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	<title>Elene GVRITISHVILI - Artiste - Forum Opéra</title>
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	<description>Le magazine en ligne de l&#039;opéra</description>
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	<title>Elene GVRITISHVILI - Artiste - Forum Opéra</title>
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		<title>Paris Opera Competition (finale)</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/paris-opera-competition-finale/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Yves Jauneau]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 23 Nov 2025 05:00:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Depuis sa fondation en 2010 par Pierre Vernes, la Paris Opera Competition a révélé des artistes tels que Julia Lezhneva, Ambroisine Bré, Anna Harvey ou encore Bogdan Volkov. L’édition 2025 du concours a offert une finale vibrante et inspirée. Plutôt que de se limiter à un enchaînement d&#8217;airs, la soirée y a inséré duos, trios &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><span style="font-weight: 400;">Depuis sa fondation en 2010 par Pierre Vernes, la <em>Paris Opera Competition</em> a révélé des artistes tels que Julia Lezhneva, Ambroisine Bré, Anna Harvey ou encore Bogdan Volkov. L’édition 2025 du concours a offert une finale vibrante et inspirée. Plutôt que de se limiter à un enchaînement d&rsquo;airs, la soirée y a inséré duos, trios et ensembles, révélant ainsi une belle complicité entre les finalistes et conférant à l’ensemble une véritable dimension théâtrale. Face au forfait d’un candidat, le ténor français </span><b>Sahy Ratia</b><span style="font-weight: 400;"> a rejoint les neuf finalistes, en apportant une présence chaleureuse et se révélant totalement irrésistible en Almaviva du <em>Barbier</em> de Rossini. La mise en espace confiée à </span><b>Florence Alayrac</b><span style="font-weight: 400;"> était particulièrement inspirée : loin d’un simple défilé, chaque numéro semblait pensé et intégré dans une ambiance propre au contenu musical. Comme toujours dans ce genre de compétition, l’appréciation de la soirée reste personnelle tant les profils différaient, et la tension d’une finale pouvait influer sur les prestations. Il faut néanmoins saluer l’engagement et l’énergie de tous les finalistes. À la tête d’un orchestre spécialement réuni pour l’occasion, </span><b>Victor Jacob</b><span style="font-weight: 400;"> a par ailleurs assuré un accompagnement tonique et sensible.</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">On rejoindra sans réserve le choix du jury qui a décerné le premier Prix à </span><b>Steffan Lloyd Owen</b><span style="font-weight: 400;"> : doté d’un legato somptueux et d’une diction impeccable, il a littéralement irradié de beauté l’air « Vision fugitive » d’</span><i><span style="font-weight: 400;">Hérodiade</span></i><span style="font-weight: 400;"> de Massenet. Le jeune baryton anglais s’est montré tout aussi convaincant dans le duo Nemorino / Belcore de </span><i><span style="font-weight: 400;">L’Elisir d’amore</span></i><span style="font-weight: 400;">, où son autorité vocale et scénique s’est affirmée avec une aisance remarquable. Le deuxième Prix est revenu à </span><b>Elene Gvritishvili</b><span style="font-weight: 400;">, chantant tout d&rsquo;abord un « Tanti affetti » de </span><i><span style="font-weight: 400;">La donna del lago</span></i><span style="font-weight: 400;"> très en place, techniquement solide, mais manquant de panache dans les coloratures. La soprano russe s’est en revanche pleinement épanouie en Almirena, dans un duo extrait de </span><i><span style="font-weight: 400;">Rinaldo</span></i><span style="font-weight: 400;"> de Haendel : style irréprochable, ornementation délicate, aigu lumineux. Grand triomphateur à l’applaudimètre et, sans surprise, vainqueur du Prix du Public, </span><b>Théo Imart </b><span style="font-weight: 400;">a par ailleurs obtenu le troisième Prix du Jury. Dans le « Parto » extrait de la </span><i><span style="font-weight: 400;">Clémence de Titus</span></i><span style="font-weight: 400;">, <a href="https://www.forumopera.com/theo-imart-je-reverais-de-chanter-sesto-ruggiero-ou-nerone/" target="_blank" rel="noopener">le contre-ténor français</a> a surmonté avec insolence les folles vocalises de Sesto, tout en rivalisant de musicalité et d&rsquo;intensité émotionnelle avec la clarinette solo. Théo Imart a, en fin de concert, une nouvelle fois montré en Idamante, sa parfaite aisance avec le répertoire mozartien.