<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?><rss version="2.0"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
	xmlns:sy="http://purl.org/rss/1.0/modules/syndication/"
	xmlns:slash="http://purl.org/rss/1.0/modules/slash/"
	>

<channel>
	<title>Gerold HUBER - Artiste - Forum Opéra</title>
	<atom:link href="https://www.forumopera.com/artiste/huber-gerold/feed/" rel="self" type="application/rss+xml" />
	<link>https://www.forumopera.com/artiste/huber-gerold/</link>
	<description>Le magazine en ligne de l&#039;opéra</description>
	<lastBuildDate>Mon, 14 Jul 2025 12:47:55 +0000</lastBuildDate>
	<language>fr-FR</language>
	<sy:updatePeriod>
	hourly	</sy:updatePeriod>
	<sy:updateFrequency>
	1	</sy:updateFrequency>
	<generator>https://wordpress.org/?v=7.0</generator>

<image>
	<url>https://www.forumopera.com/wp-content/uploads/cropped-Favicon-32x32.png</url>
	<title>Gerold HUBER - Artiste - Forum Opéra</title>
	<link>https://www.forumopera.com/artiste/huber-gerold/</link>
	<width>32</width>
	<height>32</height>
</image> 
	<item>
		<title>Notre disque du mois : Brahms Lieder</title>
		<link>https://www.forumopera.com/breve/notre-disque-du-mois-brahms-lieder/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Jean-Jacques Groleau]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 10 Jul 2025 08:51:18 +0000</pubDate>
				<guid isPermaLink="false">https://www.forumopera.com/?post_type=breve&#038;p=193913</guid>

					<description><![CDATA[<p>Quelque 25 ans après leur premier disque commun, Christian Gerhaher et Gerold Huber nous proposent un superbe panorama du lied brahmsien. Avec un si long et fructueux compagnonnage (passé par Arte Nova, RCA et, aujourd&#8217;hui, Sony), on ne s&#8217;étonne pas que le duo ait trouvé un degré de « fusion et (de) compréhension mutuelle assez rare &#8230;</p>
<p class="read-more"> <a class="" href="https://www.forumopera.com/breve/notre-disque-du-mois-brahms-lieder/"> <span class="screen-reader-text">Notre disque du mois : Brahms Lieder</span> Lire la suite »</a></p>
<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/breve/notre-disque-du-mois-brahms-lieder/">Notre disque du mois : Brahms Lieder</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Quelque 25 ans après leur premier disque commun, <strong>Christian Gerhaher</strong> et <strong>Gerold Huber</strong> nous proposent un superbe panorama du <em>lied</em> brahmsien. Avec un si long et fructueux compagnonnage (passé par Arte Nova, RCA et, aujourd&rsquo;hui, Sony), on ne s&rsquo;étonne pas que le duo ait trouvé un degré de « <a href="https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/brahms-lieder/">fusion et (de) compréhension mutuelle assez rare</a> » pour reprendre les mots de Pierre Venissac. Rien d&rsquo;inutilement appuyé ici, tout se joue dans une volonté de clarté et d&rsquo;allègement qui donne à ces pages un éclairage étonnant de vérité&#8230; Ces 67 minutes d&rsquo;un art consommé du dire en musique se sont tout naturellement imposées comme notre disque du mois.</p>
<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/breve/notre-disque-du-mois-brahms-lieder/">Notre disque du mois : Brahms Lieder</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>BRAHMS, Lieder &#8211; Gerharer/Huber</title>
		<link>https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/brahms-lieder/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Pierre Venissac]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 07 Jun 2025 04:00:00 +0000</pubDate>
				<guid isPermaLink="false">https://www.forumopera.com/?post_type=cd-dvd-livre&#038;p=191635</guid>

					<description><![CDATA[<p>Depuis un premier album en 1999, Christian Gerhaher et Gerold Huber continuent de mener une carrière discographique commune assez impressionnante par son volume et son ambition. Plus d’une dizaine d’enregistrements plus tard, dont une intégrale Schumann et les trois grands cycles de Schubert, le duo aborde ainsi de nouveau la musique de Brahms, après une &#8230;</p>
<p class="read-more"> <a class="" href="https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/brahms-lieder/"> <span class="screen-reader-text">BRAHMS, Lieder &#8211; Gerharer/Huber</span> Lire la suite »</a></p>
<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/brahms-lieder/">BRAHMS, Lieder &#8211; Gerharer/Huber</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><span style="font-size: revert;">Depuis un premier album en 1999, <strong>Christian Gerhaher</strong> et <strong>Gerold Huber</strong> continuent de mener une carrière discographique commune assez impressionnante par son volume et son ambition. Plus d’une dizaine d’enregistrements plus tard, dont une intégrale Schumann et les trois grands cycles de Schubert, le duo aborde ainsi de nouveau la musique de Brahms, après une <em>Schöne Magelone</em> en 2017. À raison, tant ce récital synthétise à nos oreilles aussi bien le meilleur de Brahms que le meilleur du lied. Nous n’allons pas être long sur ce qui nous paraît une franche réussite.</span></p>
<p><img fetchpriority="high" decoding="async" class="size-full wp-image-191636 aligncenter" src="https://www.forumopera.com/wp-content/uploads/IMG_9535.jpeg" alt="" width="711" height="712"><br />
Au bout de 25 ans de collaboration, le duo est à un niveau de fusion et de compréhension mutuelle assez rare. Pas une respiration de Gerhaher, pas un déplacement de Huber ne paraissent brusqués, et les couleurs du piano et de la voix se complètent en permanence. Encore moins que pour d’autres, il n’y aurait aucun sens à commenter individuellement leur performance, tant il est évident que chaque choix est pensé ou du moins senti à deux. On leur sait gré de prioriser une esthétique assez claire, loin du poids sonore uniforme qu’on cherche parfois à donner à Brahms. Cela ne veut pas dire que la gravité inhérente à certains lieder se trouve amoindrie : bien au contraire, le <em>Wie rafft‘ich mich auf in der Nacht</em> qui ouvre l’op.32 est saisissant de noirceur, grâce notamment à la définition du rythme pointé qui instaure d’emblée la tension. Simplement, la rhétorique prévaut toujours sur l’esthétique. Les choix musicaux ne sont ainsi jamais faits par pur effet, ni pour respecter une certaine idée du style brahmsien, mais pour correspondre avec le support poétique, particulièrement à l’honneur ici. Ainsi, <em>Auf dem Kirchhofe</em>, de l’op. 105, trouve-t-il sa force non pas dans des arpèges