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	<title>Magdalena HINTERDOBLER - Artiste - Forum Opéra</title>
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	<description>Le magazine en ligne de l&#039;opéra</description>
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	<title>Magdalena HINTERDOBLER - Artiste - Forum Opéra</title>
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		<title>Die Rose von Stambul</title>
		<link>https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/die-rose-von-stambul-le-beau-temps-de-lemancipation/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Yvan Beuvard]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 19 Jan 2021 05:13:18 +0000</pubDate>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>La Grande guerre s’éternise. Les puissances centrales n’en perdent pas pour autant le goût du divertissement : A Vienne, le 2 décembre 1916, au Theater an der Wien était créée<em> Die Rose von Stambul</em>. Tous les regards se portent vers les Dardanelles (*), où Mustafa Kemal vient de signer une victoire décisive contre les Alliés. Un vent réformateur souffle sur la Turquie.  Il sera élu en 1922, après avoir renversé le sultan, et conduira des réformes radicales dans une volonté farouche de rupture avec le passé impérial ottoman et musulman. Il inscrit la laïcité dans la Constitution, abolit la charia et la polygamie, donne le droit de vote aux femmes, et impose l’alphabet latin… Le monde a bien changé.</p>
<p>Leo Fall, s’il n’est pas le plus célèbre des compositeurs viennois d’opérettes, fut l’un de ceux les plus appréciés du début du XXe siècle. Il dut sa passion pour le genre à la rencontre de Franz Lehár, sous la baguette duquel il joua dans son régiment d’infanterie. Musicien de théâtre, puis chef d’orchestre de revues, ses infructueuses tentatives à l’opéra le conduisent à se concentrer sur l’opérette, où le succès l’accompagne, de 1905 à sa disparition vingt ans après. Même si l’orientalisme alors à la mode imprègne l’ouvrage, la musique est foncièrement viennoise. La valse chantée d’Ahmed Bey « O Rose von Stambul », comme le duo de la fin du 2e acte « Ein Walzer muss es sein» (sans relation au 16e quatuor de Beethoven !) ont fait le tour des pays germaniques, sinon du monde. A côté de <em>la Veuve joyeuse</em>, cette opérette connut un succès singulier avec plus de 400 représentations consécutives, qui motiva le tournage d’un film dès 1919. Si Max Eschig en publia une version française en 1930, la réussite ne fut pas au rendez-vous et l’œuvre tomba en oubli en France.</p>
<p>L’action se déroule, évidemment, à Istambul, et en Suisse, avant 1914. Ahmed Bey, fils d’un ministre de l’Empire ottoman, diffuse sous le pseudonyme d’André Lévy des idées réformatrices pour l’égalité des femmes. La plus fervente admiratrice de l’écrivain est Kondja Güll, fille du pacha, surnommée « la Rose d’Istamboul ». Elevée au harem, son admiration pour André Lévy va si loin qu’elle refuse la nuit de noces au jeune mari que son père lui a imposé. Elle décide d’aller en Suisse où elle espère rencontrer son idole. De fait, après quelques quiproquos, elle y découvre qu’il n’est autre que l’homme auquel son père l’a mariée. Evidemment le sourire, la bonne humeur sont de mise. Cependant le message émancipateur du livret, audacieux en son temps, prend un relief singulier dans la société turque d’aujourd’hui, hélas. « Nous rêvons de réformes radicales sur le Bosphore » chantent les jeunes femmes au n°3, aspirant au mode de vie occidental…</p>
<p>La partition est d’un raffinement d’écriture rare. Même si le genre impose ici et là des airs faciles et, ponctuellement, la métrique de la valse, tout le contexte dans lequel s’inscrivent ces pages surprend par ses qualités. La souplesse du discours, ses harmonies subtiles, l’orchestration recherchée, l&rsquo;écriture chorale forcent l’admiration, et devraient convaincre ceux des lyricophiles qui affichent encore un certain dédain à l’endroit de ce répertoire.  </p>
