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	<title>Flore ROYER - Artiste - Forum Opéra</title>
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	<description>Le magazine en ligne de l&#039;opéra</description>
	<lastBuildDate>Mon, 14 Apr 2025 11:35:49 +0000</lastBuildDate>
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	<title>Flore ROYER - Artiste - Forum Opéra</title>
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		<title>DONIZETTI, La Fille du régiment &#8211; Versailles</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/donizetti-la-fille-du-regiment-versailles/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Clément Mariage]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 14 Apr 2025 04:00:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Après l’interdiction des représentations de Poliuto, œuvre jugée sacrilège par le roi de Naples, Donizetti accepte un contrat de l’Opéra de Paris : il doit proposer au public parisien deux ouvrages lyriques inédits en français (ce seront Les Martyrs, refonte en français de Poliuto, et La Favorite). Au même moment, le Théâtre de la Renaissance lui &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Après l’interdiction des représentations de <em>Poliuto</em>, œuvre jugée sacrilège par le roi de Naples, Donizetti accepte un contrat de l’Opéra de Paris : il doit proposer au public parisien deux ouvrages lyriques inédits en français (ce seront <em>Les Martyrs</em>, refonte en français de <em>Poliuto</em>, et <em>La Favorite</em>). Au même moment, le Théâtre de la Renaissance lui commande une adaptation française de <em>Lucia di Lammermoor</em>, qui sera créée en août 1839. Mais le premier opéra de Donizetti composé en exclusivité pour Paris est le résultat d’une commande passée <em>in extremis</em> par l’Opéra-Comique. Grâce à l’inspiration exceptionnellement profuse du compositeur (et la lenteur avec laquelle la Grande Boutique monte ses productions), <em>La</em> <em>Fille du régiment</em> est créée à l’Opéra-Comique en février 1840, deux mois avant <em>Les Martyrs</em>*.</p>
<p>Cet opéra-comique de Donizetti voit donc le jour en pleine Monarchie de Juillet, dans une France où la mode est au patriotisme et particulièrement au napoléonisme (le retour des cendres de l’Empereur est prévu pour la fin de l’année). Le livret de Jules-Henri Vernoy de Saint-Georges et de Jean-François Bayard s’inscrit dans cette veine, en situant l’action de la comédie dans le Tyrol envahi par les troupes napoléoniennes. L’Opéra Royal de Versailles s’ouvrant de plus en plus au répertoire du XIX<sup>e</sup> siècle, cette production de <em>La Fille du régiment </em>prend pour prétexte la concomitance de la création de l’œuvre et l’ouverture du nouveau musée de l’Histoire de France installé par Louis-Philippe à Versailles en 1840.</p>
<figure id="attachment_187402" aria-describedby="caption-attachment-187402" style="width: 1024px" class="wp-caption aligncenter"><img fetchpriority="high" decoding="async" class="wp-image-187402 size-large" src="https://www.forumopera.com/wp-content/uploads/Z8Z_0246-1024x683.jpg" alt="" width="1024" height="683" /><figcaption id="caption-attachment-187402" class="wp-caption-text">© Julien Benhamou</figcaption></figure>
<p style="font-weight: 400;">La mise en scène de <strong>Jean-Romain Vesperini</strong> puise dans cet imaginaire patriotique, sans la touche d’antimilitarisme qui affleurait dans les dialogues réécrits de la production si fameuse de Laurent Pelly. Cependant, tous les militaires – qui sortent directement des rangs de l’armée, puisqu’il s’agit du Chœur de l’Armée française – ont quelque chose de bonhomme et tendre. Leurs costumes, signés <strong>Christian Lacroix</strong>, relèvent quasiment de la reconstitution historique, avec bonnet à poil et moustache, mais l&rsquo;ensemble de la production mêle les époques et les références, indiquant très clairement qu&rsquo;ici tout est prétexte à rire et à jouer. Dans le même d&rsquo;ordre d&rsquo;idée, les personnages sont des caractères, à la limite de la caricature parfois, embarqués dans des chorégraphies qui rappellent souvent la comédie musicale ou des mouvements de danse Tiktok. L&rsquo;ensemble se révèle globalement efficace, mais touchera différemment chacun selon sa sensibilité et son style d&rsquo;humour.</p>
<p style="font-weight: 400;">Pour habiller la scène de l’Opéra Royal, le metteur en scène Jean-Romain Vesperini puise dans le stock de toiles peintes de la maison et du Centre de musique baroque, avec la complicité de son décorateur <strong>Roland Fontaine</strong>. Ces très beaux éléments scéniques sont animés par des projections vidéos qui ne paraissent pas toujours d&rsquo;une nécessité absolue, mais qui ont le mérite de vivifier le plateau et de caractériser certains tableaux avec justesse. Les lumières de <strong>Christophe Chaupin</strong> constituent une des réussites du spectacle, exhaussant la beauté des couleurs et des formes des costumes de Lacroix, d&rsquo;une extravagance réjouissante en ce qui concerne la Marquise. Le metteur en scène lui-même s&rsquo;offre le plaisir d&rsquo;apparaître