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	<title>Bruce GRAHAM - Artiste - Forum Opéra</title>
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	<description>Le magazine en ligne de l&#039;opéra</description>
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	<title>Bruce GRAHAM - Artiste - Forum Opéra</title>
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		<title>SULLIVAN, The Gondoliers — Harrogate</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/the-gondoliers-harrogate-leger-grain/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Jean-Marcel Humbert]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 21 Aug 2015 05:16:34 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Salle comble à nouveau ce soir pour Les Gondoliers, douzième œuvre et dernier triomphe des deux compères Gilbert &#38; Sullivan (1889, 554 représentations à la création). Le synopsis est pourtant assez conventionnel, mais pas plus inepte que celui du Trouvère, et prétexte comme toujours chez G&#38;S à des jeux de mots intraduisibles et à une &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Salle comble à nouveau ce soir pour <em>Les Gondoliers</em>, douzième œuvre et dernier triomphe des deux compères Gilbert &amp; Sullivan (1889, 554 représentations à la création). Le synopsis est pourtant assez conventionnel, mais pas plus inepte que celui du <em>Trouvère</em>, et prétexte comme toujours chez G&amp;S à des jeux de mots intraduisibles et à une musique toujours aussi humoristique et divertissante, mêlant des réminiscences de Mozart, Rossini, Bellini et Bizet à l’habituel pastiche de Purcell ou de Haendel. Le plus intéressant et subversif d’un livret compliqué se situe au moment où les deux gondoliers, rois par intérim mais bons républicains, ont entrepris de réorganiser le royaume sur des principes égalitaires. Les résultats sont surprenants, car maintenant le seul moyen qu’ils ont d’obtenir quelque chose est de le faire eux-mêmes.</p>
<p>On voit tout les partis que l’on peut tirer d’une histoire aussi abracadabrantesque mêlant de façon incompréhensible l’Italie et l’Espagne, y compris une révision comme <a href="http://www.forumopera.com/v1/concerts/gondoliers_london06.html">celle réalisée à l’ENO en 2006</a> <a href="http://où">où</a> toute l’œuvre avait été transposée avec grande réussite dans les années 1950. Car si l’époque change, pas le propos, il s’agit de se moquer de la société de son temps, comme G&amp;S le faisaient de leurs contemporains et de la cour de la reine Victoria (et comme Offenbach l’avait fait pour celle de Napoléon III). On est d’autant plus surpris d’apprendre que Victoria demanda en 1891 une représentation privée des <em>Gondoliers</em> à Windsor et y prit grand plaisir.</p>
<p align="left">Malheureusement, ce soir, c’est la « grande tradition » qui prime, on n’ose dire la « pire » tradition, celle de Mogador de <em>Valses de Vienne</em> dans les années 60, avec des décors et des costumes kitsch, des éclairages hors de propos et des ballets ineptes et trop répétitifs. Heureusement que la mise en scène de <strong>John Savournin</strong>, bien que peu inventive, est globalement plutôt bien pensée, et que le plateau est parfait. Car, comme pour toutes les représentations, ce sont souvent les mêmes artistes qui chantent tous les soirs ; la distribution nous offre donc un échantillonnage remarquable de chanteurs lyriques-acteurs dont l’emploi habituel est le grand répertoire, mais qui prennent aussi un vrai plaisir à jouer ces <em>Comic Operas</em> impertinents.</p>
<p><img fetchpriority="high" decoding="async" alt="" height="277" src="http://www.forumopera.com/sites/default/files/styles/large/public/p1070912.jpg?itok=s3ieJFOM" width="468" /><br />
	Richard Gauntlett, Elinor Jane Moran et Sylvia Clarke © Gilbert &amp; Sullivan Festivals / Photo Jean-Marcel Humbert</p>
<p align="left">On retrouve donc avec intérêt <strong>Elinor Jane Moran</strong> en Cassilda, dont la voix souple est particulièrement adaptée à ce type de rôle. Ses parents <strong>Richard Gauntlett</strong> et <strong>Sylvia Clarke</strong> forment un couple princier impayable, et assurent avec grand professionnalisme des scènes hautement comiques. Plus sages sont nos gondoliers <strong>Robin Bailey</strong> et <strong>Kevin Greenlaw</strong>, et leurs épouses respectives <strong>Claire Lees</strong> et <strong> McMahon</strong>, mais tous ont à la fois le physique de leurs rôles, des voix fraîches et bien timbrées et un allant communicatif. Une mention spéciale au très bon Luiz de <strong>Nick Sales</strong>, au vétéran <strong>Bruce Graham</strong> (Le Grand inquisiteur Don Alhambra Del Bolero), et à tout le reste de la troupe, absolument épatante. La direction de <strong>David Steadman</strong> est comme toujours alerte et bien en situation, sans que l’on ait à remarquer le moindre décalage dans d’incessants démarrages et des rythmes plus que soutenus.</p>