de piano pathétiques, comme dans un bon nombre de versions, mais dans un fatalisme digne et triste qui donne un nouvel éclairage à l’œuvre. La langue allemande est à l’honneur, pas seulement au chant mais aussi au piano qui en connaît le tempo particulier : c’est ce qui rend particulièrement probant le début de l’album consacré à des lieder d’inspiration populaire, sur des textes pour la plupart anonymes. De ce corpus, on retiendra notamment le très beau <em>Der Gang zum Liebchen</em>, op.48 nº1, pour la simplicité et la mélancolie de la ritournelle. Citons aussi la toute première plage du disque, <em>Sehnsucht</em> op.14 nº8, qui résume la noblesse et l’humilité de l’entreprise : 45 secondes de chant populaire, interprétées avec une évidence désarmante. Le duo convainc aussi dans un langage plus tardif, notamment avec un sublime <em>O kühler Wald</em>, op.72 nº3. La conduite harmonique du début, la qualité des moments de dénuement, en font une interprétation particulièrement poignante. On pourrait encore citer plusieurs extraits qui ont su nous émouvoir, mais on préfère inviter nos lecteurs à découvrir le reste par eux mêmes, armés de l’accessoire indispensable : les traductions des textes (à défaut d’être germanophone). Car un tel artisanat vaut avant tout par la correspondance qu’il opère entre poésie et musique, et ne se préoccuper que de l’un ne ferait pas sens ici. Avis donc aux lecteurs davantage familiers du répertoire d’opéra : la voix de Christian Gerhaher n’est ni la plus belle ni la plus impressionnante du monde, ce n’est pas sa plastique qui la rend intéressante.</p>
<p>Ce dernier point nous importe peu, et ne nous retient pas d’affirmer notre coup de cœur pour un album d’artistes majeurs, hautement inspiré et inspirant. Notre seul grief serait plutôt adressé à la maison de disques, même s’il aurait pu s’adresser à la quasi-totalité des enregistrements équivalents. Dans un répertoire aussi chambriste, qui ne peut se construire que par un travail approfondi et égalitaire entre chant et piano, il est incompréhensible de continuer à voir des images de pochette mettre en avant une seule tête d’affiche. C’est d’autant plus ridicule dans un cas comme celui-ci, avec un duo régulier et ancien. Un jour, la revanche des pianistes du monde lyrique face aux équipes de communication viendra, mais il reste encore bien du travail à faire…</p>
<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/brahms-lieder/">BRAHMS, Lieder &#8211; Gerharer/Huber</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Schumann : Alle Lieder</title>
		<link>https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/schumann-alle-lieder-un-monument-discret/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Sylvain Fort]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 08 Nov 2021 05:01:00 +0000</pubDate>
				<guid isPermaLink="false">https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/schumann-alle-lieder-un-monument-discret/</guid>

					<description><![CDATA[<p>Il est assez rare que des majors fassent place au Lied pour saluer bien bas cette initiative de Sony en coproduction avec BR Klassik, avec le financement du Liedzentrum de Heidelberg : réunir une très grande part des Lieder de Schumann n’est certainement pas la clef d’une rentabilité immédiate. Ce projet, audacieux en soi, s’avise en &#8230;</p>
<p class="read-more"> <a class="" href="https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/schumann-alle-lieder-un-monument-discret/"> <span class="screen-reader-text">Schumann : Alle Lieder</span> Lire la suite »</a></p>
<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/schumann-alle-lieder-un-monument-discret/">Schumann : Alle Lieder</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Il est assez rare que des majors fassent place au Lied pour saluer bien bas cette initiative de Sony en coproduction avec BR Klassik, avec le financement du Liedzentrum de Heidelberg : réunir une très grande part des Lieder de Schumann n’est certainement pas la clef d’une rentabilité immédiate. Ce projet, audacieux en soi, s’avise en outre de ne pas prétendre à l’exhaustivité. Christian Gerhaher et Gerold Huber revendiquent au contraire la subjectivité de leur choix, comme le fit jadis Fischer-Dieskau avec Eschenbach. Toutefois, pour se permettre des incursions qu’une voix d’homme ne peut assumer pleinement, décision a été prise d’adjoindre à l’entreprise la fine fleur féminine du Lied allemand : Julia Kleiter, Sibylla Rubens, Anett Fritsch, Wiebke Lehmkuhl, Christina Landshamer, Camilla Tilling, Stefanie Iranyi rejointes par le ténor Martin Mitterrutzner, et le baryton Andreas Burkhardt, pour les Lieder à plusieurs voix.</p>
<p>Cette anthologie de 299 Lieder (!) est donc une vue d’artiste, un choix de sensibilité, mais aussi un travail d’équipe dont le pilier permanent n’est pas Gerhaher, mais bien Gerold Huber. Là se joue en vérité toute l’unité de ce généreux coffret. Car il y a un Schumann de Huber comme il y en eut un d’Eschenbach, et ce n’est pas le même. Où Eschenbach soignait à l’infini la lisibilité harmonique, parfois jusqu’à la préciosité, le Schumann de Huber est tout de drame et de mouvement. Il est tout de vie et de flamme. C’est audible non seulement dans les grands cycles mais aussi dans le moindre « petit » Lied qui se trouve, ainsi, animé. Quant aux Lieder les plus connus, ils sont comme magnifiés par ce génie agogique propre à Gerold Huber (l’espèce de tension de Myrthen !).</p>
<p>Sur les onze disques du coffret, quatre avaient déjà été publiés : les <em>Dichterliebe</em> (2004), <em>Melancholie</em> (2008), qui comportait notamment les Eichendorff op.39 et l’opus 40, <em>Frage </em>(2018), qui contenait notamment les <em>Zwölf Gedichte</em> opus 35, et <em>Myrthen</em> (2019), proposant les quatre livres de <em>Myrthen</em> op.25, avec Camilla Tilling. Le reste a été enregistré en 2019-2020, en une excellente qualité sonore.</p>
