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	<title>James GAFFIGAN - Artiste - Forum Opéra</title>
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	<description>Le magazine en ligne de l&#039;opéra</description>
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	<title>James GAFFIGAN - Artiste - Forum Opéra</title>
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	<item>
		<title>Santa Fe 2022 : une revanche sur le Covid</title>
		<link>https://www.forumopera.com/breve/santa-fe-2022-une-revanche-sur-le-covid/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Yannick Boussaert]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 24 Feb 2022 04:52:37 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>L’été 2020 avait été fatal au Festival de Santa Fe contraint d’annuler toute sa 63e édition. C’était trop court pour reporter à l’été suivant une partie des productions engagées. Ce sera chose faite en juillet et en aout prochain. Mr Butterfly verra sa création mondiale ; Tamara Wilson, Simon O’Neil incarneront Tristan et Isolde sous la &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>L’été 2020 avait été fatal au Festival de Santa Fe<a href="https://www.forumopera.com/breve/santa-fe-contraint-dannuler#overlay=node/16830/edit"> contraint d’annuler toute sa 63<sup>e</sup> édition</a>. C’était trop court pour reporter à l’été suivant une partie des productions engagées. Ce sera chose faite <a href="https://www.santafeopera.org/">en juillet et en aout prochain</a>. <em>Mr Butterfly</em> verra sa création mondiale ; <strong>Tamara Wilson</strong>, <strong>Simon O’Neil </strong>incarneront Tristan et Isolde sous la baguette de<strong> James Gaffigan</strong> ; <strong>Mariame Clément </strong>enfin sera invitée pour une nouvelle mouture de<em> Carmen</em>. Le <em>Barbier de Séville</em> et <em>Falstaff</em> complètent l’affiche.</p>
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		<title>MASSENET, Manon — Paris (Bastille)</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/manon-paris-bastille-une-manon-en-demi-teinte/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Christian Peter]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 13 Feb 2022 05:01:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Cette reprise de Manon aura connu bien des vicissitudes avant que le rideau ne se lève finalement ce vendredi 11 février sur la soirée d’ouverture, avec six jours de décalage. En effet, la première, initialement prévue le 5, a été annulée en raison de la détection de nombreux cas positifs à la Covid 19 au &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Cette reprise de <em>Manon</em> aura connu bien des vicissitudes avant que le rideau ne se lève finalement ce vendredi 11 février sur la soirée d’ouverture, avec six jours de décalage. En effet, la première, initialement prévue le 5, a été annulée en raison de la détection de nombreux cas positifs à la Covid 19 au sein de l’orchestre, et la générale, également annulée pour les mêmes raisons, a pris la place de la deuxième représentation. Auparavant, le ténor initialement prévu dans le rôle de Des Grieux avait dû renoncer à sa participation au spectacle. Trois ténors ont alors été engagés pour le remplacer, Roberto Alagna qui ne chantera finalement qu&rsquo;un seul soir, Benjamin Berheim et Attala Ayan.</p>
<p>Est-ce à cause de ces contretemps, récurrents ces derniers mois, que durant presque toute la représentation nous avons eu le sentiment que le cœur n’y était pas ? Certes, les interprètes faisaient leur travail avec application, heureux de pouvoir enfin chanter devant le public mais en même temps lassés, nous a-t-il semblé, par toutes les contraintes qu’ils subissent depuis deux ans pour parvenir à exercer leur art. A moins que la direction d’orchestre lisse et académique mais néanmoins précise de <strong>James Gaffigan</strong> ne soit en cause ?</p>
<p>L&rsquo;équipe réunie pour la circonstance, moins spectaculaire qu&rsquo;en mars 2020, n&rsquo;en comporte pas moins des chanteurs émérites qui ont fait leurs preuves. Les seconds rôles, dans leur ensemble, n’appellent aucune remarque particulière. <strong>Rodolphe Briand</strong> retrouve le personnage de Guillot de Morfontaine qu’il avait déjà incarné avec malice il y a deux ans, <strong>Marc Labonnette</strong> est un Brétigny haut en couleur dans ses improbables costumes. <strong>Andrea Cueva Molnar</strong>, <strong>Ilanah Lobel-Torres</strong> et <strong>Jeanne Ireland</strong> forment un trio de courtisanes accortes et frivoles à souhait. <strong>Jean Teitgen</strong> possède une voix bien timbrée et un grave sonore, son Comte Des Grieux à la fois noble et bienveillant lui vaudra une salve d’applaudissements nourris au rideau final. En revanche, le Lescaut d’<strong>Andrzej Filończyk </strong>nous a paru quelque peu falot. Le baryton polonais possède un timbre clair et un medium solide. Si la voix n’est pas très puissante, il parvient néanmoins à se faire entendre, mais son personnage demeure constamment en retrait.</p>
