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	<title>Gelena GASKAROVA - Artiste - Forum Opéra</title>
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	<description>Le magazine en ligne de l&#039;opéra</description>
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	<title>Gelena GASKAROVA - Artiste - Forum Opéra</title>
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	<item>
		<title>TCHAÏKOVSKI, Eugène Onéguine — Paris (TCE)</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/eugene-oneguine-paris-tce-oneguine-sur-tapis-vert/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Andre Peyregne]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 12 Nov 2021 05:01:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Un tapis. Un immense tapis vert couvrant toute la scène. Un tapis vert-gazon qui a la couleur de la nature lorsqu’arrive le printemps, que les fleurs éclosent, que les oiseaux gazouillent et que les cœurs se gonflent d’amour. Ce simple tapis constitue le décor principal de l’opéra Eugène Onéguine mis en scène par Stéphane Braunschweig &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Un tapis. Un immense tapis vert couvrant toute la scène. Un tapis vert-gazon qui a la couleur de la nature lorsqu’arrive le printemps, que les fleurs éclosent, que les oiseaux gazouillent et que les cœurs se gonflent d’amour. Ce simple tapis constitue le décor principal de l’opéra <em>Eugène Onéguine</em> mis en scène par <strong>Stéphane Braunschweig</strong> au Théatre des Champs Elysées. Pour délimiter les espaces, des chaises sont placées en ligne, en rectangle ou en rond.</p>
<p>Il n’en faut pas plus au metteur en scène pour nous offrir un spectacle esthétique et prenant.</p>
<p>Au milieu de tout cela évolue l’Onéguine de ces dames, le Don Juan russe, le bourreau des coeurs et assassin de son ami, le dandy de grand chemin.<br />
Le metteur en scène marie modernisme et tradition. Le modernisme consiste en l’utilisation des espaces vides, géométriques, rendus vivants ou mystérieux par les effets de lumière.</p>
<p>La tradition se retrouve dans l’abondance et la richesse des costumes, dont les époques évoluent au fur et à mesure du déroulement de l’histoire.</p>
<pre style="text-align: center;"><img fetchpriority="high" decoding="async" class="image-large" title="Eugène ONéguine, 1er. acte (Photo Vincent Pontet)" src="/sites/default/files/styles/large/public/oneguine_1_0.jpg?itok=_vfoIBk-" alt="" width="468" height="309" />
Eugène ONéguine, 1er. acte © Vincent Pontet</pre>
<p>Deux bémols cependant. Le premier : la chambre de Tatiana, montée du sol par un ascenseur est un volume parallélépipédique qui manque vraiment de poésie.</p>
<p>Deuxième bémol : l’absence de danse au moment de la célèbre polonaise du troisième acte. A la place, on assiste à une scène de jeu au casino. On a rarement vu plus statique sur une musique aussi dansante !</p>
<p>Tout le reste est séduisant.</p>
<p>La distribution est de premier ordre.</p>
<p>Ecoutez la Tatiana de <strong>Gelena Gaskarova</strong> ! Elle nous émeut avec son allure à la fois fragile et déterminée. La voix est belle et longue, avec de beaux mediums, d’agréables inflexions. Elle ne force pas, se tenant surtout dans le registre de la douceur.</p>
<p>Avec son timbre de métal <strong>Jean-Sébastien Bou </strong>est un remarquable Onéguine, puissant, rageur, colérique et désespéré.</p>
<p>Le ténor <strong>Jean-François Borras</strong>, voix richement timbrée, éclate dans le personnage de Lensky. Il transforme en feu d’artifice son grand air « Kuda, kuda ».</p>
<p>On aime la voix ample d’<strong>Alisa Kolosova</strong> (Olga), avec son medium velouté, ses graves profonds.</p>
<p><strong>Jean Teitgen</strong> donne de la noblesse et de l’émotion à son air de Grémine qui est l’un des plus beaux airs du répertoire lyrique romantique.</p>
<p><strong>Mireille Delunsch</strong> a belle allure en Madame Larina, tout comme <strong>Delphine Haidan</strong> en Filippievna.</p>
<p>Quant à <strong>Marcel Beekman</strong>, il est le Triquet qu’il nous faut, accentuant à plaisir le burlesque de son personnage.</p>
<pre style="text-align: center;"><img decoding="async" class="image-large" title="Scène de jeu au casino (PHoto Vincent Pontet)" src="/sites/default/files/styles/large/public/oneguine_4_0.jpg?itok=6Xzx1N2T" alt="" width="468" height="313" />
Scène de jeu au casino © Vincent Pontet</pre>
<p>Le chœur de l’opéra de Bordeaux est de premier ordre.</p>
<p>De la fosse, la cheffe<strong> Karina Cannelakis</strong> fait monter la musique vibrante, enveloppante, enivrante de Tchaïkovsky. Elle tient notre très bel Orchestre National d’une main souple et forte. On voit dépasser de la fosse sa tête blonde, coiffée en queue de cheval, dont le mouvement accompagne la houle de la musique. On sent qu’elle a son Tchaïkovksy à fleur de peau. Et le frisson passe dans la salle.</p>
