<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?><rss version="2.0"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
	xmlns:sy="http://purl.org/rss/1.0/modules/syndication/"
	xmlns:slash="http://purl.org/rss/1.0/modules/slash/"
	>

<channel>
	<title>Ida ALDRIAN - Artiste - Forum Opéra</title>
	<atom:link href="https://www.forumopera.com/artiste/ida-aldrian/feed/" rel="self" type="application/rss+xml" />
	<link>https://www.forumopera.com/artiste/ida-aldrian/</link>
	<description>Le magazine en ligne de l&#039;opéra</description>
	<lastBuildDate>Sat, 16 May 2026 20:45:36 +0000</lastBuildDate>
	<language>fr-FR</language>
	<sy:updatePeriod>
	hourly	</sy:updatePeriod>
	<sy:updateFrequency>
	1	</sy:updateFrequency>
	<generator>https://wordpress.org/?v=7.1</generator>

<image>
	<url>https://www.forumopera.com/wp-content/uploads/cropped-Favicon-32x32.png</url>
	<title>Ida ALDRIAN - Artiste - Forum Opéra</title>
	<link>https://www.forumopera.com/artiste/ida-aldrian/</link>
	<width>32</width>
	<height>32</height>
</image> 
	<item>
		<title>WAGNER, Götterdämmerung – Dresde</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/wagner-gotterdammerung-dresde/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Yves Jauneau]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 17 May 2026 04:00:00 +0000</pubDate>
				<guid isPermaLink="false">https://www.forumopera.com/?post_type=spectacle&#038;p=212313</guid>

					<description><![CDATA[<p>Après Das Rheingold, Die Walküre et Siegfried, voici le dernier épisode du premier Ring « historiquement informé », un vaste projet initié en 2016. Loin d&#8217;être une vaine tentative de reconstitution de ce que Wagner aurait voulu entendre, lui qui exigeait de toute façon que l’œuvre ne soit jouée qu’à Bayreuth avec orchestre invisible sous &#8230;</p>
<p class="read-more"> <a class="" href="https://www.forumopera.com/spectacle/wagner-gotterdammerung-dresde/"> <span class="screen-reader-text">WAGNER, Götterdämmerung – Dresde</span> Lire la suite »</a></p>
<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/wagner-gotterdammerung-dresde/">WAGNER, Götterdämmerung – Dresde</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><span style="font-weight: 400;">Après </span><a href="https://www.forumopera.com/spectacle/rheingold-amsterdam-coup-declat-pour-lor-du-rhin/" target="_blank" rel="noopener"><span style="font-weight: 400;">Das Rheingold</span></a><span style="font-weight: 400;">, </span><a href="https://www.forumopera.com/spectacle/wagner-die-walkure-cologne/" target="_blank" rel="noopener"><span style="font-weight: 400;">Die Walküre</span></a><span style="font-weight: 400;"> et </span><a href="https://www.forumopera.com/spectacle/wagner-siegfried-paris-philharmonie/" target="_blank" rel="noopener"><span style="font-weight: 400;">Siegfried</span></a><span style="font-weight: 400;">, voici le dernier épisode du premier </span><i><span style="font-weight: 400;">Ring</span></i><span style="font-weight: 400;"> « historiquement informé », un vaste projet initié en 2016. Loin d&rsquo;être une vaine tentative de reconstitution de ce que Wagner aurait voulu entendre, lui qui exigeait de toute façon que l’œuvre ne soit jouée qu’à Bayreuth avec orchestre invisible sous fosse, l’entreprise entend surtout recourir aux instruments de l&rsquo;époque et essayer de renouveler certaines caractéristiques de l&rsquo;exécution musicale. Pour l&rsquo;orchestre, outre un </span><i><span style="font-weight: 400;">instrumentarium</span></i><span style="font-weight: 400;"> renouvelé, un soin particulier a ainsi été porté à l&rsquo;articulation (coups d&rsquo;archet des cordes, tenues des notes par les vents), ou au recours à certains effets (</span><i><span style="font-weight: 400;">portamento)</span></i><span style="font-weight: 400;">, bannis de la pratique orchestrale actuelle. Pour le chant, le vibrato, notamment pour les rôles les plus dramatiques comme Brünnhilde, n&rsquo;est utilisé qu’à titre ponctuel, comme ornement expressif. Enfin, une attention toute particulière est portée à la diction, avec un chant parfois proche du semi-parlando.