à la fin de la soirée en Napoléon, confiant un drapeau tricolore à Marie. On sait que <em>La Fille du régiment</em> était un <em>hit</em> patriotique qu&rsquo;on jouait volontiers tous les 14 juillet jusqu&rsquo;à la Grande Guerre et que la <em>Marseillaise</em> avait été rajoutée à la fin de l&rsquo;œuvre au Metropolitan Opera en 1940, sous l&rsquo;impulsion de Lily Pons. À Versailles, le refrain de la <em>Marseillaise</em> complète aussi la reprise de « Salut à la France »** dans un <em>tutti</em> certes réjouissant (avec ce qui semble être l&rsquo;orchestration de Berlioz), mais le choix interroge. Certes, entonner la <em>Marseillaise</em> dans l&rsquo;enceinte de l&rsquo;Opéra Royal peut apparaître comme un acte subversif et plutôt amusant, mais les paroles de Rouget de Lisle colorent ce bouquet final si consolateur (la Marquise rompt enfin le cycle éternel des amours forcées et un roturier autrichien épouse une bâtarde française) d&rsquo;une teinte belliciste un brin inopportune – sans parler de la présence de Napoléon, qui est une figure historique passionnante, mais pas nécessairement un modèle politique aussi opérant aujourd&rsquo;hui qu&rsquo;en 1840.</p>
<figure id="attachment_187406" aria-describedby="caption-attachment-187406" style="width: 1024px" class="wp-caption aligncenter"><img decoding="async" class="wp-image-187406 size-large" src="https://www.forumopera.com/wp-content/uploads/Z8Z_8538-1024x683.jpg" alt="" width="1024" height="683" /><figcaption id="caption-attachment-187406" class="wp-caption-text">Gwendoline Blondeel (Marie) et le Chœur de l&rsquo;Armée française © Julien Benhamou</figcaption></figure>
<p style="font-weight: 400;">La distribution de jeunes chanteurs (et un vétéran !) réunie par l&rsquo;Opéra Royal est vraiment enthousiasmante. <strong>Gwendoline Blondeel</strong> d&rsquo;abord, qu&rsquo;on admire surtout comme une des plus sincères et merveilleuses interprètes actuelles du répertoire baroque, prolonge avec le rôle de Marie son incursion progressive dans le répertoire du XIXe siècle (après notamment <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/litaliana-in-algeri-beaune-litalienne-a-beaune/">Elvira dans <em>L&rsquo;Italienne à Alger</em></a> et <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/bizet-carmen-versailles/">Frasquita dans <em>Carmen</em></a>). On retrouve ici ce timbre fruité si charmant et cet abattage scénique et vocal si évident, et l&rsquo;on s&rsquo;émerveille devant la qualité de la projection de la voix, assurée et puissante, à l&rsquo;échelle qui est la sienne. Les suraigus, ajoutés en nombre, ont ce soir-là quelque chose de tendu et son « Il faut partir » est un peu trop extérieur, mais elle trouve enfin plus d&rsquo;abandon et d&rsquo;infériorité dans un  « Par le rang » profondément émouvant.</p>
<p>Ensuite, <strong>Patrick Kabongo</strong> impressionne dans le rôle de Tonio. Il ne fait qu&rsquo;une bouchée des fameux contre-uts de « Pour mon âme », qui sonnent même comme des notes beaucoup plus basses tant elles sont émises avec aisance. On perçoit par ailleurs que les graves ne sont pas un problème pour lui et on se demande quelle type de variation il pourrait se permettre dans un répertoire plus purement belcantiste. La principale réserve qu&rsquo;on pourrait émettre tient à la projection limitée du chanteur, mais les passages tendres le révèlent à son meilleur : son usage de la voix mixte dans la romance du dernier acte (« Pour me rapprocher de Marie ») est d&rsquo;une classe folle et touche en plein cœur. On aimerait beaucoup l&rsquo;entendre dans le répertoire français (en Nadir par exemple) ou dans Mozart. On pourra en tout cas le découvrir dans Rossini en début de saison prochaine, dans une <em>Cenerentola/Cendrillon</em> en français !</p>
<p>Après une Carmen d&rsquo;anthologie sur cette même scène, <strong>Eléonore Pancrazi</strong> revêt les atours de la Marquise de Berkenfield avec un bagout qui fait mouche. Quel plaisir de voir des interprètes goûter avec une telle gourmandise aux excès d&rsquo;un personnage ! Ce rôle, qu&rsquo;on confie souvent à des voix de mezzo graves plus âgées, est peut-être un peu grave pour la chanteuse qui peine parfois à se faire entendre dans le bas médium, mais l&rsquo;engagement, la musicalité, le sens du rythme comique balaient toutes les réserves. La scène de la leçon de musique, où la Marquise essaye tant bien que mal de discipliner Marie et de lui faire chanter un air de cour, est particulièrement savoureuse. Tout, dans les regards, les postures, les intonations relève d&rsquo;un sens aigu du théâtre, comme le prouvait déjà sa première apparition au début de l&rsquo;œuvre.</p>
<figure id="attachment_187403" aria-describedby="caption-attachment-187403" style="width: 1024px" class="wp-caption aligncenter"><img decoding="async" class="wp-image-187403 size-large" src="https://www.forumopera.com/wp-content/uploads/Z8Z_0483-1024x683.jpg" alt="" width="1024" height="683" /><figcaption id="caption-attachment-187403" class="wp-caption-text">Eléonore Pancrazi (la Marquise) et Jean-François Lapointe (Sulpice) © Julien Benhamou</figcaption></figure>
