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	<title>Laurent HERBAUT - Artiste - Forum Opéra</title>
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	<description>Le magazine en ligne de l&#039;opéra</description>
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	<title>Laurent HERBAUT - Artiste - Forum Opéra</title>
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		<title>ROSSINI, La Cenerentola — Paris (Ranelagh)</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Christophe Rizoud]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 09 Dec 2018 06:09:50 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Dans la série des Cendrillon, de Massenet, de Rossini, d’Isouard, à Nantes, Angers, Paris, elle est l’outsider ; elle est aussi celle dont le budget doit être le plus modeste – preuve qu’il n’est pas nécessaire d’être « plein aux as » pour réussir un opéra. Intelligemment resserrée en 1h20 sans qu’aucun des protagonistes ne &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Dans la série des <em>Cendrillon</em>, de Massenet, de Rossini, d’<a href="https://www.forumopera.com/breve/et-une-cendrillon-de-plus-une"><u>Isouard</u></a>, à <a href="https://www.forumopera.com/cendrillon-nantes-un-jour-son-prince-viendra"><u>Nantes, Angers</u></a>, Paris, elle est l’<em>outsider</em> ; elle est aussi celle dont le budget doit être le plus modeste – preuve qu’il n’est pas nécessaire d’être « plein aux as » pour réussir un opéra. Intelligemment resserrée en 1h20 sans qu’aucun des protagonistes ne soit sacrifié, tissée de dialogues en français pour ne pas perdre le fil de l’intrigue, <em>La Cenerentola</em> sur la scène du Théâtre Ranelagh s’avère plus proche de l’esprit de Rossini que <a href="https://www.forumopera.com/la-cenerentola-paris-garnier-marianne-crebassa-merveilleuse-angelina"><u>les élucubrations moroses de Guillaume Gallienne actuellement au Palais Garnier</u></a>. C’est qu’<strong>Annie Paradis </strong>et <strong>Isabelle du Boucher</strong>, les auteures de l’adaptation, ne se sont pas obstinées à inventer un improbable concept ou trouver une idée originale qui puisse servir de socle à leur approche. Non. Elles ont puisé leur inspiration à la source – le Conte de Perrault –, afin de ne pas dévoyer ce qui aujourd’hui encore fait la magie de l’œuvre. Ne pas tirer un trait sur le merveilleux pour que l’opéra puisse continuer d’être cette formidable machine à rêve, pour petits et grands.</p>
<p>Réduire une partition de plus de sa moitié exige cependant de prendre une nécessaire distance par rapport au livret. La mer a été appelée en renfort scénique et sémantique. Le rideau se lève sur une plage. Une méduse traverse la scène. Les courtisans sont des marins et Ramiro, lui-même, a le costume d’un moussaillon. Il est intéressant de regarder les éléments se mettre en place, comme un puzzle vivant dont chaque pièce viendrait naturellement épouser les autres. L’enthousiasme du Chœur de Grenelle est contagieux. <strong>Mathilde Rossignol</strong> en Angelina a la blondeur lisse de Catherine Deneuve dans <em>Peau d’Ane</em>. Son prince, <strong>Louis Reumond</strong>, possède la fragilité des âmes pures. <strong>Laurent Herbaut</strong> endosse le maillot de Dandini avec un naturel réjouissant. <strong>Jean Vendassi</strong> – Don Magnifico – se régale à jouer le barbon teigneux et méchant tandis qu’Alidoro – <strong>Baptiste Jore</strong> – tire les ficelles. Mention spéciale aux deux sœurs – <strong>Ania Wozniak</strong> (Tisbe) et <strong>Mylène Bourbeau</strong> (Clorinda) – dont on guette avec un délice coupable chacun des mauvais tours.</p>
<p>Chanter Rossini, avec l’agilité diabolique requise comporte trop de pièges pour que ces jeunes voix puissent tous les contourner. Mais là pour une fois n’est pas l’essentiel. L’équilibre des forces et l’esprit d’équipe prévalent ; la lecture se veut moins littérale que picturale. Dépeindre sans temps mort pour donner à aimer quand on ne connaît pas et, lorsque l’on connaît, s’extasier une nouvelle fois sur l’inépuisable fantaisie rossinienne.</p>
<p>Musicalement, le spectacle repose sur les dix doigts de <b>Magali Albertini</b>, fée du piano que la mise en scène maquille en Petite Sirène. Sans que jamais la mécanique ne s’enraye dans des ensembles menés tambour battant, la pianiste conduit le bal jusqu’à l’heureux dénouement. Captivés, les enfants, nombreux en raison de l’heure matinale de la représentation, applaudissent aussi fort que les adultes. Mesdames et messieurs les directeurs de théâtre à la conquête d’un jeune public, ne cherchez plus : c’est ainsi que l’on initie. Dernier rendez-vous, dimanche prochain, 16 décembre, à 11h. A quand la reprise ? </p>