<p>Il serait bien fastidieux de passer en revue les onze disques, mais ce qui frappe, c’est l’unité esthétique, point due seulement à Gerold Huber, mais à une approche résolument chambriste. De Gerhaher on sait le timbre diaphane et la pudeur interprétative, toute d’irisations subtiles, que le temps n’a pas entamée bien au contraire. Les pièces les plus récemment enregistrées attestent que le cousu-main des premiers enregistrements est devenu seconde nature – écoutez l’opus 53 (disque 3) et sa tendresse, mais aussi l’épanchement de l’opus 77, qu’on n’a jamais entendu ainsi. Les voix féminines participent de cette retenue impeccable, sans toujours posséder la mélancolie grave du baryton, même si Julia Kleiter dans <em>Frauenliebe</em> montre qu’elle a mûri son art vers plus d’intériorité, et est aujourd’hui une des toutes grandes du Lied allemand. Il y a quelque chose de réconfortant de songer que face au fracas du monde, quelques artistes se sont réunis pour faire entendre sans ostentation ni prétention, et presque secrètement, sans le prétexte d&rsquo;un anniversaire, la poésie si diverse de Schumann. </p>
<p>Pourquoi acquérir ce coffret si l’on a déjà le DFD-Eschenbach voire la somme de Graham Johnson ? Parce que le parcours y est admirablement choisi et les interprètes idéalement impliqués, parce que Gerhaher nous fait de Schumann découvrir des profondeurs nouvelles et que Huber est ici indépassable : de quoi faire de ce coffret un jalon historique de la discographie schumannienne. Voilà comment on construit modestement des monuments pour l’histoire.  </p>
<p> </p>
<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/schumann-alle-lieder-un-monument-discret/">Schumann : Alle Lieder</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Schumann : Myrthen</title>
		<link>https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/schumann-myrthen-en-attendant-lintegrale/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Alexandre Jamar]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 14 Nov 2019 12:10:00 +0000</pubDate>
				<guid isPermaLink="false">https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/schumann-myrthen-en-attendant-lintegrale/</guid>

					<description><![CDATA[<p>*/ Les Myrthen de Schumann sont un cycle un peu à part. Contrairement aux Dichterliebe, aux Frauenliebe und -leben, ou même aux Kerner-Lieder, le cycle rassemble plusieurs poètes (de plusieurs nationalités) et cette même diversité poétique implique une diversité de voix. Avec ses 26 numéros divisés en quatre livres, il est aussi bien plus long &#8230;</p>
<p class="read-more"> <a class="" href="https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/schumann-myrthen-en-attendant-lintegrale/"> <span class="screen-reader-text">Schumann : Myrthen</span> Lire la suite »</a></p>
<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/schumann-myrthen-en-attendant-lintegrale/">Schumann : Myrthen</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>
<!--/*--><!--*/
p.p1 {margin: 0.0px 0.0px 0.0px 0.0px; font: 11.0px Helvetica; -webkit-text-stroke: #000000}
p.p2 {margin: 0.0px 0.0px 0.0px 0.0px; font: 11.0px Helvetica; -webkit-text-stroke: #000000; min-height: 13.0px}
span.s1 {font-kerning: none}
	
/*-->*/
</p>
<p>	Les <em>Myrthen</em> de Schumann sont un cycle un peu à part. Contrairement aux <em>Dichterliebe</em>, aux <em>Frauenliebe und -leben</em>, ou même aux <em>Kerner-Lieder</em>, le cycle rassemble plusieurs poètes (de plusieurs nationalités) et cette même diversité poétique implique une diversité de voix. Avec ses 26 numéros divisés en quatre livres, il est aussi bien plus long que les autres opus lyriques de Schumann. Ce dernier s’illustre cependant plus que quiconque dans l’art de la miniature et de l’opposition des contraires. Plus qu’un pastiche hétérogène, il propose ici un dialogue amoureux entre deux chanteurs. Comme il se doit, le cycle est dédié à Clara Schumann « à l’occasion de la veille de notre union », précise le compositeur dans une dédicace manuscrite.</p>
<p>Pour ce deuxième volet d’une intégrale Schumann, le duo formé par Christoph Gerhaher et Gerold Huber a fait appel à la soprano Camilla Tilling. Tous trois sont de subtils musiciens, et rivalisent de finesses dans ces fragiles miniatures. <strong>Camilla Tilling</strong> est peut-être moins soigneuse dans sa prononciation de l’allemand, mais elle se rachète par la précision de son phrasé mélodique. Sa tendance à alléger un peu la voix connaît quelques limites à partir du registre aigu (« Die Lotusblume »), mais s’avère très efficace dans les mélodies moins sollicitantes vocalement. Son « Lied der Braut II » ou encore le « Was will die einsame Träne » sont d’une simplicité à fendre l’âme.</p>
<p><strong>Christian Gerhaher</strong> cultive lui aussi la légèreté, quitte à se faire passer pour un ténor : dans « Leis’ Rudern hier, mein Gondolier » ou encore « Du bist wie eine Blume », le timbre brillant et droit nous fait presque douter de la nature de baryton du chanteur. « Setze mir nicht, du Grobian » mais surtout « Talismane » se chargent de nous le rappeler.<br />
	Ici aussi, la clarté de la ligne est de mise, particulièrement dans les lieder plus lents. Une des grandes réussites de l’album est un « Aus den Hebräischen Gesängen », où le piano concourt à une délicieuse atmosphère de désolation.<br />
	Le jeu de <strong>Gerhold Huber</strong> convient tout à fait à Schumann. Il en fait ressortir les particularités d’écriture, et dessine chaque miniature musicale de traits précis et délicats.</p>
<p>Sony Classical annonce la fin de l’intégrale d’ici 2020. Les promesses de cet album nous permettent d’attendre le meilleur de cet évènement discographique.</p>
<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/schumann-myrthen-en-attendant-lintegrale/">Schumann : Myrthen</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Christian Gerhaher &#038; Gerold Huber Soirée de Lieder — Baden-Baden</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/christian-gerhaher-gerold-huber-soiree-de-lieder-baden-baden-pluie-ne-rime-pas-forcement-avec-ennui/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Catherine Jordy]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 03 May 2019 19:16:37 +0000</pubDate>
				<guid isPermaLink="false">https://www.forumopera.com/spectacle/pluie-ne-rime-pas-forcment-avec-ennui/</guid>

					<description><![CDATA[<p>C’est comme si on les avait quittés la veille : après un Winterreise d’exception donné en hiver au Festspielhaus deux ans et demi auparavant, le baryton Christian Gerhaher épaulé fidèlement par le pianiste Gerold Huber nous propose un programme plus printanier, toujours aussi parfait et bien entendu consacré à l’art du lied que les deux complices dominent &#8230;</p>
<p class="read-more"> <a class="" href="https://www.forumopera.com/spectacle/christian-gerhaher-gerold-huber-soiree-de-lieder-baden-baden-pluie-ne-rime-pas-forcement-avec-ennui/"> <span class="screen-reader-text">Christian Gerhaher &#38; Gerold Huber Soirée de Lieder — Baden-Baden</span> Lire la suite »</a></p>