<p>Le vétéran que nous mentionnons, c&rsquo;est le Sulpice de <strong>Jean-François Lapointe</strong>, artiste admiré sur de nombreuses scènes françaises et internationales depuis de nombreuses années. La voix est d&rsquo;une homogénéité et d&rsquo;un moelleux miraculeux, avec ce qu&rsquo;il faut de tendresse et de relief pour incarner toutes les facettes du personnage. Il propose un portrait absolument complet et idéal du sergent, sans manquer d&rsquo;être touchant, dans un français cristallin. La distribution est complétée par l&rsquo;Hortensius sonore et juste de <strong>Jean-Gabriel Saint-Martin</strong>, qui serait presque sous-employé s&rsquo;il n&rsquo;était pas si bon comédien (le rôle est très présent dans les scènes dialoguées). On a peu l&rsquo;occasion d&rsquo;entendre <strong>Flore Royer</strong> chanter, mais elle impose une présence scénique autoritaire et friponne, aussi bien dans le rôle muet de la Madone au premier acte qu&rsquo;en Duchesse de Crakentop. <strong>Attila Varga-Tóth</strong> et <strong>Jérémie Delvert</strong> charment eux aussi dans leurs interventions successives.</p>
<p>Si le <strong>Chœur de l&rsquo;Armée française</strong>, complété pour les pupitres féminins par le <strong>Choeur de l&rsquo;Opéra Royal</strong>, n&rsquo;appelle que des éloges, par la précision des attaques et du texte, l&rsquo;homogénéité des timbres, l&rsquo;assurance scénique dont ses membres font preuve, on est plus réservé quant aux qualités de l&rsquo;<strong>Orchestre de l&rsquo;Opéra Royal</strong>. L&rsquo;ouverture, durant laquelle défile des projections de gravures de scènes de guerre, a quelque chose d&rsquo;une déroute, tant les décalages et les approximations d&rsquo;intonation sont nombreuses. <strong>Gaétan Jarry</strong> rassemble plus efficacement ses troupes dans la suite de l&rsquo;œuvre et on se retrouve assez charmé par cette interprétation vive et piquante de Donizetti, dominée par les timbres si caractérisés des instruments d&rsquo;époque. La solo de violoncelle ouvrant « Par le rang » est d&rsquo;ailleurs d&rsquo;une grande beauté. Mais l&rsquo;ensemble manque tout de même cruellement de cohésion et de précision, donnant une allure brouillonne à certains passages.</p>
<pre style="font-weight: 400;">* Cette omniprésence du compositeur sur les scènes lyriques parisiennes en cette saison 1839-1840 inspire à Berlioz une chronique acerbe dont ces quelques mots sont restés célèbres : « On ne peut plus dire : les théâtres lyriques de Paris, mais seulement : les théâtres lyriques de M. Donizetti » (<em>Journal des Débats</em>, 16 février 1840)</pre>
<pre style="font-weight: 400;">** Notons aussi que Beverly Sills avait la facétieuse habitude d'ajouter des variations sur la <em>Marseillaise</em> dans ses airs du premier acte. Par ailleurs, on sait que Napoléon préférait <em>Le Chant du départ</em> de Méhul à <em>La Marseillaise</em>.</pre>
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		<title>Découvrez la nouvelle promotion des talents ADAMI Classique</title>
		<link>https://www.forumopera.com/breve/decouvrez-la-nouvelle-promotion-des-talents-adami-classique/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[La Rédaction]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 11 Jul 2024 04:51:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Les Talents Adami Classique visent à propulser de jeunes musiciens classiques sur le devant de la scène, en leur offrant des opportunités de concert et de collaboration. Chaque année huit artistes classiques (quatre lyriques et quatre instrumentistes) sont distinguées. La promotion 2024 vient d&#8217;être dévoilée&#160;: Artistes instrumentistes : Thomas Dubois – Saxhorn&#160;; Marie Ducroux – &#8230;</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Les Talents Adami Classique visent à propulser de jeunes musiciens classiques sur le devant de la scène, en leur offrant des opportunités de concert et de collaboration. Chaque année huit artistes classiques (quatre lyriques et quatre instrumentistes) sont distinguées. La promotion 2024 vient d&rsquo;être dévoilée&nbsp;:</p>
<ul>
<li>Artistes instrumentistes : <strong>Thomas Dubois</strong> – Saxhorn&nbsp;; <strong>Marie Ducroux</strong> – Alto&nbsp;; <strong>Iris Scialom</strong> – Violon&nbsp;; <strong>Gaspard Thomas</strong> – Piano</li>
<li>Artistes lyriques : <strong>Michèle Bréant</strong> – Soprano&nbsp;; <strong>Adrien Fournaison</strong> – Baryton&nbsp;; <strong>Antonin Rondepierre</strong> – Tenor&nbsp;; <strong>Flore Royer</strong> – Mezzo</li>
</ul>
<p>Fin juillet, la Ferme de Villefavard accueillera ces huit talents pour une semaine de résidence à l’issue de laquelle ils donneront un concert exceptionnel, le 27 juillet. Autres rendez-vous&nbsp;: les Musicales de Normandie le vendredi 30 août, puis la scène du Bal Blomet à Paris le 2 décembre.</p>
