout et se débrouille pour tirer la couverture à soi en toutes circonstances. Épatante et en roue libre, voici une chanteuse qu’on est ravie de découvrir enfin (elle a pourtant pas mal de rôles de colorature à son actif) et qu’on va se faire un plaisir de suivre, en lui souhaitant une longue carrière pleine de peps et de brio. Le timbre est séduisant, les aigus percutants et agiles, la technique sûre dans tous les registres.</p>
<p>À ses côtés, tous tirent leur épingle du jeu et nous offrent de belles prestations, avec en tête un <strong>Huw Montague Rendall </strong>plus rentier décontracté et séducteur que nature, timbre velouté et lumineux, tessiture homogène et science de l’abattage. Tout juste pourrait-on reprocher au baryton britannique et à son Eisenstein de ne pas adopter plus souvent l’accent viennois, ce qui est d’ailleurs le cas de l’ensemble des protagonistes. Son camarade vengeur Falke est impeccablement servi par le baryton croate <strong>Leon Košavić</strong>, qui donne à son personnage beaucoup de charisme. Tout aussi épatant, le Frank du baryton <strong>Michael Kraus</strong>, authentique viennois et inénarrable facétieux. Le ténor Magnus Dietrich n’est pas en reste, qui nous ravit d’aigus percutants une fois sur le devant de la scène, alors qu’il faisait presque pâle figure quand il donnait la sérénade à la maîtresse de maison du fond de la scène. Laquelle est magistralement campée par <strong>Iulia Maria Dan</strong>, maîtresse femme, un rien fatale et autoritaire, mais tout en nuances et en raffinements. Une bien belle Rosalinde, dont la voix se marie merveilleusement avec celle de ses partenaires. La mezzo ukrainienne <strong>Ekaterina Chayka-Rubinstein</strong>, très drôle en Orlofsky qui déloge le chef de son pupitre, nous propose cependant un prince blasé un peu trop sage. On aurait bien aimé pouvoir la comparer avec Marina Viotti prévue pour le même rôle dans la seconde distribution.</p>
<p>À la tête des <strong>Musiciens du Louvre</strong> en grande forme, <strong>Marc Minkowski</strong> semble prendre beaucoup de plaisir à ce répertoire dont il arrive, avec sa phalange, à restituer toute la subtilité, la sensualité et le brio. Constamment tourné vers les solistes chanteurs, la complicité est totale et le tout se déguste comme un bon champagne. Le chef a cependant le triomphe modeste. À peine arrivé sous un tonnerre d’applaudissements, il commence sans s’attarder ; pour les saluts, il fait s’avancer tout l’orchestre au bord de la rampe (il y a de la place au Festspielhaus) et se positionne derrière sa formation et les choristes, très en voix. Une bien belle réussite.</p><p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/strauss-die-fledermaus-baden-baden/">STRAUSS, Die Fledermaus – Baden-Baden</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>STRAUSS II, Die Fledermaus &#8211; Paris (TCE)</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/strauss-ii-die-fledermaus-paris-tce/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Audrey Bouctot]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 14 Dec 2023 05:44:56 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Bal masqué, champagne, valses et polkas, pétillement, la Chauve-Souris est la promesse d’une fête et cette promesse a été tenue magistralement ce soir, la représentation s’achevant auréolée d’une standing ovation. La mise en espace proposée par Romain Gilbert fonctionne à merveille et parvient à faire oublier le désagrément de la version de concert tant la &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Bal masqué, champagne, valses et polkas, pétillement, la <em>Chauve-Souris</em> est la promesse d’une fête et cette promesse a été tenue magistralement ce soir, la représentation s’achevant auréolée d’une standing ovation.</p>
<p>La mise en espace proposée par <strong>Romain Gilbert</strong> fonctionne à merveille et parvient à faire oublier le désagrément de la version de concert tant la dimension théâtrale est présente, portée par une troupe d’artistes autant acteurs que chanteurs. Le plaisir qu’ils prennent tous à participer à cette production est palpable. Parfaitement germanophones, les artistes ont enchanté le public de leur diction parlée et chantée.</p>
