<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?><rss version="2.0"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
	xmlns:sy="http://purl.org/rss/1.0/modules/syndication/"
	xmlns:slash="http://purl.org/rss/1.0/modules/slash/"
	>

<channel>
	<title>Anass ISMAT - Artiste - Forum Opéra</title>
	<atom:link href="https://www.forumopera.com/artiste/ismat-anass/feed/" rel="self" type="application/rss+xml" />
	<link>https://www.forumopera.com/artiste/ismat-anass/</link>
	<description>Le magazine en ligne de l&#039;opéra</description>
	<lastBuildDate>Sat, 09 Dec 2023 08:45:24 +0000</lastBuildDate>
	<language>fr-FR</language>
	<sy:updatePeriod>
	hourly	</sy:updatePeriod>
	<sy:updateFrequency>
	1	</sy:updateFrequency>
	<generator>https://wordpress.org/?v=7.0</generator>

<image>
	<url>https://www.forumopera.com/wp-content/uploads/cropped-Favicon-32x32.png</url>
	<title>Anass ISMAT - Artiste - Forum Opéra</title>
	<link>https://www.forumopera.com/artiste/ismat-anass/</link>
	<width>32</width>
	<height>32</height>
</image> 
	<item>
		<title>Zourouni, chansons de l&#8217;Andalousie au Liban &#8211; Dijon</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/zourouni-chansons-de-landalousie-au-liban-dijon/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Yvan Beuvard]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 09 Dec 2023 06:46:12 +0000</pubDate>
				<guid isPermaLink="false">https://www.forumopera.com/?post_type=spectacle&#038;p=152245</guid>

					<description><![CDATA[<p>Le Grand-Théâtre est comble, et le concert commencera avec un quart d’heure de retard (1). La soufflerie du chauffage, très sonore, se fera entendre durant la soirée. Voilà qui augure mal de celle-ci. Partager le bonheur de faire de la musique ensemble, avec nos différences, malgré et – surtout – à cause des conflits dont nous &#8230;</p>
<p class="read-more"> <a class="" href="https://www.forumopera.com/spectacle/zourouni-chansons-de-landalousie-au-liban-dijon/"> <span class="screen-reader-text">Zourouni, chansons de l&#8217;Andalousie au Liban &#8211; Dijon</span> Lire la suite »</a></p>
<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/zourouni-chansons-de-landalousie-au-liban-dijon/">Zourouni, chansons de l&rsquo;Andalousie au Liban &#8211; Dijon</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Le Grand-Théâtre est comble, et le concert commencera avec un quart d’heure de retard (1). La soufflerie du chauffage, très sonore, se fera entendre durant la soirée. Voilà qui augure mal de celle-ci.</p>
<p>Partager le bonheur de faire de la musique ensemble, avec nos différences, malgré et – surtout – à cause des conflits dont nous sommes les témoins impuissants, mieux faire connaître les richesses de nos cultures, ne voilà-t-il pas le beau projet que portent depuis bientôt un quart de siècle Daniel Barenboïm et son <em>West-Eastern Divan Orchestra</em> ? La démarche du festival « Les Nuits d’Orient », qu’organise la capitale bourguignonne, s’y apparente, et, pour la seconde édition, le Chœur de l’Opéra de Dijon renouvelle sa participation. Ainsi, son chef, <strong>Anass Ismat</strong>, qui commença ses études musicales au Maroc, a-t-il associé, outre cinq remarquables musiciens, <strong>Hasnaa Bennani</strong>, elle aussi originaire du royaume chérifien. C’est une découverte car nous ne la connaissions que dans le répertoire baroque où elle excelle auprès des plus grands chefs.  Le programme aurait pu s’intituler « Hommage à Fairouz », une des grandes divas de la musique arabe moderne (elle a 88 ans) qui fut une interprète unanimement reconnue. Son empreinte sur la chanson moderne, intégrant des mélodies traditionnelles, reste vivace. Elle chanta la plupart des oeuvres inscrites au programme de ce soir. Conçu avec soin, celui-ci permet de renouveler l’attention, à la faveur des pièces instrumentales propres à valoriser chaque instrument. Ce seront ainsi une douzaine de pièces vocales, parfois a cappella, qui alterneront avec les solistes du quintette. Il ne s’agit pas de musique arabe classique, mais de pièces empruntées au grand répertoire populaire, traditionnel comme relevant de la chanson. Même en ignorant tout des subtilités propres aux genres, aux formes, aux cycles rythmiques complexes, l’auditeur est captivé par la musique.</p>
