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	<title>Juliana GRIGORYAN - Artiste - Forum Opéra</title>
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	<description>Le magazine en ligne de l&#039;opéra</description>
	<lastBuildDate>Mon, 10 Nov 2025 11:25:46 +0000</lastBuildDate>
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	<title>Juliana GRIGORYAN - Artiste - Forum Opéra</title>
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		<title>PUCCINI, La Bohème &#8211; New-York (streaming)</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/puccini-la-boheme-new-york-streaming/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Christian Peter]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 10 Nov 2025 05:50:36 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Ce samedi 8 novembre, le Met a choisi de diffuser dans les cinémas la production légendaire de La Bohème que Franco Zeffirelli réalisa en 1981. Déjà retransmise dans les salles obscures en 2018, cette production, régulièrement reprise depuis sa création, a fait également l’objet de deux parutions en DVD avec des distributions différentes. C’est dire &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Ce samedi 8 novembre, le Met a choisi de diffuser dans les cinémas la production légendaire de <em>La Bohème</em> que Franco Zeffirelli réalisa en 1981. Déjà retransmise dans les salles obscures en <a href="https://www.forumopera.com/breve/la-boheme-au-met-plus-traditionnel-tu-meurs/">2018</a>, cette production, régulièrement reprise depuis sa création, a fait également l’objet de deux parutions en DVD avec des distributions différentes. C’est dire si elle est connue des amateurs, toute génération confondue. Néanmoins Le Met semble décidé à la conserver comme une pièce de musée précieuse ou le témoignage d’une époque révolue. Il faut dire que ce spectacle, pour daté qu’il soit, ne manque pas d’atouts et conserve son pouvoir de fascination sur le public qui applaudit à chaque lever de rideau les décors opulents imaginés par le metteur en scène italien, en particulier celui du deuxième acte qui représente un fragment du quartier latin sur deux niveaux : au premier plan, le café Momus et ses tables remplies de convives, quelques baraques d’un marché de Noël autour desquelles se presse une foule grouillante et au niveau supérieur, des maisons typiques, séparées par des ruelles, des commerces avec leurs enseignes, des lampadaires etc. On ne peut qu’être admiratif devant le réalisme et le souci du détail dont font l’objet chaque bâtiment ainsi que les marchandises de toute sorte, proposées par les vendeurs ambulants. Tout aussi réaliste est la mansarde des actes un et quatre. Enfin, le superbe paysage enneigé du troisième acte ne manque pas de poésie. </p>


<h2 class="wp-block-heading"></h2>



<figure class="wp-block-image size-large"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="1024" height="438" src="https://www.forumopera.com/wp-content/uploads/boheme-.-Met-4-3-1024x438.jpg" alt="" class="wp-image-203306"/></figure>


<p>La Bohème <em>©Met Opera</em></p>
<p>Pour cette reprise, la distribution, homogène vocalement, rassemble avec bonheur, des chanteurs expérimentés, des stars montantes et une révélation de premier plan.</p>
<p><strong>Gregory Warren</strong> campe un Parpignol haut en couleurs et <strong>Benoît Maxwell</strong> assume avec brio son double emploi, en particulier celui de Benoît qui lui permet de faire une composition désopilante. <strong>Jongmin Park</strong> possède un timbre de bronze et un grave profond. Son Colline digne et plein de compassion capte l’attention, notamment lorsqu’il propose une « Vecchia Zimara » tout en délicatesse et chargée d’émotion. Le timbre clair et sonore de <strong>Sean Michael Plumb</strong>, son chant nuancé et son indéniable présence scénique font de lui un Schaunard qui ne passe pas inaperçu. Doté d’un timbre plus sombre, <strong>Lucas Meachem</strong>, grand habitué de la scène new-yorkaise et en particulier du rôle de Marcello, qu’il incarnait déjà lors des représentations de 2018, possède une voix solide et efficace. <strong>Heidi Stober</strong> a fait ses débuts professionnels en 2001 en Lisa (<em>La sonnambula</em>). Elle a inscrit à son répertoire voici une quinzaine d’années le rôle de Musetta, qu’elle incarne avec un abattage indéniable et une ligne de chant élégante dans son air « Quando m’en vo’ ». Son personnage, à la fois exubérant et glamour au deuxième acte, est particulièrement touchant au quatrième.</p>