</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Les prestations des autres candidats ont laissé une impression plus contrastée. Splendide en </span><i><span style="font-weight: 400;">Rodelinda</span></i><span style="font-weight: 400;">, la soprano française <strong>Camille Chopin</strong> a ému dans la première partie du « Regnava nel silenzio » de </span><i><span style="font-weight: 400;">Lucia di Lammermoor</span></i><span style="font-weight: 400;">, mais s’est montrée moins souveraine dans les coloratures finales. Doué d’une belle présence scénique, le baryton israélien <strong>Noam Heinz</strong> s’est montré à l’aise tant dans le </span><i><span style="font-weight: 400;">parlando</span></i><span style="font-weight: 400;"> rossinien que dans les atmosphères jazzy et introspectives du </span><i><span style="font-weight: 400;">Trouble in Tahiti</span></i><span style="font-weight: 400;"> de Bernstein. Bien trop léger dans </span><i><span style="font-weight: 400;">La Fille du Régiment</span></i><span style="font-weight: 400;">, malgré une série de contre-ut parfaitement négociés, le ténor <strong>Aaron Godfrey-Mayes</strong> a été plus convaincant dans la ligne mozartienne d’</span><i><span style="font-weight: 400;">Idomeneo</span></i><span style="font-weight: 400;">. Dans leur duo de </span><i><span style="font-weight: 400;">Norma</span></i><span style="font-weight: 400;">, <strong>Kathryn Henry</strong> et <strong>Gabrielle Beteag</strong> ont manqué de cohésion, gênées par un tempo bien trop lent. Auparavant, la mezzo américaine n’avait pas su pleinement convaincre en Azucena du </span><i><span style="font-weight: 400;">Trouvère</span></i><span style="font-weight: 400;">, avec une interprétation encore timide et dépourvue de véritable tension dramatique. La soprano anglaise avait quant à elle livré un « Song to the moon » (</span><i><span style="font-weight: 400;">Rusalka</span></i><span style="font-weight: 400;">) trop entaché de vibrato pour émouvoir. Enfin, dans un extrait « Vedrò con mio diletto » du <em>Giustino</em> de Vivaldi</span><span style="font-weight: 400;">, les tensions dans l&rsquo;aigu ont mis à mal le contre-ténor <strong>José Andrés Muñoz</strong>, malgré un réel sens stylistique et une belle imagination dans les da capo.</span></p>
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		<title>Paris Opera Competition 2025 : Premier prix pour Steffan Lloyd Owen</title>
		<link>https://www.forumopera.com/breve/paris-opera-competition-2025-premier-prix-pour-le-baryton-anglais-steffan-lloyd-owen/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[La Rédaction]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 18 Nov 2025 21:22:17 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>A l&#8217;issue d&#8217;une finale mise en espace, dans laquelle les neuf finalistes (après le forfait d&#8217;un candidat) ont chacun présenté un air et un ensemble, le jury du Paris Opera Competition 2025, présidé par Julien Benhamou, a dévoilé son palmarès. C’est le jeune baryton gallois Steffan Lloyd Owen qui a remporté le Premier Prix, devant &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<div class="elementor-element elementor-element-b13a621 elementor-widget elementor-widget-theme-post-content" data-id="b13a621" data-element_type="widget" data-widget_type="theme-post-content.default">
