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	<title>Bernadetta GRABIAS - Artiste - Forum Opéra</title>
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	<description>Le magazine en ligne de l&#039;opéra</description>
	<lastBuildDate>Sun, 20 Apr 2025 21:14:00 +0000</lastBuildDate>
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	<title>Bernadetta GRABIAS - Artiste - Forum Opéra</title>
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	<item>
		<title>TCHAIKOVSKI, Eugène Onéguine</title>
		<link>https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/tchaikovsky-eugene-oneguine/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Yvan Beuvard]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 21 Apr 2025 04:00:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Dominique Joucken avait assisté à La Monnaie à ce moment d’exception, et nous renvoyons le lecteur à son beau compte rendu. La « sobriété radicale » dont il qualifie la mise en scène se vérifie, amplifiée par le jeu des caméras et des plans. Si ce n’avait été extrêmement réducteur, nous aurions intitulé notre propos &#8230;</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Dominique Joucken avait assisté à La Monnaie à ce moment d’exception, et nous renvoyons le lecteur à son <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/eugene-oneguine-laurent-pelly-bruxelles-la-monnaie-une-frustration-qui-comble/">beau compte rendu</a>. La « sobriété radicale » dont il qualifie la mise en scène se vérifie, amplifiée par le jeu des caméras et des plans. Si ce n’avait été extrêmement réducteur, nous aurions intitulé notre propos « Les chaises de Madame Larina », sans rapport aucun à Ionesco&#8230; En effet, en dehors de deux alignements de lampions lors du bal, ce sont les seuls accessoires qui meublent le plateau : quatre chaises pour les femmes, au début, puis de nombreuses, alignées en fond de scène, pour les danseurs. Ce sera tout. Ainsi le jeu des lumières, subtilement et chichement distribuées, de splendides costumes, et une direction d’acteurs sobre et efficace suffiront à créer les atmosphères et permettre à l’émotion la plus juste de nous captiver.</p>
<p>On ne présente plus <strong>Laurent Pelly</strong>, dont tant de productions sont devenues des références. Quant au regard de <strong>François Roussillon</strong>, le cinéaste lyricophile, il nous comble, par son acuité, par son intelligence à saisir tel geste, tel mouvement, telle expression qui explicite et enrichit le propos dramatique et musical (1). La beauté visuelle du décor de <strong>Massimo Troncanetti</strong> (2) est toujours au rendez-vous, le dépouillement constant : lumineux, tournant dans un univers obscur d’où apparaissent les paysans, puis les jeunes filles, un large parquet, carré, dont la forme et le mouvement se renouvellent, constitue le dispositif commun aux sept tableaux. Ainsi, s’articule-t-il pour faire apparaître un fond de scène, pour confiner Tatiana dans sa chambre, enfin ménager le salon des Larine ou le palais de Grémine. Cette incroyable ascèse fonctionne et l’on oublie le décor bucolique de la confection des confitures comme les fastes de Saint-Pétersbourg.</p>
<p>Viril, sûr de lui et désabusé, l’immense <strong>Stéphane Degout</strong> s’empare d’Eugène Onéguine (qu’il a repris depuis à <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/tchaikovski-eugene-oneguine-toulouse/">Toulouse</a>). La complexité du personnage, son évolution sont traduits avec une rare vérité. La voix est magistrale, qu’il s’agisse du timbre, de la souplesse, de l’égalité des registres, de la projection. Sa dernière intervention, déchirante, nous bouleverse malgré ce que le personnage peut avoir d’antipathique. &nbsp;Non moins admirable le Lenski que nous offre <strong>Bogdan Volkov</strong>. Le poète idéaliste est vrai, profondément épris d’Olga, si dissemblable, et son caractère ombrageux, jaloux, jamais morbide, est rendu avec finesse. L’arioso est un modèle. Le style en est exemplaire, raffiné, et l’émotion éperdue de son air précédant le duel est poignante. Le duo résigné des deux anciens amis n’est pas moins juste.</p>
