<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?><rss version="2.0"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
	xmlns:sy="http://purl.org/rss/1.0/modules/syndication/"
	xmlns:slash="http://purl.org/rss/1.0/modules/slash/"
	>

<channel>
	<title>Jean-Pierre HAECK - Artiste - Forum Opéra</title>
	<atom:link href="https://www.forumopera.com/artiste/haeck-jean-pierre/feed/" rel="self" type="application/rss+xml" />
	<link>https://www.forumopera.com/artiste/haeck-jean-pierre/</link>
	<description>Le magazine en ligne de l&#039;opéra</description>
	<lastBuildDate>Tue, 17 Oct 2023 15:26:33 +0000</lastBuildDate>
	<language>fr-FR</language>
	<sy:updatePeriod>
	hourly	</sy:updatePeriod>
	<sy:updateFrequency>
	1	</sy:updateFrequency>
	<generator>https://wordpress.org/?v=7.1</generator>

<image>
	<url>https://www.forumopera.com/wp-content/uploads/cropped-Favicon-32x32.png</url>
	<title>Jean-Pierre HAECK - Artiste - Forum Opéra</title>
	<link>https://www.forumopera.com/artiste/haeck-jean-pierre/</link>
	<width>32</width>
	<height>32</height>
</image> 
	<item>
		<title>Offenbach, Fables de La Fontaine</title>
		<link>https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/offenbach-fables-de-la-fontaine-il-reste-tant-a-faire/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Laurent Bury]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 20 Jan 2020 21:14:43 +0000</pubDate>
				<guid isPermaLink="false">https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/offenbach-fables-de-la-fontaine-il-reste-tant-a-faire/</guid>

					<description><![CDATA[<p>2019, c’est fini, on a rangé les décorations de l’anniversaire Offenbach, et l’on va célébrer bien plus sérieusement l’année Beethoven. Oui, mais il y a encore du travail pour qui voudrait explorer les recoins encore obscurs du compositeur des Contes d’Hoffmann. Le disque paru chez Alpha cet automne en offre un bon exemple, même s’il &#8230;</p>
<p class="read-more"> <a class="" href="https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/offenbach-fables-de-la-fontaine-il-reste-tant-a-faire/"> <span class="screen-reader-text">Offenbach, Fables de La Fontaine</span> Lire la suite »</a></p>
<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/offenbach-fables-de-la-fontaine-il-reste-tant-a-faire/">Offenbach, Fables de La Fontaine</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>2019, c’est fini, on a rangé les décorations de l’anniversaire Offenbach, et l’on va célébrer bien plus sérieusement l’année Beethoven. Oui, mais il y a encore du travail pour qui voudrait explorer les recoins encore obscurs du compositeur des <em>Contes d’Hoffmann</em>. Le disque paru chez Alpha cet automne en offre un bon exemple, même s’il s’abandonne par la même occasion à un travail plus dispensable.</p>
<p>Ce que tout Offenbachien saluera, c’est l’enregistrement d’ouvertures bien méconnues, interprétées par un orchestre de qualité, dirigé par un chef qui aime et respecte ce répertoire. Si <em>Madame Favart</em> vient de connaître les honneurs de l’Opéra Comique, <em>Les Bavards</em> attendent toujours leur résurrection scénique, et si le reste de la partition est du même tonneau que l’ouverture, on aimerait beaucoup la voir revivre. <em>Barkouf</em> été superbement recréé par l’Opéra du Rhin, mais sa révision post-guerre de 1870, <em>Boule de neige</em>, n’est guère connue qu’à travers quelques airs inclus par Jodie Devos dans son disque <em>Offenbach Colorature</em> : heureuse addition à notre culture. Pour des raisons mystérieuses, l’ouverture des <em>Deux Aveugles</em>, au point que certains en contestent même l’existence : on est ravi de l’entendre ici, avec l’irrésistible rengaine du boléro « La lune brille, le ciel scintille » qui risque de vous trotter longtemps dans la tête. L’ouverture de <em>Monsieur Choufleuri</em> est plus familière, grâce à la version jadis gravée par Manuel Rosenthal, mais il l’avait curieusement réduit à une quarantaine de secondes, soit moins d’un tiers de sa durée réelle.</p>
