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	<title>Edwin FARDINI - Artiste - Forum Opéra</title>
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	<description>Le magazine en ligne de l&#039;opéra</description>
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	<title>Edwin FARDINI - Artiste - Forum Opéra</title>
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	<item>
		<title>De belles promesses lyriques chez Jeanine Roze production en 2024-25</title>
		<link>https://www.forumopera.com/breve/de-belles-promesses-lyriques-chez-jeanine-roze-production-en-2024-25/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Yves Jauneau]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 28 Sep 2024 04:01:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Comme chaque année, la nouvelle saison proposée par Jeanine Roze production réserve de très belles surprises. Outre les habituels rendez-vous du dimanche au Théatre des Champs-Elysées ainsi que de nombreux récitals instrumentaux, l&#8217;affiche lyrique et vocale proposée en 2024/2025 est des plus attirantes. Au TCE, on retrouvera ainsi une Resurrezione de Haendel le 4 octobre, &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Comme chaque année, la <a href="https://www.jeanine-roze-production.com/" target="_blank" rel="noopener">nouvelle saison</a> proposée par <strong>Jeanine Roze production</strong> réserve de très belles surprises. Outre les habituels rendez-vous du dimanche au Théatre des Champs-Elysées ainsi que de nombreux récitals instrumentaux, l&rsquo;affiche lyrique et vocale proposée en 2024/2025 est des plus attirantes.</p>
<p>Au TCE, on retrouvera ainsi une <em>Resurrezione</em> de Haendel le 4 octobre, sous la direction de <strong>Julien Chauvin</strong> avec une belle distribution (<strong>Emöke Barath</strong>, <strong>Elsa Benoit</strong>, <strong>Lucile Richardot</strong>, <strong>Emiliano Gonzalez-Toro</strong>, <strong>Robert Gleadow</strong>). Le 6 octobre,<strong> Natalie Dessay</strong> et <strong>Shani Diluka</strong> proposeront leur spectacle <em>Rossignols ! </em>Le 16 décembre, un <em>Couronnement de Poppée</em> sera donné, avec le <strong>Banquet Céleste</strong> accompagnant <strong>Catherine Trottman</strong> (Poppea) et <strong>Ray Chenez</strong> (Nerone) dans les rôles-titres. Une <em>Flûte enchantée</em> sera proposée le 17 novembre pour le jeune public.</p>
<p>Le 20 janvier 2025, <strong>Alexis Kossenko</strong> dirigera Les Ambassadeurs &#8211; La Grande Écurie pour un <em>Don Giovanni </em>prometteur en version de concert : <strong>Florian Sempey</strong> dans le rôle-titre, <strong>Ana Maria Labin</strong> (inoubliable Alcina cet été à Beaune) en Donna Anna, aux côtés de <strong>Léo Vermot-Desroches</strong>, <strong>Marion Lebègue</strong>, <strong>Edwin Fardini</strong>, Catherine Trottmann, <strong>Louis Morvan</strong>. Le 3 juin 2025, <strong>Thomas Dunford</strong> et son Ensemble Jupiter célébreront le répertoire anglais de Purcell et Dowland jusqu&rsquo;aux Beatles.</p>
<p>Ne manquez pas non plus les multiples concerts et récitals de la saison : de Grigory Sokolov à Adam Laloum, de Nikolaï Lugansky à Félicien Brut, ou encore du Trio Wanderer à Benjamin Grosvenor, les belles affiches ne manqueront pas en 2024/2025 chez Jeanine Roze.</p>


<div style="text-align:center;"><div style="margin:8px 0px 4px;"><a href="https://www.calameo.com/books/00592343914c6b156d5e1" target="_blank" rel="noopener">JEANINE ROZE PRODUCTION SAISON 2024-2025</a></div><iframe src="//v.calameo.com/?bkcode=00592343914c6b156d5e1" width="300" height="194" frameborder="0" scrolling="no" allowtransparency="" allowfullscreen="" style="margin:0 auto;"></iframe><div style="margin:4px 0px 8px;"><a href="http://www.calameo.com/">Publish at Calameo</a></div></div>
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			</item>
		<item>
		<title>WAGNER, Lohengrin &#8211; Strasbourg</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/wagner-lohengrin-strasbourg/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Yannick Boussaert]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 12 Mar 2024 07:24:40 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>La démonstration est désormais achevée, et de quelle manière ! La déambulation chronologique à laquelle Michael Spyres nous invitait dans son dernier album récital, qui tissait tous les liens stylistiques et interprétatifs dans de grandes pages du répertoire belcantiste et romantique en droite ligne vers Wagner, trouve à Strasbourg un incarnation tout à fait convaincante. &#8230;</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>La démonstration est désormais achevée, et de quelle manière ! La déambulation chronologique à laquelle <strong>Michael Spyres</strong> nous invitait dans <a href="https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/michael-spyres-in-the-shadows/">son dernier album récital</a>, qui tissait tous les liens stylistiques et interprétatifs dans de grandes pages du répertoire belcantiste et romantique en droite ligne vers Wagner, trouve à Strasbourg un incarnation tout à fait convaincante. Balayées les interrogations autour de l’endurance du ténor américain, sorti du confort du studio ! Le Lohengrin qu’il propose s’avère vitaminé dans tous les sens du terme : puissance confortable, projection irréprochable, legato et souffle qui rafraîchissent l’interprétation wagnérienne. Bien entendu, le cocon de l’Opéra national du Rhin et l’œuvre elle-même sont des choix judicieux pour tenir le pari. On ne va pas bouder son plaisir d’entendre un chevalier du Graal ainsi gorgé de nuances et dont les affects épousent les scènes. Que Lohengrin tempête, pavoise ou courtise, Michael Spyres lui prête la juste voix. A ses côtés, <strong>Edwin Fardini</strong> se fait remarquer en héraut stentor, quand <strong>Timo Riihonen</strong> donne à Heinrich des accents paternels bienvenus (malgré une prononciation allemande exotique). <strong>Josef Wagner</strong> déçoit quelque peu après son Barak lyonnais superlatif en début de saison. Il faut dire que Telramund mobilise davantage le spectre supérieur de son ambitus et représente une tout autre écriture rythmique. Toutefois, le baryton déploie toujours une ligne élégante qui demande à gagner en robustesse et en noirceur.</p>
