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	<title>Ian RUCKER - Artiste - Forum Opéra</title>
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	<description>Le magazine en ligne de l&#039;opéra</description>
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	<title>Ian RUCKER - Artiste - Forum Opéra</title>
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		<title>BRITTEN &#8211; LEITH, The Story of Billy Budd, sailor &#8211; Aix</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Jean Michel Pennetier]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 08 Jul 2025 04:01:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Créé triomphalement à Covent Garden 1er décembre 1951, puis au Théâtre du Châtelet avec la même distribution dès 1952 et à l&#8217;Indiana University Opera Company la même année, Billy Budd s’est progressivement installé au répertoire des grandes maisons, lentement mais sûrement, et avec un succès constant : Chicago (1970), Florence (1965), Barcelone (1975), le Met &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Créé triomphalement à Covent Garden 1er décembre 1951, puis au Théâtre du Châtelet avec la même distribution dès 1952 et à l&rsquo;Indiana University Opera Company la même année, <em>Billy Budd</em> s’est progressivement installé au répertoire des grandes maisons, lentement mais sûrement, et avec un succès constant : Chicago (1970), Florence (1965), Barcelone (1975), le Met (1978), Bastille (1996), Vienne (2001), Munich (2006), Madrid (2017)… Il reste néanmoins quelques retardataires étonnants comme la Scala ou le Festival de Salzbourg. Œuvre magistrale, l’une des plus fortes de Benjamin Britten, <em>Billy Budd</em> utilise à la fois le registre de l’intime, et celui de la foule au travers de chœurs vibrants, revisitant d’une certaine manière le grand opéra à la française. Le rapprochement peut également être fait au niveau du livret, d’une construction implacable, ce que l’on qualifiait au XIXe siècle de « pièce bien faite ». Dans ces conditions, on pouvait se demander l’intérêt d’une adaptation en opéra de chambre d’un tel ouvrage et prendre le risque de travestir un chef-d&rsquo;œuvre. Le résultat balaie les éventuelles réticences.</p>


<figure class="wp-block-image aligncenter size-large"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="1024" height="683" src="https://www.forumopera.com/wp-content/uploads/The-Story-of-Billy-Budd-Sailor-—-Festival-dAix-en-Provence-2025-©-Jean-Louis-Fernandez_15-1024x683.jpg" alt="" class="wp-image-193994"/><figcaption class="wp-element-caption"><sup>© Jean-Louis Fernandez</sup></figcaption></figure>


<p>À l&rsquo;origine du projet, <strong>Ted Huffman</strong> voit dans l’homosexualité le thème principal de l’ouvrage, et le reste comme un rideau de fumée. Huffman est en effet très sensible à cette problématique : il a notamment écrit le livret de <em>The Faggots &amp; Their Friends Between Revolutions</em> (Les Pédales et leurs ami•es entre les révolutions (sic), d’après un roman de Larry Mitchell paru en 1977), sur une musique de Philip Venables, compositeur britannique « <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Philip_Venables">connu pour ses œuvres lyriques et théâtrales sur les thèmes de la sexualité, du queer, de la violence et de la politique</a> », créé à Aix en 2023. Huffman avance également qu’Herman Melville aurait eu une relation sexuelle avec l&rsquo;écrivain Nathaniel Hawthorne, avec lequel il entretenait un lien épistolaire passionné (on songe à Montaigne et La Boétie : à mon époque, tout lycéen qui aurait émis des hypothèses sur leur relation aurait été puni et contraint à écrire 100 fois « Je ne ferai plus de parallèles anachroniques »). L&rsquo;auteur de la nouvelle qui inspira Britten était par ailleurs marié et père de famille : comme on dit, cela ne prouve rien (mais quand même).</p>
<p>Les documents d’époque établissent toutefois clairement au XVIIIe siècle l&rsquo;existence de relations homosexuelles (pas toujours consenties du reste) qui pouvaient advenir entre marins (ce incluant à l&rsquo;occasion officier ou matelots mineurs) : on le sait en raison des pendaisons qui pouvaient s’en suivre&#8230; Ceci pour dire qu’à fond de cale, ce n’était pas vraiment la joyeuse liberté de la Gay Pride. Dans cette perspective historique, la scène où nous voyons le novice mettre une main sur les hanches de Billy, et les deux jeunes gens s’embrasser ardemment aussitôt, relève plutôt de la romance à l&rsquo;eau de rose, de la <em>Gay Fantasy</em> moderne. Néanmoins, l&rsquo;adaptation reste nuancée : ainsi, le possible désir du Capitaine Vere envers Billy n&rsquo;est pas souligné. </p>