<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/christian-gerhaher-gerold-huber-soiree-de-lieder-baden-baden-pluie-ne-rime-pas-forcement-avec-ennui/">Christian Gerhaher &amp; Gerold Huber Soirée de Lieder — Baden-Baden</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>C’est comme si on les avait quittés la veille : après un <a href="https://www.forumopera.com/christian-gerhaher-gerold-huber-schubert-winterreise-baden-baden-un-voyage-eclair"><em>Winterreise</em></a> d’exception donné en hiver au Festspielhaus deux ans et demi auparavant, le baryton <strong>Christian Gerhaher </strong>épaulé fidèlement par le pianiste <strong>Gerold Huber</strong> nous propose un programme plus printanier, toujours aussi parfait et bien entendu consacré à l’art du lied que les deux complices dominent de tout leur talent. Même élégance dans la mise que la fois précédente, même ferveur concentrée et attentive du public, même perfection d’un récital qui passe en un éclair et où il faut vraiment vouloir chercher la petite bête pour trouver un quelconque défaut d’exécution.</p>
<p>Pas de lieder de Schubert, ce soir, mais des œuvres de Brahms et de Schumann, dont le répertoire convient à merveille à notre duo. Les deux musiciens ont par ailleurs des liens assez étroits avec Baden-Baden. On peut aujourd’hui encore visiter la <a href="https://visit.baden-baden.de/fr/media/attractions-touristiques/maison-brahms">maison de Johannes Brahms</a> dans les faubourgs, devenue un ravissant petit musée d’ambiance ; si Robert n’a séjourné que sporadiquement dans la ville thermale, Clara Schumann y a résidé pendant dix ans, entre 1863 et 1873. C’est à elle d’ailleurs que Brahms offrit certains des lieder du « Cycle de la pluie » pour son anniversaire, reprenant une tradition interrompue par la mort de Robert Schumann. Toutes sortes de liens se tissent entre les lieder qui, on le conçoit bien, n’ont pas été ici assemblés au hasard. C’est un chaînage subtil qui noue des petits bijoux de délicatesse, de nostalgie et de poésie entre eux, pour un bain quintessencié de ce qu’est que l’art du lied dans le romantisme allemand.</p>
<p>Il fait grand beau sur la ville de Baden-Baden cet après-midi, avant le récital, et le printemps, magnifique, déploie des couleurs incroyables pour une floraison en avance et très dense, avec notamment des cascades d’azalées. La pluie n’est donc pas un thème qui cadre bien avec le contexte du jour, se dit-on. Et pourtant, les lieder se succèdent comme autant de gouttelettes qui s’égrènent obstinément, formant une nappe de pluie à la fois dense et transparente. Un peu comme ces pluies diluviennes où l’on a l’impression de n’avoir affaire qu’à de la bruine, mais où l’eau s’infiltre résolument et l’on finit trempés. La salle du Festspielhaus est immense, mais l’ample projection dont est coutumier le baryton allemand réussit sans peine à la remplir ; dans le même temps, on a la sensation d’être bien au sec, chez soi, à écouter un disque, en toute intimité et dans une proximité immédiate avec le chanteur. Droit dans ses notes, Christian Gerhaher arrive à une certaine forme de perfection avec une économie de moyens confondante. C’est à peine si la main gauche se crispe par intervalles réguliers et si le corps ploie légèrement pour mieux se tendre et accompagner la note et l’émotion justes. Après la pluie, ce sont les amours du poète qui sont célébrées, avec un « merveilleux mois de mai » de circonstance, puis des tourments qu’on va boire jusqu’à la lie, au fil des saisons, pour finir au firmament. Le cycle construit ce soir est empreint de mélancolie et tout entier marqué par la « Sensucht », ce concept si difficilement traduisible en français. Il va sans dire que l’allemand est merveilleusement prononcé, avec la sensualité qui caractérise l’interprète. Gerold Huber est en totale adéquation, pour ne pas dire en fusion avec son alter ego. Ces deux-là n’ont même pas besoin de se regarder, tant ils se complètent. Au terme du récital, le public est gratifié d’un seul bis : « Nachklang », le lied qui clôt le cycle pluvial, est répété. On admire une nouvelle fois l’effet produit par ces gouttes de pluie qui ruissellent comme les larmes sur les joues. Alors qu’on ne s’est pas ennuyé un seul instant, on se dit tout de même que tout cela est un peu trop impeccable, de la plus belle eau, sans aucun doute, mais un peu trop pure. On se prend un instant à rêver de ce que Christian Gerhaher revienne une dernière fois sur scène et qu’avec son génial complice, ils se laissent aller à nous interpréter <em>Singin’ in the Rain </em>ou autre fantaisie qui introduise un brin de folie ou nous aide à entr’apercevoir une autre facette de leur talent. Mais il faut évidemment repousser ce désir fugace et plutôt goûter la chance d’avoir vécu un tel moment avec ces deux grands du lied. En sortant, une petite surprise attend les auditeurs et des parapluies s’ouvrent, car il pleut maintenant sur la ville…</p>
<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/christian-gerhaher-gerold-huber-soiree-de-lieder-baden-baden-pluie-ne-rime-pas-forcement-avec-ennui/">Christian Gerhaher &amp; Gerold Huber Soirée de Lieder — Baden-Baden</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Frage</title>
		<link>https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/frage-la-reponse/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Yvan Beuvard]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 03 Dec 2018 06:58:28 +0000</pubDate>
				<guid isPermaLink="false">https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/frage-la-reponse/</guid>

					<description><![CDATA[<p>Ce CD emprunte son titre à un lied du cycle op. 35 sur des poèmes de Kerner. Il ouvre une nouvelle intégrale des lieder de Schumann, réalisée par Christian Gerharer et son inséparable compagnon Gerold Huber. Le deuxième volume, intitulé Myrthen, sera réalisé courant 2019. Un coffret de 10 CD devrait lui succéder en 2020. &#8230;</p>
<p class="read-more"> <a class="" href="https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/frage-la-reponse/"> <span class="screen-reader-text">Frage</span> Lire la suite »</a></p>