<p>Las, le plateau féminin ne se hisse pas à la même hauteur. <strong>Johanni van Oostrum</strong> <a href="_wp_link_placeholder" data-wplink-edit="true">reçoit des éloges réguliers depuis son apparition dans le rôle à Munich</a>. On s’interroge aujourd’hui : le chant est monotone et le portait sommaire. Son Elsa, dépeinte comme une petite chose fragile, n’évolue guère pendant les deux premiers actes. Il faut atteindre la folie du dernier duo pour distinguer de nouvelles facettes au personnage. A ce portrait sommaire s’ajoutent de menus défauts : l’aigu parfois bas, les attaques quasi systématiquement prises par en dessous. <strong>Martina Serafin</strong> remplace certes à la dernière minute. Pourtant les problèmes qu’elles rencontrent ne découlent pas d’un défaut de mise en place ou à des repères non mémorisés. Après des années à chanter des rôles lourds pour ses moyens vocaux (Isolde, Brunnhilde), la voix a achevé de s’acidifier, les aigus de vibrer. Si Ortrud peut tomber aussi bien dans le gosier d’un grand mezzo que d’un soprano à l’ambitus généreux, Martina Serafin ne répond aujourd’hui ni à l’une ni à l’autre catégorie et semble chanter le rôle comme un pis-aller. Il reste un art salutaire du <em>sprechgesang</em> et un engagement scénique d’autant plus remarquable que la production s’avère quasi dépourvue de direction d’acteur.</p>


<figure class="wp-block-image aligncenter size-large"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="1024" height="683" src="https://www.forumopera.com/wp-content/uploads/LohengrinGenerale1352presse-1024x683.jpg" alt="" class="wp-image-157694"/><figcaption class="wp-element-caption"><sup>© Klara Beck</sup></figcaption></figure>


<p>Ce n’est pas le seul problème dont souffre la proposition de <strong>Florent Siaud</strong>. On cherche encore le point de vue ou l’angle. L’œuvre est encapsulée entre deux pantomimes où Elsa et son frère observent les étoiles et les constellations. Le décor, unique et pauvre en options scénographiques, évoque une antiquité néo-classique décatie, que des soldats à l’uniforme 20e siècle viennent habiter. On brûlera quelques livres au passage sans que ce geste ne soit développé. On aurait juste pu conclure à un travail inachevé. Mais montrer une forme de fascisme sur une scène et ne rien en faire s’avère pour le moins léger.</p>
<p>On terminera sur une note bien plus positive concernant la direction d’<strong>Aziz Shokhakimov</strong>. Le directeur musical jouit de la préparation irréprochable de son orchestre. Celui-ci réunit deux caractéristiques a priori antinomiques : homogénéité et transparence. Quel plaisir d’entendre aussi clairement l’architecture harmonique wagnérienne, d’autant que cette démonstration n’est en rien de l’ostentation et, bien au contraire, vient soutenir un discours musical tendu, résolument théâtral. Le chef se délecte dans des pages orchestrales au rubato généreux, maintient la cohésion au seins des chœurs (un rien en sous-effectif malgré le support des forces nantaises) mais doit encore trouver le bon réglage entre la scène et le plateau. Gageons que cet art du détail au service du tout trouvera toute son ampleur au cours de la série.</p><p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/wagner-lohengrin-strasbourg/">WAGNER, Lohengrin &#8211; Strasbourg</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
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		<item>
		<title>POSA, Lieder oubliés &#8211; Paris</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/posa-lieder-oublies-paris/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Marcel Quillevere]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 26 Nov 2023 07:16:25 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Assister aux concerts de la bibliothèque La Grange-Fleuret n&#8217;est jamais anodin. Intimement liés au centre de recherches musicales, ils nous réservent toujours de belles découvertes. Ce fut le cas lors du récital du 22 novembre réalisé en association avec la fondation Royaumont, lors duquel la découverte d&#8217;un extraordinaire compositeur viennois tombé dans l&#8217;oubli, Oskar Posa &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Assister aux concerts de la bibliothèque La Grange-Fleuret n&rsquo;est jamais anodin. Intimement liés au centre de recherches musicales, ils nous réservent toujours de belles découvertes. Ce fut le cas lors du récital du 22 novembre réalisé en association avec la fondation Royaumont, lors duquel la découverte d&rsquo;un extraordinaire compositeur viennois tombé dans l&rsquo;oubli, Oskar Posa (1873-1951), a bouleversé l&rsquo;auditoire. On la doit au jeune producteur Olivier Lalane, passionné par la vie musicale à Vienne à l&rsquo;époque du fameux courant artistique de la Sécession (Fin XIXe-début XXe siècle). Intrigué un jour par l&rsquo;affiche d&rsquo;un concert daté du 25 janvier 1905 dans la grande salle du Musikverein de Vienne, il découvre, entre Zemlinsky et Schönberg le nom d’un compositeur de Lieder pour baryton et orchestre totalement inconnu. Ces trois compositeurs venaient de fonder l&rsquo;historique Association des Compositeurs Viennois (Vereinigung Schaffender Tonkünstler) qui allait créer, trois jours plus tard, deux célèbres cycles de Lieder de Mahler. En prélude au concert parisien, Olivier Lalanne a raconté au public ses quatre années d&rsquo;investigation à Vienne et dans d’autres bibliothèques européennes. A son grand étonnement, Oskar Posa, qui n&rsquo;apparaît aujourd&rsquo;hui dans aucun dictionnaire de musique, avait connu de son vivant une notoriété