<p>Sur le tapis vert des Champs Elysées, on vous invite à miser sur <em>Onéguine</em>. Pas de doute, il est gagnant !</p>
<p style="margin-left: 0.6cm; margin-right: 0.6cm; margin-bottom: 0cm; line-height: 100%;">
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		<title>Vannina Santoni : Tatiana ajournée</title>
		<link>https://www.forumopera.com/breve/vannina-santoni-tatiana-ajournee/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[La Rédaction]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 30 Jun 2021 05:51:26 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>En raison d&#8217;un heureux événement, Vannina Santoni ne pourra relever le défi de la prise de rôle de Tatiana dans la nouvelle production d’Eugène Onéguine de Tchaïkovski au Théâtre des Champs-Elysées en novembre prochain. Elle sera remplacée par la soprano russe Gelena Gaskarova.</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>En raison d&rsquo;un heureux événement, Vannina Santoni ne pourra relever le défi de la prise de rôle de Tatiana dans la nouvelle production d’<em>Eugène Onéguine</em> de Tchaïkovski au Théâtre des Champs-Elysées en novembre prochain. Elle sera remplacée par la soprano russe Gelena Gaskarova.</p>
<p><iframe allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture" allowfullscreen="" frameborder="0" height="315" src="https://www.youtube.com/embed/Odl3IAr4bkY" title="YouTube video player" width="560"></iframe></p>
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		<item>
		<title>TCHAÏKOVSKI, Eugène Onéguine — Tours</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/eugene-oneguine-tours-fremir-enfin/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Christophe Rizoud]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 11 May 2016 05:14:50 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Ecrire qu&#8217;Eugene Onéguine mis en scène par Alain Garichot n&#8217;a pas pris une ride depuis sa création en 1997 à Nancy relève du lieu commun tant, reprise après reprise, la production semble ne pas accuser le passage des ans. A Rennes en début d&#8217;année comme à Angers en 2015, nos confrères s&#8217;accordaient à reconnaître les &#8230;</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Ecrire qu&rsquo;<em>Eugene Onéguine </em>mis en scène par <strong>Alain Garichot</strong> n&rsquo;a pas pris une ride depuis sa création en 1997 à Nancy relève du lieu commun tant, reprise après reprise, la production semble ne pas accuser le passage des ans. A <a href="http://www.forumopera.com/eugene-oneguine-rennes-on-en-redemande">Rennes en début d&rsquo;année</a> comme à <a href="http://www.forumopera.com/eugene-oneguine-angers-nantes-nantes-savoureux-meme-sans-les-confitures-de-madame-larina">Angers en 2015</a>, nos confrères s&rsquo;accordaient à reconnaître les qualités d&rsquo;une approche rivée aux seuls enjeux du livret. Qu&rsquo;ajouter, si ce n&rsquo;est souligner la beauté intrinsèque de tableaux réduits à l&rsquo;essentiel. Redire la simplicité des décors – troncs d&rsquo;arbres immenses plantés dans le sol comme des piliers et au troisième acte, le plateau carrément nu éclairé par une lune menaçante. Noter l&rsquo;usage signifiant de teintes sépia, vecteur d&rsquo;une irrépressible nostalgie, puis noires au fur et à mesure que le drame se tend. Rappeler aussi le travail sur le mouvement, individuel et collectif. Admirer l&rsquo;absence de prétentions scéniques et chorégraphiques, dût la reprise de l&rsquo;Ecossaise à la fin du bal chez Grémine en faire les frais – à moins que la suppression de cette page brillante ne soit motivée par un refus de rupture dramatique Peu importe. Preuve est une nouvelle fois faite qu&rsquo;il y a tout à gagner lorsque le metteur en scène accepte de servir l&rsquo;œuvre, modestement et intelligemment.</p>
<p>Dans ce cadre favorable, rester à l&rsquo;infinitif pour observer les conditions du succès converger vers une représentation d’opéra comme on aimerait qu’elles soient toutes. Relever la qualité des seconds rôles. Pour une fois, Niania et madame Larina n&rsquo;échoient pas à deux mezzos au bout du rouleau mais à des chanteuses en pleine possession de leurs moyens, maternelles, protectrices, enveloppantes  – <strong>Nona Javakhidze </strong>pour la première, <strong>Cécile Galois</strong> pour la seconde. Chantés dans un français impeccable par un ténor rompu à des partitions autrement difficiles – <strong>Loïc Félix</strong> –, les couplets de Monsieur Triquet apportent la respiration nécessaire à une situation étouffante. <strong>Jean-Vincent Blot</strong> parvient, en peu de répliques, à donner un relief insoupçonné au personnage épisodique de Zaretski.</p>