<p>Après ses <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/puccini-tosca-new-york-streaming/">débuts remarqués</a> <em>in loco</em> dans Tosca l’an dernier, <strong>Freddie de Tommaso</strong> est de retour sur la première scène new-yorkaise pour incarner un Rodolfo à la fois solide et émouvant. Doté d’une véritable voix de lirico-spinto, ce jeune ténor anglo-italien est en train de gravir une à une les marche du succès, comme en témoignent ses récents triomphes sur les scènes européennes, Barcelone, Vienne et Londres où il incarnait en septembre dernier, un Cavaradossi percutant aux côtés d’Anna Netrebko. Dès son premier air, on est frappé par son opulence vocale, la solidité de son medium et la plénitude de ses aigus insolents. Son style n’est pas sans rappeler celui des ténors italiens d’antan, notamment le jeune Di Stefano a qui on le compare quelquefois. Son Rodolfo viril et passionné au premier acte, laisse éclater son désespoir de façon poignante lors du tableau final. Enfin, la jeune <strong>Juliana Grigoryan</strong> constitue une immense surprise. Sa Mimi éblouissante se hisse d’emblée au niveau des grandes interprètes du rôle. Lauréate de plusieurs concours internationaux dont Operalia en 2022, la soprano arménienne possède un physique de jeune première. Son visage d’une grande beauté a conservé un sourire ingénu d’adolescente. Quant à sa voix fraîche, à la fois délicate et puissante, autant qu&rsquo;on en puisse juger au cinéma, elle dispose d’un grave sonore, d’un medium pulpeux et d’un registre aigu rond et lumineux. Le timbre, homogène, ne manque pas de séduction, la ligne de chant est nuancée et l’incarnation particulièrement subtile. Autant d’atouts assez rare chez une cantatrice aussi jeune qui, n’en doutons pas, a une carrière prometteuse devant elle.  </p>
<p>Au cours de l’entracte, <strong>Keri-Lynn Wilson</strong> explique à quel point elle aime cette partition qu’elle maitrise parfaitement et dirige avec fougue, trouvant le juste équilibre entre les scènes de pure comédie et les passages les plus dramatiques. Elle adopte des tempos mesurés au premier acte, et fait sonner avec éclat durant tout le deuxième, l’orchestre rutilant du Met. Le dernier tableau en revanche, est conduit avec une retenue qui crée un climat angoissant en accord avec la tragédie finale.</p><p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/puccini-la-boheme-new-york-streaming/">PUCCINI, La Bohème &#8211; New-York (streaming)</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
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		<title>PUCCINI, La Bohème &#8211; Bordeaux</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/puccini-la-boheme-bordeaux/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Christophe Rizoud]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 23 Apr 2024 03:17:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Revendiquée zéro achat, la nouvelle Bohème bordelaise vaut moins pour ses vertus écologiques que pour son équilibre, essentiel dans une œuvre où musique et théâtre se confondent comme rarement – ce qui est l’une des raisons de son maintien au sommet du répertoire –, où le passage tragique de la jeunesse à l’âge adulte se &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Revendiquée zéro achat, la nouvelle <em>Bohème</em> bordelaise vaut moins pour ses vertus écologiques que pour son équilibre, essentiel dans une œuvre où musique et théâtre se confondent comme rarement – ce qui est l’une des raisons de son maintien au sommet du répertoire –, où le passage tragique de la jeunesse à l’âge adulte se fait à plusieurs voix, où le rapport entre ces voix importe, où les duos abondent, où certains ensembles réunissent deux barytons ou deux sopranos qu&rsquo;il convient de ne pas confondre. C’est cette condition que remplit une équipe de chanteurs sans maillon faible, ni maillot jaune, d’égale valeur, pris ensemble ou séparément.</p>