inouïe en Europe et aux États-Unis. Lors du déchiffrage des partitions retrouvées, par la pianiste Juliette Journaux, c’est le choc : ce sont de grands chefs d’œuvres. Olivier Lalane contacte alors le baryton <strong>Edwin Fardini</strong> qui l’avait impressionné par son interprétation de Lieder de Mahler. Lors du concert du 22 novembre, l’effet de surprise est considérable à l’écoute des Lieder sélectionnés. L’auditoire est immédiatement captivé par la puissance de cette musique et cela pendant une heure de profond recueillement avant l’ovation finale. Dès le premier Lied, la richesse de l’écriture pianistique, ses contrechants qui s’épanouissent dans la ligne vocale, l’importance donnée aux préludes et, plus encore aux postludes, nous font entrer dans un univers passionnant où, dans cette musique si personnelle quelques fulgurances liées à l’époque nous servent parfois de repère : certains traits qui nous évoquent Mahler, un rythme soudain, comme échappé de <em>La Belle</em> <em>Maguelonne</em> de Brahms dans <em>Heimkehr </em>(<em>Retour à la maison</em>), ou tel autre qui nous fait songer au <em>Feuerreiter (le Cavalier de feu) </em>de Wolf. Mais c’est avant tout une musique totalement nouvelle qui nous éblouit. L’émotion est forte à l’écoute de <em>Ende (Fin)</em> du beau cycle de poèmes de Ricarda Huch (poétesse peu connue chez nous) et des <em>Soldatenlieder </em>avec un sublime <em>In Erinnerung (In memoriam)</em>. Et quels interprètes ! Le baryton Edwin Fardini, à la voix belle et puissante, nous avait déjà enthousiasmé dans son interprétation de Wagner. Ici c’est un grand chanteur de Lieder qui impressionne. Il sait lier le dramatisme opératique à une intériorité et une intimité, propres au genre, par d’émouvants pianissimi portés jusqu’au murmure. Rien n’est feint dans sa manière de capter l’auditoire en partageant, avec tant de nuances, l’émotion engendrée par ces poèmes, chantés dans un allemand impeccable.</p>
<p>Au piano, <strong>Juliette Journaux</strong> avait, elle aussi, impressionné lors de son récent enregistrement de transcriptions d’œuvres de Mahler, Wagner et Schubert dans l’album <em>Wanderer without words. </em>On comprend que Brigitte Engerer ait été sa marraine artistique ! C’est la même sonorité puissante et profonde alliée à une soudaine agilité aérienne qu’elle déploie lors du concert où le piano est roi (on disait que Posa composait ses Lieder pour le piano !). Elle partage avec Edwin Fardini cette même passion pour la musique viennoise à l’époque où la Sécession voulait encore croire à la beauté du monde. L’album du label d’Olivier Lalane <em>« Voilà records</em> » consacré à Oskar Posa par ces deux grands interprètes sortira en mars. A écouter d’urgence, en ces temps si troublés,</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Génération Opéra, deuxième promotion de chanteurs</title>
		<link>https://www.forumopera.com/breve/generation-opera-deuxieme-promotion-de-chanteurs/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[La Rédaction]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 09 Jan 2023 13:17:31 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Association composée des principaux directeurs d’opéras en fonction en France, en Belgique et en Suisse, Génération Opéra présente sa promotion 2023-24 (voir ci-dessous). Les quinze artistes sélectionnés bénéficieront d’un accompagnement promotionnel et de mise en lumière durant les années 2023 et 2024. Sopranos Claire ANTOINE Emy GAZEILLES Lucie PEYRAMAURE Mezzo-sopranos Marie-Andrée BOUCHARD-LESIEUR Floriane HASLER Martina MYSKOHLID &#8230;</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Association composée des principaux directeurs d’opéras en fonction en France, en Belgique et en Suisse, Génération Opéra présente sa promotion 2023-24 (voir ci-dessous). Les quinze artistes sélectionnés bénéficieront d’un accompagnement promotionnel et de mise en lumière durant les années 2023 et 2024.</p>
<p>Sopranos</p>
<ul>
<li>
Claire ANTOINE
</li>
<li>
Emy GAZEILLES
</li>
<li>
Lucie PEYRAMAURE
</li>
</ul>
<p>Mezzo-sopranos</p>
<ul>
<li>
Marie-Andrée BOUCHARD-LESIEUR
</li>
<li>
Floriane HASLER
</li>
<li>
Martina MYSKOHLID
</li>
</ul>
<p>Ténors et contre-ténors</p>
<ul>
<li>
Léopold GILOOTS-LAFORGE
</li>
<li>
Kaëlig BOCHÉ
</li>
</ul>
<p>Barytons et basses</p>
<ul>
<li>
Edwin FARDINI
</li>
<li>
Gilen GOICOECHEA
</li>
<li>
Timothée VARON
</li>
<li>
Matthieu WALENDZIK
</li>
<li>
Mathieu GOURLET
</li>
</ul>
<p>chefs de chant</p>
<ul>
<li>
Rodolphe LOSPIED
</li>
<li>
Moeka UENO
</li>
</ul>
<p><img decoding="async" alt="" class="image-large" height="263" src="/sites/default/files/styles/large/public/promotion_2023_2024.png?itok=5zS-KXo7" width="468" /></p>
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]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Les Nommés des Victoires de la Musique Classique 2023</title>
		<link>https://www.forumopera.com/breve/les-nommes-des-victoires-de-la-musique-classique-2023/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Jean Michel Pennetier]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 04 Jan 2023 08:51:04 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Les prochaines Victoires de la Musique Classiques se tiendront en mars prochain à l&#8217;Auditorium de Dijon. Il s&#8217;agira de la 30e édition de ce palmarès désormais bien installé dans le paysage culturel et médiatique français. L&#8217;Orchestre Dijon-Bourgogne sera placé sous la direction de Debora Waldman et accompagnera les solistes nommés et les invités. En ce qui concerne &#8230;</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Les prochaines <em>Victoires de la Musique Classiques </em>se tiendront en mars prochain à l&rsquo;Auditorium de Dijon. Il s&rsquo;agira de la 30<sup>e</sup> édition de ce palmarès désormais bien installé dans le paysage culturel et médiatique français. L&rsquo;Orchestre Dijon-Bourgogne sera placé sous la direction de <strong>Debora Waldman</strong> et accompagnera les solistes nommés et les invités. En ce qui concerne le lyrique, les artistes nommés sont<strong> </strong><strong>Lea Desandre</strong>, <strong>Barbara Hannigan</strong> et <strong>Marina Viotti</strong>, pour la catégorie « Artiste lyrique », ainsi que <strong>Marine Chagnon</strong>, <strong>Edwin Fardini</strong> et <strong>Alexandra Marcellier</strong>, pour la catégorie « Révélation artiste lyrique ». Côté direction musicale, les candidats au prix « Révélation, chef d’orchestre » sont <strong>Victor Jacob</strong>, <strong>Sora Elisabeth Lee</strong> et <strong>Lucie Leguay</strong>. Pour les instrumentistes, Lucile Boulanger (viole de gambe), Bertrand Chamayou (piano) et Nemanja Radulovic (violon) se disputeront la victoire de « Soliste instrumental » tandis que Joë Christophe (clarinette), Théo Ould (accordéon) et Aurélien Pascal (violoncelle) concourront pour celle de « Révélation, soliste instrumental ». Benjamin Attahir (<em>Layal</em>, pour violon et orchestre),<strong> Philippe Leroux </strong>(<a href="/lannonce-faite-a-marie-rennes-le-feu-sacre"><em>L’annonce faite à Marie</em></a>) et Fabien Waksman (<em>L’île du temps</em>, concerto pour accordéon et orchestre symphonique) sont quant à eux nommés dans la catégorie « Compositeur ». Enfin, dans la catégorie « Enregistrement », les candidats sont : <em>Vingt regards sur l’enfant Jésus (</em>Messiaen / Bertrand Chamayou &#8211; Erato), <a href="/cd/bach-matthaus-passion-par-raphael-pichon-et-pygmalion-la-passion-pichon"><em>Matthäus-Passion </em></a> (Bach / Pygmalion, <strong>Raphaël Pichon</strong>, <strong>Sabine Devieilhe</strong>, <strong>Lucile Richardot</strong>, <strong>Stéphane Degout</strong> &#8211; Harmonia Mundi) et les <em>Concertos pour piano n°1 &amp; 2 </em>de Saint-Saëns (Alexandre Kantorow &#8211; Bis). La soirée sera animée par Stéphane Bern, assisté de Clément Rochefort, en direct pour France 3 et France Musique. Le public pourra découvrir les chanteurs et les instrumentistes nommés dans ces catégories lors des émissions <em>Générations France Musique, le Live </em>(présentées par Clément Rochefort) les 21 et 28 janvier sur France Musique. Durant les 9 jours précédant la cérémonie, dont la date exacte n&rsquo;est pas encore connue, France 3 diffusera chaque soir un mini portrait des 9 Révélations de l&rsquo;année. Cette 30<sup>e</sup> édition permettra au public (et aux amis des candidats) de voter pour leur candidat favori (du 1<sup>er</sup> au 28 février 2023), mais uniquement dans la catégorie  « Enregistrement ».</p>
<p> </p>
<p> </p>
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			</item>
		<item>
		<title>PUCCINI, La Bohème — Toulouse</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/la-boheme-toulouse-lintelligence-est-aux-manettes/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Thierry Verger]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 27 Nov 2022 14:55:37 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Le couple Barbe &#38; Doucet a encore frappé&#8230; et marqué d’une admirable empreinte cette nouvelle production de La Bohème au Théâtre National du Capitole. Moins connu en France qu’en Italie ou en Allemagne ou encore à Glyndebourne, le couple québécois André Barbe et Renaud Doucet roule sa bosse depuis une vingtaine d’années tout autour de &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Le couple Barbe &amp; Doucet a encore frappé&#8230; et marqué d’une admirable empreinte cette nouvelle production de <em>La Bohème</em> au Théâtre National du Capitole. Moins connu en France qu’en Italie ou en Allemagne ou encore à Glyndebourne, le couple québécois <strong>André Barbe</strong> et <strong>Renaud Doucet</strong> roule sa bosse depuis une vingtaine d’années tout autour de la planète avec toujours comme dénominateur commun absolu, comme un cadre intangible, le respect scrupuleux de l’œuvre. Ce qui,  par les temps qui courent, mérite d’être souligné, même si nous conviendrons que ce-dit respect n’est pas en soi gage de réussite. Ici, on ne sait ce qu’il faut louer le plus dans leur proposition : de la conduite d’acteurs pour ainsi dire virtuose ou de la magie des éclairages, du somptueux des costumes ou de la beauté réaliste des décors du Quartier Latin des années 1920 ; mais c’est peut-être l’intelligence de l’angle d’attaque de l’histoire que nous retiendrons.</p>
<p><img decoding="async" alt="" height="225" src="https://www.forumopera.com/sites/default/files/styles/large/public/_dsc9821.jpg?itok=132_jiSR" width="468" /><br />
	© Mirco Magliocca</p>
<p>Intelligence plus qu’originalité puisque Barbe &amp; Doucet nous proposent une assez traditionnelle mise en abyme ; mais cette fois le propos est si bien amené – et si bien conclu, il reste si discret aussi (quasiment circonscrit à une scène ajoutée et jouée juste avant que résonnent les premières mesures) qu’il peut facilement convaincre.</p>
<p>Nous sommes donc au Quartier Latin de nos jours ; parmi les touristes et visiteurs d’un marché aux puces, une jeune femme, visiblement malade (sa calvitie nous amène à penser qu’elle est cancéreuse) se déplace de stand en stand, de toute évidence à la recherche nostalgique de souvenirs d’antan. Et elle finit par tomber sur un vieil enregistrement de <em>La Bohème</em> qu’un antiquaire joue sur un gramophone. C’est alors, par un saisissant effet de lumières, que le rideau se lève et que nous sommes subitement transportés dans la chambre mansardée de Rodolfo. Notre jeune femme malade reste en marge de cette scène, sur le côté, l’observe et va finir par y plonger, au travers bien sûr du personnage de Mimi. Elle finira par en sortir, comme par enchantement, à la fin de l’œuvre, alors que tous les protagonistes pleurent la défunte.</p>