</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Dès les premières mesures de l’œuvre – irrésistibles accords portés par les flûtes en bois – jusqu’à son terme, avec le legato des cordes en boyaux conférant une saveur singulière à l&rsquo;apogée finale, c’est bien l’orchestre qui s’impose comme la véritable star de la soirée. Les musiciens réunis du </span><b>Dresdner Festspielorchester</b><span style="font-weight: 400;"> et du </span><b>Concerto Köln</b><span style="font-weight: 400;"> jouent avec un engagement total : on voit ces violoncelles sans pique, emmenés avec une discipline exemplaire par </span><b>Moritz Kolb</b><span style="font-weight: 400;">, ou ces violons à la cohésion remarquable derrière l’archet de </span><b>Alexander Janiczek</b><span style="font-weight: 400;">. On entend ces cuivres, tantôt tonitruants dans le spectaculaire deuxième acte, tantôt plus sombres et contenus, ou encore ce cor anglais de </span><b>Lorenz Eglhuber</b><span style="font-weight: 400;">, à la sonorité si chaleureuse et boisée. Qui aurait imaginé il y a quelques années une exécution sur instruments d’époque d’une telle solidité technique et si inspirée ? Geste précis, intervention mesurée, </span><b>Kent Nagano</b><span style="font-weight: 400;"> maintient la tension, en privilégiant une lecture structurée et en modulant avec finesse les climats. Le chef sera chaleureusement applaudi, par le public et par ses musiciens.</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">La version de concert présentée ce soir permet à chaque spectateur d&rsquo;observer ces détails orchestraux, tout en bénéficiant d’une écoute clarifiée, quelques gestes simples suffisant parfaitement à suivre l&rsquo;action. La représentation prend par ailleurs une dimension presque spatialisée : certains protagonistes émergent du parterre pour déclamer leur texte, tandis que les chœurs se déploient en arrière-scène, avec également quelques solistes dispersés dans la salle. Les cors naturels résonnent en coulisse, tandis que trois joueurs de Stierhorn sont disposés dans différents balcons du Kulturpalast de Dresde, contribuant à un dispositif sonore particulièrement immersif.</span></p>
<pre style="text-align: center;"><img decoding="async" src="https://www.forumopera.com/wp-content/uploads/musikfestspielefestpielorchestergoetterdaemmerung386.jpg" />
© Oliver Killig</pre>
<p><b>Åsa Jäger</b><span style="font-weight: 400;"> incarne une Brünnhilde d’une pureté inhabituelle, portée par une voix d’une insolente santé, au grave naturel et homogène, sans excès de poitrinage, et avec un aigu qui affronte sans peine les éclats du rôle. La soprano suédoise restitue en outre les exigences de la partition, des trilles aux </span><i><span style="font-weight: 400;">gruppetti</span></i><span style="font-weight: 400;"> caractéristiques de son personnage et si chers à Wagner. Face à elle, </span><b>Young Woo Kim</b><span style="font-weight: 400;"> campe un Siegfried fougueux, à la projection éclatante, qui confère au personnage une allure presque belcantiste. Le ténor coréen s’impose également comme un narrateur hors pair dans la grande scène de récit du troisième acte, dans laquelle Siegfried retrace ses aventures. En Hagen, </span><b>Patrick Zielke</b><span style="font-weight: 400;"> fait preuve d’une grande finesse d’interprétation, privilégiant l’introspection et une présence presque intérieure du personnage, loin de toute brutalité démonstrative. La basse allemande, aux graves superbes et parfaitement projetés, aborde le rôle avec une retenue presque murmurée et presque inquiétante.</span></p>
