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	<title>Lukas GENIUŠAS - Artiste - Forum Opéra</title>
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	<description>Le magazine en ligne de l&#039;opéra</description>
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	<title>Lukas GENIUŠAS - Artiste - Forum Opéra</title>
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		<title>Récital Asmik Grigorian &#8211; Madrid</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/recital-asmik-grigorian-madrid/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Thierry Verger]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 02 Oct 2025 06:54:07 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Au début de l’année 2022, Asmik Grigorian et le pianiste russo-lituanien Lukas Geniušas faisaient paraître l’album Dissonance, consacré aux mélodies de Sergeï Rachmaninov, premier album de récital avec piano de la soprano lituanienne. Au printemps de la même année, tous deux entamaient une longue tournée de concerts (qui les a conduits notamment à Genève et &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Au début de l’année 2022, <strong>Asmik Grigorian</strong> et le pianiste russo-lituanien <strong>Lukas Geniušas</strong> faisaient paraître <a href="https://www.forumopera.com/breve/dissonance-un-manque-dharmonie-le-message-dasmik-grigorian/">l’album <em>Dissonance</em></a>, consacré aux mélodies de Sergeï Rachmaninov, premier album de récital avec piano de la soprano lituanienne. Au printemps de la même année, tous deux entamaient une longue tournée de concerts (qui les a conduits notamment à <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/asmik-grigorian-en-recital-avec-lukas-geniusas-puissance-de-feu/">Genève</a> et <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/tchaikovsky-rachmaninov-melodies-romances-bucarest/">Bucarest</a>), avec, toujours comme fil rouge, Rachamninov. Au gré des récitals, le programme pouvait être complété par des pièces d’autres compositeurs de l’Europe de l’Est.<br />
Tournée toujours en cours trois ans plus tard ; et elle va se poursuivre à Valence, Vienne, Luxembourg, Naples, New York en 2025 et Francfort en 2026. A l’occasion de sa venue à Madrid pour une reprise d’<em><a href="https://www.forumopera.com/spectacle/tchaikovsky-rachmaninov-melodies-romances-bucarest/">Otello</a></em>, Asmik Grigorian propose ce concert aux Madrilènes, entre deux représentations du chef d’œuvre de Verdi.<br />
L’écrin est magnifique, le Teatro Real étant l’un des plus beaux théâtres à l’italienne qu’on puisse imaginer, avec une qualité acoustique assez confondante qui permet à la voix et au piano (dont le couvercle reste la plupart du temps entrouvert) de parfaitement diffuser dans l’immense salle. Programme chambriste, soirée entre amis.<br />
Lukas Geniušas est le compagnon de studio et de route d’Asmik Grigorian en cette tournée. Les morceaux qu’il a choisi d’intercaler entre deux romances chantées se fondent admirablement dans l’économie d’ensemble du programme. On retiendra la romance en fa mineur op. 5 de Tchaïkovski, qui prolonge la rêverie de <em>Une larme tremble</em> qui précède, rendue tout en délicatesse et, en seconde partie le dernier des treize préludes de l’opus 32 de Rachmaninov dans lequel Geniušas fait montre d’une vista et d’une virtuosité enviables. D’une façon générale, il sera un accompagnateur discret et attentif. De toute évidence, ces deux-là n’ont pas besoin de se parler pour se comprendre.<br />
Grigorian, dans la veine de son enregistrement studio, donne dans la nostalgie et la romance. Une première partie est consacrée à Tchaïkovski. Six romances qui nous parlent d’amour, de souffrance et de mélancolie. Les registres médian voire grave sont à l’ordre du jour. Toute une chaleur les habite ; nul n’est besoin de forcer la voix pour dire la peine et l’espoir ; souvent le public saura respecter le silence entre deux pièces.<br />
Dans la seconde partie, consacrée à Rachmaninov, c’est la complexité de l’âme torturée et la violence des sentiments qui sont illustrées, confinant à la <em>Dissonance</em>, qui donne son titre à l’album et sa conclusion au concert. Et c’est alors (<em>Ne chante pas pour moi</em>) que la voix se débride et se permet quelques rares incursions dans le <em>forte</em>.<br />