<p>L’actualisation est, on le voit, toute relative (nous sommes dans les années 1920  et non au début du XIX. siècle comme le prévoyait Murger dans ses <em>Scènes de la vie de Bohème</em>). Aucune importance, ou plutôt bien vu, car le spectateur d’aujourd’hui retrouve bien plus de références dans ce Paris du début des Années Folles, lorsqu’il croit reconnaître dans ce Quartier Latin des figures aussi emblématiques que Pablo Picasso, Serge de Diaghilev, Ida Rubinstein,  Olga Khokhlova, Ernest Hemingway ou encore Peggy Guggenheim. Le personnage de Musetta est quant à lui visiblement inspirée de celui de Mistinguett. Tout ce beau monde se meut sur le plateau avec une justesse et une vista qui force l’admiration. La conduite d’acteurs, d’une façon générale, est l’un des points forts de cette production. Tout est parfaitement huilé et les déplacements aussi naturels que pertinents. Le deuxième tableau restera à cet égard un modèle du genre, avec décors restituant parfaitement l’époque et des costumes du meilleur goût.</p>
<p>L’orchestre du théâtre national du Capitole en belle forme est confié pour la première fois au jeune chef italien <strong>Lorenzo Passerini</strong>. La compréhension fine de l’œuvre est évidente ; la réalisation, ce soir de première, aura révélé une belle ardeur mais sans doute une adaptation insuffisante au plateau lorsque les voix (au I essentiellement) sont trop couvertes par la masse orchestrale. Ce Puccini-là n’a qu’en peu de moments besoin de tutti tonitruants ; il y faut aussi la dentelle puccinienne qui nous a parfois un peu manqué.</p>
<p>Les huit représentations voient deux distributions en alternance. Mimi est ce soir <strong>Vannina Santoni</strong> ; sa présence est lumineuse et elle impose son personnage de souffreteuse sans misérabilisme ; c’est une femme de courage, consciente de sa mort prochaine mais qui va vouloir mourir le plus discrètement possible… au point de disparaître pour de bon. « Mi chiamano Mimi » est toujours juste, peut-être a-t-il manqué  le lâcher-prise si difficile à obtenir les soirs de première, celui dont on a tant besoin pourtant dans cette pièce au vérisme certes discret mais pourtant consubstantiel à l&rsquo;œuvre. Son duo du IV avec Rodolfo révèlera justement toutes ces qualités.</p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" alt="" height="409" src="https://www.forumopera.com/sites/default/files/styles/large/public/_dsc0232_-_liparit_avetisyan_et_vannina_santoni.jpg?itok=UGCeykcN" width="468" /><br />
	© Mirco Magliocca</p>
<p><strong>Liparit Avetisyan</strong> est Rodolfo ; le rôle lui aura donné du fil à retordre – il faut dire qu’il est d’une insondable difficulté si l’on veut tout rendre, la puissance, la tendresse, la légèreté. Avetisyan s’investit à 100% et plus, son jeu est d’ailleurs irréprochable. Dès son « Che gelida manina », les limites apparaissent cependant. Le timbre est clair, agréable, mais les <em>fff</em> font sentir que la limite des moyens est vite atteinte ; nous aurons cette même impression tout au long de la soirée ; mais nous rendons hommage à son aisance dans le jeu et souvent la beauté de la ligne mélodique.</p>
<p>Musetta est <strong>Marie Perbost</strong> : elle s’empare avec la gourmandise qui sied de ce personnage fantasque. Celle que nous avions déjà bien appréciée dans le rôle de la <a href="https://www.forumopera.com/platee-toulouse-soyons-fous">Folie</a> nous convainc encore par une voix sûre et un jeu toujours naturel. Dommage toutefois que les suraigus de son « Quando me’n vo » soient trop appuyés.</p>
<p>Les trois autres artistes forment avec le poète Rodolfo un quatuor impayable et méritent toutes nos louanges. Nous avons beaucoup apprécié le baryton soyeux d’<strong>Edwin Fardini</strong> (Schaunard), même s’il a un peu de mal à se lancer dans l’arène. <strong>Mikhail Timoshenko</strong> (Marcello) recueille à juste titre des applaudissements nourris : baryton élégant, projection, charme, tout y est. <strong>Julien Véronèse</strong> (Colline) enfin et sa basse habitée dans son « Vecchia zimarra » complète l’équipe de joyeux fêtards.</p>
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		<title>Cantates françaises, Le Consort — La Chaise-Dieu</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/cantates-francaises-le-consort-la-chaise-dieu-lamour-dans-tous-ses-etats/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Anne Rouhette]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 31 Aug 2022 04:00:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Une salle, deux ambiances. L’après-midi du samedi 27 août, l’auditorium Cziffra de La Chaise-Dieu accueillait Michaël Lévinas et Marion Grange, deux immenses artistes pour un concert mêlant le romantisme schumannien (Frauenliebe und -leben, Kinderszenen) interprété avec une intensité dramatique bouleversante, et Espenbaum, cycle composé par Lévinas à la suite de sa Passion selon Marc, une &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Une salle, deux ambiances. L’après-midi du samedi 27 août, l’auditorium Cziffra de La Chaise-Dieu accueillait Michaël Lévinas et Marion Grange, deux immenses artistes pour un concert mêlant le romantisme schumannien (<em>Frauenliebe und -leben</em>, <em>Kinderszenen</em>) interprété avec une intensité dramatique bouleversante, et <em>Espenbaum</em>, cycle composé par Lévinas à la suite de sa <em>Passion selon Marc, une Passion après Auschwitz</em>, sur des poèmes de Paul Celan<em>. </em>Lors de la création de l’œuvre en 2020, Yann Beuvard écrivait que «<a href="https://www.forumopera.com/michael-levinas-espenbaum-creation-mondiale-le-chambon-sur-lignon-une-creation-et-un-lieu-habites"> l’on sort abasourdi, halluciné</a>, conscient d’avoir vécu un moment d’une intense émotion partagée, pour une œuvre majeure, appelée à faire date », impression intacte deux ans plus tard devant la puissance d’une musique essentielle, jouée de façon aussi habitée et magistrale.</p>