<p>Découvrir <strong>Grigory Soloviov</strong>, un jeune chanteur que l&rsquo;on ne connaissait pas, russe comme son nom l&rsquo;indique, avec ce que cela signifie d&rsquo;affinités pour un des airs de basse les plus populaires du répertoire, auquel le rôle de Grémine malheureusement se réduit. La jeunesse de l&rsquo;interprète lui confère une vitalité inhabituelle. Ce n&rsquo;est plus un haut représentant de la société pétersbourgeoise, drapé dans sa dignité et sa position sociale, qui s&rsquo;exprime d&rsquo;une voix de satin noir mais le rival heureux d&rsquo;Onéguine.</p>
<p>Confirmer, pas seulement pour faire plaisir à ses féroces admirateurs, l&rsquo;immense talent d&rsquo;<strong>Aude Extrémo</strong> et la projection phénoménale de ses notes les plus graves. Ne pas limiter pour autant Olga à son registre inférieur. Rondeur et chaleur prêtent à la fiancée de Lenski une sensualité qui n&rsquo;est seulement sottise. A propos de Lenski, encourager <strong>Sébastien Droy</strong> à mettre ainsi l’élégance acquise chez Mozart au service d’un rôle qui nous semble correspondre aujourd’hui à son exacte personnalité vocale. Contempler la rencontre d’une silhouette romantique et d’un lyrisme maîtrisé dans ses demi-teintes, ses tensions, ses éclats, à la croisée d&rsquo;un parcours qui pourrait envisager d&rsquo;autres directions.</p>
<p><img decoding="async" alt="" class="image-large" height="312" src="/sites/default/files/styles/large/public/eugene0.jpg?itok=Uzu9IQZ3" title="© Opéra de Tours" width="468" /><br />
	© Opéra de Tours</p>
<p>Se féliciter de compter en France d&rsquo;excellents barytons (et au passage féliciter l&rsquo;Opéra de Tours d&rsquo;engager majoritairement des chanteurs français, y compris dans une œuvre russe). <strong>Jean-Sébastien Bou</strong> n&rsquo;est pas des moindres. Sans se départir d’une noblesse dont les quartiers sont ligne et timbre, le chant gagne en intensité jusqu’au duo final, donnant alors à ressentir ce qu&rsquo;est véritablement l&rsquo;opéra lorsque théâtre et musique fusionnent. Retrouver à ses côtés le soprano voluptueux de <strong>Gelena Gaskarova</strong>, un rien trop épanoui peut-être pour la jeune fille en fleur qu’est Tatiana au premier acte de l’opéra mais par la suite somptueux de couleurs, d’aisance et d’une fierté qui n’est pas orgueil mais maintien.   </p>
<p>Admirer le premier artisan de cette réussite, <strong>Jean-Yves Ossonce</strong> et quitte à se répéter, revenir sur la qualité d’une direction d’orchestre dont on aime le juste équilibre : équilibre des volumes, entre fosse et plateau dans ce théâtre qu’il connaît bien pour l’avoir dirigé une quinzaine d’année, à la tête de ces chœurs et de cet orchestre dont il parvient à chaque fois à obtenir le meilleur – et <em>Onéguine</em> exige beaucoup des uns et des autres –, équilibre des <em>tempi</em> , équilibre de l’expression – du sentiment sans excès de sentimentalisme –, équilibre des contrastes et des effets avec pour l’auditeur, ce délicieux vertige lorsque le lyrisme de la partition, longtemps contenu, enfin s’épanche.</p>
<p>Eprouver, à l’égal du public applaudissant encore et encore les artistes à la fin du spectacle, ce mot que d&rsquo;aucuns ont inscrit en lettres immenses sur leur façade : frémir. À Tours, la promesse est tenue.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>TCHAÏKOVSKI, Eugène Onéguine — Nantes</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/eugene-oneguine-angers-nantes-nantes-savoureux-meme-sans-les-confitures-de-madame-larina/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Yvan Beuvard]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 21 May 2015 03:30:07 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>C’est un magnifique spectacle que nous offre le Théâtre Graslin, un bonheur constant, sensible, musical, visuel, dramatique aussi. La production nancéenne d’Alain Garichot, de 1997 (dirigée par Jérôme Kaltenbach, avec Laurent Naouri et Mireille Delunsch dans les premiers rôles) connaît une belle carrière. Après sa reprise à Rennes en 2000, avec Claude Schitzler au pupitre, &#8230;</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>C’est un magnifique spectacle que nous offre le Théâtre Graslin, un bonheur constant, sensible, musical, visuel, dramatique aussi. La production nancéenne d’<strong>Alain Garichot</strong>, de 1997 (dirigée par Jérôme Kaltenbach, avec Laurent Naouri et Mireille Delunsch dans les premiers rôles) connaît une belle carrière. Après sa reprise à Rennes en 2000, avec Claude Schitzler au pupitre, elle se découvre à Nantes, avant Angers, toujours aussi efficace, sobre, humble et séduisante. Au service exclusif de l’œuvre et des chanteurs, elle est servie par une direction d’acteurs que l’on oublie tant elle est naturelle, par des lumières de <strong>Marc Delamézière </strong>et des costumes d’une réelle beauté, signés <strong>Claude Masson</strong>. Les personnages sont riches, vivants, avec chacun sa part d’ambiguïté.</p>
