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	<title>Nicholas HYTNER - Artiste - Forum Opéra</title>
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	<description>Le magazine en ligne de l&#039;opéra</description>
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	<title>Nicholas HYTNER - Artiste - Forum Opéra</title>
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		<title>VERDI, Don Carlo — Londres (ROH)</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/don-carlo-londres-roh-un-beau-travail-dequipe/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Jean Michel Pennetier]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 26 May 2017 17:48:28 +0000</pubDate>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Certaines productions semblent poursuivies par le sort. C&rsquo;est le cas de celle-ci qui a dû faire face aux annulations successives de trois des interprètes initialement annoncés pour les rôles de Posa, d&rsquo;Elisabetta et de Tebaldo ! Malgré ces péripéties, le Royal Opera nous propose ce soir une belle reprise de son <em>Don Carlo</em>, créé en 2008 et repris une première fois en 2013. Pour ses débuts dans le rôle, <strong>Bryan Hymel</strong> campe un Infant d&rsquo;Espagne ardent et sonore avec une homogénéité retrouvée entre les registres. Dans cette tessiture très centrale, la voix passe parfaitement la rampe. L&rsquo;aigu est toujours aussi percutant, lui permet de surmonter sans efforts le difficile si naturel de l&rsquo;acte de l&rsquo;autodafé. Hymel se permet même de rajouter un contre ut à la fin de son duo avec Posa, et un autre à la reprise du thème à l&rsquo;acte III : Verdi doit se retourner dans sa tombe, mais c&rsquo;est diablement efficace ! Dramatiquement, le personnage est convainquant et sympathique, évitant la victimisation de certaines interprétations, et ses interactions avec les autres personnages sont particulièrement réussies.</p>
<p>Remplaçant Krassimira Stoyanova, <strong>Kristin Lewis </strong>offre de beaux moments, en particulier au dernier acte, avec de beaux sons filés dans son duo avec Carlo, et un aigu final tenu impressionnant. Le timbre est charnu dans la partie centrale, un peu plus aigre dans l&rsquo;aigu. La composition dramatique est plus convaincante dans les scènes d&rsquo;autorité (notamment avec Eboli ou Filippo) que dans les passages sentimentaux où son amour pour Carlo a du mal à se manifester concrêtement.</p>
<p>Remplaçant Ludovic Tézier, <strong>Christoph Pohl</strong> est un Rodrigo « de troupe », à la voix manquant de projection et au timbre passe-partout, mais se rachetant par sa musicalité et son intelligence. S&rsquo;il parvient à convaincre dans ses solos, le baryton est beaucoup trop effacé dès qu&rsquo;il doit chanter avec un de ses partenaires.</p>
<p><strong>Ildar Abdrazakov</strong> produit l&rsquo;effet inverse : les moyens sont importants, mais la caractérisation reste générique et l&rsquo;émotion en deçà de ce que l&rsquo;on est en droit d&rsquo;attendre dans son long monologue (d&rsquo;autant que la traduction italienne, trop prosaïque, ne rend pas justice aux différents sentiments du personnage).</p>
<p><img fetchpriority="high" decoding="async" alt="" class="image-large" height="355" src="/sites/default/files/styles/large/public/don-carlo-royal-opera-house-review-936077.jpg?itok=HDQPl78y" title="Bryan Hymel et Christian Pohl © Catherine Ashmore" width="468" /><br />
	Bryan Hymel et Christian Pohl © Catherine Ashmore</p>
<p>On passera sur la contre-perfomance de <strong>Paata Burchuladze</strong> en Grand Inquisiteur, à la projection devenue limitée et aux aigus précautionneux, et sans l&rsquo;autorité fanatique nécessaire. De même, le Frère d&rsquo;<strong>Andrea Mastroni​</strong>, peu respectueux de la rythmique, semble essayer de sauver les meubles. <strong>Ekaterina Semenchuk </strong>serait une Eboli proche de l&rsquo;idéal, n&rsquo;était un timbre un peu banal, mais le chant est royal et l&rsquo;interprétation juste. Le Tebaldo d&rsquo;<strong>Angela Simkin</strong> (qui remplace Emily Edmonds) attire l&rsquo;attention et l&rsquo;on se dit qu&rsquo;on tient là une artiste à suivre (son intervention en Voix du Ciel est moins remarquable pour cause de sonorisation excessive). Même constat avec l&rsquo;excellent Comte de Lerme de<strong> David Junghoon Kim</strong> à la belle projection, au noble phrasé et au timbre intéressant. L&rsquo;une et l&rsquo;autre font partie du Jette Parker Young Artists Programme.</p>
