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	<title>Peter DIJKSTRA - Artiste - Forum Opéra</title>
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	<title>Peter DIJKSTRA - Artiste - Forum Opéra</title>
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		<title>Expérience cathartique à Baden-Baden</title>
		<link>https://www.forumopera.com/breve/experience-cathartique-a-baden-baden/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Catherine Jordy]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 11 Feb 2015 06:39:47 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>C’est un programme riche et inattendu doublé d’une véritable expérience cathartique qu’a proposé le Festspielhaus de Baden-Baden, ce samedi 7 février, avec le Requiem donné tel que l’a laissé inachevé Mozart. Les fragments sont néanmoins accompagnés d’extraits de cantates, oratorios ou opéras écrits entre 1689 et 1966, dans un télescopage temporel allant de la mort &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>C’est un programme riche et inattendu doublé d’une véritable expérience cathartique qu’a proposé le Festspielhaus de Baden-Baden, ce samedi 7 février, avec le <i>Requiem</i> donné tel que l’a laissé inachevé Mozart. Les fragments sont néanmoins accompagnés d’extraits de cantates, oratorios ou opéras écrits entre 1689 et 1966, dans un télescopage temporel allant de la mort de Didon au <i>Requiem</i> de Ligeti. Le concert s’est ouvert avec un roulement de tambour venu semble-t-il d’outre-tombe qui a entraîné un silence de mort chez un auditoire immédiatement recueilli. Un percussionniste surgit des coulisses, suivi en procession sonore des trompettes et du reste de l’orchestre et des chœurs qui s’installent, silencieux, aux sons de la « Marche funèbre » de la <i>Music for the Funeral of Queen Mary</i> de Purcell. C’est alors que retentit, dépouillé de tout additif, le <i>Requiem</i> de Mozart. La direction de <b>Peter Dijkstra</b>, sans fioritures mais avec justesse et componction, sert avec simplicité et efficacité cette œuvre si familière qu’on entend ici sans afféteries et nue, ce qui la rend d’autant plus poignante. La Deutsche Kammerphilharmonie de Brême impressionne par la justesse de chaque pupitre et tout particulièrement les trompettes. Les solistes sont tous impeccables, à commencer par <b>Carolyn Sampson </b>qui remplaçait au pied levé Christina Landshamer souffrante. La soprano britannique s’accorde à merveille avec les timbres de ses partenaires et notamment la mezzo <b>Anke</b> <b>Vondung</b>, dont on se souviendra de sa Didon blessée et meurtrie. Quant à <b>Julian Prégardien </b>et <b>Tareq Nazmi</b>, ils rivalisent de délicatesse et de douceur. Ce sont pourtant les chœurs qui impressionnent le plus, notamment dans les parties <i>a cappella</i> : 39 chanteurs composent l’ensemble du Bayerischen Rundfunks et leur performance dans le <i>Terremoto </i>de Haydn et surtout dans le <i>Lux Aeterna </i>de Ligeti laisse pantois, à la fois laminé et vivifié. Du <i>Requiem </i>de Mozart, on retiendra avant tout le <i>Lacrimosa</i> où les chœurs entament seuls, soutenus ensuite par les violoncelles, avant de s’interrompre brutalement pour céder la place à la cantate de Bach « <i>Ich habe genug</i> ». À la fin du concert, les cordes d’un côté et les bois de l’autre, répartis dans le fond de la salle – ils sont sortis comme ils étaient entrés, entraînés, tel le joueur de Hamelin, par le tambour de la <i>Marche</i> de Purcell – tous reprennent le <i>Lacrimosa </i>dans la version, complète cette fois-ci, de Süßmayr. Un très grand moment d’émotion associé à une image finale, celle du pupitre laissé vide par le chef avec le bouquet de roses très pâles déposé sur la partition, en superbe tombeau. <u></p>
<p></u></p>
<p><strong style="line-height: 1.5;">Purcell</strong>, Marche (<em style="line-height: 1.5;">Music for the Funeral of Queen Mary</em>) ; <strong style="line-height: 1.5;">Mozart</strong>, <em style="line-height: 1.5;">Requiem KV 626</em>, Requiem aeternam. Kyrie. Dies Irae. <strong style="line-height: 1.5;">Haydn</strong>, « Il Terremoto »<em style="line-height: 1.5;"> (Die sieben letzten Worte unseres Erlösers am Kreuze)</em> ; <strong style="line-height: 1.5;">Mozart</strong>, Tuba Mirum. Rex Tremendae ; <strong style="line-height: 1.5;">Rebel</strong>, « Le chaos » (<em style="line-height: 1.5;">Les Éléments</em>) ; <strong style="line-height: 1.5;">Mozart</strong>, Recordare. Confutatis. Lacrimosa (fragments) ; <strong style="line-height: 1.5;">Bach</strong>, <em style="line-height: 1.5;">Ich habe genug</em> ; <strong style="line-height: 1.5;">Brahms</strong>, « Warum ist das Licht gegeben dem Mühseligen? », <strong style="line-height: 1.5;">Pergolesi</strong>, <em style="line-height: 1.5;">Stabat Mater</em> ; <strong style="line-height: 1.5;">Mozart</strong>, Domine Jesu. Hostias.<strong style="line-height: 1.5;"> Purcell</strong>, « When I am Laid in Earth » (<em style="line-height: 1.5;">Dido and Aeneas</em>) ; <strong style="line-height: 1.5;">Mozart</strong>, Amen-Fuge (fragment). <strong style="line-height: 1.5;">Purcell</strong>, Marche ; <strong style="line-height: 1.5;">Ligeti</strong>, <em style="line-height: 1.5;">Lux aeterna</em> ; <strong style="line-height: 1.5;">Mozart</strong>, Lacrimosa (version de Süßmayr).</p>
