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	<title>Adam HORVATH - Artiste - Forum Opéra</title>
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	<description>Le magazine en ligne de l&#039;opéra</description>
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	<title>Adam HORVATH - Artiste - Forum Opéra</title>
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		<title>ROSSINI, Guillaume Tell — Erl</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/guillaume-tell-erl-une-pomme-quasi-sans-pepins/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Jean-Marcel Humbert]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 12 Jul 2019 23:06:17 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Lors de la création de cette production en 2016, nous avions noté la faiblesse scénique de ce spectacle. Aujourd’hui, un énorme travail de mise en scène et de directions d’acteurs a été réalisé, pour aboutir à une représentation de très haut niveau. De même, nous déplorions l’utilisation de la version italienne, et ce soir c’est &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Lors de la <a href="https://www.forumopera.com/guillaume-tell-erl-lhomme-a-la-pomme">création de cette production en 2016</a>, nous avions noté la faiblesse scénique de ce spectacle. Aujourd’hui, un énorme travail de mise en scène et de directions d’acteurs a été réalisé, pour aboutir à une représentation de très haut niveau. De même, nous déplorions l’utilisation de la version italienne, et ce soir c’est la version française qui est donnée, avec en prime l’air de Jemmy le plus souvent coupé. Saluons les efforts méritoires de tous les interprètes et des chœurs, qui chantaient ce soir pour la première fois dans notre langue. Si l’on ajoute le beau travail réalisé par des danseurs-gymnastes de haut vol, on mesure les progrès réalisés sur un spectacle où il est indispensable de soutenir l’intérêt du spectateur jusqu’au bout. Restent les « décors » en forme de femmes arbres, expression d’un kitsch et d’un mauvais goût surannés, et qui nous font avant tout penser à la statue de la « grand-mère » de Louis de Funès dans le film <em>Jo</em> de Jean Girault…</p>
<p>Les premiers triomphateurs de la soirée sont le chef et l’orchestre, aux magnifiques sonorités et aux envolées lyriques parfaitement en phase avec le plateau. Une direction à la fois précise et sensible, avec une grande attention portée aux solistes, dénotent chez <strong>Michael Güttler</strong> un grand chef lyrique, qui visiblement prend plaisir à mener la bataille. Son ouverture est particulièrement brillante – d’autant que l’on ne peut s’empêcher de penser en l’écoutant à tous les pastiches et réutilisations qui en ont été faites – et la scène de l’orage du dernier acte encore plus impressionnante quand toute la fosse d’orchestre s’élève quasiment au niveau du plateau avant de retourner dans les entrailles du théâtre.</p>
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	© Foto Xiomara Bender</p>
<p>Ensuite, confirmés par l’applaudimètre aux saluts, trois chanteurs emportent tous les suffrages. Tout d’abord <strong>Sung Min Song</strong>, ténor coréen à la voix lumineuse, qui s’approprie le personnage d’Arnold, où avait tout particulièrement brillé le ténor Nourrit. Connaissant bien le rôle qu’il a déjà interprété en 2017 au Saarländisches Staatstheater de Sarrebruck, il s’exprime dans un français quasiment parfait. La voix est libre et puissante, sans aucune stridence, il manie d’une technique sûre le falsetto, et il joue avec une belle intériorité. Enfin il tient la route sans faiblesse, démontrant que ce rôle n’est pas toujours « le tombeau des ténors » comme on a pu le qualifier. Vient ensuite la très belle prestation de <strong>Sophie Gordeladze</strong> (Mathilde) que l’on avait déjà appréciée en Pamina. Avec une belle prestance, elle se joue sans peine apparente des difficultés de la partition, qu’il s’agisse des grands effets lyriques ou des petites notes piquées. Là aussi, la voix passe sans peine la masse orchestrale et s’allie particulièrement bien à celles de ses partenaires. Enfin, <strong>Bianca Tognocchi</strong> nous offre un Jemmy de haut vol, puissant, sonore, en un mot viril, mais en même temps tendre et plein de sentiment dans les moments d’émotion. Quand le jeu scénique et la pyrotechnie vocale atteignent une telle qualité, on adhère évidemment parfaitement aux péripéties malheureuses de ce peuple éprouvé.</p>
<p>Guillaume Tell est fort bien joué et chanté par <strong>Andrea Borghini</strong>, avec toutefois un effet retard dans la prise à bras le corps du personnage, qui n’intervient vraiment qu’à la moitié de la représentation. La voix est forte sans être démesurée, et la caractérisation du personnage, avec toute l’autorité que l’on doit lui donner, est plutôt convaincante. A ses côtés, <strong>Adam Horvath</strong> (Walter Fust), <strong>Zelotes Edmund Toliver </strong>(Melchthal) et <strong>Giovanni Battista Parodi</strong> (Gessler) nous offrent de très belles interprétations. A noter aussi les interventions de qualité de <strong>Matteo Macchioni</strong> (un pêcheur) et d’<strong>Anna Lucia Nardi </strong>(Hedwige).<br />
	 </p>