Mais ce soir l’intensité n’est pas dans la puissance de la voix, mais dans l’évocation de sentiments authentiques.</p>
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		<title>Récital Asmik Grigorian &#8211; Bucarest</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/tchaikovsky-rachmaninov-melodies-romances-bucarest/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Christine Ducq]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 16 Sep 2025 07:03:59 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>De ce George Enescu Festival, fondé en 1958, on ne chantera jamais assez les louanges. Et ce n&#8217;est pas cette 27e édition, sous la direction artistique depuis 2022 de Cristian Macelaru (directeur musical de notre Orchestre national de France, pour ceux qui ne suivraient pas), qui dérogera. Conçu pour alterner une année sur deux avec &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>De ce <strong>George Enescu Festival, </strong>fondé en 1958, on ne chantera jamais assez les louanges. Et ce n&rsquo;est pas cette 27e édition, sous la direction artistique depuis 2022 de Cristian Macelaru (directeur musical de notre Orchestre national de France, pour ceux qui ne suivraient pas), qui dérogera. Conçu pour alterner une année sur deux avec le <strong>Concours international George Enescu</strong>, le festival dont Zubin Mehta est le Président honoraire, se déroule désormais , non seulement à Bucarest mais aussi dans d&rsquo;autres villes sises dans les belles régions de la Roumanie – ceci sous l&rsquo;impulsion de la jeune et dynamique directrice exécutive de cette manifestation (une des plus importantes en Europe de l&rsquo;Est), Cristina Uruc. Cette dernière nous rappelant que malgré les graves difficultés politiques d&rsquo;il y a quelques mois, le Ministère de la Culture roumain n&rsquo;a jamais remis en question cette nouvelle édition. Bien au contraire, elle représente assurément les idéaux de rencontre et de partage démocratiques. Cette 27e édition réunit depuis le 24 août jusqu&rsquo;au 21 septembre l&rsquo;élite des artistes, des formations et orchestres du monde. Les Français semblent encore ignorer ce festival, et c&rsquo;est bien dommage puisqu&rsquo;aux charmes slaves (entre Art Déco et architecture brutaliste soviétique) des salles de concert de la capitale et ceux du pays se marie une proposition hallucinante en termes de qualité : quatre mille artistes des plus plébiscités dans cent concerts (pour chaque week-end, quatre concerts de 11h à 22h) donnant à voir et à entendre quarante-cinq œuvres du compositeur George Enescu (dont l&rsquo;opéra<em> Oedipe</em> cette année), des hommages à Maurice Ravel (150 ans de sa naissance), à Arvo Pärt (90 ans cette année), à la Deutsche Kammerphilharmonie Bremen (fondée il y a 45 ans), au Danish National Symphony Orchestra (fondé il y a 100 ans), le Transylvania Philharmonic Orchestra créé 70 ans auparavant à Cluj, sans oublier le George Enescu Philharmonic Choir &#8211; et bien-sûr des ballets, des opéras, de la musique de chambre et symphonique. Le violoniste <strong>David Grimal</strong> a par ailleurs dirigé l&rsquo;habituel stage de jeunes musiciens début septembre, Les Lumières d&rsquo;Europe Academy.</p>
<p>Parmi tant de belles propositions, un des concerts de minuit (commençant à 22h30) avec à l&rsquo;affiche le récital d<strong>&lsquo;Asmik Grigorian</strong> accompagnée par <strong>Lukas Geniusas</strong> semblait incontournable. Et ce fut une petite déception. Dans la belle salle du Romania Athenaeum, le public est présent en nombre. Le programme est celui de la tournée européenne de la soprano lituanienne : des extraits de recueils de mélodies et de romances de Piotr Ilitch Tchaïkovski et de Serge Rachmaninov, auquel s&rsquo;ajoute le <em>Nocturne en</em> <em>ré bémol majeur</em> de George Enescu (une œuvre impressionnante mais de plus de vingt minutes, nuisant à l&rsquo;équilibre du récital). Ces recueils de mélodies et de romances ont en commun la langue russe des textes de grands poètes choisis par les deux compositeurs, la sensibilité