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	<title>Morgane HEYSE - Artiste - Forum Opéra</title>
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	<description>Le magazine en ligne de l&#039;opéra</description>
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	<title>Morgane HEYSE - Artiste - Forum Opéra</title>
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		<title>MOZART, Die Zauberflöte &#8211; Namur</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/mozart-die-zauberflote-namur/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Claude Jottrand]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 11 Jul 2023 15:38:27 +0000</pubDate>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>C&rsquo;est un peu le hasard qui m&rsquo;a conduit samedi soir au Grand Manège à Namur voir <em>la Flûte Enchantée</em> par l&rsquo;Orchestre Royal de Chambre de Wallonie, dirigée par <strong>Gabriel Hollander</strong>. Monté pour quelques représentations seulement, réparties dans le pays, la production mobilise essentiellement de jeunes chanteurs en début de carrière, à côté de quelques artistes plus aguerris. Dans une ville qui n&rsquo;a pas de maison d&rsquo;opéra, une production de ce type fait figure d&rsquo;événement et la salle était comble.</p>
<p>Parfois, les spectacles un peu moins ambitieux trouvent mieux la vérité d&rsquo;une œuvre que des productions plus prestigieuses&#8230; Ainsi, malgré quelques décalages entre les chanteurs et l&rsquo;orchestre (celui-ci placé derrière ceux-là, car il n&rsquo;y a pas de fosse au Grand Manège), l&rsquo;enthousiasme d&rsquo;une jeune distribution bien encadrée peut enchanter toute une salle avec peu de moyens : pas de décors, quatre portants et quelques projections suffisent au metteur en scène <strong>Eric Gobin</strong> pour guider votre imagination jusqu&rsquo;au pays des songes, la musique de Mozart, qui résiste à tout, fait le reste. Bien sûr, on aurait pu souhaiter un peu plus d&rsquo;imagination pour la scène du temple, ou pour celle des épreuves du feu et de l&rsquo;eau, mais dans l&rsquo;ensemble la vision très cohérente du metteur en scène, grâce aussi à la beauté des éclairages, parvient à s&rsquo;imposer.</p>
<p>A côté de partenaires encore fort verts, la grande découverte de la soirée fut sans conteste la prestation –&nbsp;éblouissante d&rsquo;engagement et de virtuosité –&nbsp;de <strong>Morgane Heyse</strong> en Reine de la Nuit, prometteuse d&rsquo;un très bel avenir dans le rôle. Ses vocalises sont impeccables de justesse et de précision, la voix est percutante à souhait, parfaite dans cet emploi. Très réussi également, le Papageno de <strong>Damien Pass</strong> s&rsquo;attira lui aussi les faveurs du public, par son jeu d&rsquo;acteur très spontané et une grande intelligence du rôle, faveurs qu&rsquo;il partagea avec <strong>Gianna Cañete Gallo</strong> en Pamina, très jolie voix au style parfois discutable.</p>
<p>Le reste de la distribution réunissait <strong>Joao Terleira</strong>, un jeune Tamino à la voix bien timbrée et puissante, mais encore fort monochrome, <strong>Marion Bauwens</strong> (Papagena) délicieuse de spontanéité, <strong>Shadi Torbey</strong> (Sarastro) aux grave impressionnant. <strong>Pauline Lebbe, Sonia Jacquelin </strong>et<strong> Aina Callaert</strong> cumulaient&nbsp; dans un genre un peu androgyne les rôles des trois dames et des trois garçons, par souci d&rsquo;économie certainement. <strong>Mathis Van Cleynebreugel</strong> campait un Monostatos façon mafioso plus efficace scéniquement que vocalement, <strong>Kenny Ferreira</strong> et <strong>Tom Van Bogaert</strong> endossant le costume des deux prêtres.</p>
<pre style="text-align: center"><img decoding="async" title="MozartLaFluteEnchantée_08_07_23_LANSBERGEN_Bastien_08" src="https://www.forumopera.com/wp-content/uploads/MozartLaFluteEnchantee_08_07_23_LANSBERGEN_Bastien_08-1294x600.jpg" alt="">
© Lansbergen Bastien</pre>
<p>L&rsquo;Orchestre Royal de Chambre de Wallonie, relégué dans le fond de la scène derrière un tulle, peu sonore et peu en contact avec le plateau, a manqué de couleurs, de transparence et de cette petite touche de feinte désinvolture qu&rsquo;il faut pour faire pétiller la musique de Mozart. Mais l&rsquo;enthousiasme de la troupe et sa juvénile ardeur, finalement, contribuèrent à sauver la mise.</p>
