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	<title>Richard FARNES - Artiste - Forum Opéra</title>
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	<description>Le magazine en ligne de l&#039;opéra</description>
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	<title>Richard FARNES - Artiste - Forum Opéra</title>
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		<title>VERDI, Falstaff — New York</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/falstaff-new-york-limmuable-a-du-bon/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Clément Taillia]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 22 Feb 2019 09:15:39 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Créé à Londres, coproduit par la Scala de Milan et la Canadian Opera Company, Falstaff selon Robert Carsen a atterri voici déjà plusieurs années sur la scène du Met, où il est en passe de devenir un classique. Captée et publiée par Decca sous la direction de James Levine (autant dire à une toute autre &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Créé à Londres, coproduit par la Scala de Milan et la Canadian Opera Company, <em>Falstaff</em> selon <strong>Robert Carsen</strong> a atterri voici déjà plusieurs années sur la scène du Met, où il est en passe de devenir un classique. <a href="https://www.forumopera.com/dvd/falstaff-queste-il-mio-regno-lo-ingrandiro">Captée et publiée par Decca sous la direction de James Levine</a> (autant dire à une toute autre époque dans l&rsquo;Histoire de la prestigieuse institution new-yorkaise, qui accueille bientôt un nouveau directeur musical en la personne de Yannick Nezet-Séguin), cette version gentiment débridée, mais au fond plutôt conventionnelle, de l’ultime opéra de Giuseppe Verdi fonctionne toujours à plein. La résistance de ce spectacle, au-delà des années et des continents, a d’ailleurs quelque chose de réconfortant : elle montre que, même parmi les plus profonds bouleversements, il reste des vertus immuables.</p>
<p>Immuable en premier lieu, le style de Carsen. Entre modernisation chic et faste bien mesuré, ce <em>Falstaff</em> s&rsquo;insère parfaitement dans le goût prononcé du Met pour les spectacles grandioses, sans tomber dans le kitsch. Transposée dans la bonne société Anglaise des Trente glorieuses, où la soif de liberté de Fenton et Nanetta trouve une place naturelle, l&rsquo;action avance sans temps mort, exactement selon les vœux de Verdi et d’Arrigo Boito qui avait considérablement épuré le Shakespeare des<em> Joyeuses Commères de Windsor </em>dont il a tiré son livret. Pour autant, la tentation de l’hystérie et du gag permanent est soigneusement évitée. Surtout, on n’a pas oublié de flatter l’œil, surtout au troisième acte, qui s’ouvre dans une grange où un vrai cheval mange du foin (et manque détruire le décor à grands coups de sabots en ce soir de première, sous les rires de l’assistance et des musiciens), et se poursuit sous les étoiles, dans une très belle scène de la forêt.</p>
<p><img decoding="async" alt="" src="/sites/default/files/styles/large/public/falstaff2_0.jpg?itok=eHARD-XH" title="© Karen Almond / Metropolitan Opera" /><br />
	© Karen Almond / Metropolitan Opera</p>
<p>Immuable, évidemment, le Falstaff d’<strong>Ambrogio Maestri</strong>, sans aucun doute l’un des plus marquants interprètes du rôle au cours des deux dernières décennies : sans jamais tomber dans la caricature ou les excès de cabotinage, il impose avec évidence un personnage dont la drôlerie n’étouffe pas la sincérité. Surtout, aucune sensation de routine en écoutant cet interprète qui remet pourtant sur le métier un personnage mille fois fréquenté. Autour de lui, la distribution est remarquablement homogène, de la Alice particulièrement ductile d’<strong>Ailyn Pérez</strong> à la Meg Page dynamique de <strong>Jennifer Johnson Cano</strong>, en passant par <strong>Juan Jesus Rodriguez</strong>, Ford si bien chantant et si fièrement projeté qu’il en acquiert une dimension somme toute assez rarement entendue. <strong>Marie-Nicole Lemieux</strong> réédite, elle aussi, un numéro réalisé un peu partout avec sa Quickly excessivement démonstrative mais toujours efficace. Le couple Nanetta/Fenton fonctionne quant à lui à plein, grâce au charme de la jeune <strong>Golda Schultz</strong> et au lyrisme mâle de<strong> Francesco Demuro</strong>, plus à sa place ici que dans les rôles lourds où il s’aventure souvent. <em>Comprimarii</em> impeccables : la réputation du Met, là non plus, n’est plus à faire.</p>
<p>Immuable, enfin et surtout, est l’excellence de ce que l’on entend dans la fosse. Dirigés ce soir avec un professionnalisme inattaquable, mais sans surenchère de fantaisie non plus, par<strong> Richard Farnes</strong>, ancien directeur musical de l’Opera North de Leeds, les instrumentistes de l’Orchestre du Metropolitan Opera jouent et triomphent en virtuoses : leur rutilance ne surprend certes pas, mais prévient cette reprise du moindre risque de routine !</p>