toute slave de l&rsquo;expression musicale, tout un petit théâtre parcourant l&rsquo;étendue des sentiments, des lieux, des personnages du folklore national. Avec Tchaïkovski, nous voilà d&rsquo;abord « Au milieu du vacarme du bal » (opus 38), la valse au piano accompagnant la naissance de l&rsquo;amour, avant le constat d&rsquo;échec de la mélodie n° 6 (« De nouveau seul, comme avant », opus 73), composée quelques mois avant sa mort. Cette tristesse précède la cantilène de la mélodie n° 4 de l&rsquo;opus 6, « Non, seul celui qui connaît la nostalgie », au ton plus noble, moins déchirant. L&rsquo;interprétation de la chanteuse verse cependant (souvent excessivement) dans l&rsquo;éloquence opératique pour un répertoire plutôt dédié aux confidences et aux hymnes subtiles (« Je vous bénis, forêts, vallées&#8230; » opus 47). Jusqu&rsquo;à la fin du récital, y compris avec certains airs de Rachmaninov, Asmik Grigorian ne ménage pas assez l&rsquo;oreille de l&rsquo;auditeur, faisant un peu trop étalage de sa large amplitude vocale. La riche et sombre texture de son timbre de soprano lyrique est remarquable, mais les hautes notes semblent artificiellement tenues. Même si elle sait chanter mezza voce, recourir à d&rsquo;expertes variations dynamiques, à aucun moment l&rsquo;émotion ne surgit. La sérénade de la mélodie n° 3 (opus 4) nous laisse de glace, de même que dans la romance n°4 (« Ma jolie, ne chante pas », opus 4) la souplesse de la voix épouse bien les variations du sentiment mais sans réelle puissance d&rsquo;évocation. Elle n&rsquo;est pas vraiment aidée par son remuant pianiste, qui semble vouloir rivaliser avec elle (si certaines pièces se caractérisent par de longues introductions et conclusions, force est de constater que Lukas Genusias n&rsquo;a pas encore trouvé sa place d&rsquo;accompagnateur). Ce sera ainsi jusqu&rsquo;à la fin du récital, où la mélodie « Dissonans » (opus 34) de 1912, vrai air d&rsquo;opéra, permet encore à Asmik Grigorian de montrer ses vastes capacités, sans parvenir à nous intéresser au désespoir de la jeune fille qu&rsquo;elle interprète. Tout le contraire de l&rsquo;interprétation la veille des <em>Folk Songs</em> de Luciano Berio par Magdalena Kozena. Accompagnée par le grand Daniel Harding à la tête de l&rsquo;Orchestre de l&rsquo;Académie Sainte-Cécile, la mezzo tchèque a su déployer une science technique jamais dénuée de sensibilité. Même si son timbre s&rsquo;est un peu durci, la chanteuse a su, elle, nous happer grâce à une incarnation des plus foisonnantes et poétiques.</p>
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		<title>Asmik Grigorian en récital avec Lukas Geniusas —</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/asmik-grigorian-en-recital-avec-lukas-geniusas-puissance-de-feu/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Charles Sigel]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 09 Jun 2022 16:30:51 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Les affiches du concert misaient à fond sur le beau regard d&#8217;Asmik Grigorian qui à l&#8217;évidence le mérite. En revanche, elles ne mentionnaient pas le nom de Lukas Geniušas, la couverture du programme non plus, et non seulement c&#8217;est discourtois mais c&#8217;est une faute. Il allait être un accompagnateur, un partenaire plutôt, comme on en entend &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Les affiches du concert misaient à fond sur le beau regard d&rsquo;<strong>Asmik Grigorian</strong> qui à l&rsquo;évidence le mérite. En revanche, elles ne mentionnaient pas le nom de <strong>Lukas Geniušas</strong>, la couverture du programme non plus, et non seulement c&rsquo;est discourtois mais c&rsquo;est une faute. Il allait être un accompagnateur, un partenaire plutôt, comme on en entend rarement et ses intermèdes en solo allaient être éblouissants.</p>
<p>En tant que partenaire, sans doute se place-t-il sous le signe de la phrase fameuse de Gerald Moore : « Dois-je jouer moins fort ? »  Jamais ce Steinway ne fut joué avec autant de pudeur, de délicatesse, de suavité, d&rsquo;attention au son et d&rsquo;intelligence des phrasés. Dans ce majestueux Grand Théâtre de Genève, qui semble démesuré certains soirs de récital, on ne perdait rien de sa finesse de toucher, ni de son art de coloriste.</p>
