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	<title>Craig HELLA JOHNSON - Artiste - Forum Opéra</title>
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	<title>Craig HELLA JOHNSON - Artiste - Forum Opéra</title>
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		<title>Considering Matthew Shepard, 18 ans après</title>
		<link>https://www.forumopera.com/breve/considering-matthew-shepard-18-ans-apres/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Laurent Bury]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 21 Oct 2016 13:50:28 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Le 7 octobre 1998, dans le Wyoming, Matthew Shepard, 21 ans, fut attaqué et ligoté à la clôture d’un champ par deux hommes ; leur victime devait mourir à l’hôpital quelques jours plus tard. Raison de cette agression ? Matthew Shepard était homosexuel. 18 ans après, le chef de chœur Craig Hella Johnson, connu pour les nombreux &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Le 7 octobre 1998, dans le Wyoming, Matthew Shepard, 21 ans, fut attaqué et ligoté à la clôture d’un champ par deux hommes ; leur victime devait mourir à l’hôpital quelques jours plus tard. Raison de cette agression ? Matthew Shepard était homosexuel. 18 ans après, le chef de chœur <strong>Craig Hella Johnson</strong>, connu pour les nombreux disques de qualité qu’il a enregistrés à la tête de l’ensemble <strong>Conspirare</strong>, a voulu lui rendre hommage en composant un « oratorio fusion », <em>Considering Matthew Shepard</em>, qui associe plusieurs sources écrites et mêle divers styles de musique : citation du <em>Prélude en ut majeur</em> de Bach, choral luthérien, blues, gospel et jazz, country et folk, Broadway, Arvo Pärt, et bien d’autres encore. Si les ambitions sont nobles, le contenu aurait peut-être gagné à être resserré car ces presque deux heures de musique risquent de paraître un peu longuettes, les moments véritablement inspirés se faisant hélas trop rares au fil des différentes parties qui alternent lectures de textes et pages chorales où interviennent des solistes, donnant l’interprétation d’assister à un office religieux dans quelque église évangélique. Ni la sincérité de l’hommage ni la qualité des artistes n’est en cause ; libre à chacun de juger si les bons sentiment suffisent à inspirer de la bonne musique.</p>
<p><em>Considering Matthew Shepard</em>, de Craig Hella Johnson, enregistré au Sauder Concert Hall, Goshen College, Indiana, du 29 février au 3 mars 2016, 2 CD Harmonia Mundi HMU 807638.39 &#8211; 56&rsquo;22 + 49&rsquo;04</p>
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		<title>Pablo Neruda, The Poet Sings</title>
		<link>https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/pablo-neruda-the-poet-sings-neruda-ce-nest-pas-que-placido/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Laurent Bury]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 10 Sep 2015 05:08:33 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>En 2010, commandité par Placido Domingo, Daniel Catán avait choisi Pablo Neruda comme héros de son opéra Il Postino, vu au Châtelet en 2011. Heureusement, l&#8217;écrivain chilien a inspiré bien d&#8217;autres compositeurs américains, qui goûtent apparememnt sa poésie toujours accessible. Dès 1971, Samuel Barber mettait en musique The Lovers ; peu avant de nous quitter, l’à &#8230;</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>En 2010, commandité par Placido Domingo, Daniel Catán avait choisi Pablo Neruda comme héros de son opéra <em>Il Postino</em>, vu <a href="http://www.forumopera.com/spectacle/moins-on-est-intelligent-plus-on-est-gentil">au Châtelet en 2011</a>. Heureusement, l&rsquo;écrivain chilien a inspiré bien d&rsquo;autres compositeurs américains, qui goûtent apparememnt sa poésie toujours accessible. Dès 1971, Samuel Barber mettait en musique <em>The Lovers </em>; peu avant de nous quitter, l’à jamais regrettée Lorraine Hunt avait créé en 2005 les <em>Neruda Songs</em> de son époux, Peter Lieberson. Et il y en aurait bien d’autres à citer encore, comme le prouve le nouveau disque de l’ensemble vocal <strong>Conspirare</strong>, dont l’un des grands mérites est de nous faire découvrir quelques compositeurs d’outre-Atlantique assez peu médiatisés mais dont l’un d’eux au moins n’en possède pas moins une authentique voix personnelle.</p>