<p><strong>Atalla Ayan</strong> possède un timbre chaleureux et une diction acceptable. Sa ligne de chant élégante et soignée, la délicatesse de ses demi-teintes, en particulier dans le duo de Saint-Sulpice et la rondeur de ses aigus lui permettent d’incarner un Des Grieux touchant. Le songe (« En fermant les yeux ») est chanté mezzo-forte avec un legato accompli, et son grand air « Ah fuyez douce image » n’appelle aucune réserve sur le plan vocal. En revanche, l’on aurait souhaité qu’il y insuffle davantage de passion. A ses côtés <strong>Ailyn</strong> <strong>Perez</strong> campe une exquise Manon. La soprano américaine est dotée d’un timbre crémeux qui culmine sur un aigu brillant, toutefois les vocalises de son entrée au deuxième acte demeurent timides. Elle est capable d’émettre de jolis sons filés qui font merveille dans le duo de Saint-Sulpice, dont on peut cependant regretter qu’il soit dépourvu de sensualité. Sa « petite table » en revanche est émouvante à souhait. Quant à sa diction, somme toute correcte, elle est encore perfectible. Les chœurs préparés par <strong>Alessandro Di Stefano</strong> n’appellent que des éloges pour chacune de leurs interventions.</p>
<p><img fetchpriority="high" decoding="async" alt="" class="image-large" height="312" src="/sites/default/files/styles/large/public/manon_4._emilie_brouchon._onp.jpg?itok=6x42gNuI" title="Manon. Emilie Brouchon © Opéra national de Paris" width="468" /><br />
	Manon © Emilie Brouchon &#8211; Opéra national de Paris</p>
<p>La transposition dans les années 20 fonctionne d’autant plus qu’elle nous vaut des décors monumentaux et des costumes somptueux aux teintes vives, chaleureusement applaudis lorsque le rideau se lève sur le Cours-la-Reine, <strong>Vincent Huguet</strong> a modifié le dénouement par rapport à<a href="https://www.forumopera.com/manon-paris-bastille-lulu-lescaut"> la première série</a> de représentations. Cette fois, Manon ne finit pas fusillée mais repart pour Le Havre avec les soldats, après son duo avec Des Grieux. En revanche la chanson de Joséphine Baker, interpolée entre deux tableaux, paraît d’autant plus incongrue, passé l’effet de surprise. De même, ce clone de la chanteuse d’origine américaine, mi-figurante, mi-danseuse qui joue les entremetteuses, n’apporte rien à l’intrigue tout comme les travestissements de Brétigny qui, pour amusant qu’ils soient, ne collent pas avec son personnage.</p>
<p> </p>
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		<title>PUCCINI, La Bohème — New York</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/la-boheme-new-york-la-boheme-ca-ne-veut-plus-rien-dire/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Marceau Ferrand]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 10 Oct 2018 08:03:11 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Miser sur des valeurs sûres pour compenser les coûts des nouvelles productions et créations, voilà comment on pourrait résumer ce début de saison au Metropolitan Opera. Les difficultés financières du Met expliquent cette stratégie, logique certes, mais assez paresseuse. Paresseuse, non pas parce qu’il serait honteusement banal de programmer La Bohème – tout le monde &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Miser sur des valeurs sûres pour compenser les coûts des nouvelles productions et créations, voilà comment on pourrait résumer ce début de saison au Metropolitan Opera. Les difficultés financières du Met expliquent cette stratégie, logique certes, mais assez paresseuse. Paresseuse, non pas parce qu’il serait honteusement banal de programmer <em>La Bohème</em> – tout le monde le fait –, mais parce que cette énième reprise de la production de <strong>Franco Zeffirelli</strong>, digne de rivaliser en longévité avec les comédies musicales plus bas sur Broadway, a perdu ce qui en avait fait un spectacle réellement grandiose. À en juger les applaudissements des spectateurs au lever du rideau du 2e acte, l&rsquo;enthousiasme du public new-yorkais pour cette illustration d’un Paris fantasmé est demeuré intact.</p>