<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/frage-la-reponse/">Frage</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Ce CD emprunte son titre à un lied du cycle op. 35 sur des poèmes de Kerner. Il ouvre une nouvelle intégrale des lieder de Schumann, réalisée par <strong>Christian Gerharer</strong> et son inséparable compagnon <strong>Gerold Huber</strong>. Le deuxième volume, intitulé <em>Myrthen</em>, sera réalisé courant 2019. Un coffret de 10 CD devrait lui succéder en 2020.  On se souvient de cet extraordinaire <em>Dichterliebe</em>, comme des lieder de l’opus 90, que nos deux interprètes nous avaient offerts en 2004 (chez RCA), certainement repris dans l’intégrale promise. L’interview réalisée par Sylvain Fort, Christian Gerharer, <a href="/actu/christian-gerhaher-un-chanteur-de-lied-pour-notre-temps">un chanteur de lied pour notre temps</a>, il y aura bientôt dix ans, éclaire d’un jour particulier la personnalité du baryton. Depuis, ce dernier n’a cessé d’illustrer la scène lyrique (Wolfram, Amfortas, entre autres rôles) tout en cultivant le lied plus que jamais, en récital comme au disque, de Beethoven et Mozart jusqu’à Wolf et Mahler.</p>
<p>Cet enregistrement, à côté des grands cycles dont la discographie regorge, nous propose, en plus des Kerner-Lieder, une majorité de pièces rares. Leur intérêt n’est pas moindre que celui des lieder qui nous sont familiers, et justifierait à lui seul la réalisation de cette intégrale. Ils couvrent toute la période créatrice de Schumann, avec toujours cette atmosphère si particulière, intime, rêveuse, intense, fiévreuse, inquiète, comme cette écriture où les riches harmonies du piano, magiques, enveloppent la mélodie.</p>
<p>L’exigence stylistique est magnifiquement servie par nos deux complices. La diction, l’articulation, les couleurs et les accents de Christian Gerharer nous rappellent l’importance essentielle des textes poétiques. La voix est souple, avec un legato chargé de séduction. La vigueur, comme le soutien sont dépourvus d’affectation, tout apparaît naturel, simple et sobre. Conduite des phrasés, la projection, sont admirables. « Erstes Grün », « Stille Liebe » en sont les meilleurs exemples et font mieux que soutenir la comparaison avec les enregistrements mythiques. Quant au timbre, riche, caressant, avec des aigus, puissants ou mezza-voce, clairs et aisés, il participe à la plénitude de l’expression. Toutes les facettes du génie de Schumann sont également illustrées. De l’énergie rageuse de « Lust der Strurmnacht » à la spiritualité lumineuse, au mysticisme de Kerner (« Stirb,Lieb’ und Freud’ », deuxième des <em>Kerner Lieder</em>, « Trost im Gesang », op 142/1). La sensibilité schumannienne, la fièvre, le désespoir, tout est là.  Peut-on trouver meilleurs interprètes ?  Seule réserve, minime : fidèle à ses conceptions, Christian Gerhaher se refuse à théâtraliser le lied, fut-il ballade. Ainsi, l’expression dramatique de « Die beiden Grenadiere » reste-t-elle en-deçà des attentes. La progression en est haletante, de l’accablement à l’exaltation, mais le caractère exténué de la marche, l’effondrement ultime sont estompés.  Pourquoi ?</p>
<p>Gerold Huber est un merveilleux pianiste. La restitution des plans sonores, qui place au même niveau les deux interprètes nous permet d’en apprécier pleinement le jeu. Voix et piano ne font qu’un, avec clarté, une même respiration constante, c’est superbe. Le fidèle partenaire, compagnon idéal, toujours à l’écoute, avec lequel le baryton échange fraternellement, n’appelle que des éloges.</p>
<p>Etrangement les intégrales de ce corpus sont rares. Même le grand Dietrich Fischer-Dieskau, s’il en a enregistré l’essentiel, n’a pas gravé tout l’œuvre. Actuellement seule celle réalisée sous la conduite de Graham Johnson, le fabuleux accompagnateur, se trouve disponible, en dix CD auxquel l’éditeur (Hyperion) a jouté un onzième volume. A l’écoute de cet enregistrement, nul doute que la somme que nous promettent Christian Gerharer et Gerold Huber ne se situe au plus haut niveau.</p>
<p>Le livret d’accompagnement permet au chanteur d’expliciter son approche des lieder enregistrés. Malheureusement, il est exclusivement en anglais et en allemand, comme les poèmes et leur traduction.</p>
<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/frage-la-reponse/">Frage</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Gedankenverloren</title>
		<link>https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/gedankenverloren-tout-le-monde-na-pas-la-chance-dechapper-au-battage/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Laurent Bury]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 10 May 2018 05:14:05 +0000</pubDate>
				<guid isPermaLink="false">https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/gedankenverloren-tout-le-monde-na-pas-la-chance-dechapper-au-battage/</guid>

					<description><![CDATA[<p>Régulièrement, l’industrie du disque jette son dévolu sur un(e) jeune artiste qu’elle décide de porter artificiellement au pinacle, à grand renfort de premiers disques bâclés et de vidéos promotionnelles ruisselantes de mauvais goût. Par bonheur, ce mal ne frappe que quelques (mal)heureux élus, et il y a beaucoup plus de chanteurs et de chanteuses dont &#8230;</p>
<p class="read-more"> <a class="" href="https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/gedankenverloren-tout-le-monde-na-pas-la-chance-dechapper-au-battage/"> <span class="screen-reader-text">Gedankenverloren</span> Lire la suite »</a></p>
<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/gedankenverloren-tout-le-monde-na-pas-la-chance-dechapper-au-battage/">Gedankenverloren</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Régulièrement, l’industrie du disque jette son dévolu sur un(e) jeune artiste qu’elle décide de porter artificiellement au pinacle, à grand renfort de premiers disques bâclés et de vidéos promotionnelles ruisselantes de mauvais goût. Par bonheur, ce mal ne frappe que quelques (mal)heureux élus, et il y a beaucoup plus de chanteurs et de chanteuses dont le talent est reconnu sans qu’il leur faille passer par ce ridicule mais lucratif battage médiatique.</p>
<p>C’est le cas de <strong>Katharina Konradi</strong>. Ne cherchez pas, à moins de fréquenter Wiesbaden et Hambourg, vous n’avez probablement jamais entendu parler d’elle. Cette soprano kirghize a remporté en 2016 le prix décerné depuis 1975 dans le cadre du Deutscher Musikwettbewerb ; entre autres récompenses, l’occasion lui a été donnée d’enregistrer son premier récital. Et là, divine surprise, ce n’est pas un programme de bric et de broc concocté en vitesse qui nous est proposé, mais un exact reflet de ce que cette jeune chanteuse a travaillé pendant ses études et de ce qu’elle pu interpréter lors de différents concerts. Autrement dit, un répertoire assidument fréquenté et travaillé, des choix mûris et assumés qui ont en plus l’heur de nous entraîner hors des sentiers battus.</p>