<p>Le lendemain, c’est le jeune ensemble <strong>Le Consort</strong> qui occupe la même scène avec un programme qui ne saurait être plus différent, mais avec la même exigence artistique. Exhumé du fond des archives de la Bibliothèque nationale de France, jamais joué depuis le XVIIIe siècle, leur répertoire de cantates françaises permet de délicieuses découvertes et redécouvertes. Visiblement heureux de partager ces petits bijoux avec le public, chanteurs et instrumentistes s’emparent avec délectation de ces pièces pour le plus grand plaisir de tous. Bien sûr, le discours est convenu : les amants sont infortunés, les maîtresses cruelles, parfois l’inverse ; les appâts des unes font souffrir le martyr aux autres ; le berger fidèle courtise une bergère altière dont la fierté ne saurait longtemps résister, etc. Mais l’amour, fatal, jaloux ou comblé, triomphe sous toutes ses formes grâce au brio, à la fantaisie et à l’engagement de <strong>Gwendoline Blondeel </strong>et d’<strong>Edwin Fardini</strong>.</p>
<p>Si leurs voix se marient agréablement dans la dernière pièce et le bis, tous deux extraits de « Jupiter et Europe » de Nicolas Bernier, chacun brille dans ses parties solistes respectives. Lauréat de la fondation Royaumont et prix Voix des Outre-mer en 2021, le baryton Edwin Fardini charme par une belle présence scénique. La diction (en français moderne) est précise, le timbre agréable malgré quelques aigus en force, et il fait preuve d’un vrai sens dramatique dans le <em>Circé</em> de Louis-Joseph Francœur, sur un poème de Jean-Baptiste Rousseau – on connaît mieux la version qu’en proposa François Colin de Blamont au début du XVIIIe. Très contrastée, cette œuvre constitue un véritable opéra de poche, avec scène de tempête aux cordes quasiment vivaldiennes et passages plus élégiaques ; elle comprend entre autres un joli dialogue voix / violoncelle.</p>
<p>Gwendoline Blondeel peut elle aussi montrer toutes ses couleurs vocales, imitant par exemple le rossignol en écho au violon de Théotime Langlois de Swarte chez Louis-Antoine Lefebvre. « La Fierté vaincue par l’amour », de Louis-Antoine Travenol, lui permet de briller et de déployer des aigus admirables de finesse ; l’œuvre, qui mérite particulièrement d’être rejouée, regorge de passages ravissants qui tiennent parfois du morceau de bravoure, avec de redoutables sauts d’intervalles impeccablement exécutés. L’ornementation, précise et élégante, est toujours judicieuse et l’interprétation pleine de conviction.</p>
<p>Les chanteurs bénéficient d’un accompagnement de luxe avec un Consort en grande forme. Attentif à tous,<strong> Justin Taylor</strong> est un continuiste hors pair au toucher d’une exquise délicatesse, qui sait mettre son instrument en valeur au moment voulu. Les violons de Théotime Langlois de Swarte et de Sophie de Bardonnèche se font aussi bien complices que rivaux et se répondent avec une entente parfaite, tandis qu’Hanna Salzenstein sait soutenir l’ensemble comme faire chanter son violoncelle, notamment dans Travenol. Comme les cantates, les sonates et suites de danses instrumentales, composées sur fond de querelle des Bouffons, dégagent un parfum italien certain et séduisent tout autant que les morceaux chantés. Voilà des redécouvertes qui valent vraiment le détour.</p>
<p> </p>
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		<title>ROSSINI, Il barbiere di Siviglia — Toulouse</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/il-barbiere-di-siviglia-toulouse-rossini-cest-de-la-dentelle/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Thierry Verger]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 21 May 2022 16:00:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Clap de fin réussi à Toulouse sur une saison lyrique qui aura marqué le quasi-retour à la normale après une année 2020-21 cauchemardesque, on sait pourquoi. Et terminer sur les notes enfiévrées du Barbier de Séville se révèlera au final une riche idée ; difficile de ne pas voir dans la mise en scène confiée à &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Clap de fin réussi à Toulouse sur une saison lyrique qui aura marqué le quasi-retour à la normale après une année 2020-21 cauchemardesque, on sait pourquoi. Et terminer sur les notes enfiévrées du <em>Barbier de Séville</em> se révèlera au final une riche idée ; difficile de ne pas voir dans la mise en scène confiée à <strong>Josef Ernst Köpplinger</strong> avec  son lot d’exubérances, de foisonnement des idées, de multiplicité des trouvailles et des inventions, la mise en avant, certes parfois invasive, de tout ce qui nous avait manqué pendant les mois de disette et que nous retrouvons progressivement ; la vie tout simplement avec ses outrances, ses lâchetés, ses ratés, ses rires qui peuvent si vite devenir des larmes, et à la fin cette morale qui nous dit qu’après avoir frôlé la catastrophe, tout sera bien qui finira bien. Il y a tout cela dans <em>Le Barbier</em> dont on rappellera (joli clin d’œil) qu’il fut d’abord et l’espace d’un jour un four mémorable avant de devenir le succès que l’on sait.</p>
<p>Alors disons-le, dans cette nouvelle production (en  partenariat avec le Staatstheater am Gärtnerplatz de Munich et le Liceu), la proposition de Köpplinger nous a parfois agacé par un fouillis inextricable et quasiment illisible de micro-saynètes se jouant simultanément dans les ensembles, alors qu’à bien d’autres moments (tout le premier tableau), la conduite d’acteurs a paru bien maigrelette. Il faut dire que les décors (signés <strong>Johannes Leiacker</strong>) très colorés avec un côté vintage (on pourra dire la même chose des costumes de <strong>Alfred Mayerhofer</strong>), d’une maison bourgeoise des années 60 ou, quand tourne le plateau, d’une place interlope sur laquelle des dames de petite vertu déambulent en toute tranquillité, accostant le premier venu (fût-il un prêtre en soutane !) se sont avérés parfois envahissants et laissant peu de place aux protagonistes. Mais la vision « buffa » de Köpplinger a finalement emporté l’adhésion par sa fraicheur, sa spontanéité, sa volonté si évidente aussi de ne pas s’encombrer de « messages » à délivrer, et le soin de se contenter de plaire au public. La mécanique rossinienne il faut le dire est si remarquablement huilée que la mettre en scène ne nécessite que de légères touches de vie ici et là ; elle est aussi tellement enthousiasmante que la tentation doit être terrible pour un metteur en scène de l’habiller avec gourmandise de toutes les inventions que le génial livret suggère.</p>