<p><strong style="line-height: 1.5;">Direction musicale</strong> : Peter Dijkstra ; Deutsche Kammerphilharmonie Bremen ; Chœurs du Bayerischen Rundfunks ; <strong style="line-height: 1.5;">soprano</strong> : Carolyn Sampson – <strong style="line-height: 1.5;">mezzo</strong> : Anke Vondung – <strong style="line-height: 1.5;">ténor </strong>: Julian Prégardien – <strong style="line-height: 1.5;">basse </strong>: Tareq Nazmi ; Baden-Baden, Festspielhaus, samedi 7 février 2015, 19h</p>
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		<title>Petite Messe Solennelle</title>
		<link>https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/petite-messe-solennelle-grande-parmi-les-petites/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Christophe Rizoud]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 09 Jul 2014 05:46:39 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>« Bon Dieu… la voilà terminée cette pauvre petite messe. Est-ce bien de la musique sacrée que je viens de faire, ou bien de la sacrée musique ? J’étais né pour l’opéra buffa, tu le sais bien ! Peu de science, un peu de cœur, tout est là ». La dédicace posée sur la partition de la Petite Messe &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>« <em>Bon Dieu… la voilà terminée cette pauvre petite messe. Est-ce bien de la musique sacrée que je viens de faire, ou bien de la sacrée musique ? J’étais né pour l’opéra </em>buffa<em>, tu le sais bien ! Peu de science, un peu de cœur, tout est là</em> ». La dédicace posée sur la partition de la <em>Petite Messe solennelle</em> a été citée tant de fois que l’on serait confus de la rappeler une fois de plus si elle n’illustrait l’humilité de l’approche adoptée par <strong>Peter Dijkstra</strong> pour ce nouvel enregistrement du « <em>dernier péché mortel de vieillesse</em> » de Rossini.</p>
<p>Le choix de la version originale, celle de 1863 pour deux pianos et un harmonium, est de bon augure. Un <a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="http://www.forumopera.com/spectacle/il-naurait-pas-fallu-quelle-grandisse">concert parisien de l’Orchestre national de France</a>, une <a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="http://www.forumopera.com/breve/2806-petite-messe-solennelle-de-rossini-non-vraiment-fallait-pas-quelle-grandisse">autre proposition discographique dirigée par Antonio Pappano</a> le démontraient il n’y a pas si longtemps : la révision pour orchestre, réalisée par Rossini lui-même au printemps 1867, ne soutient pas la comparaison. Question d’intimité tout simplement. L’éloquence des trois musiciens – <strong>Yaara Tal</strong> et <strong>Andreas Groethuysen</strong> au piano, <strong>Max Hanft</strong> à l’harmonium – n’est jamais prise en défaut, jusque dans un « Prélude religieux » d’un romantisme de circonstance.</p>
<p>L’effectif du Chor des Bayerischen Rundfunks dépasse les huit choristes requis par le compositeur sans que l’équilibre sonore en pâtisse, ni qu’une quelconque emphase ne vienne inutilement gonfler l’interprétation. Le chœur chante à gorge retenue. Dès le « Christe Eleison » dépourvu de soutien orchestral, la messe est dite. La transparence, le jeu des couleurs entre les pupitres, la netteté des attaques appartiennent aux meilleures formations. Rien ensuite ne viendra contredire cette première bonne impression.</p>
<p>Les solistes sont de grands chanteurs, sans être de grandes voix. On appréciera la nuance. Leur choix a été dicté non par leur nom, même si certains d’entre eux sont passablement connus, mais par la façon dont leur timbre s’harmonisent. C’est heureux dans une partition qui entrelace souvent les lignes vocales. <strong>Michael Volle</strong> est baryton plus que basse, ce n’est pas sans conséquence sur un « Quoniam » que l’on sent prudent dès qu’il s’agit d’en projeter les notes graves. <strong>Eric Cutler</strong> ne fait pas du « Domine Deus » une tartarinade. Il passe même comme une ombre de ferveur dans cet air trop souvent réduit à une séance de gonflette vocale. Le piège ici est contourné. Le ténor a le muscle et le brillant nécessaires aux sauts de sixte et de septième, sans que le chant n&rsquo;en paraisse moins recueilli. La plainte du « Cruxifixus » confirme ce que le « Qui Tollis », confié aux deux voix féminines, avait auparavant laissé supposer : le soprano de <strong>Regula Mühlemann</strong> n’est pas le plus spécieux mais sa fraicheur est désarmante. Lui fait défaut l’autorité naturelle pour que les invectives du « O salutaris » zèbrent de leur véhémence un ciel sinon serein. A la voix d’alto revient le mot de la fin, cet « Agnus Dei » qui est le numéro le plus poignant de la partition, d’autant que certains y voient le testament musical de Rossini. <strong>Anke Vondung</strong> en exalte d’une ligne souveraine la puissance tragique, tout en réussissant, là encore, à ne pas boursoufler l’expression. Humilité, disions-nous. C’est ainsi que la <em>Petite Messe</em> est grande.</p>
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