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		<title>VERDI, Falstaff — Garsington</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/falstaff-garsington-sister-suffragette/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Jean-Marcel Humbert]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 21 Jun 2018 07:18:01 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Ce n’est certainement pas un hasard si le lendemain de Capriccio le 29e festival de Garsington présente Falstaff : ces deux chefs d’œuvres écrits par des compositeurs âgés expriment, dans des styles différents, le même regard distancié voire amusé sur le monde. Mais Falstaff – et tout particulièrement son dernier acte – est plus encore « at home » dans &#8230;</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Ce n’est certainement pas un hasard si le lendemain de <a href="https://www.forumopera.com/capriccio-garsington-luxe-calme-et-volupte"><em>Capriccio</em> </a>le 29<sup>e</sup> festival de Garsington présente <em>Falstaff</em> : ces deux chefs d’œuvres écrits par des compositeurs âgés expriment, dans des styles différents, le même regard distancié voire amusé sur le monde. Mais <em>Falstaff</em> – et tout particulièrement son dernier acte – est plus encore « at home » dans le cadre idyllique de cet étonnant théâtre qui s’intègre, grâce à ses murs transparents, dans la nature environnante.</p>
<p>	La nouvelle production présentée ce soir est particulièrement intéressante, car la mise en scène endiablée et très théâtrale de <strong>Bruno Ravella</strong> assisté de <strong>Tim Claydon</strong> met en valeur certaines des facettes du personnage de Falstaff telles qu’on les perçoit au pays de Shakespeare, de manière différente qu’en Italie ou en France. Et la transposition proposée est bien dans l’esprit de l’œuvre, qu’elle enracine doublement dans le monde britannique, en replaçant l’esprit shakespearien à la fin du XIX<sup>e</sup> siècle dans cette Angleterre victorienne où les suffragettes commencent à se révolter contre la tyrannie des hommes en exigeant l’égalité et notamment le droit de vote. L’auberge de la Jarretière est devenue une sorte de bouge irréel où bouteilles et note impayées apparaissent à travers le plancher, et Falstaff y manie la batte de cricket au lieu de l’habituel balai. Le second tableau se déroule dans une amusante gare stylisée (très jolis décors et costumes de <strong>Giles Cadle</strong>) où les suffragettes brandissent des pancartes, et où le non-sens britannique rejoint celui des Deschiens avec un explorateur (Dr Livingstone, I presume ?) qui tire les pigeons dans la gare. Mais finalement le domaine bourgeois reprend ses droits avec l’intérieur classique d’Alice Ford et la joyeuse bacchanale finale dans la forêt au milieu des elfes.</p>
<p><img fetchpriority="high" decoding="async" alt="" height="322" src="https://www.forumopera.com/sites/default/files/styles/large/public/09_falstaff_-_garsington_opera_2018_mary_dunleavy_alice_ford2c_henry_waddington_falstaff_credit_clive_barda.jpg?itok=A3ihasQb" width="468" /><br />
	Mary Dunleavy (Alice Ford) et Henry Waddington (Falstaff) © Photo Clive Barda/Garsington Opera</p>
<p>Plus fouillée encore est la caractérisation de chaque personnage, plus proche du théâtre shakespearien que de l’opéra traditionnel. Falstaff n’est pas le bravache vulgaire et tonitruant comme on en a vu beaucoup, et pas seulement l’escroc à la petite semaine que l’on sait, mais un homme simple aux prises avec son âge et son propre vieillissement, tentant de se convaincre malgré tout des qualités intactes de son pouvoir de séduction. <strong>Henry Waddington</strong> rend merveilleusement bien toutes les facettes du personnage. La voix n’est pas immense, mais elle est chargée d’intonations que l’on entend rarement, une vraie redécouverte musicale du rôle. Son côté charmeur, un peu ridicule, est très touchant, et son apparition en Écossais en mini-kilt après son duo avec Ford est fort drôle. L’extrême étant atteint quand il retire son slip de dessous son kilt avant d’aller chez Alice, mais là aussi, on est bien dans l’esprit des personnages comiques shakespeariens.</p>
<p>	L’autre personnage qui domine la soirée est Ford, interprété par <strong>Richard Burkhard</strong>, à l’opposé des habituels maris trompés sombrant dans le tragique absolu. Très à l’aise vocalement de sa voix de baryton fort bien projetée, il exprime par de subtiles nuances et un jeu particulièrement convaincant tout un éventail de sentiments, notamment dans son duo avec Falstaff ou dans les scènes d’ensemble. Son épouse Alice (excellente <strong>Mary Dunleavy</strong> à la voix incisive et puissante) mène virilement, comme il se doit, toute la supercherie, mais elle a fort à faire avec des commères ni complètement consentantes ni totalement complices. Les mimiques de Meg et de Mrs Quickly (très bien chantées par <strong>Victoria Simmonds</strong> et <strong>Yvonne Howard</strong>) sont fort drôles quand elles obéissent un peu à leur corps défendant à cette Alice un poil trop autoritaire. Le charmant couple de Nanetta et Fenton est joliment chanté par <strong>Soraya Mafi</strong> et <strong>Oliver Johnston</strong>, et les autres comparses (très bon docteur Caius de <strong>Colin Judson</strong>) complètent efficacement cette distribution particulièrement bien équilibrée.</p>