<p><strong>Ulf Schirmer</strong>, dont les qualités sont reconnues dans le monde lyrique, est ici chez lui, avec ce qui était alors « son » orchestre de Münich. Sa direction est précise, attentive et distinguée, joviale sans exubérance. L’orchestre joue avec élégance et les solistes, comme le chœur sont exemplaires, servis par une prise de son remarquable de précision et de relief. A écouter Konja Gül, que chante <strong>Kristiane Kaiser</strong>, on comprend pourquoi Erika Köth choisissait d’incarner l’héroïne au début des années 80. L’écriture du rôle est exigeante, elle appelle une voix légère, sensible, aux aigus aisés (dès le long contre-ut, finale de son premier air, par exemple). Kristiane Kaiser possède toutes les qualités requises et c’est un bonheur que de l’écouter, aussi convaincante dans ses plaintes de se voir enfermée au harem et imposer le voile, que dans sa résolution, enthousiaste, et sa passion. Une grande voix. Malgré la difficulté à succéder à Tauber, Wunderlich et Rudolf Schock dans le rôle d’Ahmed Bey, <strong>Matthias Klink</strong>, s’il ne rejoint pas toujours ses prédécesseurs, se tire fort bien d’affaire : la voix est jeune, sûre, stylée, les aigus rayonnent avec aisance. sa présence est indéniable, dès son air, « O Rose von Stambul » où il vante la beauté de Kondja, dont il est épris. Leurs duos abondent, toujours justes, parfois émouvants. <strong>Magdalena Hinterdobler</strong>, Midilli Hanum, pétillante complice de Kondja, forme avec Fridolin, un autre couple, aussi présent dramatiquement que vocalement. Leur premier duo est exquis : «comme fille pieuse du Prophète, un homme ne doit jamais voir mon visage ». <strong>Andreas Winkler</strong>, émission claire, bien timbrée et égale, campe un sympathique Fridolin. particulièrement dans son air en travesti (Lilly). Le père de Kondja, Kamel Pacha, rôle parlé, est confié à un baryton, <strong>Christoph Hartkopf</strong>, bon comédien.</p>
<p>L’enregistrement s’inscrit dans la remarquable série des opérettes de Leo Fall qu’enrichit régulièrement le label CPO. Les dialogues, écourtés, sont suffisants pour permettre à l’auditeur germanophone de suivre l’action. Les quelques rires collectifs qui émaillent les dialogues participent à la bonne humeur de l’écoute. La brochure, bilingue (allemand – anglais), ne reproduit pas le livret, se contentant de résumer chaque scène.</p>
<p> </p>
<p>(*) Impossible de résister à l&rsquo;envie de citer Audiard, qui, dans <em>Les Vieux d’la vieille</em>, fait dire à Jean-Marie Péjat (joué par Gabin) : « Les fêtes aux escargots, j&rsquo;en n&rsquo;ai raté qu&rsquo;cinq dans ma vie : les années 14, 15, 16, 17, 18. Quand c&rsquo;était qu&rsquo;c&rsquo;est qu&rsquo;j&rsquo;étais aux Dardanelles, et pis qu&rsquo;aux Dardanelles y avait point d&rsquo;escargots. J&rsquo;suis allé plus loin qu&rsquo;Verdun et la Somme, moi. J&rsquo;ai pas fait une guerre d&rsquo;fainéant ».</p>
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		<title>WAGNER, Die Feen — Leipzig</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/die-feen-leipzig-patchwork-wagnerien/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Yannick Boussaert]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 21 May 2016 21:25:37 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Premier opéra du (futur) Maître, Die Feen est un véritable patchwork d&#8217;influences dans lesquelles baigne le jeune Wagner. Là Beethoven, là Mozart, là du bel-canto (qui sera encore plus exploité dans Das Liebesverbot) et déjà de-ci de-là la griffe encore un peu rétractée de l&#8217;auteur de Tannhauser. Opéra mineur sans doute, mais opéra passionnant pour &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Premier opéra du (futur) Maître, <em>Die