<p>Une futaie, dont seuls les troncs rugueux sont visibles, sur un fond aux éclairages changeants constitue le décor unique du premier acte (la scène de la lettre se passant en avant-scène, le reste plongé dans l’obscurité) et du second tableau du deuxième (le duel). C’est tout. Un plateau vide, ou animé simplement par les chorégraphies et les mouvements des choristes, danseurs et figurants, servira de décor au bal, avec un minimum d’accessoires : une méridienne, une table et deux chaises. L&rsquo;attention visuelle est toujours sollicitée par des tableaux à la beauté changeante. Le premier, avec les quatre femmes, est une réussite parfaite : Madame Larina a troqué la louche des confitures pour le portrait au pastel, Tatiana est pensive, un livre à la main. Le premier quatuor enchante par son équilibre et son harmonie, les autres ensembles, particulièrement le quintette du deuxième acte confirmeront cette perfection rare. </p>
<p>La distribution est homogène, sans faiblesse. <strong>Charles Rice</strong> compose un séduisant Onéguine, parfaitement crédible, vocalement et psychologiquement : le dandy désœuvré, désinvolte s’y révèle aussi un homme dont la souffrance nous émeut. Si la ligne de chant bénéficie d’un soutien solide, la voix, réservée, parfois engorgée au premier acte, se déploie ensuite pour achever avec une maîtrise rare (l’arioso du dernier acte). Le personnage de Tatiana, le plus central, est certainement le plus difficile, vocalement et dramatiquement car il y a deux Tatiana, celle du premier acte, rêveuse, frémissante, fragile, et celle du troisième, toujours aussi passionnée, mais mûrie par les épreuves et par son rang. <strong>Gelena Gaskarova</strong>, depuis sept ans dans la troupe du Marinski, est familière du rôle depuis plusieurs saisons. Les moyens sont là, on se situe à un très haut niveau. La voix est longue, avec de beaux mediums, des graves solides. Les couleurs sont belles quand l’émission est naturelle. Elle excelle dans le mezzo-voce, tant qu’elle ne force pas le trait. Le chant connaît les inflexions justes, même si, parfois, la projection des aigus, trop forcés, altère la ligne. Parfaitement crédible au dernier tableau, c’est alors la Tatiana idéale. Sa sœur aînée, Olga, nous révèle une extraordinaire <strong>Claudia Huckle</strong>. La qualité d’émission, la voix sonore, colorée avec de somptueux graves, la fraîcheur et la jeunesse emportent l’adhésion. Une grande Olga, insouciante, jeune et sensible. Autre découverte, le superbe Lenski de <strong>Suren Maksutov</strong>, Ouzbèke formé à Kiev. Le timbre est séduisant, l’aigu éclatant, les graves solides. Son Lenski est naturel, fin, romantique sans excès, mais tendre et possessif. Le lyrisme est vrai, le chant très contrôlé, et atteint dans son air du deuxième acte une plénitude insoupçonnée, avec des accents émouvants, admirable. <strong>Oleg Tsibulko</strong>, Moldave, à la voix et la stature imposantes, nous vient du Bolchoï. Le rôle de Grémine exige un très large ambitus que possède son interprète : le chant est noble, plein, avec une profondeur et une émission princières. Donc, un splendide Grémine, de grande classe. <strong>Eric Vignau</strong>, monsieur Triquet, fait honneur au chant français. Madame Larina est la grande <strong>Diana Montague</strong>, plus que jamais convaincante, dans un rôle à la mesure de ses moyens et de son expérience. La mère de Tatiana et d’Olga a l’autorité naturelle, distinguée et chaleureuse. Puissent tous les chanteurs conduire une longue et belle carrière comme celle Diana Montague ! <strong>Stefania Toczyska</strong> est une vraie nourrice, dont les inflexions, dans la scène de la lettre sont justes, dramatiquement et vocalement. Les rôles secondaires (le Capitaine et Zaretski), tenus par deux choristes (<strong>Eric Vrain</strong> et <strong>Mikaël Weill</strong>), sont parfaitement servis.</p>
<p><strong>Lukasz Borowicz</strong> impose une lecture subtile et inspirée de la partition.  Un juste milieu entre les épanchements du romantisme et l’élégance, la distinction et la sensibilité. L’orchestre est toujours lisible, léger ou puissant, ductile, animé de belles couleurs. Les danses (valse, cotillon, polonaise), si chères à Tchaïkovski, sont de véritables bijoux. Très sollicités, les chœurs, mixtes ou de femmes, ne méritent que des éloges, équilibrés, francs, articulés, colorés et dynamiques.</p>
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		<item>