<p>Autre excellente idée : un air des <em>Bavards</em> et un air de <em>Boule de neige</em>, inconnus du grand public. Au cas où on l’aurait oublié, « C’est l’Espagne » rappelle qu’Offenbach n’attendit pas <em>La Périchole</em> pour donner dans l’espagnolade entraînante ; on comprend que la Valse du divorce ait remporté en son temps un vif succès, car entre ses paroles acerbes et ses courbes caressantes, elle est digne du meilleur Offenbach.</p>
<p>Dans un passé encore proche,<strong> Karine Deshayes</strong> a bien servi Offenbach, en Périchole (<a href="https://www.forumopera.com/spectacle/la-pesanteur-et-la-grace">Toulouse 2008</a>) ou en Belle Hélène (<a href="https://www.forumopera.com/la-belle-helene-toulon-le-poids-de-la-convention">Toulon 2014</a>, <a href="https://www.forumopera.com/la-belle-helene-tours-les-palmes-academiques-de-m-offenbach">Tours 2015</a>), sans oublier, dans un registre un peu différent, Nicklausse (New York 2015). Sa présence indique que cette musique mérite de vraies chanteurs, et pas seulement des acteurs ayant un brin de voix.</p>
<p>Ce disque se targue aussi d’un premier enregistrement mondial, et c’est pourtant sur ce point qu’on émettra quelques réserves. Le chef et compositeur belge <strong>Jean-Pierre Haeck</strong> a orchestré les six Fables de La Fontaine qu’Offenbach avait conçues pour voix et piano en 1842. Le travail est bien fait, il paraît plus discret que les instrumentations très datées du susdit Manuel Rosenthal pour <em>Gaîté parisienne</em>, par exemple. Les timbres sont utilisés à bon escient, pour créer des effets de comique sonore que n’aurait sans doute pas reniés le maître lui-même. Cette adaptation s’imposait-elle ? Sans doute pas, mais le problème n’est pas là. L’inconvénient de l’orchestration est qu’elle oblige la voix à passer par-dessus les instruments, et donc, en l’occurrence, à privilégier le son par rapport à la diction. Dans les pages qui sont du « pur Offenbach », Karine Deshayes n’a pas de problème à se faire comprendre. Mais tentez l’expérience avec celles des six fables que vous n’avez jamais apprises dans votre enfance, et certaines choses risquent de vous échapper. « Le Berger et la mer » est un texte beaucoup moins connu que les cinq autres : même avec une oreille habituée à saisir les consonnes au vol, il paraît un peu difficile de saisir le sens de cette fable-là, alors que sa version originale avec piano doit être plus intelligible.</p>
<p>Alors qu’il reste tant à faire pour découvrir les œuvres moins connues d’Offenbach, ce genre de démarche ne paraît pas vraiment prioritaire.</p>
<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/offenbach-fables-de-la-fontaine-il-reste-tant-a-faire/">Offenbach, Fables de La Fontaine</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>OFFENBACH, Fantasio — Rouen</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/fantasio-rouen-une-recreation-revigoree/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Brigitte Cormier]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 30 Jan 2018 04:41:50 +0000</pubDate>
				<guid isPermaLink="false">https://www.forumopera.com/spectacle/une-recration-revigore/</guid>

					<description><![CDATA[<p>C’est à la recherche d’une nouvelle veine, mêlant le rire et les larmes qui aboutira à son dernier chef-d’œuvre, Les Contes d’Hoffmann, qu’Offenbach jeta son dévolu sur la comédie romantique d’Alfred de Musset. Hélas, son Fantasio lyrique fît un four à sa création en 1872. Trop complexe, tant sur le plan musical que sur celui &#8230;</p>
<p class="read-more"> <a class="" href="https://www.forumopera.com/spectacle/fantasio-rouen-une-recreation-revigoree/"> <span class="screen-reader-text">OFFENBACH, Fantasio — Rouen</span> Lire la suite »</a></p>
