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	<title>Sonja FRISELL - Artiste - Forum Opéra</title>
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	<description>Le magazine en ligne de l&#039;opéra</description>
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	<title>Sonja FRISELL - Artiste - Forum Opéra</title>
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		<title>VERDI, Aida — New York</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/aida-new-york-1169-1170-1171/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Yannick Boussaert]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 11 Jan 2019 05:11:08 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Mille cent soixante et onze ! Aida est bel et bien un pilier du Met dans lequel les plus grandes et les plus grands se sont illustrés. Qu’en est-il en ce vendredi soir de janvier 2019 ? Du muscle et des décibels, Yonghoon Lee est égal à lui-même. Même s’il avait dans son bagage technique la ressource &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Mille cent soixante et onze ! <em>Aida</em> est bel et bien un pilier du Met dans lequel les plus grandes et les plus grands se sont illustrés. Qu’en est-il en ce vendredi soir de janvier 2019 ? Du muscle et des décibels, <strong>Yonghoon Lee</strong> est égal à lui-même. Même s’il avait dans son bagage technique la ressource pour s’essayer au si bémol morendo de « Celeste Aida », il y a fort à parier qu’il préfèrerait encore la note péremptoire dont il a gratifié le public new-yorkais. L’ennui vient du fait que le bagage technique se résume à cet instrument puissant. Ses rares tentatives de nuance piano produisent des notes détimbrées émises dans la gorge et les joues. A chanter toutes vannes ouvertes, les voyelles perdent leur saveur, les « a » et les « o » deviennent des « e » ce qui s’avère très rapidement problématique quand vos répliques consistent à répéter le nom de votre chère et tendre jusqu’à la déraison. Car, sans euphémisme, si Radamès n’est pas le personnage masculin le plus psychologiquement étoffé du répertoire verdien, alors Yonghoon Lee en est peut-être l’interprète idéal. <strong>Kristin Lewis</strong> qui, étonnamment, fait ses débuts new-yorkais à la faveur du remplacement tardif de Sondra Radvanovsky, forfait pour raisons personnelles, offre une approche à l’exact opposé du celle du ténor sud-coréen. De son rôle signature, la soprano américaine possède les nuances et la sensibilité, à défaut de l&rsquo;ampleur d&rsquo;une spinto. Encore prudente et scolaire en première partie (« Ritorna vincitor » qui frémit seulement dans les derniers « pietà »), l’acte du Nil la voit bien plus musicale et engagée, même si elle doit reprendre son souffle en milieu de phrase pour déposer un bel ut piano dans « Patria mia ». Certes, Kristin Lewis est bien loin de la suavité d’une Anna Netrebko ici même ou de la suprématie technique et interprétative d’une Sondra Radvanovsky. Mais somme toute, elle mérite sa place sur les planches du Met pour cette soirée de répertoire.<strong> Dolora Zajick</strong> (Amneris) offre ses derniers feux dans un rôle dont la tessiture tendue lui convient bien moins que les graves gutturaux d’une Ulrica. Les registres sont à présent complètement disjoints, l’aigu aussi acide que le grave est rond. Reste l’abattage de ce pilier du Met avec près de 300 levers de rideau <em>in loco</em>. Les seconds rôles témoignent eux de l’excellence de la scène new-yorkaise dans sa programmation de tous les jours. <strong>Roberto Frontali</strong> compose un Amonasro retors au moyen d’un chant coloré et parfaitement nuancé. <strong>Soloman Howard</strong> (le Roi) en impose par son charisme, son volume et la couleur noire de son timbre, au même titre que <strong>Vitalij Kowaljow</strong> en Ramfis.</p>
<p><img fetchpriority="high" decoding="async" alt="" class="image-large" height="312" src="/sites/default/files/styles/large/public/aida_scene_0467.jpg?itok=oTyOiX-C" title="© Metropolitan Opera" width="468" /><br />
	© Metropolitan Opera</p>