<p>La Tatiana de <strong>Sally Matthews</strong> a grande allure, dès la scène de la lettre, au legato admirable, mais on la préfère mûrie et passionnée au dernier acte, car la fraîcheur juvénile de l’émission reste en-deçà des attentes. La voix est ravissante, onctueuse, et empreinte de passion comme de noblesse. L’insouciante Olga est<strong> Lilly Jorstad</strong>. Le mezzo est léger, joli, et s’accorde bien au personnage, épanoui, animé par la joie de vivre. Madame Larina, confiée à<strong> Bernadetta Grabias</strong>, n’appelle que des éloges. &nbsp;<strong>Cristina Melis</strong> chante Filipievna, l’attachante nourrice. La voix est sûre, malléable et traduit bien sa dignité humble. <strong>Nicolas Courjal</strong> nous vaut un beau et surprenant Grémine, pas de ces vieillards que l’on nous présente trop souvent. Son air, noble et empreint d’émotion vraie, est un bonheur. Aucun des seconds rôles – le Triquet de <strong>Christophe Mortagne</strong>, Zaretski de <strong>Kamil Ben Hsaïn Lachiri</strong>, Petrovich de <strong>Kris Belligh</strong> – ne dessert cette distribution de grand prix, particulièrement harmonieuse.</p>
<p>Le chœur, parfaitement réglé dans son chant comme dans ses évolutions, y compris chorégraphiques, n’appelle que des éloges. Animé,&nbsp; jamais surjoué, c’est remarquable. Sous la baguette élégante d’<strong>Alain Altinoglu</strong>, retenue jusqu’au dernier acte, précise et inspirée, aux tempi justes, l’Orchestre Symphonique de la Monnaie nous vaut un bonheur constant : lisible, coloré, souvent chambriste. Toute la sensibilité de Tatiana est déjà dans la première phrase de l’introduction du premier acte. Jamais l’équilibre entre la fosse et le plateau ne sera compromis. Le soin du détail, la progression inexorable, un souci constant des voix participent à notre bonheur. « Le bonheur était possible » échangent Tatiana et Onéguine avant que celle-ci, douloureusement inflexible, le congédie à jamais. Si l’échec de leur amour est la trame du poème de Pouchkine, il n’est certainement pas un auditeur-spectateur qui n’ait été profondément ému, bouleversé par cette singulière production (3), qui nous ferait oublier celle de Robert Carsen (avec Renée Fleming et Dmitri Hvorostovsky).</p>
<pre>(1) A signaler cependant que les gros plans sur les visages démentent ponctuellement la jeunesse adolescente de Tatiana. Mieux valait garder l’illusion que l’éloignement ménageait au spectateur en salle.&nbsp;
(2) qui avait déjà signé <em>A Midsummer Night’s Dream</em>, de Britten, avec Laurent Pelly.&nbsp;
(3) Petit regret&nbsp;: seuls les anglophones ont droit à la lecture de la notice, pourtant succincte, qui comporte la note d’intentions de Laurent Pelly et le propos d’Alain Altinoglu.</pre>
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		<title>KORNGOLD, Die Tote Stadt — Bruxelles (La Monnaie)</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/die-tote-stadt-bruxelles-la-monnaie-bruges-la-vive/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Dominique Joucken]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 24 Oct 2020 03:56:06 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Il ne faut jamais se fier au programme. A lire le manifeste rédigé par Marius Trelinski et distribué au public de La Monnaie de Bruxelles, où sont pompeusement claironnées des notions telles que « la masculinité toxique » ou la « fission schizoïde de la personnalité », on craint que le spectacle ne soit un pensum moralisateur à &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Il ne faut jamais se fier au programme. A lire le manifeste rédigé par <strong>Marius Trelinski</strong> et distribué au public de La Monnaie de Bruxelles, où sont pompeusement claironnées des notions telles que « la masculinité toxique » ou la « fission schizoïde de la personnalité », on craint que le spectacle ne soit un pensum moralisateur à la sauce « Me too », dans la meilleure veine des campus américains. Heureusement, le metteur en scène polonais, dès qu&rsquo;il est sur les planches, oublie ses prétentions académiques, et se concentre sur ce qu&rsquo;il fait le mieux : raconter une histoire.</p>