		<title>RACHMANINOV, Aleko&#124;Francesca da Rimini — Nancy</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/aleko-francesca-da-rimini-nancy-le-temps-de-dante-et-le-temps-des-gitans/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Laurent Bury]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 08 Feb 2015 07:12:28 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Après l’éblouissement provoqué par Artaserse, le retour à Nancy de Silviu Purčarete était très attendu. Qu’allait faire le metteur en scène roumain du diptyque Aleko / Francesca da Rimini, deux titres à peine plus fréquentés que l’opéra de Vinci ? Les premières minutes du spectacle décevraient presque : les tziganes imaginés à l’origine par Pouchkine évoquent ici &#8230;</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Après l’éblouissement provoqué par <em>Artaserse</em>, le retour à Nancy de <strong>Silviu Purčarete</strong> était très attendu. Qu’allait faire le metteur en scène roumain du diptyque <em>Aleko</em> / <em>Francesca da Rimini</em>, deux titres à peine plus fréquentés que l’opéra de Vinci ? Les premières minutes du spectacle décevraient presque : les tziganes imaginés à l’origine par Pouchkine évoquent ici l’univers des films de Kusturica, ce qui est tout à fait justifié et dépouille les personnages de toute aura romantique superflue dans cette sombre histoire de mari tuant sa femme et son amant ; ici, il les surprend à se câliner dans une voiture à la carrosserie orange seventies. Malgré tout, pour ne pas basculer dans le réalisme complet, Purčarete a l’idée de faire de ces gitans des forains, d’où la présence d’artistes de cirque, dont les acrobaties remplacent l’assez long ballet (numéros 5 et 6 de la partition), sans oublier l’ours d’Aleko, dont on peut croire jusqu’à la conclusion qu’il est censé s’agir d’un véritable animal. Lorsque le figurant ôte la tête de son costume et refuse de serrer la main d’Aleko banni, le doute rétrospectif s’installe… Et pour faire le lien avec la deuxième partie, la Vieille Tzigane – qui ne prend la parole qu’à la toute fin – devient une sorte de mort vivant, escorté d’une troupe de figures spectrales. On retrouve, plus nombreuses, ces apparitions dans <em>Francesca da Rimini</em>, chacune accompagnée d’un squelette articulé, pour figurer le cercle des luxurieux où descendent Dante et Virgile. Le décor, qui pouvait évoquer un chapiteau de cirque pour <em>Aleko</em>, se change en un lieu noir et clos, grillagé, percé de gros tuyaux et de ventilateurs, comme on s’imagine les espaces techniques du Centre Pompidou, ce qui n’est peut-être une mauvaise façon de représenter les enfers. Difficile d’animer vraiment tout le Prologue, qui ressemble plus à un poème symphonique qu’à une action théâtrale, et la danse des damnés paraît un peu répétitive. Tout change lorsque se rejoue le drame de Paolo et Francesca, dont le double assassinat et mimé avec les mêmes gestes et au même endroit de la scène que dans <em>Aleko</em>, afin de souligner le parallélisme de l’intrigue des deux œuvres. Les squelettes et les damnés restent présents dans la maison de Malatesta, comme des témoins muets (ou pas), et l’intrigue relatée dans la <em>Divine Comédie</em> se joue en costumes Renaissance, non sans l’apparition de prélats felliniens – le géant et le nain d’<em>Aleko</em>. On sera plus réservé sur l’ultime retour de la bagnole orange à la toute fin de <em>Francesca da Rimini</em>, le lien entre les deux parties du spectacle ayant été suffisamment souligné auparavant, de manière moins incongrue.</p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" alt="" class="image-large" height="312" src="/sites/default/files/styles/large/public/francesca_da_riminiopeura_national_de_lorraine_4.jpg?itok=BfYmu0zv" title="Francesca da Rimini © Opéra national de Lorraine" width="468" /><br /><em>Francesca da Rimini</em> © Opéra national de Lorraine</p>
<p>Musicalement, la satisfaction est complète, grâce aux forces de l’Opéra national de Lorraine et à des artistes pour la plupart déjà vus à Nancy. Dirigé avec finesse par <strong>Rani Calderon</strong>, l’orchestre se montre aussi à l’aise dans <em>Aleko</em>, partition de jeunesse clairement écrite sous l’influence de Tchaïkovski, que dans <em>Francesca da Rimini</em>, œuvre beaucoup plus originale et plus personnelle. Le chœur met beaucoup de conviction dans son chant (les danses polovtsiennes de Borodine semblent tout proches dans sa première intervention), même lorsqu’il est invisible aux enfers, dans un prologue pris à un tempo peut-être un peu trop mesuré. Quant aux solistes, Nancy peut désormais compter sur d’excellents chanteurs venus des pays de l’est. Dans son <a href="http://www.forumopera.com/nabucco-nancy-raffaella-angeletti-sauve-la-mise">compte rendu du <em>Nabucco</em> </a>donné en début de saison, Christophe Rizoud soulignait la largeur et la puissance de la voix d’<strong>Alexander Vinogradov</strong>, et il faut ici encore saluer l’engagement scénique et l’aisance de cette basse parfaitement à l’aise dans l’aigu. Le monologue de Malatesta est un beau moment de théâtre, et l’on espère retrouver prochainement cette grande et belle voix. Il y a deux saisons, <strong>Gelena Gaskarova</strong> avait été à Nancy une <a href="http://www.forumopera.com/spectacle/au-dela-du-reel">fort belle Iolanta </a>: elle s’attire les mêmes compliments, Zemfira rebelle ou pudique Francesca, avec un aigu qui semble plus assuré