<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/fantasio-rouen-une-recreation-revigoree/">OFFENBACH, Fantasio — Rouen</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>C’est à la recherche d’une nouvelle veine, mêlant le rire et les larmes qui aboutira à son dernier chef-d’œuvre, <em>Les Contes d’Hoffmann, </em>qu’Offenbach jeta son dévolu sur la comédie romantique d’Alfred de Musset. Hélas, son <em>Fantasio </em>lyrique fît un four à sa création en 1872. Trop complexe, tant sur le plan musical que sur celui du livret, il fut mal reçu par un public ébranlé par un contexte historique désastreux : guerre franco-prussienne, chute du Second Empire, perte de l’Alsace-Lorraine&#8230; Comble de malchance pour la postérité, avant de les retrouver, on a longtemps cru ses partitions brûlées dans le deuxième incendie de la salle Favart le 25 mai 1887, provoqué par un défaut de l’éclairage au gaz pendant le premier acte de <em>Mignon</em>.</p>
<p>Ayant déjà récolté pléthore de lauriers : Paris <a href="https://www.forumopera.com/fantasio-paris-favart-resurrection-triomphale-dun-chef-doeuvre">(</a><a href="https://www.forumopera.com/fantasio-paris-favart-resurrection-triomphale-dun-chef-doeuvre">Opéra comique au Châtelet en 2017)</a><a href="https://www.forumopera.com/fantasio-paris-favart-resurrection-triomphale-dun-chef-doeuvre"> </a>avant <a href="https://www.forumopera.com/fantasio-geneve-sublime-grotesque-eblouissant">Genève</a>, Montpellier, et en attendant Zagreb en projet pour 2020,  ce <em>Fantasio </em>revisité et reverdi par <strong>Thomas Jolly</strong> vient de débarquer à Rouen — la ville natale du metteur en scène où une vocation théâtrale précoce l’a frappé dès l&rsquo;âge de dix ans ! C&rsquo;est dire combien cette expérience lyrique, consacrée par un brillant parcours  allant de Shakespeare à Guitry, a été bien reçue au Théâtre des Arts. En s’appuyant sur le travail colossal du chef d&rsquo;orchestre et compositeur belge <strong>Jean-Pierre Haeck</strong>, grand spécialiste d’Offenbach, Jolly a relevé avec brio ce défi : la résurrection d’une œuvre importante qui a bien failli disparaître. Tout en étant d’une précision horlogère, sa proposition étourdissante n’appelle que des louanges tant sur le traitement visuel ludique que sur la dramaturgie et la direction d’acteurs sensibles et festives à la fois.</p>
<p>L’ouverture mélancolique inhabituelle chez Offenbach ayant d’emblée donné le ton ambigu de la partition sous la baguette ès qualité de Jean-Pierre Haeck, celui-ci fait sonner l’Orchestre de l’opéra de Rouen<strong> </strong>Normandie comme un seul homme. En dépit de quelques pesanteurs et rares décalages de certains ensembles, les musiciens exécutent avec passion et enthousiasme cette musique alternativement pétillante et sentimentale&#8230; Ce sont ces contrastes entre drôlerie et tristesse qui sont mis en valeur dans la mise en scène. Par ailleurs, on ne peut que saluer la prestation du Chœur accentus/ Opera de Rouen Normandie, très sollicité vocalement et physiquement tout au long de la représentation.</p>
<p><img fetchpriority="high" decoding="async" alt="" class="image-large" height="311" src="/sites/default/files/styles/large/public/fantasio_jean_pouget_img_0284.jpeg?itok=EJk3mgFZ" title="Fantasio- scène finale © Jean Pouget" width="468" /><br />
	Fantasio- scène finale © Jean Pouget</p>
<p>Vocalement, la distribution rouennaise est dominée par la soprano belge <strong><a href="https://www.forumopera.com/breve/sheva-tehoval-star-du-concours-de-marmande-2016">Sheva Tehoval.</a> </strong>Chacune de ses apparitions est un délice car le rôle de La Princesse s’avère tout à fait à sa mesure. Voix légère et ambitus court, certes, mais son joli timbre transparent, sa présence affirmée, son excellente diction, son phrasé impeccable et sa musicalité en font la reine de la soirée. Particulièrement remarquables, sa première romance et les deux duos d’amour avec Fantasio dans lesquels elle parvient à communiquer à sa partenaire la magie qui lui manque. En effet, malgré ses louables efforts, la mezzo <strong>Angelique Nordus, </strong>ayant pourtant fait ses preuves dans le répertoire baroque et dans Mozart, n’arrive pas à s’imposer dans le rôle titre qui ne convient ni à sa voix peu mélodieuse ni à son tempérament fonceur. Une erreur de casting sur laquelle il nous semble inutile de s’étendre tant elle est regrettable. De son côté, la jeune mezzo <strong>Alix Le Saux</strong> incarne avec assurance et une vis comica instinctive le personnage de Flamel.</p>