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		<title>FLOTOW, L&#8217;ombre &#8211; Paris (Grévin)</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/flotow-lombre-paris-grevin/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Jean Michel Pennetier]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 03 Jul 2024 05:34:29 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>On connait encore un peu la Martha de Friedrich von Flotow par la romance de Lyonel à l&#8217;acte III, « Ach, so fromm », cheval de bataille des ténors en récital, le plus souvent interprétée dans sa version en italien « M&#8217;appari, tutt&#8217;amor » (1). L&#8217;association Parole et Musique fait ici revivre L’Ombre, rarissime opéra-comique &#8230;</p>
<p class="read-more"> <a class="" href="https://www.forumopera.com/spectacle/flotow-lombre-paris-grevin/"> <span class="screen-reader-text">FLOTOW, L&#8217;ombre &#8211; Paris (Grévin)</span> Lire la suite »</a></p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>On connait encore un peu la <em>Martha</em> de Friedrich von Flotow par la romance de Lyonel à l&rsquo;acte III, « Ach, so fromm », cheval de bataille des ténors en récital, le plus souvent interprétée dans sa version en italien « M&rsquo;appari, tutt&rsquo;amor » (1). L&rsquo;association <strong>Parole et Musique</strong> fait ici revivre<em> L’Ombre</em>, rarissime opéra-comique français, qui disparut à la suite du déclenchement de la guerre de 1870. <a href="https://www.forumopera.com/francoise-tillard-flotow-nous-montre-quon-peut-etre-heureux-meme-face-aux-plus-grands-malheurs/">Nous renvoyons nos lecteurs à notre entretien avec Mme Françoise Tillard pour en savoir plus sur cet ouvrage</a>.</p>
<p>Le livret est typique de l&rsquo;opéra-comique de l&rsquo;époque, c&rsquo;est-à-dire relativement conventionnel : le but de Flotow n&rsquo;est pas ici de renouveler le genre mais de développer l&rsquo;originalité de son art sur un canevas fixé. Compte tenu de l’absence de synopsis sur la toile, un résumé ne sera pas de trop pour les générations futures. L&rsquo;action se situe en 1707, durant la guerre des Cévennes (1702-1710) laquelle est la conséquence de la Révocation de l’Édit de Nantes en 1685. Ces persécutions exercées par les troupes royales sur les protestants, étaient connues sous le nom de dragonnades (enfin&#8230; connues jusqu’au XIXe siècle, parce que de nos jours…). Un autre opéra-comique, autrefois très populaire, s’inspire de ces mêmes persécutions : <em>Les Dragons de Villars</em>. Les lieux de l’action sont imprécis (le texte mentionne une frontière, peut-être celle de la Savoie). Nous sommes dans une vallée que le conflit a épargné. Après une ouverture (non jouée ici), nous faisons connaissance avec le docteur Antoine Mirouet, personnage tout en rondeur, qui vante les mérites de sa jument, Cocotte, « qui trotte, qui trotte ». Il est venu rendre visite à Madame Abeille, une riche veuve, et à d&rsquo;autres personnages truculents, afin de préparer une petite fête pour la Saint-Fabrice. Fabrice est le nom du jeune locataire de Mme Abeille. Le docteur Antoine et la logeuse se lancent des piques, celui-ci la plaisantant sur un éventuel remariage au sujet duquel commère le village. Mme Abeille se récrie, mais ces insinuations ne sont pas dénuées de fondement : quoiqu&rsquo;elle s&rsquo;en défende, elle a un faible certain pour son locataire. Le duo initial se transforme en trio avec l&rsquo;arrivée de Fabrice, qui est également le seul ami du docteur. Le jeune homme est un sculpteur récemment arrivé dans le pays, dont les œuvres sur bois connaissent un grand succès dans le voisinage : chacun veut ainsi la représentation de son saint patron. Mme Abeille et le docteur ont prévu d&rsquo;inviter Fabrice à un repas pour sa fête qui tombe ce même jour. Dans une délicate ariette, « Pour m&rsquo;aimer, au lieu d&rsquo;un cœur, j&rsquo;en trouve deux », à laquelle se joignent ses amis pour le refrain, Fabrice chante un bonheur nostalgique, évoquant de manière imprécise des malheurs passés pour mieux souligner le bonheur présent. L&rsquo;air se termine par une strette plus enjouée. Antoine et Mme Abeille partis, une jeune fille apparait, épuisée de fatigue et en proie à de grandes émotions. Elle vient « de l’autre côté de la montagne ». Sa mère est morte, la ferme a brûlé. Elle s’est enfuie à la recherche d’un emploi. A la vue de Fabrice, elle est prise d’une vive émotion : elle a cru reconnaitre quelqu&rsquo;un d&rsquo;autre sous les traits de Fabrice, une ombre. Une fois reprise, elle lui demande de rentrer à son service puisqu’il cherche une servante, et lui chante une douce romance, d’une simplicité touchante, expression pudique de ses émotions, avec notamment une émouvante envolée sur « Les biens que l’on fait sur la terre, Dieu toujours vous les rend au Ciel ». Fabrice, un peu troublé, accepte. A son retour, Mme Abeille voit cette nouvelle présence féminine d’un mauvais œil et multiplie les sous-entendus désobligeants, laissant Jeanne au bord des larmes. Antoine revient ensuite et Jeanne le reconnait comme son parrain (quelle coïncidence…) : il a également fuit les Cévennes depuis quelque temps. Le docteur est enchanté de cette rencontre et se voit déjà épousant la jeune fille. La petite compagnie se met alors à table, ce qui nous vaut un ensemble particulièrement réussi dans laquelle la logeuse orne par des coloratures virtuoses le chant plus simple des trois autres protagonistes. Le docteur et Mme Abeille ayant quitté la scène, Fabrice et Jeanne ont un duo doux-amer où le jeune homme cherche à comprendre les angoisses de la jeune femme, mais celle-ci se dérobe à toute explication. Fabrice la mène à sa chambre, se promettant de la laisser en paix. Mais un cri de la jeune femme se fait entendre et, rompant sa promesse, le jeune homme pénètre dans la pièce : celle-ci est vide et une porte donnant vers l’extérieur est ouverte. Mme Abeille, qui veille de loin sur la vertu de son locataire, a vu Fabrice rentrer chez Jeanne et se voit confirmée dans ses a priori envers la moralité de Jeanne.</p>