<p>Poids moyen s’il fallait le ranger dans une catégorie de boxe, <strong>Arturo Chacón Cruz</strong> renoue avec sa nature originelle de ténor lyrique. Plusieurs prises de rôle dramatiques – dont Calaf dans<a href="https://www.forumopera.com/spectacle/puccini-turandot-strasbourg/"> <em>Turandot</em> à Strasbourg</a> la saison dernière – n’ont pas affecté une voix toujours claire, toujours juvénile. Le chant se déploie sans bavure ; la quinte aiguë est rayonnante ; le contre-ut jaillit lumineux et précis. Voilà Rodolfo tel qu’en lui-même, d’abord prudent – « Che gelida manina » s’anime peu à peu avant de s’enflammer d’un feu mesuré –, puis sincère, tendre et ardent lorsque les sentiments s’exaltent.</p>
<p>Avec Mimi, <strong>Juliana Grigoryan</strong> étrenne en France un rôle qu’elle a chanté à Ravenne sous la direction de Riccardo Muti. Celle qui fut lauréate d’Operalia en 2022 offre à la cousette puccinienne un soprano rond, dépourvu d’acidité, au médium solide, sans que cette maturité vocale n’altère l’impression de fraîcheur. En osmose avec son partenaire, la voix gagne en confiance une fois le gué de son premier air franchi – « Mi chiamano Mimi » – et le personnage s’impose, dans son émouvante vérité – « Donde lieta uscì » sensible, tout en retenue.</p>
<p>Voix d’essence plus légère comme il convient, toujours musicale, <strong>Francesca Pia Vitale</strong> a développé une technique belcantiste par une pratique assidue de <em>La sonnambula</em> sur plusieurs scènes françaises en 2022. Les aigus de « Quando m’en vo » ne sont pas lancés comme des fléchettes mais émis piano, ce qui conjure la tentation de vulgarité à laquelle cèdent trop de Musetta – et qu’une robe très courte aurait pu encourager.</p>
<p><strong>Thomas Dolié</strong> complète le quatuor. La science du legato tempère une moindre italianité, non dans l’articulation du texte auquel cet interprète chevronné du répertoire mélodique accorde la plus grande attention mais dans la couleur. Marcello s’impose lui aussi sans conteste, franc du collier, sain d’émission, naturel, sans que sa présence n’empiète sur l’espace imparti à l’autre baryton, Schaunard auquel Puccini a moins concédé. Guitare en bandoulière, <strong>Timothée Varon</strong> y confirme un potentiel vocal et scénique à valoriser dans des rôles plus développés.</p>
<p>Colline, lui, dispose de sa « vecchia zimarra » pour se singulariser. <strong>Goderdzi Janelidze</strong> est une de ces voix de basse dont l’est de l’Europe est généreuse, ni sentencieuse, ni rugueuse à la façon d’un Boris émigré en région parisienne, soyeuse au contraire et prometteuse à en juger son phasé et sa force expressive dans le peu de temps que dure son unique air.</p>
<pre style="text-align: center;"><img decoding="async" src="https://www.forumopera.com/wp-content/uploads/La_Boheme_ONB2024_c_EricBouloumie-16042024-6852-1294x600.jpg" />
© Éric Bouloumié</pre>
<p>Dans l’attente de son nouveau directeur musical Joseph Swensen – à compter de la saison prochaine –, l’Orchestre National Bordeaux Aquitaine s’épanouit sous la direction de <strong>Roberto González-Monjas</strong>, au point parfois de prendre l’avantage sur les chanteurs. Le chef et violoniste se fait miniaturiste lorsqu’il s’agit de souligner les innombrables raffinements instrumentaux dont recèle la partition, mais n’en perd pas moins de vue le lyrisme éperdu des phrases tracées d’un geste large et vigoureux. La réunion des chœurs de l’Opéra National de Bordeaux et de la Jeune Académie Vocale d’Aquitaine éclabousse de teintes vives le Café Momus.</p>