<p>Globalement homogène et de grande qualité, le plateau a été toutefois largement dominé par l’incandescent Orlofsky de <strong>Marina Viotti</strong>, et l’époustouflant Falke de <strong>Leon Kosavic</strong>, les deux compères farceurs de la soirée. Les couleurs cuivrées de la voix insolente de beauté et parfaitement projetée de la mezzo-soprano, mêlées à la puissance des graves du jeune baryton croate ont subjugué l’auditoire, au même titre que leur prestation théâtrale. Marina Viotti a même révélé ses talents de chauffeur de salle et de chef d’orchestre en délogeant <strong>Marc Minkowski</strong> au début de la Danse Russe.</p>
<p>Le reste de la distribution s’est avérée tout aussi remarquable, à commencer par la délicieuse Adèle d’<strong>Alina</strong> <strong>Wunderlin</strong>. Espiègle, facétieuse, la jeune soprano allemande est l’incarnation joyeuse de son personnage. Avec ses aigus d’une facilité déconcertante et sa remarquable homogénéité de registre, elle vient aisément à bout de ses 2 airs malgré les tempi souvent trop rapides de Marc Minkowski qui heureusement ne perturbent pas la précision de ses vocalises moqueuses dans « Mein Herr Marquis »</p>
<p>Ce tourbillon orchestral finira par gêner quelque peu la Rosalinde de <strong>Jacquelyn Stucker</strong> dans son Csardas après nous avoir régalés de ses échanges mordants avec l’Alfred du truculent <strong>Magnus Dietrich</strong> et son mari Eisenstein, interprété au pied levé par l’excellent <strong>Christoph Feller</strong> en remplacement de <strong>Huw Montague Rendall</strong>, souffrant.  A noter aussi le Frank haut en couleurs de <strong>Michael Kraus</strong>, irrésistible Chevalier Chagrin !</p>
<p>A l’issue de la représentation, c’est non sans émotion que Marc Minkowski s’adressa au public pour dédier à la paix le bis proposé, extrait de l’acte II lors du bal chez le Prince Orlofsky : « Brüderlein und Schwesterlein ».</p>
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		<title>RAMEAU, Hippolyte et Aricie — Paris (Philharmonie)</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/hippolyte-et-aricie-paris-philharmonie-percer-la-nuit-profonde/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Tancrède Lahary]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 11 Nov 2021 02:00:10 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Simon Rattle revient avec son Hippolyte et Aricie qu’il avait déjà eu l’occasion de présenter en 2018 au Staatsoper de Berlin, avec le même orchestre et peu ou prou le même plateau vocal. Assurément, la formule fonctionne avec efficacité mais le concert de ce soir n’a toutefois pas été d’une égale et constante intensité. Cela &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Simon Rattle revient avec son <em>Hippolyte et Aricie</em> qu’il avait déjà eu l’occasion de présenter en 2018 au Staatsoper de Berlin, avec le même orchestre et peu ou prou le même plateau vocal. Assurément, la formule fonctionne avec efficacité mais le concert de ce soir n’a toutefois pas été d’une égale et constante intensité.</p>
<p>Cela tient d’abord aux choix opérés par <strong>Simon Rattle</strong> quant à la version de l’œuvre qui nous est donnée à entendre. Le chef a globalement penché pour la troisième version, celle de 1757, qui a toutefois malheureusement indéniablement moins d’ampleur tragique que la toute première de 1733. Le prologue est supprimé ; le premier quart d’heure de l’acte 1 est expéditif – la révélation de l’amour d’Hippolyte, banalement directe et immédiate tient de la <em>praecox ejaculatio</em>…sans intensité dramatique aucune. Certes, l’orchestre s’en voit ravi car il sort renforcé de ce remaniement et c’est peut-être pourquoi Rattle – comme nombre de ses homologues – privilégie cette version. On peut toutefois se réjouir de l&rsquo;insertion de « Cruelle mère des amours » chanté par Phèdre à