<p>La direction de <strong>Bertrand de Billy</strong> laisse dubitatif. Le tapis orchestral est un peu plat, le chef français semblant rechercher une sorte de fondu entre les pupitres. Le tempo est souvent rapide, et à certaines occasion hors de propos comme l’arrivée guillerette du Grand Inquisiteur venu discuter des assassinats de Posa et de Carlo avec Fillipo. L’autodafé n’est pas en place sans que l’on puisse clairement établir les responsabilités entre des chœurs insuffisants (en nombre et en attention), une musique de scène inaudible alors qu’elle est supposée faire écho à l’orchestre, et une voix du Ciel horriblement amplifiée. Il faut dire que c’est l’un des rares moments discutables de la production, les chœurs couvrant la musique par leurs éructations diverses. La dernière partie compte en revanche de superbes moments et la tension dramatique ne chute pas du « Don Fatale » jusqu’au finale. La mort de Posa et la scène de foule qui la suit sont parfaitement réussies.</p>
<p>La production de <strong>Nicholas Hytner</strong> est élégante et intelligente, faisant défiler les scènes sans interruption ce qui contribue à la fluidité de la représentation : seul l&rsquo;autodafé déjà cité déçoit un peu. Malgré des réserves d’importance, le spectacle vaut mieux que la simple somme des parties tant les interprètes nous offrent un travail d’équipe particulièrement soudée.</p>
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		<title>VERDI, Don Carlo — New York</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/don-carlo-new-york-lauberge-espagnole/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Yannick Boussaert]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 25 Apr 2015 06:54:49 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Un chef canadien, une soprano italienne, un ténor sud-coréen, un baryton russe, quelques Américains… Metropolitan Opera oblige, les espoirs montants et valeurs sûres de la planète lyrique se retrouvent fréquemment à New York. Le résultat est parfois contrasté, comme pour ce Don Carlo. A maison internationale, production internationale. Arrivée de Londres où elle voyait le &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Un chef canadien, une soprano italienne, un ténor sud-coréen, un baryton russe, quelques Américains… Metropolitan Opera oblige, les espoirs montants et valeurs sûres de la planète lyrique se retrouvent fréquemment à New York. Le résultat est parfois contrasté, comme pour ce <em>Don Carlo</em>.</p>
<p>A maison internationale, production internationale. Arrivée de Londres où elle voyait le Don Carlo de Jonas Kaufmann et l&rsquo;<a href="http://www.forumopera.com/breve/lianna-haroutounian-debuts-precipites-a-londres">Elisabeth de Liana Haroutounian propulsée sur le devant de la scène par l&rsquo;annulation d&rsquo;Anja Harteros</a>, la production de <strong>Nicholas Hytner</strong> s&rsquo;établit à New York. D’un classicisme modernisé sous des dehors design, elle règle les entrées et sorties de manière lisible et définit des ambiances claires. Elle compte autant de réussites (le cloître de Saint-Just) que de ratés (l’autodafé devant la basilique d&rsquo;Atocha) et se contente d’une définition sommaire et sans surprise des personnages.</p>