<p><b>Johannes Kammler</b><span style="font-weight: 400;"> prête à Gunther un baryton au legato souple, en interaction toujours juste et sensible avec les autres personnages. </span><b>Daniel Schmutzhard</b><span style="font-weight: 400;"> s’affirme en Alberich comme un excellent diseur, à la présence toujours mordante. </span><b>Sophia Brommer</b><span style="font-weight: 400;"> donne à Gutrune une énergie franche et immédiate, portée par une voix à la fois claire et charnue. Moins ouvertement dramatique qu’à l’accoutumée, la Waltraute d&rsquo;</span><b>Olivia Vermeulen</b><span style="font-weight: 400;"> est d&rsquo;une belle musicalité, avec un récit tout dans l&rsquo;introspection. Les trois Nornes de</span><b> Jasmin Etminan</b><span style="font-weight: 400;">, </span><b>Marie-Luise Dreßen</b><span style="font-weight: 400;"> et </span><b>Valentina Farcas</b><span style="font-weight: 400;"> sont solidement incarnées, même si une projection un peu retenue en atténue un peu la dimension incantatoire. On retrouve enfin le vaillant trio des Filles du Rhin du premier épisode de ce Ring (</span><b>Ania Vegry</b><span style="font-weight: 400;">, </span><b>Ida Aldrian</b><span style="font-weight: 400;"> et </span><b>Eva Vogel</b><span style="font-weight: 400;">), toujours d’un équilibre idéal et d’une présence scénique particulièrement vivante.</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">L’aventure de ce Ring historiquement informé n’est heureusement pas encore terminée. Viendront prochainement un enregistrement, réalisé au fil des dernières années, et puis une reprise complète du cycle en 2027, toujours en version de concert, au Konzerthaus de Vienne. Les spectateurs parisiens auront pour leur part la chance de découvrir ce magique </span><i><span style="font-weight: 400;">Crépuscule des dieux</span></i><span style="font-weight: 400;"> pour l’ouverture de la saison 2026/2027 du Théâtre des Champs-Élysées.</span></p>
<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/wagner-gotterdammerung-dresde/">WAGNER, Götterdämmerung – Dresde</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>STRAUSS, Elektra &#8211; Hambourg</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/strauss-elektra-hambourg/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Thierry Verger]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 02 May 2026 08:02:49 +0000</pubDate>
				<guid isPermaLink="false">https://www.forumopera.com/?post_type=spectacle&#038;p=211637</guid>

					<description><![CDATA[<p>Aušrinė Stundytė a intégré il y a peu le cercle restreint des Elektra qui comptent sur le circuit. Sa prestation à Salzbourg en 2020 avait été remarquée et on comprend que Dmitri Tcherniakov ait jeté son dévolu sur la cantatrice lituanienne. Le triomphe que lui réserve fort justement le public hambourgeois à l’issue de cette &#8230;</p>
<p class="read-more"> <a class="" href="https://www.forumopera.com/spectacle/strauss-elektra-hambourg/"> <span class="screen-reader-text">STRAUSS, Elektra &#8211; Hambourg</span> Lire la suite »</a></p>
<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/strauss-elektra-hambourg/">STRAUSS, Elektra &#8211; Hambourg</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Aušrinė Stundytė</strong> a intégré il y a peu le cercle restreint des Elektra qui comptent sur le circuit. Sa prestation à Salzbourg en 2020 avait été remarquée et on comprend que <strong>Dmitri Tcherniakov</strong> ait jeté son dévolu sur la cantatrice lituanienne. Le triomphe que lui réserve fort justement le public hambourgeois à l’issue de cette reprise d’<em>Elektra</em> dit la force d’attraction qu’exerce sur l’auditeur et le spectateur la prestation (que ce soit la voix ou le jeu) qu’elle livre ; elle est décidément entrée dans la cour des grandes Elektra du moment. Comme toujours chez le metteur en scène russe, l’exigence et la précision dans la direction d’acteurs sont de mise. Et Aušrinė Stundytė se plie aux innombrables sollicitations de Tcherniakov. Comme celle la conduisant par deux fois à reconstituer le corps de son père Agamemnon grâce à des vêtements et des polochons, à « entreprendre » sa sœur dans le duo juste avant l’arrivée d’Oreste, et l’on pourrait multiplier les exemples.<br />
Elle incarne une Elektra frêle, blessée (on devine qu’elle a pu être violentée dans sa jeunesse), se cherchant, y compris dans son identité (aux allures de garçon, elle semble trahir auprès de sa sœur un penchant lesbien), le tout dans la maîtrise d’un chant dont on connaît les exigences. La voix est splendide dans les aigus, qu’elle arrache parfois dans la douleur, mais sans aucune défaillance. Nous serons davantage réservé sur les médiums et les graves, parfois peu audibles du cinquième rang (mais après tout on pourra nous objecter que Strauss, dans sa fosse d’orchestre, avait lui-même fixé comme objectif à ses musiciens de surpasser en puissance « ces dames là-haut » !)</p>