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<p><span style="font-weight: 400;">A l&rsquo;issue d&rsquo;une finale mise en espace, dans laquelle les <a href="https://www.forumopera.com/breve/les-10-finalistes-de-paris-opera-competition-2025/" target="_blank" rel="noopener">neuf finalistes</a> (après le forfait d&rsquo;un candidat) ont chacun présenté un air et un ensemble, le jury du <strong>Paris Opera Competition 2025</strong>, présidé par <strong>Julien Benhamou</strong>, a dévoilé son palmarès.</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">C’est le jeune baryton gallois<strong> Steffan Lloyd Owen</strong> qui a remporté le Premier Prix, devant la soprano russe <strong>Elene Gvritishvili</strong>. Le contre-ténor français <a href="https://www.forumopera.com/theo-imart-je-reverais-de-chanter-sesto-ruggiero-ou-nerone/" target="_blank" rel="noopener"><strong>Théo Imart</strong></a> a également brillé avec une double récompense : 3e Prix et Prix du public.</span></p>
<p>Un compte-rendu détaillé de la soirée sera présenté sur notre site prochainement.</p>
<blockquote><p>Le baryton gallois Steffan Lloyd Owen rejoint l’International Opera Studio de l’Opéra de Zurich pour la saison 2024/2025. À Zurich, il interprète notamment les rôles de l’Ussier (<em>Rigoletto</em>), Silvano (<em>Un ballo in maschera</em>) et Hermann (<em>Les Contes d’Hoffmann</em>). En 2024, il a fait ses débuts dans le rôle d’Escamillo dans <em>La Tragédie de Carmen</em> au Buxton Festival, recevant d’excellentes critiques, qualifié de « remarquable » par <em>The Times</em>. Parmi ses autres rôles figurent Le Docteur dans <em>Macbeth</em> de Verdi pour Mid Wales Opera, Brenin dans la création de l’opéra pour enfants <em>Cyfrinach y Brenin</em> de Mared Emlyn, ainsi que Guglielmo dans <em>Così fan tutte</em> pour Opra Cymru. Il a également interprété les rôles de Sciarrone et Geôlier dans une version semi-scénique de <em>Tosca</em> aux côtés de Sir Bryn Terfel, avec l’Orchestre de l’Opéra national du Pays de Galles, lors de l’Eisteddfod musical international de Llangollen.<br />
Parmi ses moments marquants en concert, on compte le <em>Requiem</em> de Mozart avec l’Orchestre national de Bretagne à Rennes sous la direction de Grant Llewelyn, ainsi que la <em>Messe en ut</em> et la <em>Fantaisie chorale</em> de Beethoven, lors d’un concert avec le BBC National Orchestra and Chorus of Wales et l’Orchestre de l’Opéra national du Pays de Galles, reconstituant le célèbre concert-bénéfice donné par Beethoven à Vienne en 1808.<br />
Steffan est diplômé du Royal Northern College of Music. Il a remporté le W. Towyn Roberts Scholarship Prize ainsi que le Blue Riband Osborne Roberts Memorial Prize lors de l’Eisteddfod nationale du Pays de Galles.</p></blockquote>
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		<title>FAURÉ, Pénélope &#8211; Munich</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/faure-penelope-munich/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Clément Mariage]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 23 Jul 2025 04:00:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Nous défendons suffisamment les raretés lyriques sur Forum Opéra pour ne pas avoir à louer à tout prix un projet de redécouverte. D’ailleurs, à Munich, en cette période du festival d’opéra (la 150e édition !), la rareté est presque une norme : la veille de la première de cette Pénélope, on pouvait assister à I &#8230;</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="font-weight: 400;">Nous défendons suffisamment les raretés lyriques sur Forum Opéra pour ne pas avoir à louer à tout prix un projet de redécouverte. D’ailleurs, à Munich, en cette période du festival d’opéra (la 150e édition !), la rareté est presque une norme : la veille de la première de cette <em data-start="351" data-end="361">Pénélope</em>, on pouvait assister à <em data-start="383" data-end="397">I masnadieri</em> de Verdi, et le lendemain à <em data-start="424" data-end="445">Die Liebe der Danae</em> de Strauss (une