<p>Un rapide coup d’œil sur la captation de la création de 1982 avec José Carreras, Teresa Stratas et Renata Scotto montre une production habitée par la malice du metteur en scène et portée par la verve de James Levine. Si aujourd&rsquo;hui les costumes et les décors restent spectaculaires, c’est la direction d’acteurs qui s’est considérablement appauvrie pour devenir cette caricature des productions dites traditionnelles. Les enfants, espiègles et moqueurs sont devenus ternes et sages, Musetta, alors sulfureuse et déjantée apparaît comme une mioche pourrie gâtée pas crédible pour un sou et Mimì est tour à tour niaise ou dépressive. </p>
<p>Malheureusement cette faiblesse théâtrale n&rsquo;est pas compensée par une direction alerte. Au contraire, à trop vouloir surligner les couleurs de la partition, <strong>James Gaffigan</strong>, qui fait ses débuts au Met, finit par jouer trop fort et couvrir sans raison les chanteurs. On aurait voulu entendre, au lieu de cette lenteur contreproductive sur le plan dramatique, plus de tension et de légèreté. Pire, l’absence de vision d’ensemble réussit l’exploit de rendre ennuyeuse la scène du café Momus. Idem au 3<sup>e</sup> acte, pour le quatuor final, décousu et décevant.</p>
<p><img decoding="async" alt="" class="image-large" height="312" src="/sites/default/files/styles/large/public/vittorio_grigolo_as_rodolfo_and_nicole_car_as_mimi_in_puccinis_22la_boheme22_c_marty_sohlmetropolitan_opera.jpg?itok=keOU-oT7" title="Vittorio Grigolo as Rodolfo and Nicole Car as Mimì in Puccini's &quot;La Bohème&quot; © Marty Sohl/Metropolitan Opera" width="468" /><br />
	© Marty Sohl/Metropolitan Opera</p>
<p>Heureusement,<strong> Vittorio Grigolo </strong>est un Rodolfo idéal qui domine sans peine la distribution par son émission puissante et son timbre éclatant. Le ténor italien, à qui on pardonnera une certaine tendance à s’appesantir sur ses <em>pianissimi</em> et à surjouer, offre un « Che gelida manina » remarquable d’intensité. Le public lui réserve un triomphe amplement mérité.</p>
<p>Après l’avoir chantée à <a href="/la-boheme-paris-bastille-un-tenor-a-suivre">Bastille</a> et à <a href="/la-boheme-londres-roh-renouveau-reussi">Covent Garden </a>la saison dernière<strong>, Nicole Car</strong> vient présenter sa Mimì à New York. Son interprétation ingénue de la cousette s&rsquo;accorde mal avec son timbre sombre et dense, bien plus dramatique, et a du mal à dépasser la fosse. On aurait aimé plus d’abandon et de souplesse, notamment dans les aigus, un peu forcés et accentués par un vibrato très présent. En retrait dans « O soave fanciulla », Nicole Car gagne en puissance au cours des deux derniers actes pour livrer un final touchant. Elle faisait ses débuts au Met aux côtés de son mari <strong>Etienne Dupuis</strong> qui campe un Marcello jeune et fringant. Le Canadien peut compter sur des aigus faciles mais son timbre relativement clair l’empêche de réellement s’imposer dans les grands ensembles.</p>
<p>La Musetta de<strong> Susanna Phillips</strong> déçoit par son chant trop sage et aigrelet, dépouillé des minauderies qui font tout l’attrait du personnage. <strong>Javier Arrey </strong>est un Schaunard hilarant, qui prend plaisir à interpréter son personnage et démontre une vraie complicité avec le Colline bourru de <strong>Matthew Rose</strong>. Ce dernier aurait pu gagner à mettre plus de rondeur dans son « Vecchia zimarra » dont les intonations ne cessent de varier. Excellent comédien, <strong>Donald Maxwell</strong> vient agréablement compléter l’ensemble. Le choeur du Met assure une prestation solide de cette œuvre du répertoire.</p>
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		<item>
		<title>Fauteuils d’Orchestre, un air de famille</title>
		<link>https://www.forumopera.com/breve/fauteuils-dorchestre-un-air-de-famille/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Christophe Rizoud]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 29 Nov 2017 06:31:20 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>« Famille, je vous hais » écrivait André Gide dans Les nourritures terrestres. C’est le contrepied de cette assertion devenue fameuse que prend le nouveau numéro de Fauteuils d’Orchestre, animé comme à chaque fois par Anne Sinclair. Un lien de parenté réunira les invités de l’émission avec, parmi eux, quelques chanteurs fameux, Roberto Alagna et Aleksandra Kurzak ; &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>« <em>Famille, je