<p>Autour de Aušrinė Stundytė, on retrouve <strong>Violeta Urmana</strong> en Klytämnestra ; elle aussi a été choisie délibérément par Tcherniakov qui avait tenu ensuite à ce qu’elle incarne Herodiade dans <em>Salome</em>. Le rôle est maîtrisé du début à la fin ; aujourd’hui les graves ont gagné en intensité, on « lit » véritablement le drame qui se déroule dans l’esprit de la mère d’Elektra. Mention aussi toute particulière pour la Chrysothemis de <strong>Jennifer Holloway</strong>. Sieglinde <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/wagner-die-walkure-bayreuth/">remarquée à Bayreuth</a> l’été dernier, la soprano américaine débute son monologue lors de son entrée prudemment, puis gagne en assurance et en présence jusqu’à la scène finale. Toutefois un peu trop dépendante visuellement de la cheffe, elle déploie des aigus puissants et ses derniers mots (« Orest ! Orest ! ») auront glacé l’assistance. Magnifique <strong>Kyle Ketelsen</strong> qui campe un Orest trouble (on comprendra pourquoi à la toute fin). La basse est bien posée, percutante, laissant transparaître aussi la douceur qui sied à l’incarnation d’un frère retrouvant sa sœur. Aegisth est un maitre de maison bien craintif et <strong>Wolfgang Ablinger-Sperrhacke</strong> donne authentique vie à ce personnage.</p>
<pre style="text-align: center;"><img decoding="async" src="https://www.forumopera.com/wp-content/uploads/Elektra-4c-Monika-Rittershaus-1294x600.jpg" />© Monika Rittershaus</pre>
<p>La <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/elektra-hambourg-musee-ou-parc-dattraction/">mise en scène d’<strong>August</strong> <strong>Everding</strong></a> était restée près d’un demi-siècle au répertoire de l’Opéra d’État de Hambourg, et c’est en 2021 (le Covid avait reporté la nouvelle production prévue initialement en 2020) que Dmitri Tcherniakov a proposé cette nouvelle vision d’<em>Elektra</em>. Il s’agit là du premier volet de ce que l’on a appelé sa trilogie hambourgeoise des opéras de Strauss, <em>Salome</em> (2023) puis <em>Ariadne auf Naxos </em>(2025) complétant le trio.<br />
Plus encore que dans <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/strauss-salome-hambourg/"><em>Salome</em></a>, la transposition à laquelle opère Tcherniakov est frappante. Nous sommes, comme dans <em>Salome</em> (les décors sont presque interchangeables), dans un appartement bourgeois du XXe siècle : Orest sortira en effet de la bibliothèque un vinyle d’<em>Elektra</em>, l’enregistrement de 1966 (Solti, Nilsson, Resnik) ! Possiblement à  Vienne (bustes de Mozart et Beethoven dans les étagères).</p>
<p>C’est à un drame familial que nous sommes conviés. Au début de la pièce, Klytämnestra, atteinte de sénilité, réunit autour d’une tasse de thé ses amies qui médisent sur Elektra. Celle-ci est une femme-enfant qui n’a jamais pu mûrir, passant brutalement de l’enfance à l’âge adulte. Elle reste un être pour ainsi dire asexué, aux allures de garçon, qui, à travers des actes compulsifs répétés de manière rituelle, invoque le passé, c’est-à-dire ramène dans sa vie son père assassiné par sa mère et son amant. Elle sort les vêtements de son père d’un carton et les assemble sur la table à manger, tel un fétiche, pour reconstituer sa silhouette d’autrefois. Puis elle dispose en grand nombre sur cet autel les petits chevaux et les petits chiens de son enfance. C’est lorsqu’elle se couvre le visage de couleur sang, que l’on suppose qu’elle a été abusée dans son enfance.<br />
Chrysothemis est bien la sœur sage jusqu’au bout des ongles, dans l’incapacité de comprendre les souffrances d&rsquo;Elektra. Quant à Orest, sa mine patibulaire laisse soupçonner qu’il a plus d’un mauvais tour dans son sac, mais nul n’aurait pu imaginer qu’il s’agissait d’un tueur en série ! Après avoir trucidé sa mère et son beau-père, il pousse le vice jusqu’à ramener leurs cadavres à la table de la salle à manger, avant d’y asseoir une Elektra déjà morte dans son extase finale et même sa sœur Chrysothemis qu’il poignardera, peut-être pour s’assurer que ses forfaits n’auront eu nul témoin. Ces outrances ultimes étaient certainement dispensables.</p>