<p>Les chœurs et l’orchestre du Metropolitan sont irréprochables dans une œuvre qu’ils fréquentent de saison en saison. A ce titre, le travail élégant de <strong>Nicola Luisotti</strong> est d’autant plus remarquable. Le chef italien s’efforce de maintenir l’équilibre entre dynamique théâtrale, couleurs et détails orchestraux et contrôle strict du volume. Il y parvient la plupart du temps, notamment lors du triomphe de l’acte deux, loin de la manière pompière qu’on peut entendre à l’occasion, proche de son plateau ou même des danseurs.</p>
<p>Une approche chambriste à l’opposé du gigantisme scénique. Cette production bien connue, <a href="https://www.forumopera.com/aida-new-york-lor-du-met">image d’Epinal d’une Egypte fantasmée</a> sur une scène où Broadway, les péplums et le clinquant font partie du langage national, ferait presque office de profession de foi pour le Met. Venez, venez assister à une merveille de machinerie et de costumes rutilants ! Et c’est un plaisir coupable que l’on déguste à l’occasion, comme ce gâteau trop riche qu’on ne peut s’empêcher de commander. Qu’importe si les chanteurs sont laissés à eux-même dans ces décors gigantesques et qu’importe si l’on frise le contre-sens en passant à côté du drame intime qu’est <em>Aida</em>. </p>
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		<title>Aïda au Met : confrontation au sommet</title>
		<link>https://www.forumopera.com/breve/aida-au-met-confrontation-au-sommet/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Christian Peter]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 08 Oct 2018 01:55:17 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Pour sa première retransmission de la saison dans les cinémas, le Met a choisi Aïda, dans la fameuse mise en scène de Sonja Frisell que les mélomanes connaissent bien puisqu’elle a fait l’objet d’une publication en vidéo avec Placido Domingo et Aprile Millo lors de sa création en 1988 et que le Met l’a déjà &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Pour sa première retransmission de la saison dans les cinémas, le Met a choisi <em>Aïda</em>, dans la fameuse mise en scène de <strong>Sonja Frisell</strong> que les mélomanes connaissent bien puisqu’elle a fait l’objet d’une publication en vidéo avec Placido Domingo et Aprile Millo lors de sa création en 1988 et que le Met l’a déjà proposée dans les salles obscures en 2012 avec Roberto Alagna et Liudmyla Monastyrska. C’est sans doute la présence d’<strong>Anna Netrebko</strong> qui chante pour la première fois le rôle-titre sur la scène new-yorkaise qui justifie cette nouvelle diffusion.</p>
<p>Plastiquement, cette production est superbe et n’a nullement vieilli. Ses décors monumentaux couleur sable et les costumes presque uniformément blancs des choristes et des figurants lui confèrent une certaine sobriété  à des lieues du clinquant ou du kitch que cet ouvrage inspire quelquefois. Un spectacle traditionnel en somme et de bon goût, soutenu par une direction d’acteurs efficace et sans esbroufe.</p>
<p>La distribution est largement dominée par les deux protagonistes féminines, en premier lieu par l’exceptionnelle prestation d’Anna Netrebko qui a bien mûri son personnage tant sur le plan vocal que dramatique depuis sa prise de rôle à Salzbourg en 2017. Son Aïda aujourd’hui se hisse au niveau des plus grandes titulaires du rôle. Elle interprète ses deux airs avec un égal bonheur, dans  « Ritorna vincitor », sa voix capable d’alterner d’impressionnants aigus forte avec d’impalpables demi-teintes, lui permet d’exprimer tous les affects du personnage, la colère, la terreur, le désespoir, tandis que son « O Patria mia » au III, nostalgique et poignant à la fois, est couronné par un somptueux contre-ut pianissimo émis avec une aisance confondante qui lui vaut une ovation on ne peut plus méritée. Dans la scène qui l’oppose à son père, la détermination dont elle fait preuve fait de cette Aïda une femme volontaire, loin de la réputation d’oie blanche attachée à cette héroïne. Durant l’entracte, la soprano confie avec humour que l’une des difficultés du rôle est de trouver une manière différente de chanter la vingtaine de « pietà » qui émaillent son texte.</p>
