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	<title>Luis GOMES - Artiste - Forum Opéra</title>
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	<description>Le magazine en ligne de l&#039;opéra</description>
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	<title>Luis GOMES - Artiste - Forum Opéra</title>
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		<title>VERDI, La traviata — Lisbonne</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/la-traviata-lisbonne-fastueux-flacon-en-peine-divresse/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Brigitte Cormier]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 18 Jun 2018 07:28:25 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Découvrir le ravissant São Carlos de Lisbonne avec une Traviata est un défi. Le charme suranné de ce bâtiment néo-classique est resté dans son jus. Sa salle rococo mordorée, son plafond peint, ses quatre étages de balcons, ses sièges de velours vieux rose, ses ors patinés, sa loge royale grandiose&#8230; surtout, son passé lyrique glorieux &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Découvrir le ravissant São Carlos de Lisbonne avec une <em>Traviata</em> est un défi. Le charme suranné de ce bâtiment néo-classique est resté dans son jus. Sa salle rococo mordorée, son plafond peint, ses quatre étages de balcons, ses sièges de velours vieux rose, ses ors patinés, sa loge royale grandiose&#8230; surtout, son passé lyrique glorieux en font un lieu de légende. De grandes cantatrices y ont marqué ce rôle ô combien exigeant : Adelina Pati (1886), Renata Tebaldi (1950), Joan Sutherland (1974), Maria Callas (1958).</p>
<p>Y entendre aujourd’hui une <em>Traviata </em>après avoir écouté le <em>live in loco</em> de Maria Callas avec Alfredo Kraus alors que la voix n’était plus à son zénith mais où l’émotion de sa Violetta était à son comble, renforce la gageure. Et la revoir sur cette scène dans l’une des productions les plus acclamées de <strong>Pier Luigi Pizzi</strong>, le grand metteur en scène italien – héritier de Giorgio Strehler – scénographe et costumier dont le talent et l’esthétique raffinée ne sont plus à mettre en question fut un immense plaisir, comme nous nous y attendions. L’exactitude des costumes second empire, le luxueux tombé des draperies, le chatoiement des étoffes, le grand miroir en fond de scène, les belles lumières de Massimo Gasparon sont en parfaite adéquation avec le chef-d’œuvre de Verdi. Les mouvements de foules ainsi que les placements des chœurs, danseurs et chanteurs sont réglés au cordeau. Décidément la griffe Pizzi est indémodable.</p>
<p><img fetchpriority="high" decoding="async" alt="" class="image-large" height="312" src="/sites/default/files/styles/large/public/violetta_2_ekaterina_bakanova_0.jpg?itok=GierXcRV" title="© Bruno Simão" width="468" /><br />
	© Bruno Simão</p>
<p>Musicalement, le compte n’y est pas vraiment. Il semble que le chef italien <strong>Michele Gamba</strong> n’arrive pas à obtenir de l’orchestre la vivacité et les nuances requises. Durant les deux premiers actes, il veille surtout à faire avancer la narration et à jouer <em>forte</em>, nonobstant les décalages entre la fosse et les chœurs, mais sans jamais couvrir les solistes. Le dernier acte est émouvant à souhait.</p>
<p>On ne peut qu’admirer la prestation de la belle et élégante soprano russe <strong>Ekaterina Bakanova. </strong>Comme le note <a href="https://www.forumopera.com/la-rondine-toulouse-a-t"><u>Maurice Salles</u></a><strong><u>,</u> </strong>elle travaille beaucoup en Italie ; la diction est  correcte, la voix est longue et  souple. Bien qu’elle ne semble pas être une tragédienne qui prend aux tripes, l’engagement dramatique est indéniable. Son « Sempre libera » est exécuté avec brio.</p>
<p>Les Germont, fils et père sont à demi-satisfaisants. Si <strong>Luís Gomes</strong> (Alfredo) possède une voix saine et une bonne projection, son jeu d’acteur est certainement perfectible. Le jeune ténor portugais en début d’une carrière déjà prometteuse devait chanter une seule des cinq représentations de la série. Le retrait du chanteur italien, Ivan Magri,  lui a laissé tout le poids de ce rôle exigeant. Quant au baryton anglais,  <strong>Alan Opie, </strong>il joue avec une grande autorité le rôle de Giorgio Germont, pivot de l’action, mais les magnifiques airs et duos sont loin d’envoûter l’oreille comme on l’espère. Force est de reconnaître l&rsquo;usure de la voix<strong>. </strong>Hormis La Flora de <strong>Joana Seara</strong>, aucun personnage secondaire ne se distingue.</p>