<p>	En fosse aussi la soirée se divise entre un orchestre au son toujours aussi rond, plein, précis dans ses attaques et son chef du soir, <strong>Yannick Nézet-Séguin</strong>. Le Québécois est particulièrement attentif à la balance scène/salle, ce qui ne l’empêche pas d’alourdir les climax les plus martiaux de l’œuvre. La faute à un manque de dynamisme et à une direction qui oublie à intervalles réguliers d’aller chercher détails et fourmillements (à la petite harmonie notamment) dans la partition de Verdi. Inégaux aussi sont les chœurs où les basses mènent la barque cependant que les sopranos sont bien moins audibles. C’est, pour ainsi dire, criant dans la scène de l’autodafé. Une scène où se distinguent les Flamands, pour beaucoup issus du Lindemann Young Artist Development Progam.</p>
<p>	Sur scène, chaque continent ou presque a envoyé sa délégation. L’Amérique dispose de valeurs sûres : <strong>James Morris</strong>, <a href="http://www.forumopera.com/die-meistersinger-von-nurnberg-new-york-cest-dans-les-vieux-pots">Hans Sachs étonnant de fraicheur en décembre dernier</a>, est ce soir le Grand Inquisiteur, auquel il prête et son vibrato et ce timbre devenu piquant malgré la basse tessiture. L’Italie a fait convoi : <strong>Ferruccio Furlanetto</strong> (Philippe II) sonnerait presque comme au premier soir tant la ligne verdienne est châtiée, le souffle remarquable.  Il compense un timbre moins chatoyant désormais par l’intelligence dramatique. Servi par un solo de violoncelle à faire fondre les gratte-ciels new-yorkais, il entonne « ella giammai m’amò » comme un long sanglot, très intérieur. <strong>Barbara Frittoli</strong> ferait presque pâle figure en comparaison : l’aigu se refuse parfois, le vibrato lui prend le pas et la projection est plus que limitée pour cet auditorium de 3800 places. La Russie n’est pas en reste. <strong>Dmitri Hvorostovksy</strong>, enchaine, <a href="http://www.forumopera.com/un-ballo-in-maschera-new-york-quinte-flush-royale">après sa série de Renato</a>, sur ce rôle qui met moins à mal son souffle. Nuances, style et charisme scénique continuent d’en faire un des Posa du moment. La Bulgare <strong>Nadia Krasteva</strong> prête son mezzo à la fatale Eboli. <a href="http://www.forumopera.com/spectacle/en-toute-integrite">A Munich et à Paris sa Preziosilla faisait étalage de registres disjoints</a>, New York l’entend avec une technique plus saine malgré quelques graves poitrinés dans le premier air. « O don fatale » met en revanche son ambitus à rude épreuve. En Don Carlo, le jeune <strong>Yonghoon Lee</strong> enfin est ambivalent. Il a pour lui un volume évident, une longueur de souffle et un beau timbre, qu’hélas il perd, lorsqu’il cherche une nuance piano. La prononciation est problématique, l’émission émaillée de <em>portando</em> disgracieux. Mais il est vaillant vocalement et ne connaît de défaillance à aucun moment de la soirée. Une vaillance qui conduit son jeu bien trop souvent au stéréotype : bras ouverts et poitrine gonflée.</p>
<p>	Au final on est entré au Metropolitan comme on serait entré dans une auberge espagnole : on y trouvé un peu de tout, avec des qualités diverses, pour un résultat qui, sans atteindre à la gastronomie des palaces, n’en laisse pas moins apprécier le séjour.</p>
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		<title>Xerxes</title>
		<link>https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/en-lan-2-avant-sellars-et-villegier/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Laurent Bury]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 28 Aug 2012 08:25:17 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>    En 1985, alors que l’Allemagne et l’Angleterre fêtaient le tricentenaire de la naissance de Haendel, l’opéra baroque n’avait pas encore connu en France le réveil que devait marquer Atys en 1987. Hormis une Alcina en 1969 avec Teresa Stich-Randall dans le rôle-titre et Mady Mesplé en Morgana, Paris avait jusque-là superbement ignoré le &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>           </p>