et qu’on rêve d’entendre dans les grands rôles du répertoire russe : elle sera Tatiana en mai-juin prochain à Nantes et Angers, mais on imagine qu’elle serait une fort belle Snégourotchka, par exemple, si les théâtres de France osaient plus souvent programmer les œuvres de Rimski-Korsakov. <strong>Evgeny Liberman</strong> ne tenait qu’un rôle secondaire dans cette même <em>Iolanta</em> de 2013, mais il se montre tout à fait à la hauteur des lourdes exigences du rôle de Paolo. L’autre ténor de la distribution, <strong>Suren Maksutov</strong>, fait à cette occasion ses débuts en France, et l’on se réjouit d’apprendre qu’il sera le Lenski de l’<em>Onéguine </em>susmentionné, car le timbre est séduisant et l’aigu éclatant. La basse hongroise <strong>Miklós Sebestyén</strong> est un très digne Vieux Tzigane. <strong>Igor Gnidii</strong> et <strong>Svetlana Lifar</strong> ont fort peu à chanter, mais le baryton, très souvent distribués dans de petits rôles à l’Opéra de Paris, restera à Nancy après la dernière de ce spectacle pour un récital le 14 février.</p>
<p>Il est heureux que deux des trois opéras de Rachmaninov aient enfin été mis à l’affiche en France. Nancy a placé la barre très haut ; on attend de voir ce que Bruxelles fera de ces mêmes œuvres au printemps prochain.</p>
<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/aleko-francesca-da-rimini-nancy-le-temps-de-dante-et-le-temps-des-gitans/">RACHMANINOV, Aleko|Francesca da Rimini — Nancy</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
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		<title>TCHAÏKOVSKI, Iolanta — Nancy</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/au-dela-du-reel/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Christophe Rizoud]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 30 Apr 2013 19:03:25 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>« Quel sera le sort de cette élue qui perd son innocence au contact de la réalité », se demande David Hermann à propos de Iolanta, enfin représentée sur une scène française quand le statisme et le format de l&#8217;ultime opéra de Tchaïkovski -1h30, sans entracte &#8211; nous valent plus souvent des versions de concert. &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>          « <em>Quel sera le sort de cette élue qui perd son innocence au contact de la réalité</em> », se demande David Hermann à propos de<em> Iolanta</em>, enfin représentée sur une scène française quand le statisme et le format de l&rsquo;ultime opéra de Tchaïkovski -1h30, sans entracte &#8211; nous valent plus souvent des versions de concert. Ce n&rsquo;est pas la seule question que soulève cette production nancéenne, chahutée par le public au tomber de rideau. Interroger, tel est pourtant l&rsquo;un des mandats d&rsquo;une œuvre d&rsquo;art en général et d&rsquo;un opéra en particulier. En de pareils cas, l&rsquo;esprit cartésien qui est le nôtre n&rsquo;aime rien tant que proposer des solutions. Il faut hélas parfois donner sa langue au chat.</p>
<p>
			Quel est ici le sens du (long) prologue, placé comme une parenthèse inutile après les premières mesures de l&rsquo;œuvre et déclamé d&rsquo;une voix émolliente par le comédien<strong> Sébastien Dutrieux</strong> qui, perruque blanche, longue canne à la main et bandeau sur l&rsquo;œil joue le double d&rsquo;Ibn-Hakia ? Pourquoi, à la fin de l&rsquo;opéra, Iolanta et ses deux médecins sortent du cadre alors qu&rsquo;une sorte de cataclysme projette les autres personnages contre les parois du décor ? Il faut lire et relire les propos de David Hermann dans le programme pour trouver des réponses plus ou moins satisfaisantes. Ce qui est clair, en revanche, c&rsquo;est le symbolisme de l&rsquo;univers virtuel dans lequel Iolanta se trouve projetée du fait de sa cécité.<em> Star Wars</em> et <em>Cosmos 1999</em>, cette série télévisée qui occupait les enfants des années 70 le samedi après-midi, ont servi de référence au décorateur, <strong>Rifail Adjarpasic,</strong> et à la costumière,<strong> Ariane Unfried</strong>. Les créations vidéo de<strong> Joan Rodón Sanjuan</strong> et d’<strong>Emilio Valenzuela</strong>, viennent confirmer l&rsquo;impression de <em>space opera</em>. Iolanta, poupée digitale, est moins fille du roi d&rsquo;une Provence médiévale que Princesse Leila bombardée de rayons laser. Le parti-pris n&rsquo;est pas seulement spécial et spatial, il obéit à une logique qui, lumières savantes aidant, tient le coup et ne mérite pas l&rsquo;opprobre qui le salue, à condition d&rsquo;aimer la science-fiction.</p>