partition extraordinaire au passage, et magnifiquement interprétée). À priori, tout ou presque semblait réuni pour faire de cette dernière création de la saison munichoise un événement : l&rsquo;entrée au répertoire de l&rsquo;Opéra d&rsquo;État de Munich de l&rsquo;unique opéra de Gabriel Fauré, les débuts très attendus d&rsquo;Andrea Breth dans l&rsquo;institution munichoise, la direction musicale de Susanna Mälkki, tout cela dans l’écrin du Prinzregententheater – salle fortement inspirée de celle du Festspielhaus de Bayreuth, où sont présentées les productions créées en juillet, comme le récent <em><a href="https://www.forumopera.com/spectacle/mozart-don-giovanni-munich/">Don Giovanni</a></em> de David Hermann et Vladimir Jurowski.</p>
<p>Hélas, le premier à décevoir, c&rsquo;est Gabriel Fauré. On sait que cette <em>Pénélope</em> est le fruit d&rsquo;une commande passée par la célèbre chanteuse Lucienne Bréval et que le compositeur mit près de cinq longues années à en venir à bout, avec un enthousiasme manifestement fluctuant.  De fait, le résultat n&rsquo;est pas des plus plaisants. Le livret de René Fauchois, inspiré de l&rsquo;<em>Odyssée</em> d&rsquo;Homère, est d&rsquo;une facture honnête et déroule des alexandrins charmant par leur étrangeté, mêlant le classicisme français à des archaïsmes homériques. Mais les personnages parlent beaucoup, sans qu&rsquo;il ne se passe grand chose : Télémaque est absent, Pénélope ne doute jamais, Ulysse est tout d&rsquo;un bloc ; bref, on devient vite indifférent à ce qui se passe. Le compositeur, qui est pourtant un des mélodistes les plus inspirés de cette époque, ne parvient pas à donner un relief dramatique concret aux paroles des personnages : leur verbe se déroule sans heurt, sans éclat, dans une sorte de demi-mesure constante. Fauré s&rsquo;inspire bien sûr de la forme wagnérienne <em>durchkomponiert</em>, et le sous-titre de l&rsquo;œuvre, « poème lyrique », correspond assez bien à cette partition qui n&rsquo;est pas vraiment une action dramatique. Les quelques rares moments de grâce sont à chercher du côté de l&rsquo;orchestre, qui sonne assez monochrome et lourd dans l&rsquo;ensemble, mais réserve des beautés ici et là à l&rsquo;auditeur attentif : la somptueuse ouverture qui expose les thèmes principaux, les belles atmosphères debussystes des scènes de tressage et de détressage du linceul ou encore l&rsquo;orage de l&rsquo;acte III. Finalement, <em>Pénélope</em> est une œuvre assez déconcertante, d&rsquo;une grande sophistication, où l&rsquo;on sent, par instants, la plume d&rsquo;un grand compositeur, mais qui suscite une impression générale de fadeur et d&rsquo;ennui. Peut-être la scène lyrique n&rsquo;était-elle pas l&rsquo;endroit où le génie de Fauré pouvait le mieux s&rsquo;exprimer&#8230;</p>
<p>Il faut dire cependant que la mise en scène d&rsquo;<strong>Andrea Breth</strong> ne fait rien pour rendre les choses plus palpitantes. La metteuse en scène allemande, qui avait signé une production de <em>Madame Butterfly</em> d&rsquo;un grand classicisme l&rsquo;année dernière au Festival d&rsquo;Aix-en-Provence, choisit ici une lecture anti-dramatique de l&rsquo;œuvre, onirique, impressionniste, à rebours de toute forme de littéralité dramatique. Sur le papier, c&rsquo;est une proposition qui pourrait donner lieu à une glose inspirée, puisqu&rsquo;on y perçoit tout de même une connaissance profonde de l&rsquo;œuvre, du mythe de Pénélope et de ses grands thèmes : l&rsquo;attente, le tissage, le passage du temps, la fidélité, le déguisement. Mais l&rsquo;expérience de spectateur est tout autre : ce qui se passe sous nos yeux est en grande partie illisible, monochrome, baignant dans une léthargie inextinguible. La représentation commence dans un musée de moulages antiques où se promènent un personnage en complet blanc et une vieille dame cataleptique sur un fauteuil roulant, poussé par un autre homme. Puis défilent à l&rsquo;avant-scène des modules successifs, figurant des salles du palais, dans lesquels sont présentées des images ou des actions symboliques : un tas de femmes allongées les unes sur les autres, les servantes exécutant lentement les mêmes actions de manière répétitive, Pénélope filant un linceul au milieu de fagots de paille, puis plus tard des cochons écorchés pendus à des crocs de boucher, un double de Pénélope allongé sur un lit d&rsquo;autopsie&#8230;</p>