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<p>			En 1985, alors que l’Allemagne et l’Angleterre fêtaient le tricentenaire de la naissance de Haendel, l’opéra baroque n’avait pas encore connu en France le réveil que devait marquer <em>Atys </em>en 1987. Hormis une <em>Alcina </em>en 1969 avec Teresa Stich-Randall dans le rôle-titre et Mady Mesplé en Morgana, Paris avait jusque-là superbement ignoré le compositeur, la France se bornant à le découvrir à Aix, ou à Lyon ; pour le tricentenaire la capitale en était encore au statisme empanaché des productions Pizzi (<em>Rinaldo </em>au Châtelet en juin 1985). La vision que <strong>Nicholas Hytner</strong>, venu du théâtre parlé, donna de <em>Serse </em>– ou plutôt <em>Xerxes</em>, ENO oblige – allait renouveler de fond en comble cette approche compassée et hiératique, deux ans avant que Peter Sellars ne vienne donner un grand coup de pied dans la fourmilière avec son <em>Giulio</em> <em>Cesare </em>créé à Boston (1987), repris à Bruxelles (1988) puis à Nanterre (1990). En 1987 également, la même équipe Hytner/Fielding donnerait à Garnier un <em>Giulio Cesare</em> transposant dans l’Egypte antique l’esprit et l’esthétique qui avait si bien réussi à la Perse.</p>
<p>			Bien plus galant qu’héroïque, <em>Serse </em>se prêtait à merveille au second degré pratiqué par Hytner, sans doute mieux que tant d’autres opéras baroques où d’autres metteurs en scène rechercheraient désormais le gag à tout prix. Et le spectacle de l’ENO brillait aussi par l’extrême élégance de ses costumes – même si les perruques semblent aujourd&rsquo;hui un peu démodées – et par le raffinement de ses décors associant les jardins anglais du XVIIIe siècle aux ruines de Persépolis (notamment un magnifique taureau ailé taillé dans un if). Scéniquement, le résultat n’a pas vieilli.</p>
<p>			Musicalement, en revanche, l’orchestre de l’ENO sonne bien vieillot. Dans ce répertoire, nos oreilles ont perdu l’habitude des instruments modernes, et d’une direction aussi tristounette. Bien que pionnier de l’exploration de la musique baroque dès la fin des années 1950, <strong>Charles Mackerras</strong> ne se fatigue guère pour donner vie à cette partition. Et il faut bien dire que la prise de son n’est pas des meilleures (ce DVD laisse également à désirer en matière de qualité de l’image, sans doute à cause du report à partir d’une vidéo captée par Thames Television, et aussi sur le plan du découpage, puisqu’il n’y a en tout et pour tout que trois plages correspondant à chacun des trois actes).</p>
<p>			Heureusement, il y a la distribution vocale ! Si l’on excepte le gros point noir que constitue <strong>Christopher Robson</strong>, contre-ténor au timbre ingrat, grand émetteur de notes fixes, les principaux rôles ne sont qu’enchantement. Avant de se prendre au piège du vedettariat Outre-Manche, <strong>Lesley Garrett</strong> était encore une délicieuse soprano légère dont le tempérament convenait parfaitement au personnage de petite sœur pimbêche qu’est ici Atalanta. <strong>Jean Rigby</strong> prêtait son beau timbre sombre et sa fougue à une déchirante Amastre. Et au sommet se rejoignaient deux générations de chanteuses anglaises : l’éblouissante <strong>Valerie Masterson</strong>, l’une des meilleures sopranos britanniques de l’après-guerre, trouvait avec Romilda un de ses derniers grands rôles ; dans les années 1970, la France l’avait applaudie à Aix-en-Provence dans de nombreux rôles, et à Garnier en Marguerite dans la production Lavelli, et elle serait Cléopâtre à Garnier en 1987. Sa cadette <strong>Ann Murray</strong> était, elle, à son zénith : voix glorieuse, assurance scénique, c’est pour elle qu’en 1993 l’ENO devait monter <em>Ariodante </em>et Covent Garden <em>Mitridate</em>. L’autre DVD de <em>Serse </em>actuellement disponible (EuroArts) a de tout autres arguments musicaux à faire valoir : la version originale en italien, d’abord, les Talens Lyriques et la direction de Christophe Rousset ensuite, l’excellent Arsamene d’Ann Hallenberg enfin, mais mieux vaut y oublier la mise en scène de Michael Hampe, alors que c’est l’esprit de Nicholas Hytner qui fait tout le prix de ce DVD Arthaus, qui continuera sans doute à être régulièrement réédité tant qu’aucun autre <em>Serse </em>ne réussira à charmer à la fois l’œil et l’oreille.</p>
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