<p>Cette dernière représentation est applaudie à la hauteur de l’œuvre  ; seule Bakanova sort du lot. Nous ressentons non pas une déception mais une certaine nostalgie.</p>
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		<title>Decades. A Century of Song, Volume 2 1820-1830</title>
		<link>https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/decades-a-century-of-song-volume-2-1820-1830-il-grandira-il-grandira-car-il-est-britannique/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Laurent Bury]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 16 Nov 2017 10:39:02 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Comme l’a presque dit Shakespeare, le hasard fait d’étranges compagnons de disque. Bellini, Glinka et Schubert sur une même galette, ce n’est pas si courant. Ce rapprochement international, on le doit à la fascinante entreprise lancée par le petit label Vivat, dont nous saluions le principe, il y a un peu plus d’un an, lors &#8230;</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Comme l’a presque dit Shakespeare, le hasard fait d’étranges compagnons de disque. Bellini, Glinka et Schubert sur une même galette, ce n’est pas si courant. Ce rapprochement international, on le doit à la fascinante entreprise lancée par le petit label Vivat, dont nous saluions le principe, il y a un peu plus d’un an, lors de la <a href="https://www.forumopera.com/cd/decades-a-century-of-song-volume-1-1810-1820-que-deviendra-ce-beau-projet">parution du premier volume</a> : présenter, décennie par décennie, la production européenne en matière de mélodie, de l’Atlantique à l’Oural, de 1810 à 1910.</p>
<p>Pour cette deuxième livraison, force est de constater une fois encore l’écrasante domination de Schubert, avec dix plages sur les vingt et une que compte le disque. Schubert étant décédé en 1828, c’est également la dernière fois qu’on l’entendra dans cette série. Ses lieder sont ici partagés entre trois interprètes – signalons au passage que l’équipe de chanteurs est intégralement renouvelée, Ann Murray n’étant pas revenue en deuxième saison, contrairement à ce qui avait été annoncé. Le talent schubertien de <strong>Christopher Maltman</strong> était jusqu’ici surtout connu grâce aux concerts publiés dans la série « Wigmore Hall Live » et grâce à sa participation à l’intégrale réalisée par Hyperion. Lui revient le privilège d’ouvrir et de clore le programme avec deux pages superbes, le célèbre « Taubenpost » tiré du <em>Schwanengesang </em>et l’injustement moins fréquenté « Auf der Bruck » (ou « Brücke »), pourtant aussi bondissant que l’introduction de <em>La Belle Meunière</em>. Le baryton brille aussi dans le « Roi des aulnes » version Loewe, ainsi que dans « Herr Oluf » du même. <strong>John Mark Ainsley</strong> a jusqu’ici eu moins d’occasions de graver des lieder, et l’on espère le retrouver dans les volumes suivants. Quant à <strong>Sarah Connolly</strong>, il pourrait bien s’agir de la première fois qu’elle chante Schubert au disque ; elle prête ici sa voix chaude aux trois mélodies inspirées par <em>La Dame du lac</em> de Walter Scott, dont le fameux « Ave Maria ».</p>
<p>Les autres artistes réunis pour illustrer cette décennie1820-1830 sont beaucoup moins médiatiques. L’unique compositeur français retenu, Louis Niedermeyer – dont Véronique Gens chante un superbe extrait de l’opéra <em>Stradella</em> dans son récent disque <em>Visions</em> –, est représenté par une mise en musique du <em>Lac</em> de Lamartine, qu’interprète le ténor <strong>Robin Tritschler </strong>dans un français tout à fait correct. Qu’on n’aille pas croire pour autant que la distribution soit exclusivement britannique. Pour les trois mélodies de Glinka, dont l’exquis « Skaji zatchem », Vivat a fait appel à l’excellente soprano arménienne <strong>Anush Hovhannisyan</strong>, dont le timbre « nétrebkien » fait merveille dans ces trois trop courtes pages. Quant au ténor portugais <strong>Luis Gomes</strong>, sa voix ensoleillée est la bienvenue dans les trois mélodies de Bellini.</p>
<p>Si toutes ces pages ne sont pas d’une égale valeur musicale, elles n’en composent pas moins un charmant bouquet à l’intérêt historique incontestable, et l’on espère pouvoir en apprécier encore huit autres au moins. Faisons confiance à <strong>Malcolm Martineau </strong>pour mener à terme ce projet avec toujours autant de discernement dans les choix et de pertinence dans son accompagnement.</p>