<figure class="wp-block-image aligncenter size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="682" src="https://www.forumopera.com/wp-content/uploads/Image-3-1024x682.jpeg" alt="" class="wp-image-167396"/><figcaption class="wp-element-caption"><sup>Nicolas Bercet, Clémentine Decouture et Charles Mesrine © Jean Fleuriot</sup></figcaption></figure>


<p>Acte 2. Mme Abeille évoque le scandale dans une longue aria à coloratures, celles-ci servant à l’expression de sa frustration : « L’amour est un songe&#8230; ». Elle a prévenu tout le village de la conduite supposément immorale de Jeanne. Le docteur vient la plaisanter sur la fermeté de ses convictions car elle n’a pas été vue à l’office. Il reconnait au passage que ce n’est pas la meilleure période pour plaisanter sur ces sujets. Mme Abeille lui raconte ce qu’elle croit savoir. Fabrice fait son entrée, à la recherche de Jeanne. Celle-ci apparait, en larmes : elle a été chassée de l’office par les villageois qui l’accusent d’avoir été vue en pleine nuit avec Fabrice. Celui-ci est obligé d’éclairer la situation : à la suite du cri de Jeanne et n’ayant pas trouvé celle-ci, il la recherchée sous l’orage et l’a retrouvée alors qu&rsquo;elle s’enfuyait dans la nuit conduite au bord d’un précipice. Il l&rsquo;a sauvée d’une chute. Pragmatique, le docteur saute sur l’occasion : que Jeanne l’épouse et cela fera taire tous les ragots. Mme Abeille exprime ses regrets et demande pardon à Jeanne : elle était jalouse d’elle. Jeanne lui explique qu’elle n’est pas amoureuse de Fabrice, mais d’un autre homme qui lui ressemble. Elle raconte son histoire. Fille d’un fermier de Hollecourt, elle travaille à la lingerie du château et est progressivement tombée amoureuse du jeune comte, qui ne s’en est jamais douté et ne l’a sans doute jamais remarquée. Elle raconte les circonstances de la mort de celui-ci. Durant la guerre, sa troupe s’en est pris à une ferme calviniste. Le comte est intervenu pour désarmer son supérieur et empêcher que les fermiers ne soient brûlés vifs. Cette rébellion lui vaudra d’être condamné au peloton d’exécution et il sera exécuté sous les yeux de Jeanne. Fabrice a tous les traits du comte et même sa voix : sa vue est un supplice pour Jeanne. Le jeune homme a entendu la fin de l’entretien et confirme qu’il était au courant de cette ressemblance qu’il pointe comme une coïncidence. Le docteur, revenant de ses visites médicales équestres, vient inviter son ami à son prochain mariage avec Jeanne. Il lui explique qu’un de ses malades lui a raconté la vraie histoire du Comte de Rollecourt : celui-ci n’est pas mort car son capitaine avait demandé à son sergent d’enlever les balles des fusils. Le comte a pu s’enfuir après cette exécution simulée. Malheureusement, le capitaine a été dénoncé et condamné à mort à la place du comte. Vivement ému, Fabrice lui explique qu’il ne pourra être présent à son mariage car il doit immédiatement partir pour une affaire importante. Rien ne peut le retenir. Les deux amis s’embrassent comme si c’était la dernière fois ce qui ne manque pas de troubler Antoine. Jeanne évoque ses sentiments tandis que Fabrice exprime les siens : il veut se livrer pour sauver le capitaine qui a risqué sa vie pour lui. Dans ce faux duo original, les deux voix s’entremêlent sans se parler directement. Le faux duo en devient un vrai quand, à la lumière de la lune, Jeanne comprend que Fabrice est bien le comte. Le jeune homme s’enfuit.</p>


<figure class="wp-block-image aligncenter size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="682" src="https://www.forumopera.com/wp-content/uploads/Image-6-1-1024x682.jpeg" alt="" class="wp-image-167397"/><figcaption class="wp-element-caption"><sup>Flore Royer, Françoise Tillard, Clémentine Decouture,  Charles Mesrine et Nicolas Bercet  © Jean Fleuriot</sup></figcaption></figure>