<p>Sans doute beaucoup moins avant-gardiste que la plupart de ses homologues européens, Cary Ratcliff  ne succombe pas pour autant aux sirènes du néo-traditionnalisme. Né en 1953, il se taille la part du lion avec son <em>Ode to Common Things</em>, cinq pièces qui représentent plus de trois quarts d’heure de musique, soit près des deux tiers du disque. Par bonheur, Ratcliff est aussi le plus intéressant des compositeurs réunis ici. Les premières mesures de son « Ode aux choses » (la première du recueil) rappellent étonnamment John Adams, mais avec une grande liberté par rapport à la méthode répétitive, avec beaucoup de souplesse dans la conduite du discours musical. En relation avec les textes du poète chilien, les rythmes et sonorités sud-américaines s’imposent assez naturellement (on pense plus d’une fois à Revueltas). Cette musique se renouvelle constamment, avec des atmosphères constamment changeantes, notamment grâce au rôle des instruments, même dans cette version réduite par rapport à la partition originale pour grand orchestre.</p>
<p>Paradoxalement, c’est le plus jeune des trois, Shawn Kirchner, né en 1970, qui compose la musique la plus tournée vers le passé, avec un accompagnement pianistique assez banal, sans audace ni recherche dans les sonorités. Ces deux mélodies d’après des sonnets de Neruda forment ainsi une brève plage (à peine plus de huit minutes en tout) entre les compositions de ses aînés. Alors que ses deux confrères s’appuyaient sur le texte original en espagnol, le doyen, Donald Grantham (né en 1947), ne garde la version originale que pour le chœur, et confie aux solistes une traduction anglaise. Sa « Chanson désespérée » d’une petite vingtaine de minutes donne le beau rôle à une basse soliste qui dialogue avec une soprano, le chœur restant à l’arrière-plan après avoir introduit la pièce. Bien que composée en 2005, elle pourrait avoir été conçue cinquante ans auparavant, par un contemporain de Britten. On admire néanmoins le brio de l’écriture vocale, porteuse d’une réelle émotion.</p>
<p>Une fois de plus (on avait eu l’occasion de saluer leur <a href="http://www.forumopera.com/cd/avant-vanessa-apres-antony">disque Barber</a>), les chanteurs du chœur Conspirare forcent l’admiration par leur engagement et leur limpidité, sous la direction experte de <strong>Craig Hella Johnson</strong>. Quatre membres de l’ensemble se voient confier une partie soliste. Remarquée dans <em>Siroe </em>de Hasse, <strong>Lauren Snouffer</strong> est présente dans les odes 3 et 5 du cycle de Ratcliff, et on la retrouve dans le morceau de Grantham ; on admire sa virtuosité, malgré un aigu parfois acide. La mezzo <strong>Laura Mercado-Wright</strong> joue un peu les <em>cantaoras</em> dans l’ « Ode à la guitare » avant de mêler son timbre sensuel à celui de la soprano dans l’ « Ode au pain ». Moins sollicité, le ténor <strong>Eric Neuville</strong> n’a que quelques phrases à interpréter pour chanter les louanges de la guitare, dont quelques mots en falsetto. La basse <strong>James K. Bass</strong>, enfin, profite des occasions de briller qu’offre le rôle de premier plan qui lui est confié dans le morceau de Donald Grantham.</p>
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		<title>oeuvres chorales</title>
		<link>https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/avant-vanessa-apres-antony/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Laurent Bury]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 06 Dec 2012 16:31:29 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Evidemment, il y a au cœur de ce disque le fameux Adagio pour cordes, dans sa version pour chœur a cappella : sans cet Agnus Dei, il manquerait le principal titre de gloire de Samuel Barber, ou du moins ce qui lui vaut d’être passé à la postérité. Ce morceau lancinant, qui dure à peine &#8230;</p>
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<tbody>