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		<title>SULLIVAN, HMS Pinafore — Harrogate</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/hms-pinafore-harrogate-vent-favorable/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Jean-Marcel Humbert]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 20 Aug 2015 05:47:24 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>De tous les « Comic Operas » de Gilbert et Sullivan, HMS Pinafore est, avec Le Mikado, Patience et Les Gondoliers, leur plus grand succès à la création, avec 571 représentations d’affilée, succès qui ne s’est pas démenti depuis. Musicalement, ce n’est pourtant pas la partition la plus aboutie ni la plus originale ; quant au sujet, il fait &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>De tous les « Comic Operas » de Gilbert et Sullivan, <em>HMS Pinafore</em> est, avec <em>Le Mikado</em>, <em>Patience</em> et <em>Les Gondoliers</em>, leur plus grand succès à la création, avec 571 représentations d’affilée, succès qui ne s’est pas démenti depuis. Musicalement, ce n’est pourtant pas la partition la plus aboutie ni la plus originale ; quant au sujet, il fait surtout penser à un mélange du <em>Trouvère</em> et de <em>La Vie est un long fleuve tranquille</em>, qui auraient été transposés dans la marine de sa gracieuse majesté : une femme un peu louche a échangé deux enfants à la naissance, dont l’un a accédé au commandement, et l’autre est resté simple marin. À la fin, chacun retrouve le rang dû à sa véritable naissance. Comme toujours chez Gilbert, il s’agit donc d’une attaque en règle des travers de la société victorienne, qui trompait la censure sous le couvert d’une gentille et peu sérieuse historiette mêlant lyrique, théâtre et danse.</p>
<p>Par ailleurs, <em>HMS Pinafore</em>, par son sujet, est l’une des œuvres qu’il est quasiment impossible d’adapter dans des mises en scènes décalées, dans la mesure où tout l’argument est directement lié à la marine royale anglaise. Donc le principe du festival Gilbert et Sullivan de Harrogate, qui est de se garder de tout modernisme, trouve ici sa pleine justification. De ce fait, le décor de <strong>Paul Lazell</strong> représente comme il est d’usage le pont d’un navire, avec en toile de fond le <em>Victory</em>, et l’action s’y déroule dans des costumes des années 1880. La mise en scène de <strong>John Savournin</strong> paraît très respectueuse d’une tradition qu’au total on connaît mal, mais qui est en tous cas tout le contraire de poussiéreuse. Tout y est vif, alerte, les mouvements et ensembles dansés sont réglés au quart de tour. Bref, il s’agit d’un travail hautement professionnel. Seuls les éclairages de <strong>Stephen Holroyd</strong>, qui changent constamment sans raison, sont un peu lassants, et quelques franges lumineuses auraient pu être évitées.</p>
<p><img decoding="async" alt="" height="312" src="http://www.forumopera.com/sites/default/files/styles/large/public/p1070613.jpg?itok=5EpJOn54" width="468" /><br />
	© Photo Jean-Marcel Humbert</p>
<p>L’œuvre est construite autour de la personnalité de Sir Joseph Porter, premier Lord de l’Amirauté, venu inspecter le navire pour des raisons plutôt extra-maritimes. Ce type de rôle de baryton comique, habituel chez Gilbert et Sullivan, constitue un emploi très particulier où l’exagération comique ne doit tomber ni dans le ridicule ni dans le vulgaire. <strong>Kevin Gauntlett</strong> y est fort drôle, sans toutefois faire oublier quelques uns de ses illustres devanciers. Autre type de rôle redondant, celui de la femme du peuple « Lady » Buttercup, sorte de mégère bon-enfant, à la voix usée par les années, et souvent donc attribué à des actrices plus parlantes que chantantes. <strong>Sylvia Clarke</strong> y est également très bonne, montrant une bonne habitude de la scène et de ce genre d’emploi.</p>
<p>Les autres rôles sont tenus par des chanteurs classiques habitués du grand répertoire lyrique notamment mozartien et verdien : le capitaine Corcoran (<strong>Kevin Greenlaw</strong>, beau baryton lyrique), sa fille Joséphine (<strong>Elinor Jane Moran</strong> qui a la voix et le charme parfaits de « jeune première Gilbert et Sullivan ») et le marin dont elle est amoureuse, Ralph Rackstraw, interprété au pied levé par <strong>Michael Vincent Jones</strong>, venu des chœurs en remplacement du titulaire souffrant, montrant là de réelles qualités de comédien-chanteur. Une mention spéciale au baryton comique <strong>Matthew Kellett</strong> dans le rôle du second maître Bill Bobstay, et au vétéran de la défunte D’Oyly Carte Opera Company, <strong>Bruce Graham</strong> (Dick Deadeye). La direction de <strong>David Steadman</strong>, à la fois classique et enlevée, ne ménage pas un temps mort, et est ainsi l’un des artisans majeurs de la réussite de l’ensemble.</p>
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