vous hais</em> » écrivait André Gide dans <em>Les nourritures terrestres</em>. C’est le contrepied de cette assertion devenue fameuse que prend le nouveau numéro de <em>Fauteuils d’Orchestre</em>, animé comme à chaque fois par Anne Sinclair. Un lien de parenté réunira les invités de l’émission avec, parmi eux, quelques chanteurs fameux, <strong>Roberto Alagna</strong> et <strong>Aleksandra Kurzak</strong> ; <strong>Diana Damrau</strong> et <strong>Nicolas Testé</strong>&#8230; Epoux, frères et sœurs, parents et enfants raconteront comment ils partagent ensemble au quotidien leurs vies d’artiste, le tout en musique, sous la direction de <strong>James Gaffigan </strong>à la tête de l’Orchestre National de France. Diffusion sur France 3, le lundi 18 décembre à 20h55.</p>
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		<item>
		<title>MOZART, Requiem — Saint-Denis</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/mozart-requiem-saint-denis-majestueux-mais-difficile/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Clément Taillia]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 30 Jun 2017 05:59:01 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Pour le Festival de Saint-Denis, la majestueuse basilique dans l’enceinte de laquelle se déroule l’essentiel de la programmation, et où s&#8217;achevait le 30 juin, avec le Requiem de Mozart, l&#8217;édition 2017, est tout autant une chance qu’un défi. Si l’on trouvera difficilement un cadre plus émouvant pour y magnifier avec ferveur les grands chefs d’œuvre du répertoire, &#8230;</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p class="rtejustify">Pour le Festival de Saint-Denis, la majestueuse basilique dans l’enceinte de laquelle se déroule l’essentiel de la programmation, et où s&rsquo;achevait le 30 juin, avec le <em>Requiem </em>de Mozart, l&rsquo;édition 2017, est tout autant une chance qu’un défi. Si l’on trouvera difficilement un cadre plus émouvant pour y magnifier avec ferveur les grands chefs d’œuvre du répertoire, on cherchera tout aussi longtemps une acoustique à la réverbération plus accentuée, terrible lessiveuse des lignes musicales, des harmonies et des plans sonores, n’offrant ses secrets qu’aux musiciens qui savent apprivoiser l’écho.</p>
<p class="rtejustify">L’écho, <strong>James Gaffigan</strong> le cherche avant tout « en interne », qui veut explorer les résonnances naturelles entre les pupitres de l’Orchestre National de France et les voix de Radio-France avant d’exploiter celle des lieux. Les contrebasses, les violoncelles, les percussions pour l’orchestre, les hommes pour les chœurs, forment l’épais tapis où les lignes mélodiques doivent se lover pour en mieux ressortir. Ainsi, les tempi sont amples, les sonorités rondes, les solos fondus dans la pâte chorale et orchestrale. Le choix de voix solistes opératiques vient encore confirmer que nous sommes loin d’un Mozart <em>historically informed</em> : <strong>Marita Solberg</strong> et <strong>Karine Deshayes</strong> ont les timbres opulents de vraies belcantistes, <strong>Joseph Kaiser</strong> ressemble à un Lensky égaré au pays de l’oratorio, <strong>Alexander Vinogradov</strong> projette aisément ses graves.</p>
<p class="rtejustify">La réussite de cette lecture se situe à des niveaux contrastés : on admire que les lignes du «Kyrie eleison » soient à la fois profuses et intelligibles, on est impressionné par la noirceur du « Dies irae », on écoute en retenant son souffle le lancinant dialogue des cordes au début du « Lacrimosa » – les mesures où, sans doute, le travail de Gaffigan prend sa pleine signification. Mais dans le « Sanctus », où chant et roulis de percussions sont prodigués par grands aplats, les nuances se font rares,  et l’ « Agnus Dei » peine à répandre sa pleine lumière. A l’issue d’un « Lux Aeterna » renouant avec les sommets, on quitte la basilique en ayant entendu un concert à la fois grandiose et difficile, comme peuvent l’être les plus grands édifices…</p>
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			</item>
		<item>