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		<title>Manga-café&#124;Trouble in Tahiti — Paris (Athénée)</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/manga-cafe-trouble-in-tahiti-paris-athenee-un-gars-une-fille/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Laurent Bury]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 08 Jun 2018 03:17:28 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Année Bernstein ou pas, monter Trouble in Tahiti est toujours une excellente idée. Plus d’un demi-siècle après sa création, cette satire du morne conformisme banlieusard (ou l’on chante « Su-bur-bi-a » sur les mêmes accents claironnants que « New York, New York ! » dans On the Town) conserve toute son efficacité. Oui, mais l’œuvre est courte – une quarantaine &#8230;</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Année Bernstein ou pas, monter <em>Trouble in Tahiti </em>est toujours une excellente idée. Plus d’un demi-siècle après sa création, cette satire du morne conformisme banlieusard (ou l’on chante « Su-bur-bi-a » sur les mêmes accents claironnants que « New York, New York ! » dans <em>On the Town</em>) conserve toute son efficacité. Oui, mais l’œuvre est courte – une quarantaine de minutes – et suppose qu’on l’associe à un autre opéra en un acte. Diverses expériences ont été tentées (avec <em>L’Enfant et les sortilèges </em>à Caen en 2012, avec <em>La SADMP</em> de Louis Beydts à Tours en 2016, par exemple), mais la meilleure solution n’était-elle pas finalement de passer commande d’une œuvre sur mesure, reprenant la même distribution vocale et le même effectif instrumental ? Le compositeur français Pascal Zavaro propose donc, en première partie du spectacle, <em>Manga-café</em>, d’après le roman <em>Densha otoko</em>. Une banale histoire de rencontre entre un garçon et une fille, ici transposée dans un univers mi-français, mi-japonais, avec à la clef une interrogation sur le rapport entre fiction (les mangas) et réalité. La modernité vient de l’emballage-gadget (mangas, échange de textos) mais le sujet est intemporel ; la partition de Pascal Zavaro apparaît même comme un hommage à un siècle d’opéra français. Selon une tradition lyrique solidement établie, le héros est chanté par une mezzo en travesti ; le livret dû au compositeur se permet des citations bienvenues – « Ne me touchez pas, ne me touchez pas ! » proteste l’héroïne, nouvelle Mélisande, tandis que le héros déclare plus tard « Voilà ce que j’appelle une femme charmante », tel Ramiro de <em>L’Heure espagnole</em>. Les coloratures de Mikako évoquent le Feu de Ravel et Colette, une scène au téléphone renvoie discrètement à <em>La Voix humaine</em>, et le duo d’amour entre soprano et mezzo lorgne possiblement sur celui que Massenet confie à sa Cendrillon et au prince charmant, à moins que ce ne soit carrément sur <em>Les Demoiselles de Rochefort</em>. Rien de révolutionnaire dans l’orchestration, assurément, mais une œuvre plaisante, dont le texte français est constamment intelligible, et qui passe comme une lettre à la poste, sans un seul temps mort. Et quand vient l’heure de Bernstein, on retrouve un couple, mais dysfonctionnel, abruti par la routine.  Dans les deux cas, un trio vocal offre à l’action principale un commentaire ou un contrepoint.</p>
<p><img fetchpriority="high" decoding="async" alt="" class="image-large" height="244" src="/sites/default/files/styles/large/public/loti-18-086_1400_730r.jpg?itok=np2570oI" title="M. Heyse, E. Pancrazi, L. Deleuil, A. Gass © DR" width="468" /><br />
	M. Heyse, E. Pancrazi, L. Deleuil, A. Gass © DR</p>
<p>Pour donner à voir ces deux œuvres dont l’intrigue se déroule dans des lieux multiples, voire simultanés, <strong>Catherine Dune</strong> opte pour un décor composé d’éléments mobiles, le plus souvent déplacés par les chanteurs eux-mêmes. L’humour des deux actes est traduit à merveille par le jeu d’acteurs, surtout dans <em>Trouble in Tahiti</em> où les trois membres du « chœur » adoptent des allures d’automates et des sourires figés et niais furieusement Fifties. En fosse, <strong>Julien Masmondet</strong> dirige avec l’indispensable sens du rythme qui permet aux œuvres d’avancer (même quand Bernstein s’attarde un peu sur le thème larmoyant du beau jardin qui nous attend de l’autre côté de la barrière). La quinzaine d’instrumentistes que compte l’ensemble Les Apaches produit sans doute bien assez de son, mais les chanteurs, eux, sont visiblement sonorisés.</p>
<p>Triomphe incontesté pour <strong>Eléonore Pancrazi</strong> qui cumule les deux rôles les plus gratifiants de la soirée, et qui recueille une salve d’applaudissements pour son interprétation phénoménale de l’air où Dinah évoque le fameux film <em>Trouble in Tahiti</em> qu’elle est allée voir seule dans l’après-midi (et qu’elle reverra le soir même avec son mari). <strong>Laurent Deleuil </strong>reçoit une part méritée des acclamations, Bernstein ayant réservé à Sam un air où peut briller ce personnage qu’on nous montre ici comme tout droit issu de l’univers sexiste de <em>Mad Men</em>. Charmante découverte avec la soprano <strong>Morgane Heyse</strong>, exquise Mikako dans l’œuvre de Pascal Zavaro, et assez hilarante dans le Bernstein. Les deux autres chanteurs n’interviennent pratiquement que dans les ensembles, mais tiennent leur rôle avec une redoutable efficacité, qu’il s’agisse du ténor aigu <strong>André Gass</strong> ou du baryton <strong>Philippe Brocard</strong>. Ne manquez pas les prochaines représentations de ce très réjouissant spectacle (à l’Athénée jusqu’au 14 juin).</p>
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