Feen</em> est un véritable patchwork d&rsquo;influences dans lesquelles baigne le jeune Wagner. Là Beethoven, là Mozart, là du bel-canto (<a href="http://www.forumopera.com/spectacle/un-hommage-singulier">qui sera encore plus exploité dans <em>Das Liebesverbot</em></a>) et déjà de-ci de-là la griffe encore un peu rétractée de l&rsquo;auteur de <em>Tannhauser</em>. Opéra mineur sans doute, mais opéra passionnant pour le spéléologue lyrique, il a l’inconvénient d’exiger des voix capables d’à peu près tout ce que le XIXe siècle demandera : des voix légères et agiles et des formats plus lourds et vaillants, quand il ne faut pas tout simplement posséder toutes ces qualités à la fois.</p>
<p>	Une gageure à laquelle l&rsquo;opéra de Leipzig s&rsquo;essaie depuis le bicentenaire de la naissance de Wagner en 2013. La reprise de cette saison à l&rsquo;occasion d&rsquo;un festival Wagner rassemble des forces satisfaisantes et pour certaines déjà rodées. C&rsquo;est le cas de <strong>Christiane Libor</strong>,<a href="http://www.forumopera.com/spectacle/meli-melo-de-genie"> titulaire du rôle d’Ada au Chatelet en 2009</a>. La maturité a du bon, la soprano berlinoise réalise une quadrature quasi parfaite : souffle et nuances agrémentent puissance et endurance. Pour ne rien gâcher, cette fée ne cesse d’émouvoir, passée la stricte performance technique. Son Arindal penche du côté Wagnérien stricto sensu. Voix massive, aigu claironnant, <strong>Endrik Wottrich</strong> se perd à mesure que le chant tombe dans le grave. La diction lui pose problème notamment quand les phrases exigent rapidité dans la déclamation. Le reste de la distribution se situe plutôt dans une école mozartienne. Cela convient parfaitement à <strong>Jennifer Porto</strong> (Drolla) et <strong>Milcho Borovinov</strong> (Gernot) dont le duo du deuxième acte emprunte pêle-mêle et à Papageno/Papagena et à Pedrillo/Blondchen. Elle légère et fruitée, lui davantage bouffe, s’acquittent avec délectation de leur interlude comique puis soutienne efficacement les tutti. Cela sied un peu moins à Lora (<strong>Dara Hobbs</strong>) et à Morald (<strong>Nikolay Borchev</strong>) dont l’écriture est déjà plus lourde. Elle s’en tire avec un usage intelligence d&rsquo;un timbre épicé, lui sera plus en retrait. La myriade de seconds rôles tiennent leur rang : Farzanna (<strong>Jean Broekhuizen</strong>) et Zemina (<strong>Magdalena Hinterdobler</strong>), deux seules rescapées des Trois Dames de <em>La Flûte enchantée</em>, manquent de projection mais pas de nuances ou de couleurs, Gunther (<strong>Guy Mannheim</strong>) met à profit son timbre de ténor de caractère, la plus agréable surprise revenant au Harlad de <strong>Roland Schubert </strong>belle basse wagnérienne.</p>
<p><img fetchpriority="high" decoding="async" alt="" class="image-large" height="312" src="/sites/default/files/styles/large/public/die_feen_2.jpg?itok=SMZTdlaA" title="© Kirsten Nijhof" width="468" /><br />
	© Kirsten Nijhof</p>
<p>La soirée est de prime abord plus laborieuse en fosse où <strong>Friedemann Layer</strong> peine à alléger les quelques lourdeurs et longueurs du premiers acte. Problème réglé dès le retour du premier entracte : battue aérienne et tempi plus rapides siéent mieux au <strong>Gewandhausorchester</strong> dont la beauté des pupitres est mise en valeur par l’acoustique remarquable de la salle. Les chœurs, fortement sollicités, ne sont pas en reste. Tout juste regrettera-t-on un manque de volume quand les effectifs se séparent entre fées et humains.</p>
<p>	Tous en tous cas prennent plaisir à être en scène dans la sucrerie imaginée par <strong>Renaud Doucet</strong>. Un repas de famille dans ce qui ressemble à un salon de catalogue de magasin d&rsquo;ameublement sert d&rsquo;entrée en matière : on apprend que nous allons écouter <em>Die Feen</em> en direct de l&rsquo;opéra de Leipzig. Le père de famille se rêve en Arindal et les personnages, décors et costumes kitchement féeriques envahissent cet intérieur bourgeois. A défaut d&rsquo;être original ou toujours réussi, l&rsquo;ensemble fonctionne et garde en permanence un second degré de bon ton.</p>