l’acte III. Passé ces réserves, le chef défend très bien sa version de l’œuvre, même s’il est vrai que le ressort principal est l’alternance <em>piano / forte</em>, qui, pour un opéra de cette durée, peut avoir tendance à lasser. Mais la parfaite maîtrise des nuances lors de l’acte II excuse tout : la cruauté des enfers est parfaitement rendue et les<em> tempi </em>comme l’énergie insufflés lors de l’air final des Parques sont le pinacle de la soirée, comme espéré. En revanche, on s’interroge sur la pertinence du changement de tessiture de la Furie, taille transmutée en basse-taille, ce qui atténue l’impression d’étrangeté que doit normalement dégager le rôle. Curieux arbitrage !</p>
<p>Le <strong>Freiburger Barockorchester</strong> expose, sous la baguette de Rattle, s’il en était besoin, sa totale maîtrise du genre et de l’œuvre. L’orchestre est d’une extraordinaire agilité et sait montrer les muscles si nécessaire, tout en explosion à l’acte II ou encore à l’arrivée de Diane. Le <strong>chœur de Berlin</strong> fait preuve d’une belle maîtrise de l’œuvre et présente une excellente diction.</p>
<p>Ensuite, le plateau vocal n’est pas de qualité homogène. Disons-le toutefois d’emblée : la star de la soirée n’est autre que l’excellentissime <strong>Reinoud Van Mechelen</strong>. Si son Hippolyte a tout le poids du héros tragique mais aussi l’innocence du jeune premier, c’est surtout la voix qui force l’admiration. La pureté de l’émission, la puissance et l’excellente diction lui permettent de camper ce rôle-titre avec brio. L’Aricie d’<strong>Anna Prohaska </strong>est de qualité mais manque un peu d’énergie et de tourments, même si elle sait surprendre par d’inattendues ornementations ; son rossignol final s’envole, mission accomplie ! Au demeurant, chaque duo entre Prohaska et van Mechelen atteint parfaitement sa cible. La Phèdre de <strong>Magdalena Kožená</strong> a tous les atours de la grande tragédienne ; le récitatif de la révélation de son horrible amour est théâtralement poignant et la dynamique instaurée avec Van Mechelen convaincante. <strong>Gyula Orendt</strong> campe un Thésée très énergique – pas forcément royal, néanmoins. L’acte II le trouve tout de même aussi tourmenté qu’il faut.</p>
<p>La Diane de <strong>Ema Nikolovska</strong> a toute l’assurance et l’aisance d’une déesse, ainsi que la surface vocale. <strong>Jérôme Varnier</strong> ne convainc pas tout à fait en Pluton : la gestuelle est trop appuyée et ne sied pas exactement à la stature d’un dieu… En revanche, ses graves onctueusement caverneux sont un réel plaisir qui à eux seuls suffisent à nous plonger au septième cercle des enfers. Le Tisiphone de <strong>Benjamin Chamandy</strong> est intéressant mais l’impression que le rôle est parfois trop grave pour son titulaire domine. Les Oenone et Grande Prêtresse d’<strong>Adriane Queiroz </strong>et d’<strong>Evelin Novak </strong>sont convaincantes, tout comme les chasseresse et bergère de <strong>Slávka Zámečníková</strong> et de<strong> Liubov Medvedeva</strong>. Une réserve globale toutefois : les impuretés de diction – sans parler des liaisons ou des « e » rajoutés ou absents – se font tout de même entendre assez souvent parmi le plateau vocal, ce qui atténue la qualité générale de la prestation.</p>
<p>Enfin, il faut noter l’excellentissime prestation des trois Parques qui livrent une performance parfaite en tout point. Ce n’est pas anodin car sur elles reposent la charge de nous gratifier de l’air le plus intrigant de l’œuvre ! L’équilibre des voix de <strong>Magnus Dietrich, Arttu Kataja</strong> et de <strong>Frederic Jost</strong> est parfait : la profondeur de la basse de Jost apporte un magnifique contraste avec les aigus extrêmement puissants – ce qui est fort notable – de Dietrich qui percent littéralement la nuit profonde ! C’est ainsi l’acte II qui apparaît le plus réussi, du côté vocal comme orchestral, de par la parfaite restitution de l’ambiance glauque de ces effroyables et fascinants enfers.</p>
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