<p>Acte 3. Trois jours plus tard. Mme Abeille et Jeanne chantent leur amitié nouvelle. Mme Abeille reste seule avec Antoine qui vient d’entrer. Elle lui explique que le bruit de l’horloge plonge Jeanne dans des angoisses affreuses et la conduit à des délires. Toujours pragmatique, le docteur bloque les aiguilles sur midi ; ou sur minuit, réplique la logeuse. Il s’ensuit un délicieux duo sur le thème, certes convenu, « Midi c’est la vie ! Minuit c’est l’amour&#8230; ». Antoine ajoute qu’un mari rendra le bonheur à Jeanne. En semblant rechigner, Mme Abeille lui explique que Jeanne, dans son délire, a clamé son amour pour Fabrice qui ne serait autre que le comte de Rollecourt. Faisant le rapprochement, Antoine comprend pourquoi Fabrice lui a fait des adieux déchirants mais, contre toute attente, celui-ci fait son entrée. Sans plus d’explication, il déclare qu’il veut épouser Jeanne, ce qui ne déçoit Antoine que modérément. Cependant, il faut que le mariage se fasse à l’instant. Comme tout a déjà été préparé pour celui de Jeanne et d’Antoine, cela ne pose aucun problème. Resté seul, Fabrice rédige ses dernières volontés et s’apitoie sur Jeanne dans une délicate aria « Pauvre ange dont la triste vie ne connut pas un seul beau jour ». En réalité, touchés par sa noblesse, les juges lui ont accordé trois jours pour accomplir ses derniers devoirs : il devra ensuite revenir pour son exécution. Avant de mourir, Fabrice veut donc épouser Jeanne : il la laissera veuve et comtesse. Conduite par Mme Abeille, Jeanne rejoint Fabrice qui lui prise le mariage. Le trio qui suit, à la fois enjoué et doux-amer, est particulièrement remarquable par sa mélodie évoquant le bruit des cloches sur la phrase « Le voilà ce bruit argentin qui nous appelle, à la chapelle », sans doute le morceau le plus immédiatement séduisant de l’ouvrage. De son côté, le docteur a tout appris par un sergent : c’est la mort qui attend Fabrice : il pleure sur l’ami qu’il va bientôt perdre. Le mariage a lieu. Jeanne est joyeuse mais avec un triste pressentiment. Resté seul, Fabrice pense qu’il ne lui reste plus que deux heures avant de devoir partir. Trompé par l’horloge bloqué sur midi, il doit partir au plus vite. Mme Abeille, a qui Antoine a tout raconté, expose l’épouvantable situation à Jeanne (on dirait aujourd’hui qu’elle « prend cher »). Précédemment appelé d’urgence a soigner un cavalier blessé, le docteur revient avec le message de celui-ci : c’est la grâce accordé au comte par le Maréchal de Villars pour le récompenser de son acte courageux. Cocote, qui aura galopé pour la première fois de sa vie, aura droit à une double ration de picotin. Finalement, Mme Abeille trouve que l’excellent docteur a décidément des qualités qu’un autre mariage pourrait couronner (reprise du thème des cloches). Tout est bien qui finit bien. Comme on le voit, l’intrigue est compliquée à plaisir, mais la trame générale est sans grande surprise : comme on l’a dit plus haut, c’est un peu la règle de ce type d&rsquo;oeuvres (règle qu&rsquo;illustre Bizet avec <em>Les</em> <em>Pêcheurs de Perles</em> et à laquelle il déroge complètement avec <em>Carmen</em>). Sans pourtant fourmiller de mélodies immédiatement mémorables, la partition de Flotow soutient l&rsquo;intérêt par son charme et sa simplicité. La mélodie exprime les sentiments avec justesse, sans excès dramatique. Comme l&rsquo;écrivait le critique de la <em>Revue des Deux Mondes</em>, « Les morceaux sont courts et mélodieux. M. de Flotow a du goût et n’insiste pas comme l’a fait souvent Meyerbeer, qui traçait un grand tableau là où il aurait fallu un simple croquis. ». C&rsquo;est une musique bien élevée, bien de son temps, reflet d&rsquo;autres temps et d&rsquo;autres mœurs, bien plus policés.</p>
<p>Les personnages sont dramatiquement et musicalement caractérisés &nbsp;: deux rôles <em>semi seria</em>, et deux autres plus sombres. Vocalement, Jeanne exige une voix dramatique : le rôle avait été créé par Marie Rôze (24 ans à la création de <em>L&rsquo;Ombre</em>), célèbre artiste pour qui Bizet avait écrit <em>Carmen</em>, mais qui refusa de créer l’ouvrage jugé « obscène » (elle y triomphera par la suite) . Mme Abeille est plus légère et virtuose. Marguerite Priola (20 ans, disparue à 27) créa de nombreux opéras-comiques et interpréta <em>La Fille du régiment</em> pour la 500e de l&rsquo;ouvrage. Avec ces deux personnages, on retrouve une opposition classique de l’opéra français : Alice et Isabelle (<em>Robert le Diable</em>), Valentine et Marguerite (<em>Les Huguenots</em>), Rachel et Eudoxie (<em>La Juive</em>), Berthe et Fidès (<em>Le Prophète</em>), Selina et Inès (<em>L’Africaine</em>), voire Chimène et l’Infante (<em>Le Cid</em>) ou Carmen et Micaela. Pour terminer cette évocation de la distribution originale, signalons que Jules-Sébastien Monjauze, le premier Fabrice, fut aussi le créateur du rôle d’Énée dans <em>Les Troyens à Carthage</em> (1883 : actes III à V des Troyens) et celui de la création française de <em>Rienzi</em>. On ne devait pas avoir trop de problème à l’entendre à l’Opéra-comique. Enfin, interprète d&rsquo;Antoine à la création, Auguste Alphonse Edmond Meillet fut un pilier du Théâtre-Lyrique et de l’Opéra-comique ainsi que de scènes de province. Quoiqu’ayant participé à de nombreuses créations, aucune n&rsquo;est passée à la postérité à part, à la limite, <em>Le Médecin malgré lui</em> de Charles Gounod que l&rsquo;on peut voir de temps à autres. Que ne donnerait-on pas pourtant pour entendre des titres aussi baroques que <em>La&nbsp;Poupée de Nuremberg</em> (Adam), <em>Bonsoir Voisin</em> (Poise),<em> La Reine Topaze</em> (Massé), <em>Gil Blas</em> (Semet), <em>Don</em> <em>Quichotte</em> (Boulanger, version qui peut difficilement être pire que celle de Massenet), et surtout la mystérieuse <em>Jaguarita l’Indienne</em> (Halévy). Comme on le voit, l&rsquo;ouvrage est écrit pour de vraies grandes voix et ne peut se satisfaire de comédiens-chanteurs comme certaines œuvres d&rsquo;Offenbach.</p>