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		<title>Hasse à Versailles, le retour</title>
		<link>https://www.forumopera.com/breve/hasse-a-versailles-le-retour/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Laure Bertoli]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 12 Mar 2012 07:31:26 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>    Les Didon se suivent et ne se ressemblent pas. Après la très brève et très dense version de Purcell à l’Opéra-Comique, et avant la tragi-comédie héroïque de Cavalli en avril au Théâtre des Champs-Elysées, le marivaudage métastasien bâti sur le triangle Didon-Enée-Iarbas s’est installé pour un soir à Versailles. Recréée à Munich en mai &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>           </p>
<p>			 </p>
<p>			Les <em>Didon</em> se suivent et ne se ressemblent pas. Après la très brève et très dense version de <a href="http://www.forumopera.com/index.php?mact=News,cntnt01,detail,0&amp;cntnt01articleid=3504&amp;cntnt01origid=57&amp;cntnt01lang=fr_FR&amp;cntnt01returnid=54">Purcell à l’Opéra-Comique</a>, et avant la tragi-comédie héroïque de Cavalli en avril au Théâtre des Champs-Elysées, le marivaudage métastasien bâti sur le triangle Didon-Enée-Iarbas s’est installé pour un soir à Versailles. Recréée à Munich en mai dernier, la <em>Didone Abbandonata</em> de Hasse est revenue dans le palais français où elle avait été donnée en 1753. Grâces en soient rendues à <strong>Michael Hofstetter</strong>, qui se démène comme un beau diable à la tête de sa Hofkapelle München pour redonner vie à cette partition d’un compositeur encore trop négligé. Des six chanteurs que compte la distribution, les trois rôles principaux ne sont pas forcément ceux dont on tire les plus grandes satisfactions. La mezzo Theresa Holzhauser est une Didon beaucoup trop placide pour un rôle qui appelle une vraie tragédienne, et elle ne parvient guère à communiquer les émotions de son personnage. Bien qu’italien, Flavio Ferri-Benedetti offre en Enée une voix de contre-ténor qui rappelle les pires produits de l’école anglaise, et son timbre est proche de celui de Christopher Robson. Pour toutes les notes graves, il use et abuse de sa voix naturelle de baryton, tant et si bien que l’effet en devient vite lassant. Quand à ses mimiques déplacées et à ses intonations mesquines, on se dit qu’un bon contralto aurait incarné un personnage autrement plus viril. Cette remarque vaut un peu aussi pour <strong>Valer Barna-Sabadus</strong> : le rossignol roumain gazouille extrêmement bien et, resitués dans leur contexte, les quatre airs d’Iarba prennent tout leur sens (voir son <a href="http://www.forumopera.com/index.php?mact=News,cntnt01,detail,0&amp;cntnt01articleid=3497&amp;cntnt01origid=57&amp;cntnt01lang=fr_FR&amp;cntnt01returnid=55">disque récent</a>), mais n’est-ce pas l’étrangeté du timbre qui plaît avant tout ? Les mêmes notes, émises par une voix de femme, ne pourraient-elles pas être beaucoup plus sonores, plus vibrantes ? On se tournera alors vers les trois comparses, dont l’émission franche et l’investissement font plaisir à entendre. Le baryton Andreas Burkhart  brille dans deux airs vocalisants, tandis que les sopranos Magdalena Hinterdobler et Maria Celeng débordent de virtuosité et d’intensité dramatique. Pour renaître, Hasse a-t-il vraiment besoin de contre-ténors ? La question mérite d’être posée. </p>
<p>			 </p>
<p>			Johann Adolf Hasse, <em>Didone Abbandonata </em>(1742), Opéra royal de Versailles, samedi 10 mars, 20h</p>
<p>			 </p>
<p>			 </p>
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