<p>Avec la consigne impérative de recycler costumes et décors de productions antérieures, <strong>Emmanuelle Bastet</strong> a fait preuve d’ingéniosité et intelligence. Ingéniosité pour évoquer les différents tableaux avec du bric et du broc. Une grande toile, un canapé, un réfrigérateur qui crie famine, un vieux poêle : voilà la mansarde, vidée au dernier acte de ses quelques accessoires de manière à symboliser la fin du passé insouciant ; un bar bariolé, façon rue Oberkampf, en guise de Café Momus ; un drap et des grilles Barrière d’Enfer derrière lesquelles douaniers et passants déambulent en ombre chinoise. Intelligence pour suggérer des ambiances, glisser d’un décor à l’autre, telle cette pluie d’étoile qui tombe des cintres durant « O soave fanciulla » et transposer l’action sans l’arrimer à une époque précise, quelque part à la frontière des XXe et XXIe siècles, tout en restant fidèle au récit, mais introduire derrière la misère du quotidien un mouvement, une poésie où chaque protagoniste existe, justement caractérisé. On redoutait une Bohème « zadifiée » ; on retrouve le chef d’œuvre de Puccini avec une émotion intacte. Préparez vos mouchoirs !</p>
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		<title>Juliana Grigoryan et Anthony León, premiers prix d&#8217;Operalia 2022</title>
		<link>https://www.forumopera.com/breve/juliana-grigoryan-et-anthony-leon-premiers-prix-doperalia-2022/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[La Rédaction]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 31 Oct 2022 08:22:57 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Ce 30 octobre à Riga, le jury d&#8217;Operalia a décerné ses premiers prix à Juliana Grigoryan et Anthony León. La première est une soprano lyrique d&#8217;origine arménienne, déjà victorieuse de plusieurs compétitions de chant, qui compte à son répertoire Mimi dans La Bohème et Liu dans Turandot, rôle qu&#8217;elle interprétera à Amsterdam en fin d&#8217;année.  Le second est &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Ce 30 octobre à Riga, le jury d&rsquo;Operalia a décerné ses premiers prix à<strong> Juliana Grigoryan</strong> et <strong>Anthony León</strong>.</p>
<p>La première est une soprano lyrique d&rsquo;origine arménienne, déjà victorieuse de plusieurs compétitions de chant, qui compte à son répertoire Mimi dans <em>La Bohème</em> et Liu dans <em>Turandot</em>, rôle qu&rsquo;elle interprétera à Amsterdam en fin d&rsquo;année. </p>
<p>Le second est un ténor américain que Paris et Genève ont déjà applaudi en Giove et Anfinomo dans <a href="https://www.forumopera.com/il-ritorno-dulisse-in-patria-geneve-une-recreation-enchantee"><em>Il ritorno d&rsquo;Ulisse in Patria</em></a> l&rsquo;an passé. Le Chevalier dans<em> Dialogue des Carmélites</em>, Nemorino dans <em>L’elisir d’amore </em>ou encore Tamino dans<em> La Flûte enchantée</em> figurent en bonne place sur son CV.</p>
<p>Le palmarès est détaillé ci-dessous. </p>
<p><strong>1er prix</strong><br />
	Juliana Grigoryan, soprano, Armenia<br />
	Anthony León, tenor, USA</p>
<p><strong>2e prix</strong><br />
	Serena Sáenz, soprano, Spain<br />
	Duke Kim, tenor, USA<br />
	Nils Wanderer, countertenor, Germany</p>
<p><strong>3e prix</strong><br />
	Maire Therese Carmack, mezzo-soprano, USA<br />
	Youngjun Park, baritone, South Korea<br />
	Jongwon Han, bass-baritone, South Korea</p>
<p><strong>Prix Birgit Nilsson</strong><br />
	Serena Sáenz, soprano, Spain</p>
<p><strong>Prix Pepita Embil de la Zarzuela</strong><br />
	Serena Sáenz, soprano, Spain</p>
<p><strong>Prix Don Plácido Domingo Ferrer de la Zarzuela</strong><br />
	Anthony León, tenor, USA</p>
<p><strong>Prix Rolex du public</strong><br />
	Juliana Grigoryan, soprano, Armenia<br />
	Youngjun Park, baritone, South Korea</p>
<p><strong>Prix CulturArte</strong><br />
	Anthony Ciaramitaro, tenor, USA</p>
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