<p>	<strong>Richard Farnes </strong>dirige avec style l’excellent Philharmonia Orchestra. Bien sûr, on n’est pas entraîné comme avec Toscanini dans un tourbillon musical irrésistible, mais on se laisse mener avec plaisir par un rythme constant et bien imprimé, à redécouvrir toutes les finesses musicales de l’œuvre. Perfection des ensembles, nuances, ralentis, respirations, une relation très étroite avec le plateau, tout est fait pour redonner à l’œuvre son côté le plus théâtral, et le résultat est un vrai régal. Une soirée exceptionnelle.</p>
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		<title>VERDI, Il trovatore — Londres (ROH)</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/il-trovatore-londres-roh-affaires-de-famille/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Jean Michel Pennetier]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 28 Jan 2017 14:42:16 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Créé à la fin de la saison dernière, la nouvelle production d’Il Trovatore connait déjà une première série de reprises. Nous ne reviendrons pas sur la mise en scène de David Bösch amplement décrite par notre confrère Yannick Boussaert. On peut en apprécier l’originalité et le côté déjanté, sa noirceur assumée, mais force est de &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Créé à la fin de la saison dernière, la nouvelle production d’<em>Il Trovatore</em> connait déjà une première série de reprises. Nous ne reviendrons pas sur la mise en scène de <strong>David Bösch</strong> <a href="/il-trovatore-londres-roh-equation-a-moitie-resolue">amplement décrite par notre confrère Yannick Boussaert</a>. On peut en apprécier l’originalité et le côté déjanté, sa noirceur assumée, mais force est de constater qu’elle déclenche souvent des rires dans le public, ce qui n’est pas vraiment ce qu’on attend dans cet ouvrage. Difficile également de croire que l’espèce de cirque ambulant en faillite, qui représente le camp des gitans, puisse être une menace sérieuse pour les séides du Comte de Luna équipés de Kalachnikov et de chars d’assaut (à moins que ce ne soit l’arme du rire, justement). Ceci étant, ces quelques incongruités passent au second plan à la deuxième vision, surtout avec un tel plateau, malgré la quasi absence de direction théâtrale.</p>
<p><img decoding="async" alt="" class="image-large" height="351" src="/sites/default/files/styles/large/public/il_trovatore.jpg?itok=Qn3LRBhb" title="Il trovatore, The Royal Opera © 2016 ROH. Photograph by Clive Barda" width="468" /><br />
	Il trovatore, The Royal Opera © 2016 ROH. Photograph by Clive Barda</p>
<p>En Manrico, le vétéran <strong>Gregory Kunde</strong> force l’admiration. La ligne de chant est souveraine, le phrasé impeccable. La voix du ténor américain ayant encore gagné en largeur, elle lui permet d’offrir un « Ah! si, ben mio » impeccable, avec un magnifique contrôle du souffle. Le « Di quella pira » qui suit est électrique, avec deux magnifiques contre-ut. Le chant est davantage « en force » que dans ces incarnations précédentes, mais reste typiquement belcantiste. Une telle santé fait regretter la quasi absence de <a href="/il-trovatore-venise-aux-sources-du-trouvere">variations dans les reprises</a>. <strong>Anita Rachvelishvili </strong>casse la baraque avec une Azucena hallucinée, mais toujours parfaitement chantante, au volume impressionnant et au timbre chaud, et respectueuse des nuances de la partition. Théâtralement, elle brûle naturellement les planches et on se plaît à l’imaginer encore plus débridée ! <strong>Lianna Haroutounian </strong>est bien plus sage et évoque les Leonora des années 50 : timbre riche, voix bien projetée, mais sans suraigus (écrits ou non), ni variations, ni sons filés. Il faut également souligner et apprécier son endurance, qui lui fait affronter au début de l’acte III, successivement et sans pause, air, duo et cabalette (un seul couplet) sans fatigue apparente. C’est finalement pour la mort de Leonora que le soprano se montrera sous son meilleur jour. En Luna, <strong>Vitaliy Bilyy</strong> offre un chant élégant, une belle musicalité, mais avec parfois de legérs défauts d’intonation. Le timbre est riche et les vocalises souples. Dans la belle acoustique naturelle du Royal Opera, la projection est un peu inférieure à celle de ses partenaires. <strong>Alexander Tsymbalyuk</strong> est un Ferrando particulièrement impressionnant, tant physiquement que vocalement. La projection est insolente, presque … wagnérienne ! Le chant est impeccable et l’ambitus parfait : ni grave, ni aigu ne lui posent de problème ! Seul bémol, un timbre un peu passe-partout. Les <em>comprimari </em>sont, comme souvent ici, tous très corrects et les chœurs n’appellent que des compliments : leur performance est d’autant plus remarquable leur effectif est bien moins élevé que celui de l’Opéra de Paris dans le même ouvrage.</p>
<p>A la tête d’un orchestre du Royal Opera en bonne forme, <strong>Richard Farnes</strong> offre une direction élégante et vive, manquant parfois un peu de spectaculaire (en ne marquant pas certains points d’orgue par exemple).</p>
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