<p>Face à elle, <strong>Anita Rachvelishvili</strong> ne démérite pas. Prudente en début de soirée, son Amnéris gagne peu à peu en autorité et en assurance. Son timbre somptueux, la profondeur de ses graves, la puissance de ses aigus font merveille dans son affrontement avec Aïda au deux qui atteint des sommets rarement égalés tout comme sa grande scène du quatrième acte, d’une intensité dramatique spectaculaire.</p>
<p>Hélas le héros dont ces deux femmes se disputent les faveurs est à la peine. Plus à l’aise dans les passages héroïques où sa voix de stentor fait illusion, <strong>Aleksandrs Antonenko</strong> est mis en difficulté dès son entrée en scène. Peu d’émotion et pas davantage de sensualité dans son « Celeste Aida », chanté constamment forte, au cours duquel la justesse n’est pas toujours au rendez-vous, pas la moindre tentative non plus de nuancer le si bémol final lancé à pleins poumons. Si le ténor letton se montre plus convaincant dans la scène du triomphe ou dans le trio avec Aïda et Amonastro au quatre, ses écarts de justesses gâcheraient presque le duo final dans lequel Netrebko déploie pourtant des trésors de raffinement et d’émotion contenue.</p>
<p>Le reste de la distribution, conforme au niveau auquel le Met nous a habitués, n’appelle aucune réserve. Citons notamment l’excellent Amonastro de <strong>Quinn Kelsey</strong>, le Ramfis au grave solide de <strong>Dmitry Belosselskiy</strong> et La prêtresse à la voix pure et lumineuse de <strong>Gabriella Reyes</strong>.</p>
<p>La battue puissante et contrastée de <strong>Nicola Luisotti</strong> se révèle aussi convaincante dans les grands ensembles qu’il dirige de façon spectaculaire que dans les scènes intimistes où il souligne minutieusement chaque détail.   </p>
<p>Le 20 octobre prochain, le Metropolitan Opera retransmettra dans les cinémas du réseau Pathé Live <em>Samson et Dalila</em> avec Roberto Alagna et Elina Garanča.              </p>
<p>           </p>
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		<title>Anna Netrebko en Aida : après Salzbourg, New York</title>
		<link>https://www.forumopera.com/breve/anna-netrebko-en-aida-apres-salzbourg-new-york/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Christophe Rizoud]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 24 Aug 2017 04:41:08 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Interviewée à Salzbourg par notre confrère Alejandro Martínez de Platea Magazine, Anna Netrebko a confié chanter dans une nouvelle production d&#8217;Aida au Metropolitan de New York en ouverture de saison 2020/2021. Damiano Michieletto et Yannick Nézet-Séguin se partageraient la direction scénique et musicale de cette nouvelle production. La soprano devrait également participer à une des &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Interviewée à Salzbourg par <a href="http://www.plateamagazine.com/noticias/3083-anna-netrebko-protagonizara-una-nueva-produccion-de-aida-en-el-metropolitan-de-nueva-york">notre confrère Alejandro Martínez de <em>Platea Magazine</em></a>, <strong>Anna Netrebko</strong> a confié chanter dans une nouvelle production d&rsquo;<em>Aida</em> au Metropolitan de New York en ouverture de saison 2020/2021. <strong>Damiano Michieletto</strong> et <strong>Yannick Nézet-Séguin</strong> se partageraient la direction scénique et musicale de cette nouvelle production. La soprano devrait également participer à une des reprises de <a href="https://www.forumopera.com/aida-new-york-lor-du-met">la mise en scène de <strong>Sonja Frisell</strong></a>, datée de 1988, toujours au Metropolitan, dont le bling-bling assumé n’est pas pour effrayer celle que l’on a vue cet été arpenter les rues de Salzbourg en mini-robe Delpozo.</p>
<blockquote class="twitter-tweet" data-lang="fr">
<p dir="ltr" lang="en" xml:lang="en">Operastar <a href="https://twitter.com/AnnaNetrebko">@AnnaNetrebko</a> in <a href="https://twitter.com/hashtag/SalzburgFestival2017?src=hash">#SalzburgFestival2017</a> wore <a href="https://twitter.com/delpozo">@delpozo</a> minidress <a href="https://twitter.com/MaisonValentino">@MaisonValentino</a> bow pumps <a href="https://twitter.com/Versace">@Versace</a> Vanitas bag <a href="https://twitter.com/Chopard">@Chopard</a> jewels <a href="https://t.co/GZzkISHGQI">pic.twitter.com/GZzkISHGQI</a></p>