<p>			Ovationnée en revanche, la direction musicale de<strong> Jacques Mercier</strong> n&rsquo;en est pas moins déconcertante. Là où on est habitué à un lyrisme appuyé, le chef d&rsquo;orchestre propose une lecture à la pointe sèche, débarbouillée de sentiments, cérébrale. De quoi renforcer le lien entre Tchaïkovski et Stravinski, tel que l&rsquo;établit dans le programme la reproduction d&rsquo;une lettre du compositeur du <em>Sacre du Printemps</em> au directeur du Figaro. Et de fait, par la façon analytique dont Jacques Mercier exprime cette musique dès les premières mesures et tout au long de l’opéra, rarement Tchaïkovski n&rsquo;a paru aussi moderne. Les gourmands, ceux qui envisagent les rubans de violons comme des coulis de caramel sur une crème glacée, n&rsquo;apprécieront pas forcement le régime qui leur est imposé. Les autres jetteront une oreille étonnée sur la partition, ce qui ne signifie pas forcément qu&rsquo;ils y prendront plaisir.</p>
<p>			De même, pour vraiment goûter l&rsquo;interprétation vocale, il faut cesser d&rsquo;envisager <em>Iolanta</em> comme une succession de numéros destinés à mettre en valeur chacun des solistes, à la manière dont l&rsquo;opéra était présenté <a href="http://www.forumopera.com/index.php?mact=News,cntnt01,detail,0&amp;cntnt01articleid=4404&amp;cntnt01returnid=64">Salle Pleyel en novembre dernier</a>. Pas de grandes voix ici, à l&rsquo;exception des deux protagonistes, mais un plateau homogène qui se préoccupe moins de faire son effet que de raconter une histoire. Les airs de René (<strong>Mischa Schelomianski</strong>), d&rsquo;Ibn-Hakia (<strong>Evgeny Liberman</strong>), de Robert (<strong>Igor Gnidii</strong>) ne sont pas tant démonstration qu&rsquo;élément du récit. Les applaudissements timides qui accueillent chacune de leur performance en témoignent. Rien de répréhensible mais rien d&rsquo;enthousiasmant non plus. Des voix saines, bien projetées, confrontées à leur limite par une écriture qui peut appeler davantage de métal et de démesure. Les seconds rôles &#8211; Almeric (<strong>Avi Klemberg</strong>), Bertrand (<strong>Yuri Kissin</strong>), Brigitta (<strong>Inna Jeskova</strong>), Laura (<strong>Elena Golomeova</strong>) &#8211; ne sont pas plus saillants, à l&rsquo;exception de la nourrice de <strong>Svetlana Lifar</strong> dont les écarts de registre dépassent les limites expressives autorisées. Le chœur, retranché dans la coulisse, se fond lui aussi dans le paysage sonore, au point de passer presque inaperçu. <br />
			 <br />
			<br />			  <br />
			Seuls les deux protagonistes, disions-nous, se détachent plus nettement. Il faut laisser à <strong>Georgy Vasiliev </strong>le temps de revêtir la combinaison spatio-temporelle du Comte Vaudémont. Sa romance ne possède ni l&rsquo;intensité graduelle, ni l&rsquo;ampleur requises par le noble idéal censé animer le chevalier de Bourgogne. Pourtant, le timbre finit par séduire à la manière de ces visages dont la beauté ne saute pas aux yeux mais se révèle à la longue. Puis, le chant s&rsquo;affirme pour finalement surmonter les tensions et se réaliser dans le long duo avec Iolanta.</p>
<p><strong>Gelana Gaskarova</strong>, au contraire, s&rsquo;impose dès les premières notes. L&rsquo;extrême aigu, plus tard, ne tiendra pas exactement les promesses d&rsquo;un médium généreux. Mais la voix possède une présence immédiate et le son une densité substantielle. Cette épaisseur, qui n&rsquo;est pas lourdeur, renvoie l&rsquo;image d&rsquo;une Iolanta à la sensualité troublante, charnelle plus que spirituelle. L’incarnation, au sens premier du terme, vient alors contredire David Hermann pour qui l&rsquo;hymne conclusif de l&rsquo;ouvrage représente « <em>le dernier souffle qui s&rsquo;élève vers Dieu</em> ». « <em>D&rsquo;ailleurs quel est ce Dieu ?</em> » interroge ensuite le metteur en scène. La canne que brandit comme une lance Ibn-Hakia élevé au rang de démiurge, le bandeau noir qui couvre son œil ne font pas de doute. Bon sang ! Mais c&rsquo;est Wotan, bien sûr !</p>
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		<title>TCHAÏKOVSKI, Eugène Onéguine — Paris (Pleyel)</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/deroutant/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Christophe Rizoud]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 01 Jun 2010 07:32:21 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>La notion de mise en espace est aujourd’hui suffisamment floue pour laisser libre cours à toutes les traductions. Quel rapport par exemple entre Lakmé à Rouen en octobre dernier, dont l’intelligence et la complexité du travail de Richard Brunel, intitulé modestement « mise en espace », aurait eu de quoi faire rougir plus d’une mise en scène, &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>          La notion de mise en espace est aujourd’hui suffisamment floue pour laisser libre cours à toutes les traductions. Quel rapport par exemple entre <em><a href="http://www.forumopera.com/index.php?mact=News,cntnt01,detail,0&amp;cntnt01articleid=1258&amp;cntnt01detailtemplate=gabarit_detail_breves&amp;cntnt01dateformat=%25d-%25m-%25Y&amp;cntnt01lang=fr_FR&amp;cntnt01returnid=54">Lakmé à Rouen en octobre