<figure class="wp-block-image aligncenter size-large is-resized"><img decoding="async" width="1024" height="683" src="https://www.forumopera.com/wp-content/uploads/Jean-Louis-Fernandez_2-1024x683.jpg" alt="" class="wp-image-193985" style="width:911px;height:607px"/><figcaption class="wp-element-caption"><sup>© Jean-Louis Fernandez</sup></figcaption></figure>


<p>À notre sens, cette vision par le petit bout de la lorgnette tend toutefois à réduire l’universalité de l&rsquo;œuvre. Claggart qui voit ses avances envers Budd repoussées (scène fugitive dans cette production) et qui s&rsquo;en venge, c’est du domaine du fait-divers ; Claggart qui détruit le jeune marin au seul motif de sa beauté et de sa bonté, c’est le mal dans ce qu’il a de plus noir. Mais ce choix est totalement assumé par Huffman qui rejette explicitement cette vision universaliste : « Pour un grand nombre de spectateurs, le sens véritable de l’œuvre se dérobe. Elle est écrite en langage codé, destiné à ceux qui savent le déchiffrer. La majorité de ceux qui l’ont découverte depuis sa création, doivent penser qu’elle parle de l’opposition entre le bien et le mal ou de quelque chose de ce genre. Mais l’interprétation large et générale me semble moins intéressante que les questions réellement en jeu chez Melville ». Outre l’argumentation circulaire (quelles sont les questions réellement en jeu chez Melville, abstraction faite justement de celles que lui prête Huffman ?), on se rappellera que, pour celui qui ne possède qu’un marteau, tous les problèmes sont des clous, <a href="https://www.forumopera.com/billy-budd-a-70-ans/">et on lira avec profit l’analyse passionnante et plus nuancée de notre confrère Bernard Schreuders</a>.&nbsp;</p>


<figure class="wp-block-image aligncenter size-large"><img decoding="async" width="1024" height="683" src="https://www.forumopera.com/wp-content/uploads/Jean-Louis-Fernandez_13-1024x683.jpg" alt="" class="wp-image-193989"/><figcaption class="wp-element-caption"><sup>© Jean-Louis Fernandez</sup></figcaption></figure>


<p><strong style="font-size: 1rem;">Oliver Leith</strong><span style="font-size: 1rem;"> est l&rsquo;autre maître d&rsquo;œuvre de cette adaptation. Sa composition n&rsquo;est pas une simple réduction de la partition à un effectif de chambre : c&rsquo;est la rencontre de deux univers musicaux totalement différents, et leur interpénétration pour produire un objet musical différent. Bien sûr, on reconnait (ou on croit reconnaitre) sans problème la musique de </span><em style="font-size: 1rem;">Billy Budd</em><span style="font-size: 1rem;">. On regrette les coupures, qui représentent pas moins d&rsquo;une heure de musique (on fera ainsi son deuil du splendide prélude orchestral à la pendaison de Billy). Les modifications de la partitions sont plus discrètes : changement de hauteur de notes, reprises de mesures rappelant la technique moderne des </span><em style="font-size: 1rem;">samples</em><span style="font-size: 1rem;">&#8230; Elle est agrémentée d&rsquo;effets divers : cornes de brumes, chants de baleine, sifflets&#8230;&nbsp; Parfois les motifs musicaux sont moins visibles et dans quelques scènes ont a davantage l&rsquo;impression d&rsquo;un récitatif que de véritables dialogues chantés. L&rsquo;instrumentarium est très éloigné de celui de Britten. Basée principalement sur des claviers et des percussions, l&rsquo;orchestration sonne toutefois remarquablement, sans véritable originalité cependant, rappelant d&rsquo;ailleurs un peu la musique psychédélique et ses avatars, genre d&rsquo;ailleurs contemporain de la révision de Britten ! Rien de révolutionnaire, mais rien non plus qui puisse choquer l&rsquo;auditeur lambda.</span></p>


<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="683" src="https://www.forumopera.com/wp-content/uploads/Jean-Louis-Fernandez_18-1024x683.jpg" alt="" class="wp-image-193988"/></figure>


<div>
<p><span style="font-size: 1rem;">Au delà de ces considérations, l&rsquo;essentiel reste que le résultat soit convaincant : cette </span><em style="font-size: 1rem;">Story of Billy Budd, Sailor</em><span style="font-size: 1rem;"> est d&rsquo;une grande force, et remporte un triomphe mérité aux saluts. La scénographie de Ted Huffman est simple et efficace. Les instrumentistes (amplifiés) sont intégrés à la mise en scène, habillés en marin et positionnés en fond de plateau. Les lieux sont figurés par une simple voile. La direction d&rsquo;acteur est intense et d&rsquo;une grande subtilité (il faudrait voir le spectacle plusieurs fois pour en apprécier toutes les nuances). Plusieurs rôles sont attribués à divers chanteurs : une simple fausse barbe suffit parfois à changer de personnage. La distribution est globalement jeune, et les chanteurs souvent d&rsquo;une grande beauté, complément indispensable à cette approche homo-érotique (qui du reste peut laisser indifférente une partie du public). Mais le spectacle ne serait pas une réussite si ces chanteurs n&rsquo;étaient pas aussi d&rsquo;excellents artistes lyriques. Certes, la salle du Jeu de Paume n&rsquo;est pas très grande et son acoustique est exceptionnelle, mais les chanteurs n&rsquo;en sonnent que plus brillamment. Peut-être trop du reste, car ils se donnent à fond comme dans une grande salle : après 9 mois de saison bastillaise, on ne va pas se plaindre quand on peut profiter des voix !</span></p>
</div>