<p>Et quelle histoire ! Le roman de Rodenbach, <em>Bruges-la-morte,</em> contient une foule de thèmes qui parlent a notre imagination : l&rsquo;impossibilité d&rsquo;accepter la mort, la permanence du désir, la place du plaisir dans l&rsquo;existence, &#8230;. Il y aurait de quoi noyer n&rsquo;importe quel dramaturge. Très intelligemment, Trelinski s&rsquo;attache d&rsquo;abord à camper ses personnages : Paul est bien l&rsquo;amant inconsolable à la limite de la folie, Frank l&rsquo;ami raisonnable aux discours prosaïques, Marietta la danseuse frivole incapable de résister au plaisir, dépassée par le poids qu&rsquo;on met sur ses épaules. Chaque figure recoit un traitement qui correspond très exactement à sa psychologie, avec l&rsquo;aide d&rsquo;une direction d&rsquo;acteurs au cordeau, où chaque geste est porteur de sens. Il faut voir Marietta arriver sur scène en chiquant et en promenant un regard blasé sur la richesse de l&rsquo;appartement de Paul, ou ce dernier s&rsquo;appuyer sur les murs de son mausolée, avec le regard perdu de l&rsquo;homme qui ne sait plus où il en est. Une fois ces fondamentaux posés, Trelinski n&rsquo;a plus qu&rsquo;à dérouler les fils de l&rsquo;intrigue et à nous captiver avec les différents niveaux de lecture (rêve, réalité, et tout ce qu&rsquo;il y a entre les deux). Comme toujours avec lui, le dispositif scénique est moderne mais très esthétique, et les projections vidéos de toute beauté ; en contrepoint de la musique et jamais en opposition.</p>
<p>Galvanisés par un travail dramaturgique de premier ordre, les chanteurs se jettent dans la fournaise avec une ardeur qui fait mouche. <strong>Roberto Sacca </strong>est comme un écorché vif, et son chant va droit au cœur. Sans s&rsquo;économiser, il lance tous ses aigus à pleine voix. Il ne se contente pas de vaillance, et sait dessiner des lignes d&rsquo;une grande pureté. Il est permis de trouver la nasalité du timbre agacante, mais les considérations purement vocales s&rsquo;effacent devant la puissance de l&rsquo;incarnation et la sincérité de l&rsquo;artiste. Il n&rsquo;est pas sûr non plus que <strong>Marlis Petersen</strong> ait le profil exact de Marietta, qui a été investie par des chanteuses beaucoup plus dramatiques qu&rsquo;elle (Angela Denoke, Katarina Dalayman, Carol Neblett), mais cela n&rsquo;a pas l&rsquo;air de préocupper l&rsquo;artiste, qui s&#8217;empare de sa partie avec la voracité d&rsquo;une lionne. Il faut l&rsquo;entendre monter et descendre ses arpèges avec la vélocité d&rsquo;une acrobate, passer du chant éthéré qui enjôle au <em>sprechgesang</em> qui glace. Il faut la voir enjamber son amant et le retenir prisonnier, monter sur les tables, agripper tout ce qui lui tombe sous la main. Sans doute la danseuse Marietta n&rsquo;a-t-elle jamais recu une incarnation aussi crédible.</p>
<p><img fetchpriority="high" decoding="async" alt="" class="image-large" height="468" src="/sites/default/files/styles/large/public/pgo_dts_59_robertosacca_marlispetersen_c_simon_van_rompay_la_monnaie_de_munt.jpg?itok=KLepCW8z" title="© Simon van Rompay" width="312" /><br />
	© Simon van Rompay</p>