<p>— Operafashion (@LadyeMaxwell) <a href="https://twitter.com/LadyeMaxwell/status/900539750280560644">24 août 2017</a></p>
</blockquote>
<p><script async="" src="//platform.twitter.com/widgets.js" charset="utf-8"></script></p>
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		<item>
		<title>VERDI, Aida — New York</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/aida-new-york-lor-du-met/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Christophe Rizoud]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 20 Apr 2017 10:56:42 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>« Big is beautiful » aiment à dire les Américains. La mise en scène d&#8217;Aida par Sonja Frisell au Metropolitan Opera de New York érige l&#8217;adage en règle d&#8217;or. D&#8217;or d&#8217;ailleurs, les costumes de Dada Saligeri ne font pas l&#8217;économie. Tiares, colliers, bracelets, cuirasses : tout scintille, tout brille, tout en jette dans cette production &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>« <em>Big is beautiful</em> » aiment à dire les Américains. La mise en scène d&rsquo;<em>Aida</em> par <strong>Sonja Frisell</strong> au Metropolitan Opera de New York érige l&rsquo;adage en règle d&rsquo;or. D&rsquo;or d&rsquo;ailleurs, les costumes de <strong>Dada Saligeri</strong> ne font pas l&rsquo;économie. Tiares, colliers, bracelets, cuirasses : tout scintille, tout brille, tout en jette dans cette production datée de 1988 et retransmise <em>Live in HD</em> en 2012. Les décors, zeffirelliens dans leur volonté obstinée de reproduire au hiéroglyphe près les temples de l&rsquo;Egypte Antique, semblent empruntés à un péplum hollywoodien. Les tableaux se succèdent, en une surenchère ininterrompue de décorum. L&rsquo;ensemble offre une certaine image de l&rsquo;opéra, monumentale, démesurée, bling bling, à laquelle il n&rsquo;est pas obligatoire d&rsquo;adhérer mais qui produit son effet. Des salves d&rsquo;applaudissements émerveillés  accompagnent la scène du triomphe, à couper le souffle avec chevaux, figurants, danseurs et tout le tintouin égyptien.</p>
<p>Brillant aussi, le son se met au diapason de l&rsquo;image. Avec ses tutti assourdissants, sa ponctuation en forme de coup de poing, ses accélérations, la direction de <strong>Daniele Rustioni</strong> n&rsquo;est pas exempte d&rsquo;esbroufe mais, dans une partition à l&rsquo;architecture sonore complexe, l&rsquo;équilibre des volumes demeure exemplaire et les raffinements de l&rsquo;écriture soulignés. Il faut dire que les Chœurs et l&rsquo;Orchestre du Metropolitan Opera autorisent une vaste palette de nuances et de couleurs.</p>
<p><img decoding="async" alt="" class="image-large" height="289" src="/sites/default/files/styles/large/public/aida2_1.jpg?itok=O9t8EjjP" title="© Marty Sohl/Metropolitan Opera 2005" width="468" /><br />
	© Marty Sohl/Metropolitan Opera 2005</p>
<p>Moins rutilante en revanche apparaît la distribution. Ramfis aujourd&rsquo;hui n&rsquo;apporte rien à la gloire de <strong>James Morris</strong> ; d&rsquo;une voix sombre de promesses, le jeune <strong>Soloman Howard</strong> impose sans mal à ce grand prêtre rugueux son autorité royale. Rôle tout d&rsquo;un bloc, paradoxalement secondaire lorsqu&rsquo;on sait la prédilection de Verdi pour la tessiture de baryton, Amonasro veut d&rsquo;abord un bronze dont <strong>George Gagnidze</strong> ne possède ni la noblesse, ni l&rsquo;éclat. De ses incursions en terres sopranisantes,<strong> Violeta Urmana</strong> a conservé un aigu affirmé au détriment de l&rsquo;unité et de la projection des notes plus graves. Le tempérament seul ne suffit pas. Les exigences vocales d&rsquo;Amneris n&rsquo;ont pas de limites, quand la mezzo-soprano atteint désormais les siennes en fille de Pharaon.</p>