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<p>Evidemment, il y a au cœur de ce disque le fameux <em>Adagio pour cordes</em>, dans sa version pour chœur a cappella : sans cet <em>Agnus Dei</em>, il manquerait le principal titre de gloire de Samuel Barber, ou du moins ce qui lui vaut d’être passé à la postérité. Ce morceau lancinant, qui dure à peine dix minutes, est à Barber ce que le <em>Boléro </em>est à Ravel, à la différence près que Barber est infiniment moins connu que Ravel, surtout de ce côté-ci de l’Atlantique. La preuve : qui a déjà entendu interpréter en France « Sure on this shining night » ? Cette mélodie, écrite en 1938, fut pourtant l’un des premiers très grands succès publics de Barber : vers la fin des années 1970, quand le compositeur s’installa à New York, il voulut obtenir un numéro de téléphone sans attendre le délai de rigueur, il appela le service des attributions, et l’employée accéda à sa requête à la condition « qu’il lui prouve son identité en fredonnant les premières mesures de Sure on This Shining Night » (voir le livre de <a href="http://www.forumopera.com/index.php?mact=News,cntnt01,detail,0&amp;cntnt01articleid=3414&amp;cntnt01returnid=67">Pierre Brévignon</a>). La mélodie inspirée par un poème de James Agee (qui allait ensuite inspirer à Barber un de ses chefs-d’œuvre, <em>Knoxville, Summer of 1915</em>) fut composée en 1938 pour voix soliste et piano, et arrangée pour chœur et piano trente ans après. C’est d’ailleurs l’intérêt de ce disque que de rapprocher des œuvres des deux extrémités de la carrière de Barber, composées jusqu’en 1940 ou à partir 1965, soit bien avant le premier grand succès lyrique de Barber, <em>Vanessa </em>(1958) et après l’échec cuisant de son deuxième opéra, <em>Antony and Cleopatra</em> (1966). Comme passerelle surplombant ce quart-de-siècle, on trouve justement ces deux adaptations tardives d’œuvres de jeunesse que sont l’<em>Agnus Dei</em> et « Sure on This Shining Night ».</p>
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				De la première période datent les pièces que Barber fit interpréter au Madrigal Chorus, dont le Curtis Institute de Philadelphie lui avait confié la création et à la direction en 1939. Au répertoire issu de la Renaissance européenne, le jeune Samuel ajouta en effet ses propres œuvres, comme les deux poèmes de 1935, son opus 8, non sans composer pour ce chœur, par exemple la mélodie « engagée », accompagnée de timbales, qu’est <em>A Stopwatch and an ordnance map</em>, sur un poème évoquant la guerre d’Espagne que lui avait offert Stephen Spender, rencontré à Londres. C’est aussi le Madrigal Chorus qui assura la création du magnifique triptyque intitulé <em>Reincarnations</em>. De la dernière période créatrice de Barber datent le <em>Choral de Pâques</em> sur lequel se conclut le disque, mais aussi les <em>Deux Chœurs</em> Opus 42, et surtout <em>The Lovers</em>, dernière grande œuvre vocale du compositeur, sur des poèmes de Pablo Neruda, dédiée par Barber à son amant et assistant Valentin Herranz. Pour cette magnifique cantate d’un peu plus d’une demi-heure, comme pour le nettement moins mémorable <em>Choral</em>, une transcription pour petit ensemble orchestral a été commandée à Robert Kyr. Au lieu d’une formation de 80 musiciens, quinze instrumentistes suffisent ici, et l’on partage volontiers l’opinion de l’arrangeur pour qui cet effectif plus léger s’accorde mieux au caractère intime des textes.</p>
<p>				Conduit de main de maître par <strong>Craig Hella Johnson</strong>, le chœur <strong>Company of Voices</strong>, qui fait partie de l’ensemble Conspirare, réunit trente-six excellents chanteurs, comme on peut s’en rendre compte dans les passages les plus tendus, où les sopranos conservent douceur et pureté. C’est de leurs rangs que sont issus les quelques voix solistes que l’on entend aussi sur ce disque, ce qui n’est pas forcément une excellente idée en ce qui concerne <em>The Lovers</em>. <strong>David Farwig</strong> a certes une jolie voix, mais un peu plus de présence dans le grave ne serait pas malvenue, et même si les exigences vocales ne sont pas les mêmes face à un ensemble chambriste et non plus face à un grand orchestre, il faudrait surtout un interprète plus engagé, un baryton plus mordant, qui puisse faire passer toute la densité érotique des trois textes qui sont confiés à lui seul. Malgré tout, cet enregistrement devrait donner des idées aux chefs de chœur à la recherche de pièces modernes (ou du moins récentes) rarement données.</p>
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