<p>Hormis <strong>Philippe Esthèphe</strong> (Spark bien chantant dans son air du premier acte) qui prend ici à nouveau vaillamment la tête des joyeux étudiants et <strong>Bruno Bayeux</strong> (dans trois petits rôles), la distribution masculine est entièrement nouvelle. Très digne dans son attitude, <strong>Jean-François Vinciguerra</strong>, le Roi de Bavière a bien peu à chanter, tandis que <strong>David Tricou</strong> prête joliment sa voix de haute-contre au personnage de Facio. Quant au baryton <strong>Philippe-Nicolas Martin,</strong> il campe avec aisance Le Prince de Mantoue et la puissance vocale ne lui fait pas défaut pour le bel air « Je ne serai donc jamais aimé pour moi-même ». Dans le personnage de Mannoni, son serviteur complice, le ténor de caractère, <strong>Antoine Normand</strong> a l’occasion de faire valoir ses dons de comédien avec un « Reprenez cet habit » fort divertissant.</p>
<p>À l’heure où le génie d’Offenbach est enfin pleinement reconnu, cette brillante production énergisante a sans doute un bel avenir devant elle.</p>
<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/fantasio-rouen-une-recreation-revigoree/">OFFENBACH, Fantasio — Rouen</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>LECOCQ, Ali-Baba — Paris (Opéra Comique)</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/ali-baba-paris-opera-comique-largent-fait-tout/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Laurent Bury]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 12 May 2014 03:11:40 +0000</pubDate>
				<guid isPermaLink="false">https://www.forumopera.com/spectacle/l-argent-fait-tout/</guid>

					<description><![CDATA[<p>  Compte tenu de l’exotisme plus que relatif de l’Ali-Baba de Lecocq, on ne tiendra pas grief à Arnaud Meunier d’en avoir transposé l’intrigue de nos jours, dans un pays dont l’orientalisme se limite à la tenue des commis du magasin de Cassim, qui n’est plus ici le frère, mais le cousin par alliance du &#8230;</p>
<p class="read-more"> <a class="" href="https://www.forumopera.com/spectacle/ali-baba-paris-opera-comique-largent-fait-tout/"> <span class="screen-reader-text">LECOCQ, Ali-Baba — Paris (Opéra Comique)</span> Lire la suite »</a></p>
<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/ali-baba-paris-opera-comique-largent-fait-tout/">LECOCQ, Ali-Baba — Paris (Opéra Comique)</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>           </p>
<p>			Compte tenu de l’exotisme plus que relatif de l’<em>Ali-Baba</em> de Lecocq, on ne tiendra pas grief à <strong>Arnaud Meunier</strong> d’en avoir transposé l’intrigue de nos jours, dans un pays dont l’orientalisme se limite à la tenue des commis du magasin de Cassim, qui n’est plus ici le frère, mais le cousin par alliance du héros. Ni turbans ni djellabas, mais des tenues contemporaines, et un bleu de travail pour le pauvre Ali. Après tout, on ne peut pas tous les ans régaler les grands enfants que nous sommes de féeries comme le <em>Mârouf </em>de la saison dernière, et la musique de Lecocq n’ayant rien de bien dépaysant (surtout si l’on coupe la chanson arabe de Zizi et tout le ballet du troisième acte, comme c&rsquo;est le cas pour cette production), autant nous montrer les personnages de cette intrigue assez boulevardière dans ce qu’ils ont de plus proches de nous. Jusque-là, tout va bien. Mais de là à y voir une satire de la société de consommation, il y a un pas qui ne semble réellement franchi que dans la note d’intention, car la dénonciation n’apparaît guère en scène. Quand Morgiane est vendue au plus offrant, l’apparition de la jeune femme en sous-vêtements, enchaînée, renvoie davantage à des fantasmes SM qu’à la commercialisation envahissante de notre