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		<title>ROSSINI, Guillaume Tell — Erl</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/guillaume-tell-erl-lhomme-a-la-pomme/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Jean-Marcel Humbert]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 07 Jul 2016 22:55:34 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Il est curieux d’entendre Guillaume Tell chanté dans une traduction italienne, alors que l’œuvre est à l’origine de ce que l’on appellera le « grand opéra à la française », et que presque partout dans le monde elle n’est plus donnée qu’en français, sa langue originale. Mais ce soir, l’italien – même parfois étrangement prononcé – donne &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Il est curieux d’entendre <em>Guillaume Tell</em> chanté dans une traduction italienne, alors que l’œuvre est à l’origine de ce que l’on appellera le « grand opéra à la française », et que presque partout dans le monde elle n’est plus donnée qu’en français, sa langue originale. Mais ce soir, l’italien – même parfois étrangement prononcé – donne une consonance très particulière, qui montre bien à quel point nous sommes là déjà proches de Verdi (on pense même quelques fois à <em>Macbeth</em>). Opéra de chef et de solistes quasi wagnériens (Wagner l’admirait beaucoup, et tout particulièrement le final du deuxième acte), il trouve au festival d’Erl un parfait terrain de manœuvre.</p>
<p>
	<strong>Gustav Kuhn</strong> est un chef idéal pour ce type de répertoire. Son orchestre impressionnant fait merveille dans cette œuvre, d’autant que sa préparation musicale extrêmement fouillée permet d’entendre comme rarement tous les détails des différents pupitres. De même, les masses chorales, pourtant peu considérables en nombre, font remarquablement sonner chacune de leurs interventions : du travail d’orfèvre.</p>
<p>
	Mais il faut aussi un plateau vocal qui soit capable de se faire entendre par-dessus la masse orchestrale et chorale. C’est le cas ce soir à une exception près. La grande triomphatrice de la soirée, non seulement à l’applaudimètre, est la soprano russe <strong>Anna Princeva</strong> (Mathilde), une prestation quasiment sans faute, sauf peut-être un petit manque d’agilité dans quelques vocalises. Tenue de scène parfaite, sensibilité et intelligence du texte, gestuelle bien en situation, expressivité théâtrale, c’est tout simplement remarquable. On note de plus sa puissance vocale, considérablement améliorée depuis l’an dernier, qui la mettent d’emblée au niveau sonore des premiers rôles masculins. Ne serait malheureusement son partenaire direct, l’Arnold de <strong>Ferdinand von Bothmer</strong>, qui est tout son contraire : emprunté, mais surtout ayant de grandes difficultés à garder tout au long de son rôle écrasant (ne dit-on pas qu’il constitue le « tombeau des ténors » ?) une puissance suffisante pour être audible lors des forte orchestraux et des interventions de ses confrères, lui retirant ainsi les côtés véhément, héroïque et passionné du personnage qui sont devenus les siens depuis que Duprez s’est emparé du rôle en 1837. Si Anna Princeva a tout fait pour alléger lors de ses duos avec lui, ce n’est pas le cas de <strong>Giulio Boschetti</strong> (Guillaume) et <strong>Adam Horvath</strong> (Walther) lors du fameux trio qui le laisse quasiment inaudible. Et c’est dommage, car le chanteur est sensible, et ses interventions d’une élégante musicalité.</p>
<p class="rtecenter">
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<p>© Tiroler Festspiele Erl / APA-Fotoservice / Xiomara Bender</p>
<p>Giulio Boschetti prend à bras le corps le personnage de GuillaumeTell, et après un début un peu sage, lui donne toute l’autorité et la puissance vocale nécessaires. On y croit d’autant plus que sa présence scénique est très plausible, sans effets surajoutés. Capable de nuancer musicalement selon le contexte de ses interventions, il donne une vérité et une réelle intensité à son personnage. Adam Horvath est de son côté un très beau Walther, dont la voix s’équilibre parfaitement avec celle de Wilhelm. Pour les dames, on ne peut que saluer les voix parfaitement distribuées d’<strong>Anna Lucia Nardi</strong> (Hedwig) et <strong>Bianca Tognocchi</strong> (Gemmy), qui sont en outre de bonnes actrices. Enfin, le reste des personnages ne pâtit d’aucune faiblesse, avec l’impressionnant Gessler de <strong>Giovanni Battista Parodi</strong> et le Melchthal de <strong>Johanners Schmidt</strong>, et y compris le beau pêcheur d’<strong>Edoardo Milletti</strong>, le Leuthold de <strong>Nicola Ziccardi</strong> et le Rodolf de <strong>Giorgio Valenta</strong>.</p>
<p>
	Reste le spectacle. On dit toujours que « l’on ne vient pas à Erl pour y découvrir une avant-garde scénique ». Rarement cet euphémisme aura été aussi justifié. Car à côté d’une mise en place sommaire des personnages, qui néanmoins a la qualité d’être épurée et de suffire à faire comprendre les grandes lignes de l’action, on déplore un dispositif scénique et des éclairages dont la laideur est confondante (pseudo arbres disneyens « à la Blanche-Neige » aux incessants déplacements dont on ne comprend ni le pourquoi ni le comment, bouts de bois blancs – lampe d’un côté, armes de l’autre –, cubes blancs démultipliés). Et que dire des « ballets », affligeants, ineptes et vulgaires tout à la fois, se limitant le plus souvent à des contorsions de gymnastes en mal d’exercices, devenant tout bonnement insupportables lors du grand air final d’Arnold, qui a bien du mérite à garder son sérieux au milieu de telles pitreries parasites.<br />
	Entre <a href="http://www.forumopera.com/breve/guillaume-tell-a-londres-placido-domingo-sinsurge-a-son-tour">Michieletto</a> et Kuhn, un juste milieu serait à trouver.</p>
<p> </p>
<p> </p>
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