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		<title>HALÉVY, Le Guitarréro — Paris</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/le-guitarrero-paris-ah-la-morgue-espagnole/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Laurent Bury]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 14 Jun 2015 07:04:49 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Dans un XIXe siècle friand d’exotisme hispanique, les Guitarreros n’ont pas manqué. L’histoire de l’art a retenus ceux de Courbet (1844) et surtout de Manet (1861). Avant eux, Scribe et Halévy en avaient fait un opéra-comique en trois actes. Mais qu’on ne se laisse pas abuser par cette appellation : située au Portugal au XVIIe siècle, &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Dans un XIXe siècle friand d’exotisme hispanique, les Guitarreros n’ont pas manqué. L’histoire de l’art a retenus ceux de Courbet (1844) et surtout de Manet (1861). Avant eux, Scribe et Halévy en avaient fait un opéra-comique en trois actes. Mais qu’on ne se laisse pas abuser par cette appellation : située au Portugal au XVIIe siècle, l’intrigue associe un événement historique – la révolution portugaise de 1640 qui chassa les Habsbourg pour placer le duc de Bragance sur le trône – à une sombre histoire de revanche personnelle : Don Alvaro de Zuniga se venge de l’affront infligé par Doña Zarah – la fière Portugaise a giflé ce grand d’Espagne le jour où il osa l’embrasser – en lui faisant épouser un simple musicien des rues déguisé en gentilhomme. N’étaient quelques dialogues où Scribe parvient à ridiculiser les prétentions de la noblesse et du haut clergé, à travers les personnages de Doña Manuela, tante de l’héroïne, et de l’inquisiteur Don Lorenzo, nous pourrions parfaitement être dans un grand-opéra, le chœur en moins. Encouragé par le succès de cette espagnolade (ou faut-il dire lusitanolade ?), Scribe devait aussitôt après remettre le couvert avec <em>Les Diamants de la couronne</em>, créé Salle Favart moins d’un mois et demi après.</p>
<p>C’est en tout cas une excellente idée qu’a eu la compagnie des <strong>Frivolités Parisiennes</strong> de ressusciter cette œuvre. Une facette méconnue de Fromental Halévy nous avait été révélée l’an dernier par le Palazzetto Bru Zane qui avait tiré de l’oubli <em>Le Dilettante d’Avignon</em>. A l’heure où les représentations de <em>La Juive </em>se multiplient (Anvers et Nice cette saison, Lyon la saison prochaine), ce <em>Guitarrero</em> est riche d’airs ambitieux et d’ensembles assez développés. Faute d’avoir pu consulter la partition, il est néanmoins difficile de savoir à quel point ce qui nous a été donné à entendre est fidèle à l’écriture d’Halévy, car ces quelques lignes du programme ne laissent pas d’inquiéter : « <em>Aujourd’hui comme hier, le succès de la pièce est lié à la mise en valeur des artistes ; on a donc réécrit quelques mélismes pour s’assurer de la transposition des effets expressifs désirés dans une incarnation actuelle et une technique vocale moderne</em> ». Ah qu’en termes galants ces choses-là sont dites ! Sous la sauce jargonneuse, le poisson n’est-il pas la simplification de certaines lignes trop ardues, écrites pour un format vocal trop héroïque ?</p>
<p class="rtecenter" style="margin: 0cm 0cm 10pt"><img fetchpriority="high" decoding="async" alt="" class="image-large" height="312" src="/sites/default/files/styles/large/public/g2.jpg?itok=rcP_B8-0" title="© Frivolités parisiennes" width="468" /><br /><font color="#000000" face="Calibri">© Frivolités parisiennes</font></p>
<p>En effet, si le rôle-titre fut écrit pour Gustave Roger, qui serait quelques années plus tard le héros de <em>La Damnation de Faust </em>et du <em>Prophète</em>, on devine que le sympathique ténor <strong>Marc Larcher</strong> n’a pas tout à fait l’autorité nécessaire : la voix n’est pas déplaisante, mais manque encore un peu d’étoffe. Par ailleurs, les costumes qu’a conçus <strong>Erick Plaza-Cochet</strong>, tant pour le musicien que pour le pseudo-gentilhomme, le mettent hélas bien moins en valeur que la tenue qu’il arborait sur l’affiche du spectacle. Les Frivolités Parisiennes ont souvent la main heureuse dans le choix de leurs héroïnes féminines : après l’excellente Sandrine Buendia dans <a href="http://www.forumopera.com/breve/le-petit-faust-dherve-en-janvier-au-theatre-dejazet"><em>Le Petit Faust</em></a>, c’est au tour de l’admirable <strong>Julie Robard-Gendre</strong> de briller, avec un timbre chaud et un authentique talent de tragédienne, comme l’exige entre autres son grand air du dernier acte. Habillée comme une sainte martyre de Zurbaran, elle incarne avec fougue un personnage au fort tempérament, écrit pour une mezzo-soprano habituée aux exigences italiennes en matière de vocalisation. On ne manquera pas sa <em>Belle-Hélène</em> vichyssoise, ni son Raphaël de <em>La Princesse de Trébizonde</em> à Limoges !</p>
<p>Autour de ces deux personnages principaux, Don Alvar devrait être un troisième pilier, mais le timbre un peu sourd de <strong>Jacques Calatayud</strong> ne confère peut-être pas au « méchant » tout le relief qu’on en attendrait. Privés d’airs qui nous permettraient de juger de leurs qualités respectives, les autres interprètes n’interviennent réellement que dans les ensembles. On distinguera néanmoins la faconde théâtrale de <strong>Julien Clément</strong>, utilement chargé de résumer une action parfois bien complexe. La mise en scène de <strong>Vincent Tavernier</strong> est d’une sobriété sans doute liée à un certain manque de moyens, mais elle est bienvenue dans la mesure où elle devrait rendre le spectacle d’autant plus aisément transportable, comme le mérite la belle prestation de l’Orchestre des Frivolités Parisiennes, emmené avec conviction par <strong>Alexandra Cravero</strong>. Et l’on se réjouit surtout d’apprendre que la compagnie assurera l’an prochain la résurrection de <em>Don César de Bazan</em>, première grande œuvre lyrique de Massenet, guère rejouée depuis sa création en 1872.</p>
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