<p>Bien sûr, il n’y a pas absolument que des raretés sur ce disque. « Morgen » est un tube de Richard Strauss, tout comme certaines des mélodies de Rachmaninov, et même les trois Schubert incluent quelques pages raisonnablement connues. Chez Debussy, on est quand même allé chercher la première version de « Clair de lune », par exemple. Et tout le reste relèvera pour beaucoup d’auditeurs, sans doute, de la découverte : deux <em>lieder</em> de Manfred Trojahn (dont le Staatsoper de Vienne donnera l’an prochain <a href="https://www.forumopera.com/cd/quel-culot">l’excellent opéra <em>Orest</em></a>), deux magnifiques mélodies de Lili Boulanger, qui commencent à peine à s’imposer dans les programmes, un cycle de Krenek et même du Lori Laitman. Si cette compositrice américaine ne nous avait guère convaincu avec <a href="https://www.forumopera.com/cd/the-scarlet-letter-ah-le-pale-ecarlate">son opéra <em>The Scarlet Letter</em></a>, ses <em>songs</em> permettent d’apprécier sa veine mélodique sans avoir à pâtir d’une orchestration banale et guimauve (même si le recours à une clarinette lorgnant sur le style klezmer n’est pas ce qui se fait de plus original pour mettre en musique des textes écrits par des enfants au camp de Terezin).</p>
<p>Quant à la voix, elle est infiniment charmante, et l’on comprend qu’elle ait pu séduire le jury du DMW. Toute en déployant une belle aisance dans l’aigu, Katharina Konradi parvient à préserver la pureté du son sans jamais paraître désincarnée, et s’invente des couleurs variées. Elle passe aussi sans heurts d’une langue à l’autre (allemand, russe, anglais et un français très correct – si l’on comprend moins bien le texte d’ « Apparition », c’est en partie à cause de Mallarmé et de Debussy). La collaboration précieuse de <strong>Gerold Huber</strong>, pianiste attitré de Christian Gerhaher, permet de rendre justice à des partitions ambitieuses.</p>
<p>Excellente surprise donc que ce disque d’une jeune artiste qui a choisi la voie de la sagesse : au cours de la saison prochaine, qu’elle passera entièrement à Hambourg, son rôle le plus exposé sera Oscar du <em>Bal masqué</em>.</p>
<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/gedankenverloren-tout-le-monde-na-pas-la-chance-dechapper-au-battage/">Gedankenverloren</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Schubert : Die schöne Müllerin (Gerhaher/Huber)</title>
		<link>https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/schubert-die-schone-mullerin-gerhaherhuber-une-jolie-meuniere/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Alexandre Jamar]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 28 Jan 2018 11:02:40 +0000</pubDate>
				<guid isPermaLink="false">https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/schubert-die-schone-mullerin-gerhaherhuber-une-jolie-meuniere/</guid>

					<description><![CDATA[<p>Ferions-nous encore l’affront à nos lecteurs de présenter Christian Gerhaher ? Interviewé par Sonia Hossein-Pour en mars dernier, le baryton allemand s’est fait une carte de visite dans le monde entier pour ses interprétations de la musique romantique allemande, tant et si bien que de plus amples présentations seraient superflues. Dans cet enregistrement, nous le &#8230;</p>
<p class="read-more"> <a class="" href="https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/schubert-die-schone-mullerin-gerhaherhuber-une-jolie-meuniere/"> <span class="screen-reader-text">Schubert : Die schöne Müllerin (Gerhaher/Huber)</span> Lire la suite »</a></p>
<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/schubert-die-schone-mullerin-gerhaherhuber-une-jolie-meuniere/">Schubert : Die schöne Müllerin (Gerhaher/Huber)</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p class="rtejustify">Ferions-nous encore l’affront à nos lecteurs de présenter <strong>Christian Gerhaher</strong> ? <a href="https://www.forumopera.com/actu/christian-gerhaher-la-nature-profonde-de-lart-est-de-chercher-la-verite-mais-pas-de-la-trouver">Interviewé par Sonia Hossein-Pour en mars dernier</a>, le baryton allemand s’est fait une carte de visite dans le monde entier pour ses interprétations de la musique romantique allemande, tant et si bien que de plus amples présentations seraient superflues. Dans cet enregistrement, nous le retrouvons donc dans ce qu’il sait faire de mieux : du Schubert, accompagné de son fidèle partenaire de scène <strong>Gerold Huber</strong>.</p>
<p class="rtejustify">En gravant pour la deuxième fois cette <em>Belle meunière</em>, Gerhaher s’inscrit dans un hommage à son modèle et professeur Dietrich Fischer-Dieskau, car il lui reprend l’idée d’intégrer sous forme de récitation les cinq poèmes omis par Schubert lors de la mise en musique. Si l’initiative est louable, on constate hélas que la poésie de Müller se porte moins bien toute seule qu’avec le concours de Schubert. Un épilogue était-il vraiment nécessaire après « Des Baches Wiegenlied » ? Concentrons-nous donc en premier lieu sur la musique.</p>
<p class="rtejustify">Fort de sa connaissance presque sans pareille du répertoire germanique, le baryton souligne avec soin chaque détail d’écriture de Schubert. Il ne s’agit cependant pas d’une mise en valeur grossière, mais bien d’éclairages précis, économes mais d’autant plus efficaces. Les reprises de « Das Wandern » possèdent chacune leur univers, et l&rsquo;on regrette déjà que le pianiste n’en fasse pas autant.<br />
	De manière générale, c’est avant tout dans les numéros plus lents que s’installent les réels moments de grâce. L’émission douce mais tendue, parfois sans vibrato du baryton sied à merveille au lyrisme étouffé de « Die liebe Farbe », ou à l’aridité de « Trockne Blumen ». Quant à « Des Baches Wiegenlied », il s’agit tout simplement de l’une des meilleures propositions du répertoire.</p>