<p>Dès la première mélodie (<em>Yumma</em>), qui commence sur des bourdons vocaux, l’auditeur est séduit. Les motifs obstinés confiés aux basses introduisent la voix de Hasnaa Bennani. Malgré la chaleur de l’émission, le soutien de la ligne, on oublie ses prestations baroques tant elle semble dans son élément, naturel, transfigurée. La subtilité raffinée du chant, ses inflexions, son engagement physique (en costume traditionnel) vont guider notre voyage. <em>Zourouni</em>, seconde pièce, a donné son titre au concert. Egalement arrangée avec chœur par le chef, son aspect responsorial, les intermèdes instrumentaux traditionnels font bon ménage avec une polyphonie qui fleure l’Occident. Il faudra attendre le <em>mouachah</em> andalou (2) pour entrer de plain pied dans la tradition. Nous ne le connaissions qu’à travers l’interprétation instrumentale de Jordi Savall, <em>Billadi askara</em> – renoue avec le passé, où le chœur n’intervient qu’à l’unisson. D’autres succéderont, pour notre plus grand bonheur, de caractères différents, avec des rythmiques changeantes. Toujours Hasnaa Bennani, accompagnée par les instrumentistes et le chœur, parfois divisé (hommes et femmes), nous enchante. Ainsi dans <em>Shaghili bilhusni badron</em>, vocalise-t-elle au-dessus de son chant, voix aérienne, colorée, qui semble improviser. Le fonctionnement responsorial, fréquent, devient habituel pour l’auditeur. La voix du joueur de qanoun (cithare sur table), Mohammmed Rochdi M’farredj, nous vaudra deux chansons syriennes enchaînées, sur bourdons, avec chœur à l’unisson, puis en polyphonie, auquel se joignent les instruments. C’est un régal. Du Marocain Abdessadeq Cheqara, une chanson (<em>A bent e’ bladi</em>) emprunte largement à Albeniz (3). Pourquoi pas ? D’autant que l’arrangement polyphonique est réalisé avec goût. Les harmonies, hispaniques, se distinguent de celles de la plupart des pièces du concert, l’Andalousie est proche du Maroc.</p>
<p>Les chœurs, à l’unisson (4), ou en polyphonie, ont avec une incroyable aisance assimilé les modes, les inflexions mélodiques, les mélismes et l’accentuation qui caractérisent l’ensemble des pièces. Les unissons pourraient laisser penser que nous nous trouvons sur l’autre rive de la Méditerranée. Le bonheur à chanter et à jouer est visible, communicatif. Seul regret, l’absence de traduction, ou de résumé, des paroles.</p>
<p>Chacun des musiciens est virtuose de son instrument. Leur jeu est passionnant. On retiendra le nom de Moncif Ihsane, maître du <em>Tar</em>, tambour sur cadre avec cymbalettes, dont les frappes permettent la plus large expression, rythmique, évidemment, mais aussi harmonique, puisque trois timbales seraient impuissantes à émettre une palette aussi riche en hauteurs.</p>
<p>Une chanson tunisienne, sans doute narrative, aux nombreux couplets, précède <em>Ya rayeh</em>, dont la partition, qui retient les huit mesures du thème, a été distribuée avec le programme de salle. En effet, avec le sourire dans la voix, Anass Ismat, qui dirigeait, se tourne vers le public pour procéder à un apprentissage rapide, aidé par les interprètes. Miracle, la plupart des auditeurs se sont levés et chantent, en communion avec les artistes. Les acclamations éclatent et c’est le cœur ensoleillé que chacun affrontera la grisaille froide qui l’attend à la sortie.</p>
<pre>(1) Incorrigibles, certains auditeurs, parfois âgés, accèdent à leur place – après avoir dérangé ceux qui étaient ponctuels – alors que l’heure est très largement passée.