société. Quant à montrer l’indécence des nouveaux riches, cela voudrait dire détruire l’image positive que l’on a d’Ali-Baba depuis le départ, et ce n’est pas ce qui est fait, en fin de compte. On se retrouve donc avec quelques gags liés à l’actualisation et à la dés-orientalisation – dans le trio déplorant la mort de Cassim, « c’est son turban, c’est son burnous, c’est son caftan » est remplacé par « C’est son chéquier, c&rsquo;est sa Gucci, c&rsquo;est ses clefs » – mais on n’a au total guère plus qu’une pantalonnade grimaçante avec couple chamailleur et couplets égrillards. La mise en scène semble par moments prendre le chemin d’une parodie avouée d’un certain style de théâtre, mais reste au stade des intentions : quand le chœur et les protagonistes dansent en adoptant toutes les poses stéréotypées de l’opérette type Châtelet d’après-guerre, il n’est pas sûr que tous les spectateurs y aient vu une caricature (on espère que c’en était bien une). Le plus gênant, c’est enfin ces baissers de rideau à chaque changement de tableau : alors que le décor est d’un dépouillement qui confine à la misère, avec ces faux escalators qu’on retourne pour former la caverne des voleurs, il faut à chaque fois attendre de longues minutes, ce qui a pour effet de casser le rythme que devrait avoir le spectacle. Serait-ce là la plus parlante dénonciation du pouvoir de l’argent ? Faute de moyens, le spectacle reste désolamment vacillant : L’argent ferait donc vraiment tout ?</p>
<p>			 </p>
<p>			C’est d’autant plus dommage que la distribution réunie était fort prometteuse. On y entendait certes toute une gamme d’accents, mais rien de rédhibitoire. <strong>Tassis Christoyannis</strong> révèle une nouvelle facette de son grand talent : si on le connaissait tragédien, on ne l’attendait pas forcément dans une opérette, mais il se tire fort bien de l’exercice, dans un rôle qui n’impose nullement de tirer la couverture à soi. <strong>Sophie Marin-Degor</strong> est une exquise et solide Morgiane, avec une gourmandise inimitable dans son articulation du français, qui s’épanouit dans les airs que Lecocq a réservés au personnage, « Aussi je ne vous dis que ça » et la chanson du Bengali. Avec la mezzo <strong>Christianne Belanger</strong>, membre de l’Académie de l’Opéra-Comique, on découvre une véritable nature comique, qui souligne à merveille tous les sous-entendus coquins des airs « Vous souvient-il du petit bois » ou « Comme un beau lys ». Ainsi que dans <em>La Fille de Madame Angot</em>, les ténors doivent se contenter de rôles secondaires : ex-membre de l’Académie, <strong>François Rougier</strong> est ici le ridicule Cassim, qui n’a même pas droit à un air mais doit se contenter de participer à des ensembles. Incarnant le non moins grotesque Zizi, <strong>Philippe Talbot</strong> a au moins à chanter en solo les quelques phrases où il évoque le butin rapporté par les voleurs. Quant à Mark Van Arsdale, le personnage de Saladin joue vraiment les utilités. Kandgiar, le chef des voleurs, est interprété par un <strong>Vianney</strong> <strong>Guyonnet </strong>dont on a surtout l’occasion d’admirer les pectoraux dans un numéro de danse acrobatique. Le chœur remplit fort bien son rôle dans les quelques scènes où il apparaît, les voix d’hommes étant plus sollicitées pour incarner les voleurs (avec notamment une première apparition qui n’est pas sans évoquer les conspirateurs de <em>Madame Angot</em>), et l’orchestre de l’opéra de Rouen dirigé par <strong>Jean-Pierre Haeck</strong> fait sonner cette musique qui aurait mérité une meilleure mise en valeur visuelle. Heureusement, il reste bien d’autres œuvres de Lecocq à remonter, et à condition d’avoir de l’argent dans ses caisses, l’Opéra-Comique a encore du pain sur la planche.</p>
<p>			 </p>
<p>			 </p>
<p>			 </p>
<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/ali-baba-paris-opera-comique-largent-fait-tout/">LECOCQ, Ali-Baba — Paris (Opéra Comique)</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
	</channel>
</rss>