<p>La technique de <strong>Riccardo Massi</strong> le dispense du Si bémol <em>morendo </em>et autres subtilités destinées à renvoyer de Radamès une image moins triviale. Doté d&rsquo;un timbre flatteur, d&rsquo;une quinte aiguë conquérante et d&rsquo;un phrasé soigné, son général égyptien n&rsquo;est pas pour autant une de ces brutes épaisses coupables de tailler à la hache une partition entre toutes ingrates. Il a de plus la chance de disposer en <strong>Latonia Moore</strong> d&rsquo;une partenaire dont l&rsquo;investissement scénique est une invitation à se surpasser. Voilà une Aida insoumise dont  aucun à-coup, aucune prise de souffle intempestive ne vient rompre le tracé princier de la ligne. Le contre-ut du Nil est le seul obstacle sur lequel ce soir bute la voix longue, intrépide, vaillante jusque dans les ensembles qu&rsquo;elle transperce sans songer un instant à s&rsquo;économiser. Soprano américaine, originaire du Texas, Latonia Moore a déjà chanté Aida, à New York en 2012 mais aussi à Zurich, Bergen, Dallas, Tokyo. Londres et Dresde l&rsquo;ont applaudie en Liu, Hambourg en Cio-Cio-San et en Amelia dans <em>Simon Boccanegra</em> et Un <em>ballo in maschera</em>. Faut-il ajouter que son nom est à suivre de près ?</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Aïda</title>
		<link>https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/peplumissimo/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Jean-Marcel Humbert]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 10 Nov 2011 12:57:53 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>  Il n’est guère d’opéra qui ait eu autant de chances qu’Aïda dans le domaine des captations vidéo de qualité : Toscanini en concert (1949), et nombre d’autres intégrales en représentations, sans parler du film culte avec Sophia Loren. Mais la présente édition a pour particularité, unique avec Vérone, de proposer la même production que celle &#8230;</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>           </p>
<p>			Il n’est guère d’opéra qui ait eu autant de chances qu’<em>Aïda</em> dans le domaine des captations vidéo de qualité : Toscanini en concert (1949), et nombre d’autres intégrales en représentations, sans parler du film culte avec Sophia Loren. Mais la présente édition a pour particularité, unique avec Vérone, de proposer la même production que celle déjà éditée en 1989 (Millo, Domingo et Zajick), avec exactement vingt ans d’écart. Il faut croire que l’œuvre se vend bien en DVD, puisque Decca publie le présent DVD moins de deux ans après avoir édité la production de 2007 de la Scala (Urmana, Alagna et Komlosi). Clin d’œil commercial, c’est la photo du même décor pris sous le même angle qui constitue la jaquette à la fois du DVD Deutsche Grammophon de 1989 et du DVD Decca d’aujourd’hui. En tous cas, on ne peut pas résister au plaisir de comparer les deux versions.</p>
<p>			 </p>
<p>			Que dire de la production de <strong>Sonja Frisell</strong> et <strong>Gianni Quaranta</strong> sinon qu’elle est la digne représentante et continuatrice des films péplum de Cecil B. DeMille et autres Howard Hawks. Elle n’a pas vieilli d’un poil (elle date de 1988, créée avec Mitchell et Domingo) puisqu’elle est au premier degré, totalement indémodable, et dernière représentante avec les reprises historiques de la production de Vérone 1913 d’un genre injustement passé de mode : le premier degré absolu. D’ailleurs c’est fort bien fait, les costumes de <strong>Dada Saligeri</strong> sont pimpants, tout est très propret, il ne manque pas un bouton aux uniformes, et Radamès arrive sur un char tiré par un cheval. Seule la chorégraphie a été changée (peut-on dire modernisée ?), celle d’<strong>Alexei Ratmansky</strong> remplaçant, sans être ni novatrice ni intéressante, celle de Rodney Griffin.</p>
<p>			 </p>