<p>La distribution réunie par Parole et Musique est d&rsquo;un niveau très satisfaisant. En Mme Abeille, <strong>Clémentine Decouture</strong> offre un timbre cristallin et une technique irréprochable dans les nombreuses coloratures qui viennent orner une difficile partie vocale. La caractérisation dramatique, finement mutine, est d&rsquo;une justesse amusante, sans histrionisme. Le docteur de <strong>Nicolas Bercet</strong> est dans la même veine, avec un chant naturel et une belle maitrise du souffle, notamment quand la partition exige un aigu en voix mixte, et un grand naturel scénique. <strong>Charles Mesrine</strong> a pour lui un beau timbre chaud et sait colorer son chant, offrant de belles nuances, notamment des diminuendos bien venus, parfaitement réussis. <strong>Flore Royer</strong> est une Jeanne au chant expressif, mais toujours sans excès, d&rsquo;une juste intensité et d&rsquo;une belle poésie. Armée d&rsquo;un seul piano, l&rsquo;infatigable <strong>Françoise Tillard</strong>, initiatrice de cette reprise, imprime à l&rsquo;ouvrage l&rsquo;élan dramatique nécessaire pendant cette heure et demi de musique (sans entracte !). Parfaitement préparés, les chanteurs brillent unanimement par une excellente articulation qui rend inutile la lecture du surtitrage (ça tombe bien : il n&rsquo;y en a pas). La projection des voix est tout à fait satisfaisante. L&rsquo;acoustique et la beauté du Théâtre Grévin ajoute au charme de cette délicieuse recréation dont on espère qu&rsquo;elle donnera l&rsquo;envie aux directeurs de salle de remonter l&rsquo;ouvrage en version intégrale avec orchestre. Il le mérite.</p>
<pre><span style="color: #1e1e1e; font-family: Menlo, Consolas, monaco, monospace; white-space-collapse: preserve; background-color: var(--ast-global-color-5); font-weight: inherit;">*Il subsiste un débat sur l'origine de cette romance. Pour certains musicologues, elle était déjà présente lors de la création viennoise. Pour d'autres, elle aurait été ajoutée au moment de la création parisienne. Il n'en demeure pas moins qu'elle provient d'un opéra fantastique en français de Flotow, </span><em style="color: #1e1e1e; font-family: Menlo, Consolas, monaco, monospace; white-space-collapse: preserve; background-color: var(--ast-global-color-5); font-weight: inherit;">L'âme en Peine</em><span style="color: #1e1e1e; font-family: Menlo, Consolas, monaco, monospace; white-space-collapse: preserve; background-color: var(--ast-global-color-5); font-weight: inherit;"> (1846). C'est dire les passerelles musicales de Flotow entre le style français et le style germanique.</span></pre><p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/flotow-lombre-paris-grevin/">FLOTOW, L&rsquo;ombre &#8211; Paris (Grévin)</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
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		<title>CHARPENTIER, Le Malade imaginaire — Nantes</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/le-malade-imaginaire-nantes-dilate-la-rate/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Tania Bracq]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 01 Feb 2022 05:00:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Avec cette belle production du Malade Imaginaire qui rassemble trois compagnies spécialistes de ce répertoire, l&#8217;année Molière est lancée à Nantes avec brio. Après L&#8217;Amour médecin, Monsieur de Pourceaugnac et Les Amants magnifiques, L&#8217;Eventail, le Concert Spirituel et les Malins Plaisirs conjuguent à nouveau leurs talents pour une nouvelle comédie-ballet de Molière montée – pour la &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Avec cette belle production du <em>Malade Imaginaire </em>qui rassemble trois compagnies spécialistes de ce répertoire, l&rsquo;année Molière est lancée à Nantes avec brio. Après <em>L&rsquo;Amour médecin</em><em>, </em><em>Monsieur de Pourceaugnac </em><em>et<a href="https://www.forumopera.com/les-amants-magnifiques-massy-le-roi-danse-magnifiquement"> </a></em><a href="https://www.forumopera.com/les-amants-magnifiques-massy-le-roi-danse-magnifiquement"><em>Les Amants magnifiques</em></a>, L&rsquo;Eventail, le Concert Spirituel et les Malins Plaisirs conjuguent à nouveau leurs talents pour une nouvelle comédie-ballet de Molière montée – pour la première fois depuis trente cinq ans – dans l&rsquo;intégralité de ses « textes, musiques, chants et danses, sans retranchements ni ajouts, considérant qu&rsquo;il importe de s&rsquo;appuyer sur une construction dont l&rsquo;étude approfondie révèle qu&rsquo;elle est toujours dramatiquement juste. »</p>