<p><strong>Dietrich Henschel </strong>est un cran en dessous de ses partenaires si on s&rsquo;en tient à un point de vue strictement vocal : l&rsquo;émission est graillonneuse, et il y a comme des « trous » dans la tessiture. Mais tout est chanté avec une autorité tellement tranquille, avec tant de justesse et d&rsquo;attention aux mots que son Frank s&rsquo;impose avec naturel. Il est devenu courant de confier les rôles de Pierrot et de Frank au même titulaire. Tel n&rsquo;est pas le cas ici, puisque Pierrot est chanté par le biélorusse <strong>Nikolay Borchev</strong>. On regrette que sa partie soit si courte, parce que la douceur avec laquelle il susurre son « Mein Sehnen, mein Wähnen » coupe son souffle au public, comme transporté dans un univers de pure beauté. Les seconds rôles sont tous satisfaisants, notamment la Brigitta de <strong>Bernadetta Grabias</strong>, qui passe avec aisance de la grisaille de sa vie de domestique à des bouffées de lyrisme enivrantes. Epinglons aussi le Comte Albert de <strong>Mateusz Zajdel</strong>, adroit et ironique.</p>
<p>La crise sanitaire a contraint la Monnaie à revoir l&rsquo;orchestration de l&rsquo;œuvre, pour la faire jouer par une cinquantaine de musiciens, placés au fond de la scène. Ce travail délicat a été confié à <strong>Leonard Eröd.</strong> La réussite est totale. Il est presque impossible de percevoir la différence avec l&rsquo;original, et l&rsquo;orgie instrumentale voulue par Korngold est présente dans toute son orgueilleuse splendeur. <strong>L&rsquo;Orchestre Symphonique de La Monnaie </strong>ne faiblit ni en engagement ni en intensité au cours des deux heures données sans entracte, et on sent les instrumentistes ravis de pouvoir à nouveau donner le meilleur d&rsquo;eux-mêmes, sous la baguette précise et souple de <strong>Lothar Koenigs</strong>. Les coupures ont hélas eu raison des interventions du chœur, et seule la brève partie dévolue aux enfants lors de la procession a été préservée, permettant à la <strong>Maitrise de La Monnaie</strong> de démontrer sa virtuosité.</p>
<p>Au moment d&rsquo;écrire ces lignes, l&rsquo;avenir des institutions culturelles en Belgique était très incertain. Quoi qu&rsquo;il advienne, souhaitons que beaucoup de représentations d&rsquo;opéra comme celle-là viennent illuminer nos existences. Comme disait René Char en 1940 : « Dans nos ténèbres, il n&rsquo;y a pas une place pour la beauté. Toute la place est pour la beauté. »</p>
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		<title>PROKOFIEV, L&#039;Ange de feu — Aix-en-Provence</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/lange-de-feu-aix-en-provence-ca-sent-vraiment-le-soufre/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Laurent Bury]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 05 Jul 2018 07:41:28 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Jadis audacieusement présenté par un alors tout jeune Opéra Bastille, L’Ange de feu est un opéra qui suscite depuis quelques années d’un certain engouement : à Munich  en décembre 2015, à Lyon à l’automne 2016, ou à Rome la saison prochaine.  Le cocktail de mysticisme et d’érotisme du livret n’y est sans doute pas pour rien &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Jadis audacieusement présenté par un alors tout jeune Opéra Bastille, <em>L’Ange de feu </em>est un opéra qui suscite depuis quelques années d’un certain engouement : à Munich  en décembre 2015, à Lyon à l’automne 2016, ou à Rome la saison prochaine.  Le cocktail de mysticisme et d’érotisme du livret n’y est sans doute pas pour rien et, grâce à <em>Pierre et le loup</em>, le nom de Prokofiev est suffisamment familier du public pour rendre la proposition alléchante. Il n’est donc pas étonnant que le festival d’Aix-en-Provence accueille pour la première fois de son histoire un titre aujourd’hui en vogue, en coproduction avec l’Opéra national de Norvège et surtout avec le Teatr Wielki de Varsovie, où le spectacle a été créé en mai dernier. La production arrive tout droit de Pologne avec son chef, l’intégralité de sa distribution vocale, et même tous ses danseurs et figurants, seul l’orchestre ayant changé.</p>