<p> Cette compréhension fine que le <em>Barbier</em> est un opéra-bouffe est magistralement mise en musique par un Orchestre national du Capitole à nouveau irréprochable. C’est que <strong>Attilio Cremonesi</strong>, déjà remarqué à <a href="https://www.forumopera.com/la-clemenza-di-tito-toulouse-un-bonheur-inattendu">Toulouse en 2018</a> et que l’on entend surtout Outre-Rhin, nous propose tout ce qui fait Rossini. Le cantabile, la légèreté, l’humour. Un orchestre rossinien réduit, comme on les aime (ce qui nous donne au II un orage particulièrement minimaliste), avec juste ce qu’il faut d’instruments pour équilibrer le dialogue avec la scène. Et permettre d’apprécier chaque pupitre, réduisant même pour tel trait de violon le nombre d’instruments afin de mettre en valeur une virgule, un <em>rallentendo</em>. De la dentelle !</p>
<p>Le plateau vocal est dominé par un <strong>Florian Sempey</strong> de gala, qui livre une copie digne de tous les éloges qu’il reçut abondamment du public au baisser de rideau ; qu’admirer le plus dans son Figaro ? La vista, la légèreté, la capacité à tonner puis à susurrer ? Ou son aisance confondante et un jeu d’acteur déjà entièrement rôdé un soir de première ? Tout cela sans doute à la fois qui fait de lui aujourd’hui un des titulaires les plus convaincants d’un rôle auquel il s’est déjà totalement <a href="https://www.forumopera.com/cd/recital-rossini-florian-sempey-marc-minkowski-comme-un-oiseau-en-cage">identifié</a>.</p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" alt="" height="317" src="https://www.forumopera.com/sites/default/files/styles/large/public/eva_zaicik_rosina_florian_sempey_figaro_-_credit_mirco_magliocca.jpg?itok=IBjC2mR5" width="468" /><br />
	© Mirco Magliocca</p>
<p>Cette capacité de Sempey à se couler dans le moule rossinien qui, ce soir-là, on l’a compris, était d’un matériau les plus légers, nous l’aurons retrouvée chez les autres protagonistes, à l’exception peut-être du Bartolo de <strong>Paolo Bordogna</strong> à qui l’ironie rossinienne (par exemple dans l’air de la Calomnie, dénué de légèreté) manque passablement.  <strong>Eva Zaïcik </strong>(Rosina), que nous entendons pour la première fois, est pour nous la révélation de la soirée. Son timbre d’abord, gourmand et fruité, l’intelligence de la phrase musicale aussi (malgré quelques passages, furtifs vraiment, où le cantabile est pris en défaut) et peut-être ce qu’il y a de plus admirable, cette parfaite connaissance des limites (provisoires on n’en doute pas) de son instrument ; connaissance et contrôle de soi qui conduisent Eva Zaïcik à se lancer dans les seules acrobaties vocales dont elle sait qu’elle les mènera à bien. On a déjà hâte de la réentendre dans quelque temps, lorsque la voix aura été encore travaillée et, n’en doutons pas, perfectionnée.</p>
<p>Nous serons moins enthousiaste sur la prestation globale de <strong>Kévin Amiel</strong> en Almaviva ; ou plutôt sur son premier acte qu’il met quelque temps à apprivoiser. Kévin Amiel a pour lui la clarté du timbre et l’amplitude ; manquent ce soir-là l’agilité, la souplesse, deux qualités incontournables pour un grand rôle rossinien. Son second acte aura été plus convaincant. <strong>Roberto Scandiuzzi</strong> en Basilio montre de belles qualités de souplesse justement, mais aussi de finesse dans la vocalisation et le jeu d’acteur, son second acte est aussi une vraie réussite. Rien à redire sur les autres seconds rôles si ce n’est une mention toute particulière à la Berta de <strong>Andrea Soare</strong>, actrice subtile, irrésistible dans son « Il vecchiotto cerca moglie » et tenant toute sa place dans le sextuor conclusif du premier acte.</p>
<p> </p>
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		<title>Concert Voix des Outre-Mer : Hommage à Christiane Eda-Pierre — Paris (Amphi Bastille)</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/concert-voix-des-outre-mer-hommage-a-christiane-eda-pierre-paris-amphi-bastille-a-la-memoire-dune/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Brigitte Maroillat]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 05 Jul 2021 02:55:01 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Sous le haut patronage de Karine Deshayes, et de Fabrice di Falco, respectivement marraine et co-fondateur du concours Voix des Outre-Mer,  les jeunes lauréats et finalistes des trois éditions, ont rendu, ce soir, un vibrant hommage à la soprano Christiane Eda-Pierre. A l&#8217;occasion de ce récital à l’Amphithéâtre de l’Opéra Bastille, avec la participation de Richard &#8230;</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Sous le haut patronage de <strong>Karine Deshayes</strong>, et de <strong>Fabrice di Falco</strong>, respectivement marraine et co-fondateur du concours Voix des Outre-Mer<strong>,  </strong>les jeunes lauréats et finalistes des trois éditions,<strong> </strong>ont rendu, ce soir, un vibrant hommage à la soprano <strong>Christiane Eda-Pierre</strong>. A l&rsquo;occasion de ce récital à l’Amphithéâtre de l’Opéra Bastille, avec la participation de <strong>Richard Martet</strong>, en narrateur d’un soir, la soirée s’est imposée d’emblée non comme un concert, mais comme  un roman lyrique,  presque opératique, autour de Christiane Eda-Pierre, cette « âme vaillante » (le nom d’un mouvement de jeunesse catholique fréquenté dans son enfance) « au bon caractère de bélier » disait-elle, qui a su tirer des épreuves de sa traversée artistique  une force sereine qui sublimait dans une