<p>			La grande triomphatrice de la soirée est évidemment <strong>Dolora Zajick</strong>, Amnéris de feu. Elle explique que pour jouer aussi souvent ce rôle (plus de 250 fois en 20 ans), elle continue de fouiller toutes les composantes du personnage, et c’est vrai que, pour l’avoir vue souvent sur scène, elle est la seule à vraiment surprendre chaque fois : il n’est que de la voir ici susurrer avec sadisme à Aïda le « Radamès vive ! » que tant de cantatrices assènent avec violence, et son désespoir muet face à l’indifférence de Radamès à la fin de la scène du triomphe malgré les regards langoureux qu’elle lui lance. Bien sûr le costume a été changé et elle n’a plus la voix de 1989 (elle a 57 ans au moment de la présente captation), bien sûr, elle surjoue parfois un peu, mais tout cela reste somptueux, la plus grande Amnéris depuis Cossotto.</p>
<p>			 </p>
<p>			<strong>Violeta Urmana</strong> n’est certainement pas la meilleure Aïda du moment, et elle est même ici inférieure à la captation de la Scala en 2007. Elle qui a commencé comme mezzo (elle a même chanté Amnéris) ne chante soprano que depuis 2003. Pourtant, ses graves ne sont pas des plus beaux, et surtout les aigus sont souvent criés. Capable de nuances, elle n’en est pas moins parfois en lutte avec la justesse : femme fatale plus que jeune esclave, elle reste quand même plausible, mais n’arrive pas à surpasser Aprile Milo. Il en est de même, question justesse, pour <strong>Johan Botha</strong> qui ne peut rivaliser avec Domingo ; lui qui a commencé comme baryton ne donne même pas la phrase finale à l’octave inférieure du « Celeste Aida ». Souvent un peu potiche, il arrive néanmoins à être plus intéressant qu’Alagna dans le rôle. <strong>Carlo Guelfi</strong> est un Amonasro fidèle à la tradition, <strong>Roberto Scandiuzzi</strong> un Ramfis tout à fait plausible ; quant à <strong>Stefan Kocán</strong>, roi très correct, il a été jusqu’à se laisser pousser la barbe pour la tresser de façon un peu ridicule : il a simplement oublié que les pharaons portaient des barbes postiches. La direction musicale de <strong>Daniele Gatti</strong> est, elle, supérieure à celle de James Levine, sans pour autant soulever l’enthousiasme.</p>
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<p>			En bonus (13 minutes, non sous-titré), on a droit à l’Ève Ruggieri locale, <strong>Renée Fleming</strong>, qui présente le DVD et interviewe les chanteurs à l’entracte avec tout autant de vacuité. C’est intéressant, on apprend que c’est difficile pour un ténor d’attaquer la représentation directement sur un grand air, qu’il est étonnant que Dolora Zajick arrive toujours à chanter Amnéris 20 ans après sa prise de rôle (pointe de jalousie), et franchement incroyâââble ma chèèère de découvrir qu’une petite figurante de troisième ordre ait réussi à jouer au Met, en trois ans, dans 25 productions différentes ! </p>
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<p>			La vraie grande qualité du DVD vient des prises de vue époustouflantes de <strong>Gary Halvorson</strong> : jamais on n’a vu autant d’angles différents, y compris de dessus, des mouvements panoramiques aussi variés, bref, on a vraiment l’impression d’être sur scène avec les chanteurs, et on est tout surpris de retrouver le cadre de scène du Met les rares fois où la caméra prend du recul pour rappeler qu’on est quand même dans un théâtre. L’image et le son, en HD, sont de très bonne qualité. Un petit livret de 24 pages en anglais, français et allemand accompagne ces deux DVD, avec le minimum syndical : distribution, petit texte de présentation, analyse et liste des airs. Le sous-titrage est en 5 langues (anglais, français, allemand, espagnol et – signe des temps – chinois).</p>
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<p>			Ceux qui n’ont pas encore de DVD d’<em>Aïda</em> ont un large choix, puisqu’il en existe une dizaine sur le marché. Pour ceux qui souhaitent privilégier la qualité du film et de l’image d’un grand péplum, pas l’ombre d’une hésitation, c’est le présent DVD qu’il leur faut. En revanche, ceux qui veulent quelque chose de plus recherché ont le choix entre la version précédente du Met avec Milo, Domingo et Zajick en 1989, qui demeure supérieure vocalement parlant à la nouvelle version, la grande tradition de Vérone avec Gencer, Cossotto et Bergonzi en 1966 (en noir et blanc), et la classe et le chic de la production de Zurich avec Stemme, Licitra et D’Intino en 2006.</p>
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