dernier</a></em>, dont l’intelligence et la complexité du travail de Richard Brunel, intitulé modestement « mise en espace », aurait eu de quoi faire rougir plus d’une mise en scène, et <em>Eugène Onéguine</em> proposé salle Pleyel qui, malgré la mention sur l’affiche du nom d’<strong>Anatoly Galaov</strong>, ne se distingue en rien d’une simple version de concert (à la courte exception de la scène du duel). La remarque relèverait de l’anecdote – on sait bien que la vocation de la Salle Pleyel est symphonique avant tout – si elle ne dévoilait le premier absent de la soirée : le théâtre. Et si elle n’amenait une première question : <em>Eugène Onéguine</em>, ouvrage d’un lyrisme délicat, peut-il se satisfaire d’une exécution concertante ? C’est en effet le manque de substance dramatique qui laisse un goût d’inachevé à la soirée. C’est le défaut de narration qui donne à la plupart des scènes, dont le fameux air de la lettre, l’apparence de pièces de concert et qui fait de l’opéra de Tchaïkovski une simple succession de numéros, certains étonnamment brillants par ailleurs. Les chants et danses des paysans, en premier lieu, qui portés par la réunion des <strong>Chœurs du Capitole de Toulouse</strong> et du <strong>Coro Easo</strong>, nous projettent dans une cathédrale orthodoxe bien plus que dans le jardin des Larina. Polyphonie aiguisée, emphase, cohésion, volume : le résultat, magnifique, galvanise mais est-il conforme à l’inspiration populaire de la partition ?</p>
<p> </p>
<p>La même plénitude sonore gonfle plus d’une fois les voiles de l’Orchestre National du Capitole de Toulouse. A sa tête, <strong>Tugan Sokhiev</strong> arrive précédé d’une réputation flatteuse1. La cohésion de l’ensemble, la virtuosité de sa direction expliquent les éloges qui l’accompagnent. Sa gestuelle constitue un spectacle à elle seule : large, variée, imagée, toujours lisible, même si à trop vouloir démontrer, il peut lui arriver de trébucher. La polonaise du III, attaquée à toute vitesse, privée de sa démarche altière, désarticulée, et huée à la fin par un spectateur révolté, fait contresens. Mais ce qui dérange le plus en fait, c’est le contraste entre la vision du chef d’orchestre, superbe, orgueilleuse presque, et la dimension vocale de ses interprètes, beaucoup plus modeste, bien que tout à fait concevable dans un autre environnement (on se souvient que l’œuvre fut créée par les élèves du conservatoire de Moscou).</p>
<p> </p>
<p>C’est vrai pour <strong>Garry Magee</strong>, baryton clairet qui, s&rsquo;il fait montre d&rsquo;un cynisme de bon aloi, proche de la désinvolture, ne possède ni l’étoffe, ni la carrure de l’Onéguine que l’on attendrait dans un tel contexte. C&rsquo;est vrai aussi pour <strong>Gelena Gaskarova</strong>, plus idoine en Tatiana, mais dont l’attitude réservée et la voix encore verte ne s’intègrent pas totalement au décor dessiné par l’orchestre. Il n’est pas question de volume, la projection au contraire est remarquable, d’autant plus saisissante que la silhouette, fine, ne laisse pas présager une telle puissance. Il est davantage question de relief et de couleurs, la palette d’expression se raréfiant au fur et à mesure que la voix grimpe dans l’aigu. La même absence de couleurs caractérise le Lenski de <strong>Daniil Shtoda</strong> dont le sens de la nuance ne rachète pas le manque d’ampleur. En Monsieur Triquet, <strong>François Piolino</strong>, désorienté lui aussi, ne retrouve pas le chic qui, à <a href="http://www.forumopera.com/index.php?mact=News,cntnt01,detail,0&amp;cntnt01articleid=1454&amp;cntnt01detailtemplate=gabarit_detail_breves&amp;cntnt01dateformat=%25d-%25m-%25Y&amp;cntnt01lang=fr_FR&amp;cntnt01returnid=54">Lille</a>, faisait le prix de ses couplets. Seuls finalement l’Olga gourmande d’<strong>Anna Kiknadze</strong> et <strong>Mikhaïl Kolelishvili</strong> dans le rôle du prince Gremine ne détonnent pas. Sans oublier, <strong>Makvala Kasrashvili </strong>en Larina<strong>, </strong>gloire du Bolchoï qui n’en impose plus désormais que par la présence et <strong>Elena Sommer</strong>, Filipievna d’une jeunesse inhabituelle mais irréprochable. Placées l’une à côté de l’autre, les deux chanteuses, la seconde blonde, grande, et longiligne à l’exact opposé de la première, forment un couple atypique qui achève de dérouter.</p>
<p> </p>
<p><strong>_____ </strong></p>
<p>1 Lire <a href="http://www.forumopera.com/index.php?mact=News,cntnt01,detail,0&amp;cntnt01articleid=768&amp;cntnt01detailtemplate=gabarit_detail_breves&amp;cntnt01dateformat=%25d-%25m-%25Y&amp;cntnt01lang=fr_FR&amp;cntnt01returnid=54">le compte-rendu de Maurice Salles</a> sur ce même <em>Eugène Onéguine</em> à Toulouse</p>
<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/deroutant/">TCHAÏKOVSKI, Eugène Onéguine — Paris (Pleyel)</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
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