<p>Cette scénographie glissante, apparemment très sobre mais d&rsquo;une grande virtuosité technique, est assurée par de nombreux techniciens dont il faut saluer l&rsquo;exploit, puisque tout se déroule sans accroc, à part quelques légers grincements audibles de temps en temps. Cependant, le contenu même de ces modules glissants devient vite abscons : on se perd dans la prolifération des symboles et la fragmentation des espaces et des temporalités. Il y a en effet au moins trois Ulysse (deux âgés, et un jeune qui se confond avec l&rsquo;interprète du berger) et deux Pénélope (dont une est apparemment morte, noyée dans un lavabo par les prétendants). Les chanteurs réalisent des actions qui n&rsquo;ont rien à voir avec le texte qu&rsquo;ils chantent ou bien se parlent d&rsquo;une pièce à l&rsquo;autre sans se voir. Andrea Breth cherche probablement à évoquer, par des images chargées de symboles, ce que la musique suggère, comme dans un exercice de libre association d&rsquo;idées. Mais on est loin de la puissance plastique d&rsquo;un Castellucci et on se retrouve face à un objet surchargé en pistes de lecture. Vous voulez une lecture symboliste de l&rsquo;œuvre ? Vous aurez des corbeaux empaillés, des gestes ralentis, des chanteurs figés dans des poses de statue. Une réflexion sur l&rsquo;attente ? Vous aurez l&rsquo;immobilisme comme principe scénique. Un regard féministe ? Vous aurez une dynamique genrée avec des femmes maltraitées par des prétendants prétentieux, rudes et exécrables. Sur ce dernier point, on déplorera combien il est pénible de voir sur scène des violences exercées contre les femmes de manière aussi gratuite, fut-ce pour dénoncer la domination masculine, et fut-ce pour réserver aux agresseurs le même sort que les bouchers réservent au porc. Pénélope et ses servantes sont au contraire des femmes qui s&rsquo;opposent vigoureusement à la domination que voudraient exercer sur elles les prétendants&#8230; Bref, à force de vouloir tout dire en surimpression, la proposition s’épuise et finit par nous perdre – au mieux, dans un ennui profond ; au pire, dans de douloureuses migraines.</p>
<p>Ce flottement général du sens, on le retrouve aussi chez les chanteurs, qui s&rsquo;expriment pour la plus grande majorité dans un français incompréhensible. La mezzo-soprano <strong>Victoria Karkacheva</strong> possède tout ce qu&rsquo;il faut pour mettre en valeur la vocalité du rôle de Pénélope : un timbre chaud et rond, quelque chose de souple et de moelleux dans la voix qui charme assurément – mais on ne comprend pas un traître mot de ce qu’elle chante. La prosodie de Fauré est parfois un peu torve, mais la technique d&rsquo;émission de la chanteuse, couverte, très ronde et en arrière, ne lui permet pas de mettre en valeur le texte de Fauchois et on reste irrémédiablement extérieur au personnage et à ses émotions. Qu&rsquo;elle ait été choisie pour interpréter Carmen à l&rsquo;Opéra Bastille la saison prochaine, alors qu&rsquo;elle ferait merveille dans d&rsquo;autres répertoires, reste un de ces mystères dont les directeurs de casting conservent jalousement le secret. <strong>Brandon Jovanovich</strong>, de son côté, a le mérite de veiller à mieux ciseler le texte, grâce à une voix plus claire, dont les reflets métalliques confèrent dans le même temps toute sa puissance guerrière au personnage d&rsquo;Ulysse. Son héros un peu perdu, vieillissant (plus que travesti en vieux mendiant), se baladant au milieu des statues et des personnages, un guide à la main pour déchiffrer ce qu&rsquo;il ne sait plus ou n&rsquo;a jamais su, est une des rares choses qui suscitent un peu d&rsquo;émotion dans ce spectacle.</p>