<p>Ce talent à imposer un climat doucement poétique, on l&rsquo;entendit dès les notes préludant à « Au milieu du bruit d&rsquo;un bal », la première des six mélodies de Tchaïkovski ouvrant le récital et aussitôt le talent d&rsquo;Asmik Grigorian à suggérer la nostalgie, le passage du temps, par un simple <em>rallentando</em>. Sur les accords profonds et scandés de  « Encore  une fois, comme avant », elle put aller chercher la chaleur de sa voix avant, par un crescendo subtil, de monter jusqu&rsquo;à une puissance dramatique, non sans dureté dans les <em>forte</em>, puis de revenir vers un térébrant sentiment nostalgique, et de laisser mourir le son en filant les notes ultimes.</p>
<p>On associe volontiers Tchaïkovski à des voix veloutées voire crémeuses. Celle d&rsquo;Asmik Grigorian est d&rsquo;un autre caractère et si elle peut donner le grand lyrisme romantique de « Non, seul qui a connu », allégeant ici le son puis teintant les derniers vers de tendresse pour leur donner la simplicité d&rsquo;une confidence, faisant admirer au passage dans « Une larme tremble » combien, même dans les pianissimos, sa voix peut se projeter, on admire sa manière d&rsquo;aller crescendo vers l&rsquo;effusion (« Je vous bénis, forêts »), indiquant la douleur par une simple couleur, créant un climat par ses seules demi-teintes.</p>
<p>Trois brèves pièces pour piano de Tchaïkovski allaient montrer Lukas Geniušas dans tous les aspects de son talent versatile : l&rsquo;imagination fantasque à la fois virtuose et aérienne, un toucher liquide sur les arabesques de la main gauche dans le capricieux « Scherzo humoristique », le poser en raconteur d&rsquo;histoire aux sonorités dorées dans un nocturne introverti, enfin capricant et faunesque, se jouant des difficultés pour ne mettre en lumière que l&rsquo;esprit de la musique dans la Dumka.</p>
<p><img fetchpriority="high" decoding="async" alt="" class="image-large" height="340" src="/sites/default/files/styles/large/public/dissonance.jpg?itok=ZR6wvx1H" width="340" /></p>
<p>Le programme proposait en seconde partie un choix de mélodies de Rachmaninov, choisies parmi celles enregistrées récemment par l&rsquo;incandescente soprano lituanienne pour un disque sous-titré <em>Dissonance</em>. Cette partie allait nous laisser sur une impression plus mitigée. Ainsi du célèbre « Ne chante plus pour moi, la belle », Asmik Grigorian fit-elle une grande page opératique – d&rsquo;ailleurs de ces petites pièces de Rachmaninov, de ces mélodies, elle dit qu&rsquo;elles sont des bouchées d&rsquo;opéra qui ne durent que quelques minutes. Un tel parti-pris met en lumière les tensions d&rsquo;une voix faite sans doute pour de plus vastes formats (elle fut Senta à Bayreuth en 2019…) De là vient qu&rsquo;on est davantage impressionné que séduit, et rasséréné quand elle revient au <em>mezza voce</em>, où elle peut transmettre sa sensibilité aux textes, et qu&rsquo;on est ensuite d&rsquo;autant plus désappointé par de récurrentes acidités.</p>
<p>Dans les célèbres « Eaux du printemps », on notera un certain manque d&rsquo;homogénéité des registres  et une expressivité un peu extérieure. En revanche, nous séduisirent beaucoup trois mélodies toutes de tendresse et d&rsquo;intériorité, « Crépuscule », « Ici il fait bon » et « Lilas », d&rsquo;une retenue et d&rsquo;une justesse de sentiments très émouvantes. Là, la présence de la voix et celle de la chanteuse resserraient la focale et donnaient le sentiment d&rsquo;être le plus près possible de Rachmaninov, ce Rachmaninov vulnérable aux confidences si retenues.</p>
<p>Un nouvel intermède pianistique permit d&rsquo;admirer trois petites pièces composées ou arrangées par Rachmaninov : le clownesque ce que et goguenard Hopak, d&rsquo;après Moussorgski, l&rsquo;esprit d&rsquo;enfance et la fraîcheur des Marrguerites, enfin un Vol du bourdon d&rsquo;après Rimsky-Korsakov ajoutant de la difficulté à la difficulté. Nouvelle démonstration désinvolte et légère de Lukas Geniousas. Soit dit en passant, la prise de son du Cd<em> Dissonance</em>, un peu dure et spectaculaire, ne rend pas tout à fait justice selon nous à son talent ni à sa sonorité.</p>