apparente aisance tout ce qu’elle faisait. Dans cet hommage en effet de miroir, les voix, au fil des mots distillés par Richard Martet, se font tour à tour diseuses du roman d’une vie et interprètes du cheminement artistique de Christine Eda-Pierre dans toute sa versatilité, des rives mozartiennes au répertoire français (son éblouissante Antonia dans les fameux <em>Contes d’Hoffmann</em> mis en scène par Patrice Chéreau la propulsera sur les cimes de la notoriété et aura, grâce à la télévision, un retentissement sur le grand public). La grande soprano n’a pas non plus négligé le répertoire baroque (son hallucinante Alcina d’Aix en Provence) et les créations contemporaines (son ange au parfum d’éternité du <em>Saint François d’Assise</em> de Messiaen aux cotés de José van Dam). Et il allait dès lors de soi que les répertoires de prédilection de l’artiste nourrissent le programme-hommage d’un soir à travers une galerie de personnages que Christiane Eda-Pierre a défendus avec brio.</p>
<p>Sur scène, en solo et en duo, pour conjuguer ce glorieux passé au temps présent, les lauréats et finalistes du Concours Voix des Outre-Mer, ont tous ouvert, avec talent, une fenêtre sur de belles et prometteuses perspectives futures. <strong>Clara Bellon</strong>, en Olympia, voix agile aux envolées faciles, est dotée d’un  timbre clair et d’une maîtrise souveraine de la nuance dans l&rsquo;écrin d&rsquo;une ligne de chant impeccable. <strong>Axelle Saint-Cirel</strong> se taille un beau succès personnel en Sesto de la <em>Clemenza di Tito</em>, en occupant l’espace d’une voix puissante, charnue, opulente, servie par une diction ferme et un timbre séduisant. Son tempérament dramatique fait déjà bel effet. <strong>Candice Albardier</strong> révèle un timbre séduisant lequel, nourri et travaillé, pourrait faire éclore de belles possibilités. Mais les attractions sont sans nul doute les deux barytons. <strong>Edwin Fardini</strong>  fait rutiler la puissance de sa voix grave avec une aisance de professionnel averti dans l’air d’Antenor « Monstre affreux, monstre redoutable » du <em>Dardanus</em> de Rameau. Avec sa voix ronde et chaleureuse, projetée avec autorité et panache, son excellente diction, sa présence scénique aux justes intentions dramatiques, <strong>Aslam Safla</strong> fait preuve déjà d’un bel aplomb et place la barre très haut. Quant à <strong>Marie-Laure Garnier</strong>, qu’on ne présente plus, elle se taille la part du lion, dans l’air périlleux de Vitellia « Ecco il punto… » de La Clemenza di Tito qui sollicite tous les registres de la voix, des gouffres caverneux aux cimes vertigineuses. Elle fait  ici la démonstration de ses impressionnants moyens vocaux où un grave mirifique côtoie des aigus puissants. Doté d’une présence saisissante, elle habite viscéralement le personnage de Vitellia. Aux jeunes voix, se sont unis les talents aguerris, soutiens actifs du concours des voix des Outre-Mer, terreau fertile de découvertes. Outre Karine Deshayes, interprétant pour la première fois la Comtesse Almaviva des <em>Nozze di Figaro</em> et le contre-ténor Fabrice di Falco, audacieuse et hallucinante Alcina de Haendel toute de noir vêtue, <strong>Patrizia Ciofi</strong> était aussi de la célébration, ouvrant celle-ci avec une délicate et émouvante Leïla des <em>Pêcheurs de Perles.</em></p>
<p>De par son élégance habituelle, le pianiste <strong>Jeff Cohen</strong> accentue davantage encore la mise à nu des émotions de cet hommage à la fois festif et poignant.  A cet égard, la grande complicité entre artistes, n’est pas étrangère à la réussite de cette soirée. On sent ici un accord parfait portant une vision commune de ce poème musical dédié au parcours d’une vie. Le  bouquet de mots teintés d’humour et d’émotions du contre-ténor Fabrice di Falco à Christiane Eda-Pierre, rappelant que l’illustre chanteuse n’aimait pas les voix masculines aigues, a conféré au récital une conclusion bouleversante. Sous le signe d’un bonheur partagé, la soirée est une magnifique offrande à une interprète qui tout au long de son cheminement artistique s’est distinguée par sa générosité et sa combattivité.</p>
<p> </p>
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		<title>Edwin Fardini, Prix Voix des Outre-mer</title>
		<link>https://www.forumopera.com/breve/edwin-fardini-prix-voix-des-outre-mer/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[La Rédaction]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 24 Jan 2021 09:47:07 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>La finale nationale du concours Voix des Outre-mer a eu lieu à huis clos ce vendredi 22 janvier 2021 à l’Opéra Bastille. Le premier prix a été décerné au baryton martiniquais Edwin Fardini (voir ci-dessous l&#8217;intégralité du palmarès). La soirée est en ligne sur le portail de France Télévisions. Prix Voix des Outre-mer : Edwin Fardini Prix Jeune Talent : &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>La finale nationale du concours Voix des Outre-mer a eu lieu à huis clos ce vendredi 22 janvier 2021 à l’Opéra Bastille. Le premier prix a été décerné au baryton martiniquais <strong>Edwin Fardini </strong>(voir ci-dessous l&rsquo;intégralité du palmarès). La soirée est en ligne sur <a href="https://www.france.tv/spectacles-et-culture/opera-et-musique-classique/2228753-voix-des-outre-mer-la-finale-a-l-opera-bastille.html" style="font-size: 14px">le portail de France Télévisions</a>.</p>
<hr />
<p>Prix Voix des Outre-mer : Edwin Fardini<br />
	Prix Jeune Talent : Auguste Truel</p>
<p>Le jury a également donné des mentions d&rsquo;encouragement par catégorie :</p>
<p>Mention encouragement Voix des Outre-mer : Axelle Saint-Cirel<br />
	Mention d&rsquo;encouragement Jeune Talent : Clémence Hausermann<br />
	Mention d&rsquo;encouragement Autodidacte : Tinalei Mahuta</p>
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<p>	       <br />
	 </p>
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