<p>Après une entrée en matière un peu confuse, liée peut-être à la thématique carnavalesque du Prologue, les dix neuf instrumentistes du Concert Spirituel<strong> </strong>trouvent leurs marques et accompagnent avec autant de pétillant que de précision les passages composés par Marc-Antoine Charpentier. Ceux-ci, malheureusement, ne sont pas si récurrents au cours des 3h30 de spectacle et la fosse semble parfois piquer du nez tandis qu&rsquo;au plateau se déroulent les trois actes de la pièce de théâtre. Mais <strong>Hervé Niquet</strong> sait jouer de sa faconde naturelle au service du propos avec une direction enlevée et gouailleuse qui fait merveille.</p>
<p>Quel plaisir sans mélange lorsque la compagnie de l&rsquo;Eventail ajoute la danse au délice de la musique ! Les chorégraphies créatives de <strong>Marie-Geneviève Massé</strong> teintent leur parfaite connaissance de l&rsquo;époque de fantaisie et d&rsquo;humour, choisissant d&rsquo;être avant tout fidèles à l&rsquo;esprit d&rsquo;une fête royale au Grand Siècle plutôt qu&rsquo;à sa lettre.</p>
<p>Plus encore, la danse des robots médecins ne manque pas l&rsquo;insolence et poursuit la métaphore du pantin manipulé qui court dans toute la mise en scène et évoque avec tant de pertinence les aberrations du Malade Imaginaire, jouet de sa femme, des médecins puis du reste de sa famille.</p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" alt="" class="image-large" height="312" src="/sites/default/files/styles/large/public/le_malade_imaginaire_22-01-15_c_helene_aubert_mg_5774.jpg?itok=VdFicH7x" title=" © Hélène Aubert" width="468" /><br />
	 © Hélène Aubert</p>
<p>Un grand fauteuil sur roulette où Argan est perpétuellement déplacé, transbahuté par les uns et les autres et où s&rsquo;effondre son épouse lorsque son hypocrisie est démasquée, est l&rsquo;autre élément qui souligne ces jeux de manipulations.</p>
<p>Peu d&rsquo;accessoires, donc, mais toujours signifiants dans une scénographie astreinte à l&rsquo;économie puisqu&rsquo;il faut sans cesse laisser le plateau libre pour la danse. <strong>Claire Niquet</strong> fait merveille avec cette belle place urbaine au milieu de laquelle s&rsquo;ouvre et se ferme en grisaille la maison-boîte de la famille. Comme la plupart des barbons chez Molière, Argan perd son humanité à force d&rsquo;être obsessionnel. Son hypocondrie lui fait perdre les couleurs de la vie, il est donc logique que sa demeure manque de relief et de pigments.</p>
<p>En revanche, teintes jubilatoires et réjouissante fantaisie éclatent avec l&rsquo;extraordinaire brio que l&rsquo;on connaît à <strong>Erick Plaza-Cochet</strong> dans les costumes, les perruques et masques animaux portés par les artistes.</p>
<p>L&rsquo;esprit de troupe de l&rsquo;Illustre Théâtre souffle sur la soirée car <strong>Vincent Tavernier</strong>, metteur en scène et directeur artistique, individualise chacun pour rendre plus vivant et tourbillonnant encore ce carnaval où les trois arts – danse, musique et comédie – s&rsquo;harmonisent avec une parfaite fluidité, ce qui était une gageure.</p>
<p>Parmi les comédiens, soulignons la performance particulièrement vive et piquante de<strong> Marie Loisel</strong> en Toinette, tandis que <strong>Pierre-Guy Cluzeau</strong> dose parfaitement le ridicule de son Argan qui reste toujours aussi crédible que drôle, tout comme l&rsquo;hilarant Thomas Diafoirus de <strong>Benoît Dallongeville</strong>.</p>
<p>Le plateau vocal n&rsquo;a que peu à chanter, les ensembles sont impeccables mais dans les parties séparées, <a href="https://www.forumopera.com/actu/axelle-fanyo-je-ne-peux-pas-atteindre-mon-plus-haut-potentiel-sans-lenergie-du-public"><strong>Axelle Fanyo</strong></a> brille tout particulièrement avec une Flore diaprée d&rsquo;une présence solaire et de couleurs sensuelles, encadrée par <strong>Lucie Edel </strong>et <strong>Flore Royer</strong>, aussi vives que charmantes et aux timbres bien assortis.</p>
<p>Chez les hommes, <strong>Blaise Rantoanina</strong>, révélation classique Adami 2016, pâtit d&rsquo;une projection un peu métallique et d&rsquo;aigus tendus, contrairement à <strong>Yannis François</strong> (également danseur !) tout en rondeur chaleureuse dont le focus, l&rsquo;épatante diction nous avait déjà frappés dans <em><a href="https://www.forumopera.com/la-dame-blanche-rennes-le-delicieux-bestiaire-des-davenel-streaming">la Dame Blanche</a> </em>à l&rsquo;opéra de Rennes. </p>
<p>Une nouvelle fois, l&rsquo;équipe artistique assume pleinement son credo : « proposer une interprétation fondée sur un total respect des sources – mais contemporaine. [Délaisser] gestique, éclairage à la chandelle ou français restitué [au profit] de la vitalité et l&rsquo;inventivité qui sont les marques de fabrique originales [de la comédie-ballet], pour proposer au public d&rsquo;aujourd&rsquo;hui des spectacles qui les touchent immédiatement – comme le souhaitaient les créateurs – grâce à des modes d&rsquo;interprétation contemporains&#8230; Spectacle total, d’une fantaisie sans limites, accessible à tous les âges, à tous les goûts, à tous les esprits, la comédie-ballet est avant tout le récit d’un combat et d’une victoire, celle de l’esprit de joie sur l’esprit de sérieux » comme le souligne la <em>standing ovation</em> qui clôture la soirée.</p>
<p> </p>
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