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		<title>PUCCINI, La Bohème — Verbier</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/la-boheme-verbier-en-route-pour-la-gloire/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Christophe Rizoud]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 02 Aug 2015 02:46:15 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>De l&#8217;avis des initiés, ce n&#8217;est pas le soir dans une Salle des Combins au chic faussement décontracté que bat le cœur du Verbier Festival mais la journée dans les rangs de son « Academy ». Chaque année, depuis 1994, une quarantaine de jeunes artistes, préalablement sélectionnés, sont invités à participer à des masterclasses avec &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>De l&rsquo;avis des initiés, ce n&rsquo;est pas le soir dans une Salle des Combins au chic faussement décontracté que bat le cœur du Verbier Festival mais la journée dans les rangs de son « Academy ». Chaque année, depuis 1994, une quarantaine de jeunes artistes, préalablement sélectionnés, sont invités à participer à des masterclasses avec des professeurs prestigieux. L&rsquo;enseignement ne se veut pas traditionnel. Au contraire, il s&rsquo;agit de « <em>stimuler les jeunes musiciens, les pousser à se questionner sur leur choix de carrière, les amener à s&rsquo;interroger sur ce qui les rend unique</em> ». L&rsquo;intérêt de la démarche tient aussi au fait que les activités de l&rsquo;Academy sont ouvertes au public, offrant aux étudiants l’opportunité d’un premier contact formateur.</p>
<p>Plusieurs classes coexistent dont une consacrée à l&rsquo;apprentissage de l&rsquo;opéra, placée sous la responsabilité pédagogique de Claudio Desderi, côté chant, et de Tim Carroll, côté scène. Le projet s&rsquo;organisait cette année autour de <em>La Bohème</em>, proposée le dernier jour du festival en version de poche dans l&rsquo;église de Verbier, lieu on ne peut plus inadapté à l&rsquo;opéra en raison de l&rsquo;absence de scène, de fosse, d&rsquo;espace, de tout ce qu&rsquo;exige une représentation lyrique.</p>
<p>Pas d&rsquo;orchestre au sens pléthorique du terme mais une dizaine d&rsquo;instrumentistes (bien) dirigés par <strong>Antoine Glatard </strong>et casés tant bien que mal à la gauche de l&rsquo;autel (on n&rsquo;ose écrire côté cour). Est-ce la sélection judicieuse des jeunes chanteurs, l&rsquo;adéquation de leur âge et de leur physique à ceux des personnages, les bienfaits de la formation dispensée durant ces quelques semaines, des conditions de représentation difficiles obligeant chacun à se dépasser ou la conjonction de ces différents facteurs ? Toujours est-il que le spectacle fonctionne. Mieux, cette <em>Bohème</em> avec ses fragilités, son ingénuité, son inconfort visuel, son dispositif scénique artisanal, son orchestration atrophiée, sa partition charcutée, émeut autant, voire plus, que bien d&rsquo;autres, représentées pourtant dans les règles de l&rsquo;art. A mettre aussi au crédit de ce succès le temps de la préparation, l&rsquo;enthousiasme, la générosité et l&rsquo;esprit d&rsquo;équipe qui font que chacun se donne sans compter et sans essayer de tirer la couverture à soi.</p>
<p>De fait, aucun chanteur ne prend le pas sur les autres et tous apparaissent comme promis à un bel avenir s&rsquo;ils poursuivent dans cette direction : <strong>Luis Gomes</strong>, Rodolfo à la quinte aiguë triomphante, à l&rsquo;usage maîtrisé de la voix mixte et au vibrato prononcé (ce qui, <a href="http://www.forumopera.com/actu/joseph-calleja-ma-voix-est-un-saint-emilion">selon Joseph Calleja</a>, est signe de bonne santé vocale) ; <strong>Olena Tokar</strong>, Mimi à la voix timbrée, au lyrisme déjà affirmé, soucieuse de diction et d&rsquo;intentions ; <strong>Johannes Kammler</strong>, Marcello promis à <a href="/breve/appel-a-barihunks">un avenir de barihunk</a> s&rsquo;il fait un peu de musculation, conserve cette aisance scénique et préserve un naturel que la largeur du rôle ne parvient pas à ébranler ; <strong>Laetitia Grimaldi Spitzer</strong>, Musetta élégante et percutante dont l&rsquo;émission droite devrait gagner à explorer d&rsquo;autres répertoires ; <strong>David Shipley</strong>, Colline à la présence saillante dès la première partie, bien avant qu&rsquo;il ne chante avec tendresse sa « vecchia zimarra » ; <strong>Francesco Salvadori</strong>, Schaunard racé et <strong>Philippe Spiegel</strong>, presque trop séduisant pour ces rôles de caractère que sont Benoît et Alcindoro. Tous dotés de véritables personnalités, avançant ensemble dans une partition riche en ensembles sans que l’on ne déplore le moindre décalage. Le public, venu nombreux en plein après-midi, alors qu&rsquo;un soleil radieux appelait davantage à musarder qu&rsquo;à sacrifier au culte de la musique, leur réserve un triomphe mérité dont on prend le pari qu&rsquo;il ne sera pas le dernier.</p>
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