<p>C’est <strong>Anja Bihlmaier</strong> qui dirige d’une main de maître l’orchestre de l’Opéra de Hambourg en grande forme. Capable de rendre justice à la surpuissance demandée par la partition, capable aussi de laisser le plateau respirer, la cheffe allemande a délivré elle aussi une partition de toute beauté.</p>
<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/strauss-elektra-hambourg/">STRAUSS, Elektra &#8211; Hambourg</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>PUCCINI, Madama Butterfly &#8211; Hambourg</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/puccini-madama-butterfly-hambourg/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Thierry Verger]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 01 May 2026 04:00:00 +0000</pubDate>
				<guid isPermaLink="false">https://www.forumopera.com/?post_type=spectacle&#038;p=211643</guid>

					<description><![CDATA[<p>C’est à une lecture très riche et même assez envoûtante que nous convie Vincent Boussard qui proposa, en 2012, à l’opéra de Hambourg, sa vision de Madama Butterfly, production reprise cette saison ; nous assistons à la 44ème représentation depuis la première le 11 novembre 2012. Vincent Boussard possède à son actif près de 70 mises &#8230;</p>
<p class="read-more"> <a class="" href="https://www.forumopera.com/spectacle/puccini-madama-butterfly-hambourg/"> <span class="screen-reader-text">PUCCINI, Madama Butterfly &#8211; Hambourg</span> Lire la suite »</a></p>
<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/puccini-madama-butterfly-hambourg/">PUCCINI, Madama Butterfly &#8211; Hambourg</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>C’est à une lecture très riche et même assez envoûtante que nous convie <strong>Vincent Boussard</strong> qui proposa, en 2012, à l’opéra de Hambourg, sa vision de <em>Madama Butterfly</em>, production reprise cette saison ; nous assistons à la 44<sup>ème</sup> représentation depuis la première le 11 novembre 2012.</p>
<p>Vincent Boussard possède à son actif près de 70 mises en scène dans le monde entier. Forum Opéra a récemment rendu compte de quelques-unes de ses réalisations à <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/puccini-la-fanciulla-del-west-hambourg/">Hambourg</a> déjà, <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/mozart-le-nozze-di-figaro-marseille/">Marseille</a> ou encore <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/bernstein-candide-lausanne-un-candide-petillant-et-doux-amer/">Lausanne</a>.<br />
Celle-ci nous conduit d’une main assurée et par des chemins tortueux dans un monde ambigu, qui prend son point de départ au Japon mais s’en éloigne très vite, qui s’ancre dans la réalité d’un amour absolu mais s’en échappe pour un univers plus incertain, plus inconsistant aussi, qui prend ses distances avec la réalité tangible et qui confine à l’hallucination.<br />
Vincent Boussard, il le précise dans ses notes d’intention, a suivi Puccini dans le soin donné à la peinture psychologique de ses personnages. C’est cela, de toute évidence, qui l’intéresse dans <em>Butterfly</em>. Qu’est-ce qui caractérise fondamentalement Cio-Cio, de qui est-elle l’archétype et que dit-elle au monde d’aujourd’hui ? Cette recherche conduit Boussard à gommer autant que faire se peut les traits par trop japonisants, qui auraient tendance à enfermer les personnages dans une problématique circonscrite dans l’espace (la culture japonaise est omniprésente, au moins dans les deux premiers actes), mais aussi dans le temps. En élargissant le spectre spatial, il élargit aussi le temporel : ce que vit Cio-Cio ne découle pas d&rsquo;une seule problématique « coloniale », mais touche les femmes de tous horizons et, évidemment, la question de l’union, du mariage, de l’infidélité, de la place de l’enfant dans un couple désuni nous parle de nos jours au moins autant qu’il y a un siècle.</p>