<p class="rtejustify">A l’inverse, c’est dans les lieder plus agités que pointe la faiblesse (car il en faut une). Souhaitant probablement conserver la nuance <em>forte</em> pour les mesures exceptionnelles du cycle (le diptyque « Der Jäger » et « Eifersucht und Stolz »), quelques numéros pêchent par un lissage trop prononcé, alors qu’un peu de relief aurait été bienvenu (notamment « Ungeduld » ou encore « Mein! »). Mais Gerhaher n’est peut être pas le seul responsable de ce léger manque d’élan, qu’il compense en projetant tout ce qu’il peut de consonnes (des « r » délicieusement roulés). Le jeu fin et équilibré de Gerold Huber, modèle d’écoute et d’entente avec son partenaire, gagnerait à s’animer davantage dans les pages les plus tourmentées, quitte à y faire passer le piano au premier plan. Ici, la meunière est déjà jolie, il lui manque de encore du relief pour qu’elle devienne belle.</p>
<p class="rtejustify">En résumé, un témoignage d’une collaboration exemplaire de deux artistes, auquel il ne manque qu’un rien d’élan pour atteindre la première marche du panthéon discographique schubertien.</p>
<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/schubert-die-schone-mullerin-gerhaherhuber-une-jolie-meuniere/">Schubert : Die schöne Müllerin (Gerhaher/Huber)</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Robert Schumann : Liederkreis (Gerhaher &#8211; Huber) — Paris (Philharmonie)</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/robert-schumann-liederkreis-gerhaher-huber-paris-philharmonie-eloge-de-lombre-selon-gerhaher/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Alexandre Jamar]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 27 Jan 2017 07:16:24 +0000</pubDate>
				<guid isPermaLink="false">https://www.forumopera.com/spectacle/eloge-de-l-ombre-selon-gerhaher/</guid>

					<description><![CDATA[<p>Les chanteurs qui se risquent dans la production du Schumann de la maturité demeurent assez rares. Si les cycles tardifs du compositeur sont moins foisonnants et harmoniquement modernistes que Dichterliebe ou Liederkreis op. 39, ils témoignent d&#8217;une personnalité différente et non moins intéressante. On retrouve les tourments amoureux, thématique récurrente chez le compositeur, mais envisagée &#8230;</p>
<p class="read-more"> <a class="" href="https://www.forumopera.com/spectacle/robert-schumann-liederkreis-gerhaher-huber-paris-philharmonie-eloge-de-lombre-selon-gerhaher/"> <span class="screen-reader-text">Robert Schumann : Liederkreis (Gerhaher &#8211; Huber) — Paris (Philharmonie)</span> Lire la suite »</a></p>
<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/robert-schumann-liederkreis-gerhaher-huber-paris-philharmonie-eloge-de-lombre-selon-gerhaher/">Robert Schumann : Liederkreis (Gerhaher &#8211; Huber) — Paris (Philharmonie)</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Les chanteurs qui se risquent dans la production du Schumann de la maturité demeurent assez rares. Si les cycles tardifs du compositeur sont moins foisonnants et harmoniquement modernistes que <em>Dichterliebe</em> ou <em>Liederkreis </em>op. 39, ils témoignent d&rsquo;une personnalité différente et non moins intéressante. On retrouve les tourments amoureux, thématique récurrente chez le compositeur, mais envisagée sous un angle pictural, où les effets dramatiques sont plus à chercher dans des nuances d&rsquo;ombre et de lumière que dans des cavalcades endiablées. C&rsquo;est cette économie de style qui froissera Debussy, regrettant le fait que Schumann ait pu « <em>laisser influencer son pur génie par ce notaire élégant et facile qu&rsquo;était Mendelssohn</em> ». Heureusement que <strong>Christian Gerhaher</strong> et <strong>Gerold Huber</strong> se sont chargés de rendre à cette musique ses lettres de noblesse.</p>
<p>La soirée commençait avec les <em>Drei Gesänge op. 83</em>. Dans ce cycle plutôt bref, il nous a semblé que le baryton cherchait encore à apprivoiser la salle. Les nombreux contrastes entre voix timbrée et émission volontairement plus plate, destinés à mieux souligner chaque mot sont encore surprenants par endroits. </p>
<p>En revanche, les barrières qui pouvaient encore subsister s&rsquo;envolent avec l&rsquo;arrivée des <em>Fünf Lieder und Gesänge op. 127</em>, où Gerhaher appuie sa musicalité sur une savante construction de chaque mélodie (<em>Es leuchtet meine Liebe</em>). Après avoir réussi à arraché des premiers rires du public dans <em>Schlusslied des Narren</em>, les deux interprètes concluent le cycle avec <em>Ein Gedanke</em>, brève rareté à la fraîcheur toute juvénile. Dès ce cycle, Gerold Huber montre ses qualités de pianiste aussi attentif dans le dialogue avec son partenaire que dans sa recherche des justes couleurs pianistiques.</p>
<p>Dans <em>Sechs Gedichte und Requiem op. 90</em>, on retrouve les contrastes de lumière dont nous parlions, souvent utilisés pour créer des ambiances étouffantes et angoissées. <em>Einsamkeit</em> est ainsi glaçant de solitude, sentiment que Gerhaher transcende par une économie de moyens impressionnante. Le chant s&rsquo;efface pour ne laisser s&rsquo;exprimer que le texte, car le baryton sait très bien qu&rsquo;en faire plus serait superflu. Après autant d&rsquo;errements dans les registres graves du piano, le <em>Requiem</em> nous est un véritable baume au cœur: la performance des deux interprètes est ici encore d&rsquo;une simplicité admirable et d&rsquo;une musicalité touchante.</p>
<p>C&rsquo;est après l&rsquo;entracte que la soirée prend un véritable tournant. Avec les <em>Romanzen und Balladen op. 49</em>, Gerhaher pousse la mise en exergue des consonnes jusqu&rsquo;à son paroxysme et s&rsquo;accommode parfaitement des contrastes musicaux exigés dans ce bref cycle. </p>
<p>Le <em>Liederkreis op. 24</em> présente la seule vériable incursion dans le style juvénile de Schumann. Moins connu que l&rsquo;opus 39, il regorge cependant de nombreuses trouvailles, soit autant de bonnes idées à trouver pour le duo pianiste-chanteur. Notons surtout pour leur qualité « Ich wandelte unter den Bäumen », que le baryton fait habilement dialoguer avec l&rsquo;atmosphère de « Dichterliebe », ou le dynamique « Warte, warte, wilder Schiffmann ». Nous voilà replongés dans le romantisme du premier Schumann, et c&rsquo;est donc une autre approche du texte que proposent Gerhaher et Huber. Le piano ondule et la couleur des voyelles passe au premier plan, car elle s&rsquo;avère plus propice aux atmosphères de fausse candeur de la poésie de Heine.</p>