<p>Enfin si nous fûmes à nouveau désappointé par la virulence des dernières notes de « Je t&rsquo;attendrai », l&rsquo;ultime mélodie du récital, « Dissonance », composée en 1912, et la plus longue, nous convainquit. Pourtant elle fut chantée avec une sorte de véhémence expressionniste, mais cette mélodie douloureuse est d&rsquo;une toute autre écriture que les romances entendues jusque là. Âpre, aigre, la souffrance y est mise à nu et vraiment on y est tout proche du monde de l&rsquo;opéra. Asmik Grigorian y fut d&rsquo;une puissance impressionnante, portant l&rsquo;expression du désespoir presque jusqu&rsquo;au cri.</p>
<p>Et alors que le postlude du piano roulait tempétueusement dans les graves jusqu&rsquo;à sonner comme un glas, on se prit à penser que tout le récital apparaissait rétrospectivement sous un autre jour, comme s&rsquo;il ne s&rsquo;était agi que de conduire à ce cri, à ce déchirement, à cette flamme noire. </p>
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		<title>Dissonance, un manque d&#8217;harmonie : le message d&#8217;Asmik Grigorian</title>
		<link>https://www.forumopera.com/breve/dissonance-un-manque-dharmonie-le-message-dasmik-grigorian/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[La Rédaction]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 29 Mar 2022 04:04:09 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Coïncidence ou prescience ? Dissonance, le nouvel album d’Asmik Grigorian et du pianiste Lukas Geniušas, consacré aux mélodies de Sergei Rachmaninov, paraît alors que l’invasion de l’Ukraine par la Russie bouleverse la communauté internationale. « Lorsque j&#8217;ai enregistré cet album, il m&#8217;aurait été difficile d’expliquer pourquoi Lukas et moi avons choisi Sergei Rachmaninov et pourquoi nous avons &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Coïncidence ou prescience ? <em>Dissonance</em>, le nouvel album d’<strong>Asmik Grigorian</strong> et du pianiste <strong>Lukas Geniušas</strong>, consacré aux mélodies de Sergei Rachmaninov, paraît alors que l’invasion de l’Ukraine par la Russie bouleverse la communauté internationale. « Lorsque j&rsquo;ai enregistré cet album, il m&rsquo;aurait été difficile d’expliquer pourquoi Lukas et moi avons choisi Sergei Rachmaninov et pourquoi nous avons donné ce titre à l&rsquo;album, mais aujourd&rsquo;hui, je sais que ce titre et ce thème traduisent le plus fidèlement le douloureux grincement de mon cœur », explique la soprano dans un message de paix, où elle dénombre les dissonances entre  « la beauté, le courage, le courage, la lumière et le désespoir, la peur, la honte et l&rsquo;obscurité absolue », entre son « amour pour la culture russe, la musique, la littérature, les amis, la famille, les proches et cette catastrophe incompréhensible, honteuse, insensée et criminelle qui nous affecte tous. » pour finalement se tourner vers la foi, l’espoir et la prière afin que « nous ayons encore la chance… de vivre en harmonie ».</p>
<blockquote>
<p>Dissonance &#8211; a lack of harmony.</p>
<p>
	Paradoxically, it is today that my first album sees the light of day.  It is also paradoxical that when I recorded this album, it would have been difficult for me to answer the question why Lukas and I chose to feature Sergei Rachmaninoff and give the album this title. But today, I know that this title and theme most accurately conveys the painful gnashing in my heart.</p>
<p>	The dissonance between beauty, fortitude, courage, light, and hopelessness, fear, shame and absolute darkness&#8230;</p>
<p>	The dissonance of my love for Russian culture, music, literature, friends, family, relatives and this incomprehensible, shameful, senseless and criminal catastrophe that affects us all.</p>
<p>	The dissonance of the urge to simultaneously scream with the voice of a wild animal and be silent like a grave. </p>
<p>	Between gratitude and apology.</p>
<p>	Today, when our words get stuck in my throat, I turn to music…</p>
<p>	to faith.</p>
<p>	to hope.</p>
<p>	to prayer. </p>
<p>	That we still have a chance…to be in harmony.</p>
</blockquote>
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