<figure class="wp-block-image aligncenter size-large is-resized"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="683" src="https://www.forumopera.com/wp-content/uploads/Jean-Louis-Fernandez_19-1024x683.jpg" alt="" class="wp-image-193987" style="width:911px;height:607px"/><figcaption class="wp-element-caption"><sup>© Jean-Louis Fernandez</sup></figcaption></figure>


<p><strong>Ian Rucker</strong> n&rsquo;est pas seulement un ange blond de haute stature. Au delà d&rsquo;un physique michelangélien, le <span style="font-size: revert;">baryton américain dispose d&rsquo;une voix puissante et riche, à </span>l&rsquo;ambitus<span style="font-size: revert;"> idéal pour cette tessiture tendue. Sa technique est remarquable (surtout pour un chanteur de 27-28 ans) mais passe inaperçue tant elle est au service de l&rsquo;expressivité. La voix sait s&rsquo;éclairer de soleil ou s&rsquo;assombrir, se teinter de miel dans un mixte délicat. Sa composition est bouleversante, recherchée sous une apparente simplicité, cohérente d&rsquo;un bout à l&rsquo;autre de l&rsquo;ouvrage et culminant avec une bouleversante scène </span>finale où s&rsquo;entremêlent colère, espoir et résignation. Un Billy d&rsquo;exception. Le plus expérimenté <strong>Joshua Bloom</strong> est un Claggart tout en finesse, d&rsquo;une noirceur dépourvue d&rsquo;histrionisme. Il sait aussi complètement renouveler son chant pour exprimer la compassion de<span style="font-size: revert;"> Dansker qui violera la consigne pour apporter un peu de </span>réconfort<span style="font-size: revert;"> à son ami Billy. Le choix de <strong>Christopher Sokolowski</strong> (34 ans) en Capitaine Vere est plus déroutant mais se justifie </span>historiquement<span style="font-size: revert;"> (on pouvait être nommé capitaine à moins de trente ans en temps de guerre) et surtout dramatiquement, tant les personnages se </span>retrouvent<span style="font-size: revert;"> ici en miroir l&rsquo;un de </span>l&rsquo;autre. La technique du ténor américain repose essentiellement sur un placement mixte, mais comme chez Stuart Burrows récemment disparu, cette technique ne se fait pas au détriment de la projection qui reste puissante, avec des aigus clairs et vaillants, et lui permet une musicalité quasi mozartienne tout à fait adéquate pour cette vision chambriste. Lui aussi sait parfaitement adapter son chant en interprétant également Squeak, la créature de <span style="font-size: revert;">Claggart. <strong>Hugo Brady</strong> est parfaitement </span>convaincant en Novice, avec une voix claire et juvénile, mais suffisamment puissante et un chant nuancé. Il sait parfaitement rendre la faiblesse de cet autre personnage manipulé par Claggart. <span style="font-size: revert;"><strong>Noam Heinz</strong> est remarquable en Mr Redburn et en Premier maître, avec un beau </span>timbre<span style="font-size: revert;"> de baryton et une voix solide. Nous </span>lui<span style="font-size: revert;"> formulons tous nos vœux de succès <a href="https://www.forumopera.com/breve/les-10-finalistes-de-paris-opera-competition-2025/">pour la finale de la Paris Opera Competition</a></span><span style="font-size: revert;"> (en French in ze text) à laquelle il </span>participera<span style="font-size: revert;"> en novembre prochain. </span><strong style="font-size: revert;">Thomas Chenhall</strong><span style="font-size: revert;"> complète efficacement la distribution dans le double rôle de second maître et de Mr Flint. <strong>Finnegan Downie Dear</strong> dirige </span>avec<span style="font-size: revert;"> efficacité depuis son clavier une formation d&rsquo;une parfaite unité, et sait maintenir la tension dramatique tout au long de l&rsquo;ouvrage donné sans entracte. </span></p>
<div>Après un long silence, la salle éclatera en applaudissements et accueillera triomphalement ce spectacle hors du commun.</div><p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/britten-leith-the-story-of-billy-budd-sailor-aix/">BRITTEN &#8211; LEITH, The Story of Billy Budd, sailor &#8211; Aix</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
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