<p>Parmi la pléthore de seconds rôles, on retiendra la voix si singulière de <strong>Rinat Shaham</strong>, d&rsquo;une profondeur mystérieuse et qui correspond donc idéalement au rôle de la nourrice Euryclée, ou bien encore <strong>Martina Myskohlid</strong>, Alkandre de grande classe. Personne ne démérite, tout le monde chante bien, mais la prononciation du français est, au mieux, trop générique, au pire, énigmatique. On nous reprochera peut-être un brin de chauvinisme, mais c’est bien un artiste français qui apporte, enfin, un peu de clarté à l&rsquo;ensemble : <strong>Loïc Félix</strong>, irrésistible en Antinoüs, ardent et expressif. Avec lui, le chant épouse le verbe, le récitatif retrouve son relief dramatique, incisif, mordant, nuancé. Son madrigal du troisième acte est un moment de pur bonheur : timbre lumineux, projection éclatante, et une manière d’exprimer son amour avec une intensité bouleversante. Il incarnera le Remendado à Bastille la semaine prochaine et on a hâte de pouvoir l&rsquo;entendre à nouveau !</p>
<p>La direction orchestrale de <strong>Susanna Mälkki</strong> est peut-être ce qui déçoit le moins. On y retrouve les qualités habituelles de la cheffe : clarté dans l&rsquo;étagement des plans sonores, sens de l’équilibre, lecture cursive et rigoureusement tenue, toujours avec précision et fraîcheur. Mais aussi ses limites : une approche plus analytique que passionnée, un certain manque d’éclat. Cela dit, qui du compositeur ou de la cheffe faut-il incriminer ici ? Les cuivres couvrent parfois les voix, certains passages sonnent gris, mais c&rsquo;est écrit ainsi&#8230; Les instrumentistes du <strong>Bayerisches Staatsorchester</strong> impressionnent quoi qu&rsquo;il en soit toujours autant, par leur rigueur et leur engagement – et montrent d’ailleurs le lendemain combien leur talent s’épanouit davantage dans la somptuosité et la rutilance orchestrale de <em data-start="950" data-end="971">Die Liebe der Danae</em> de Strauss. Oui, à l&rsquo;écoute de cette <em data-start="997" data-end="1007">Pénélope</em>, on en vient à se demander s’il faut encore attendre quelque chose de l&rsquo;œuvre de Fauré&#8230; ou simplement choisir de l’oublier.</p>
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		<title>Les 10 finalistes de Paris Opera Competition 2025</title>
		<link>https://www.forumopera.com/breve/les-10-finalistes-de-paris-opera-competition-2025/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[La Rédaction]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 22 Apr 2025 03:58:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>A l’issue des demi-finales, le Comité Artistique de Paris Opera Competition a sélectionné les 10 finalistes ci-dessous. La finale aura lieu le 18 novembre 2025 à Paris, au Théâtre Marigny. &#8211; Gabrielle Beteag (soprano, USA) &#8211; Camille Chopin (soprano, France) &#8211; Aaron Godrey-Mayes (Ténor, UK) &#8211; Elene Gvritishvili (Soprano, Russie) &#8211; Samuel Harris (Ténor, UK) &#8230;</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>A l’issue des demi-finales, le Comité Artistique de Paris Opera Competition a sélectionné les 10 finalistes ci-dessous. La finale aura lieu le 18 novembre 2025 à Paris, au Théâtre Marigny.</p>
<p>&#8211; <strong>Gabrielle Beteag</strong> (soprano, USA)<br />
&#8211; <strong>Camille Chopin</strong> (soprano, France)<br />
&#8211; <strong>Aaron Godrey-Mayes</strong> (Ténor, UK)<br />
&#8211;<strong> Elene Gvritishvili</strong> (Soprano, Russie)<br />
&#8211; <strong>Samuel Harris</strong> (Ténor, UK)<br />
&#8211; <strong>Noam Heinz</strong> (Baryton, Israël)<br />
&#8211; <strong>Kathryn Henry</strong> (soprano, USA)<br />
&#8211; <strong>Théo Imart</strong> (Contre-ténor, France)<br />
&#8211; <strong>José Andrés Munoz</strong> (Contre-ténor, Chili)<br />
&#8211; <strong>Steffan Llyod Owen</strong> (Baryton, UK)</p>
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