		<title>ROSSINI, Stabat Mater — Paris (TCE)</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/rossini-stabat-mater-paris-tce-les-racines-catholiques-de-la-musique/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Christophe Rizoud]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 02 Mar 2017 06:49:12 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Dès qu&#8217;il s&#8217;agit du Stabat Mater de Rossini (comme d&#8217;ailleurs du Requiem de Verdi) se pose la question : musique profane ou sacrée ? Opéra en habit d&#8217;Ecclésiaste ou oraison en costume de scène ? Au Théâtre des Champs-Elysées, les premières mesures de la partition prises à un tempo rapide par James Gaffigan apportent aussitôt &#8230;</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Dès qu&rsquo;il s&rsquo;agit du <em>Stabat Mater</em> de Rossini (comme d&rsquo;ailleurs du <em>Requiem</em> de Verdi) se pose la question : musique profane ou sacrée ? Opéra en habit d&rsquo;Ecclésiaste ou oraison en costume de scène ? Au Théâtre des Champs-Elysées, les premières mesures de la partition prises à un tempo rapide par <strong>James Gaffigan</strong> apportent aussitôt la réponse. Expressive, la direction du chef américain, aujourd’hui à la tête de l’Orchestre symphonique de Lucerne, privilégie l&rsquo;extérieur à l&rsquo;intérieur, la démonstration à l&rsquo;introspection. La pause entre les numéros confirme cette volonté de transformer chacune des dix stations de l&rsquo;ouvrage en autant de morceaux de théâtre (là où Alberto Zedda par exemple – une référence en termes d&rsquo;interprétation de l&rsquo;œuvre – les enchaîne sans répit afin de tendre une espèce d&rsquo;arc sonore dont l&rsquo;« Amen » conclusif marque la résolution). Si cette lecture accomplit cependant son office spirituel, c&rsquo;est qu&rsquo;elle puise son inspiration dans une religion catholique dont les cathédrales en France ou les églises baroques en Italie rappellent le goût de l&rsquo;apparat et de la décoration. Telle est la culture dans laquelle nous avons baigné. Telles seraient nos racines si, depuis peu, l&rsquo;on ne nous avait appris que nous n&rsquo;en avions pas. Interprétation personnelle ; tout est relatif. Biberonnés aux cantates de Bach, les Allemands – rappelle le programme – furent dépités par le succès de l&rsquo;ouvrage lors de la création de sa version définitive, à Paris en 1842. Sous le pseudonyme de H. Valentino, Richard Wagner s&rsquo;indigna : « <em>C’est inconcevable ! Il</em> [Rossini] <em>n’en finira donc jamais d’être à la mode !</em> ». Patience.</p>
<p>L&rsquo;Orchestre national de France et le Chœur de Radio France, l&rsquo;un et l&rsquo;autre irréprochables, se plient à cette lecture virevoltante. Si l&rsquo;équilibre n&rsquo;est cependant jamais rompu, si dix numéros durant, le discours reste cohérent, c&rsquo;est qu&rsquo;il repose sur un quatuor de solistes d&rsquo;un format vocal similaire. Pas de grandes voix, en termes de puissance et d&rsquo;ampleur, mais des interprètes habités, soucieux d&rsquo;expression, meilleurs ensemble qu&rsquo;ils ne le sont séparément. Les écarts de registre de l&rsquo;« Inflammatus » par exemple sont larges pour la voix de <strong>Patricia Ciofi</strong>. Les graves se consument dans les flammes orchestrales, l&rsquo;aigu paraît fibreux mais une fois encore la sincérité douloureuse du chant touche au cœur. Surtout, le timbre se mêle étroitement à celui de <strong>Roxana Constantinescu</strong>, appelée à remplacer au dernier moment Varduhi Abrahamyan, mezzo-soprano sinon modeste du moins humble, de cette humilité qui rend plus doux encore le balancement du « Fac, ut portem ». Même accord dans les quatuors entre les voix masculines : la basse sobre de <strong>Nahuel Di Pierro, </strong>aux notes profondes dépourvues d’emphase, et le ténor de <strong>Paolo Fanale </strong>qui, d&rsquo;une voix égale règle son compte au « Cujus animam » sans effort apparent, sourire charmeur au coin des lèvres, comme on relève un pari que l&rsquo;on est sûr de remporter.</p>
<p>En première partie, une interprétation alerte de la 3<sup>e</sup> symphonie de Schubert succédait à la création française du<em> Chant funèbre</em> d’Igor Stravinsky, pièce instrumentale d’une dizaine de minutes, composée en 1908 à la mémoire de Nikolaï Rimski-Korsakov, égarée dans la tourmente de la Révolution russe, retrouvée par hasard dans les archives du Conservatoire de Saint-Pétersbourg, lors de la restauration du bâtiment en 2014, et rejouée pour la première fois depuis <a href="http://www.forumopera.com/breve/resurrection-pour-le-chant-funebre-de-stravinsky">en décembre dernier, au Théâtre Mariinski</a>, sous la direction de Valery Gergiev.</p>
<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/rossini-stabat-mater-paris-tce-les-racines-catholiques-de-la-musique/">ROSSINI, Stabat Mater — Paris (TCE)</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
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