<p>En plaçant en dernière position les <em>Vier Gesänge op. 142</em>, on est une fois de plus saisi par le dépouillement du dernier Schumann. Les apparitions dont il est question dans « Mein Wagen rollet langsam », ainsi que l&rsquo;écriture en choral de « Trost im Gesang » rappellent les <em>Geistervariationen</em> du compositeur dans sa recherche follement désespérée d&rsquo;une perfection musicale. Terminant ainsi leur portrait du compositeur, les deux interprètes nous laissent seuls avec la musique et la poésie dans un dépouillement savamment instauré. Quoi de plus naturel que cette fin en suspens de la dernière mélodie ? S&rsquo;il lui avait été donné d&rsquo;y assister, Debussy se serait probablement réconcilié avec une bonne partie de la production de Schumann. Mais laissons Monsieur Croche vaquer à ses propres occupations pendant que les deux artistes achèvent de conquérir leur public avec deux bis dont un sublime « Mein schöner Stern ».</p>
<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/robert-schumann-liederkreis-gerhaher-huber-paris-philharmonie-eloge-de-lombre-selon-gerhaher/">Robert Schumann : Liederkreis (Gerhaher &#8211; Huber) — Paris (Philharmonie)</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>SCHUBERT, Die Winterreise — Baden-Baden</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/christian-gerhaher-gerold-huber-schubert-winterreise-baden-baden-un-voyage-eclair/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Catherine Jordy]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 11 Nov 2016 02:39:31 +0000</pubDate>
				<guid isPermaLink="false">https://www.forumopera.com/spectacle/un-voyage-clair/</guid>

					<description><![CDATA[<p>Il n’est pas toujours évident de remplir la grande salle du Festspielhaus de Baden-Baden avec un récital. Mais c’est bien devant une salle comble, festival d’automne oblige, le concert étant programmé entre deux représentations de Norma avec Cecilia Bartoli, que Christian Gerhaher nous propose un Winterreise magistral et sobre, empreint de retenue et de simplicité. &#8230;</p>
<p class="read-more"> <a class="" href="https://www.forumopera.com/spectacle/christian-gerhaher-gerold-huber-schubert-winterreise-baden-baden-un-voyage-eclair/"> <span class="screen-reader-text">SCHUBERT, Die Winterreise — Baden-Baden</span> Lire la suite »</a></p>
<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/christian-gerhaher-gerold-huber-schubert-winterreise-baden-baden-un-voyage-eclair/">SCHUBERT, Die Winterreise — Baden-Baden</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Il n’est pas toujours évident de remplir la grande salle du Festspielhaus de Baden-Baden avec un récital. Mais c’est bien devant une salle comble, festival d’automne oblige, le concert étant programmé entre deux représentations de <em>Norma</em> avec Cecilia Bartoli, que <strong>Christian Gerhaher </strong>nous propose un <em>Winterreise</em> magistral et sobre, empreint de retenue et de simplicité. Très élégamment vêtu, le baryton se tient bien droit, bras délicatement posé sur le piano mais semblant attaché comme le serait un cordon ombilical, devant un pupitre placé légèrement en retrait. On suppose que des partitions sont placées dessus en guise d’aide-mémoire. Toujours est-il que notre interprète n’y jette pas le moindre coup d’œil, trop familier avec l’œuvre de Schubert qu’il connaît intimement et parcourt de disques en récitals, dont nous nous faisons régulièrement l’écho. Avec naturel et évidence, son baryton clair fusionne heureusement avec le texte, ce qui capture immédiatement l’attention de l’auditeur et l’on chemine, confiant, aux côtés de l’artiste dès la première mesure. Le public, de façon très perceptible, retient son souffle. La projection, c’est l’une des grandes qualités du baryton, est remarquable et semble emplir tout entière la vaste salle. Par-dessus tout, c’est la qualité de diction qui impressionne, chaque mot étant distinctement articulé avec toute la poésie dont la langue allemande peut se parer.</p>
<p>Ce qui suit frise la perfection, mais curieusement, il manque un petit quelque chose. Si le texte est restitué dans ses plus subtiles et délicates nuances, si l’adéquation avec la musique est totale, si la palette d’émotions est variée, il n’en reste pas moins une (légère) impression de retenue, un je-ne-sais-quoi de trop sage (ou raisonné) qui laisse sur son quant-à-soi. Bien sûr, il s’agit là de la réaction d’un esprit presque chagrin et surtout, d’une mélancolie liée à un souvenir très vif, ici même, d’une interprétation hallucinée et extatique de <a href="http://www.forumopera.com/spectacle/au-bout-de-la-lassitude">Matthias Goerne</a> dans un <em>Winterreise</em> inoubliable, il y a deux ans déjà. Tout ce qu’il y a de noir et de désespéré dans le cycle ressortait à merveille, restitué quasi visuellement, de la funeste corneille aux lourds pas dans la neige. Avec Christian Gerhaher, c’est un voyage plus solaire qui s’offre à nous, comme un hiver sans frimas si terribles qu’on ne puisse les apaiser par une douce chaleur intérieure ni terreurs qui ne se consolent. Tant mieux, tout bien réfléchi.</p>
<p>Si le baryton évolue avec constance, dans un relief vocal tout en délicates courbes comme en offriraient des collines enneigées, le contraste et les accents sont donnés par son complice de toujours, le pianiste <strong>Gerold Huber</strong>, dont l’accompagnement habité se fait exact contrepoint. Ainsi, c’est au piano qu’est finalement perceptible toute la noirceur du cycle, notamment dans des attaques aussi tranchantes que des coups de poignard. L’entente est parfaite ; une sorte de gémellité lie le chanteur et son pianiste, perceptible jusqu’à leur mise et leur apparence, quasi semblable.</p>
<p>Quand arrive le dernier numéro d’un cycle mené comme un marathon (c’est à peine si les auditeurs ont le temps de tousser entre deux lieder), apparemment sans efforts puisque Christian Gerhaher est resté debout, droit comme un i pendant tout le voyage, on se prend à se dire que tout cela a été vécu l’espace d’un éclair, sans conscience du temps, comme suspendu, dans un état proche de l’hypnose. Cela dit, les deux compères ont l’air épuisé, vidés comme « une batterie électrique après la décharge », pour reprendre le mot de Van Gogh. Toute leur énergie semble être passée dans le public, qui applaudit à tout rompre. </p>
<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/christian-gerhaher-gerold-huber-schubert-winterreise-baden-baden-un-voyage-eclair/">SCHUBERT, Die Winterreise — Baden-Baden</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
	</channel>
</rss>