<p>Le travail de <strong>Mariusz Treli</strong><strong>ński</strong>, directeur du susdit Opéra de Varsovie, s’est déjà exporté un peu partout dans le monde mais, sauf erreur, la France n’avait encore accueilli aucune de ses mises en scène. Cet oubli est maintenant réparé, avec un titre propre à aiguiser l’imagination des hommes (et des femmes) de théâtre. De fait, le Polonais s’empare de l’œuvre pour la mettre à sa sauce : sans le préciser, le programme de salle propose le résumé non pas de l’intrigue telle que conçue par le compositeur d’après le roman de Valéri Brioussov, mais de ce qu’en fait monsieur Treliński, qui a décidé que Renata devait se suicider au quatrième acte, et que sa réapparition au cinquième relevait de la « rétrospection ». La sorcellerie et la religion sont ici évacuées, au profit de références censément plus parlantes pour notre époque : Jakob Glock devient un dealer qui procure à Ruprecht des expériences plus psychédéliques qu’alchimiques, et l’Inquisiteur devient un énigmatique aveugle tout de blanc vêtu, professeur dans un pensionnat de jeunes filles. Transposer l’univers symboliste de Brioussov dans le monde glauque et inquiétant des films de David Lynch, pourquoi pas ; le décor est spectaculaire, les éclairages évocateurs, mais on peut s’interroger sur la « normalisation » que subissent tous les moments surnaturels, et trouver bien innocente la révolte finale des pensionnaires : loin des nonnes possédées par le démon, on nous montre des adolescentes qui jettent leurs matelas et leurs oreillers en l’air, ce qui n’est pas tout à fait la même chose.</p>
<p><img decoding="async" alt="" class="image-large" height="320" src="/sites/default/files/styles/large/public/capture_decran_2018-07-05_18.27.49.png?itok=TDBc7NXo" title=" © Teatr Wielki" width="468" /><br />
	 © Teatr Wielki</p>
<p>Retrouvant cette œuvre après <a href="https://www.forumopera.com/lange-de-feu-lyon-sous-lemprise-de-lange">les représentations lyonnaises d’il y a deux ans</a>, <strong>Kazushi Ono</strong> exalte toutes les beautés de cette partition où Prokofiev déploie un lyrisme bien plus présent que dans <em>Le Joueur</em> ou <em>L’Amour des trois oranges</em>, tout en s’autorisant bien des audaces musicales en écho à la folie du livret. Sans jamais en rajouter dans le côté grinçant des pages modernistes, l’Orchestre de Paris se montre à la hauteur de la tâche, porté par l’acoustique du Grand Théâtre de Provence. Curieusement, les voix ont parfois plus de peine à s’y faire entendre dans la nuance piano, les chanteurs ayant peut-être pris à Varsovie des habitudes qui passent moins bien dans la vaste salle aixoise.</p>
<p>Comme à Lyon, pour elle aussi, <strong>Au</strong><strong>šrin</strong><strong>ė Stundyt</strong><strong>ė</strong> prête à Renata son immense talent d’actrice, indispensable pour ce rôle écrasant d’illuminée au discours incohérent, dont l’obsession fait même rire le public quand, après l’entracte, on la retrouve à nouveau réclamant son Heinrich, au grand dam de son nouveau compagnon. La voix répond à toutes les sollicitations de Prokofiev, qui ne les a pas ménagées, mais la diction n’est peut-être pas toujours aussi nette qu’on pourrait le souhaiter. De son côté, <strong>Scott Hendricks</strong> est condamné à un personnage de représentant de commerce saisi par la débauche dans un motel borgne : son chevalier Ruprecht dépassé par les événements n’est pas là pour rouler des mécaniques.  Est-ce une conception similaire qui empêche <strong>Krzysztof B</strong><strong>ączyk</strong> d’être aussi menaçant que prévu en Inquisiteur ? Paradoxalement, son Masetto l’an dernier semblait bien plus impressionnant. <strong>Andreï Popov</strong> est un Agrippa von Nettesheim percutant et un Méphistophélès  vitaminé. La Voyante (<strong>Agnieszka Rehlis</strong>) et l’Aubergiste (<strong>Bernadetta Grabias</strong>) font entendre de belles voix de mezzo comme en est riche l’est de l’Europe.</p>
<p>Le spectacle pourra être écouté sur France Musique le 13 juillet, et vu sur Culturebox le 15.</p>
<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/lange-de-feu-aix-en-provence-ca-sent-vraiment-le-soufre/">PROKOFIEV, L&#039;Ange de feu — Aix-en-Provence</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
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