<p>Ainsi donc, sans s’extraire de l’assise narrative (le Japon et ses traditions ancestrales), le metteur en scène va-t-il, petit à petit, gommer tous les accessoires (par exemple les costumes, dessinés comme souvent pour Boussard par <strong>Christian Lacroix</strong>), qui nous confineraient au pays du soleil levant. Au début du III, Cio-Cio a revêtu jeans et pull fermé (avec, notons-le, un crucifix  autour du cou) ; Suzuki sera la dernière à se défaire de son costume local pour se vêtir « à l’occidentale ». Parvenue au terme du chemin, la problématique revêtira alors une configuration totalement universelle.</p>
<p>Mais Boussard va plus loin dans la peinture psychologique et il prend alors des chemins bien tortueux (que l’on n’est pas obligé de suivre), qui, pour le coup, nous éloignent de la trame narratrice originelle, mais qui méritent tout de même notre attention. Là où Boussard prend ses distances et des libertés avec le livret, c’est dans l’évolution psychologique qu’il propose de l’héroïne. Pour lui, Madama B.F. Pinkerton est entrée, depuis son mariage, dans un monde à elle. Elle s’est construit un univers pour se protéger de la réalité qu’elle soupçonne dès le début (à savoir qu’elle ne reverra pas son mari ou bien que son mari lui aura été infidèle). Et dans cet univers quasi onirique qu’elle s’est créé, figure l’enfant. Mais un enfant imaginaire. L’enfant, ici, c’est une poupée de cire que sa mère prend dans ses bras. Que Suzuki prend aussi dans ses bras – elle qui sait que Butterfly n’a pas d’enfant mais qui entre dans son jeu pour la protéger. La scène est terrible où, à la fin du II, lorsque Cio-Cio demande à Suzuki d’emmener l’enfant, celle-ci prend la poupée de cire sous le bras, ouvre la porte qui se révèle être un placard où sont déjà remisées des dizaines d’autres poupées.</p>
<p>Autre scène impressionnante : Butterfly, qui a longtemps tourné autour du poignard, ne se fait pas hara-kiri. Elle s’échappe plutôt de ce monde, le fuit, et au moment même où elle le fait, la porte s’ouvre qui découvre un placard cette fois vide des dizaines de poupées. Seul subsiste l’« enfant » de Cio-Cio, qui tombe à terre. La question de la « Scheinmutterschaft » (fausse maternité) s’est ainsi subrepticement introduite.</p>
<pre style="text-align: center;"><img decoding="async" src="https://www.forumopera.com/wp-content/uploads/Madame-Butterfly_6c-Bernd-Uhlig-1294x600.jpg" />© Bernd Uhlig</pre>
<p>Pour rendre cette vision très personnelle de l’œuvre, Boussard est entouré ce soir d’une troupe qui fait honneur au chef-d’œuvre musical qu’est <em>Madama Butterfly</em>. Il faut rendre hommage à <strong>Barno</strong> <strong>Ismatullaeva</strong>, coutumière du rôle, qui n’est peut-être pas une Cio-Cio-San d’exception (il manque des nuances dans les aigus <em>forte</em>) mais qui vient à bout d’une partition exigeante avec une assurance qui impressionne. Une seule faiblesse, à la fin du duo avec Pinkerton, au I, mais pour le reste, une voix percutante et un engagement qu’il faut saluer.<br />
<strong>Atalla</strong> <strong>Ayan</strong> est un vaillant Pinkerton dont la projection aura progressé au long de la soirée. Nous avons beaucoup apprécié le timbre du Sharpless de <strong>Kartal</strong> <strong>Karagedik</strong>, acteur très fin par ailleurs ; <strong>Ida</strong> <strong>Aldrian</strong> fait honneur au rôle de Suzuki, <strong>Jürgen</strong> <strong>Sacher</strong> (Goro), <strong>William</strong> <strong>Desbiens</strong> (Yamadori), <strong>Tigran Martirossian</strong> (Bonzo), complètent très honorablement la distribution. Une direction toutefois sans trop de relief d’<strong>Alexandre</strong> <strong>Joel</strong> à la tête de l’orchestre de l’opéra de Hambourg.<br />
Dommage enfin qu’au baisser de rideau, seuls les cinq protagonistes du III étaient présents pour les saluts.</p>
<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/puccini-madama-butterfly-hambourg/">PUCCINI, Madama Butterfly &#8211; Hambourg</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
	</channel>
</rss>