(2) forme vocale complexe, sur des poèmes arabes classiques de l’Andalousie.
(3) le premier thème, caractéristique, <em>allegro grazioso</em>, de « la Fête-Dieu à Séville « (<em>Ibéria</em>, premier cahier, n°3). A signaler qu’un chant séfarade use de ce même thème, sans doute commun aux cultures issues des religions du Livre (judaïsme, christianisme andalou, islam).
(4) le chant classique arabe, exclusivement mélodique, confie au chœur, à l’unisson, le timbre chanté par le soliste. Dans les deux <em>mouhachahat</em> au centre du concert, ces unissons si exigeants atteignent la perfection.</pre>
<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/zourouni-chansons-de-landalousie-au-liban-dijon/">Zourouni, chansons de l&rsquo;Andalousie au Liban &#8211; Dijon</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>DURUFLÉ, Requiem — Dijon</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/requiem-de-durufle-dijon-combles/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Yvan Beuvard]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 08 Dec 2019 15:31:12 +0000</pubDate>
				<guid isPermaLink="false">https://www.forumopera.com/spectacle/combls/</guid>

					<description><![CDATA[<p>En ce dimanche pluvieux, avec une grève paralysant les transports, on était en droit de s’interroger sur l’affluence à ce concert de musique sacrée centré sur le Requiem de Duruflé. La surprise est, d’abord, de découvrir un Auditorium de Dijon très bien rempli, malgré ces handicaps. La première partie, entièrement chorale, a cappella, réussit ce &#8230;</p>
<p class="read-more"> <a class="" href="https://www.forumopera.com/spectacle/requiem-de-durufle-dijon-combles/"> <span class="screen-reader-text">DURUFLÉ, Requiem — Dijon</span> Lire la suite »</a></p>
<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/requiem-de-durufle-dijon-combles/">DURUFLÉ, Requiem — Dijon</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>En ce dimanche pluvieux, avec une grève paralysant les transports, on était en droit de s’interroger sur l’affluence à ce concert de musique sacrée centré sur le <em>Requiem</em> de Duruflé. La surprise est, d’abord, de découvrir un Auditorium de Dijon très bien rempli, malgré ces handicaps.</p>
<p>La première partie, entièrement chorale, <em>a cappella</em>, réussit ce tour de force de soutenir l’attention avec un programme aussi ambitieux que cohérent et varié. La salle s&rsquo;obscurcit lorsque retentit, en coulisses, le <em>Salve regina</em> grégorien, confié évidemment aux seules voix d’hommes. Le public est ainsi plongé dans une atmosphère de recueillement et de ferveur, qui se maintiendra tout au long du concert. Cette même antienne, traitée par Miklos Kocsar (qui vient de disparaître), réapparaît à deux, puis trois voix de femmes en une polyphonie luxuriante. Suivent, sur scène, trois pièces de Francis Poulenc, deux motets pour voix mixtes et le « Seigneur, je vous en prie » pour chœur d’hommes. Le Chœur de l’Opéra de Dijon s’y montre sous son meilleur jour : souple, puissant, équilibré, homogène, avec des couleurs séduisantes. Deux des motets les plus connus de Duruflé (<em>Ubi caritas</em>, et <em>Tantum ergo</em>) voient la Maîtrise de Dijon se joindre au chœur. La fusion est remarquable et les quelque quatre-vingt chanteurs trouvent dans l’introït du <em>Requiem</em> de Lobo l’occasion d’en souligner la piété comme la force, la confiance. Sur un signe du chef, les choristes se tournent de façon surprenante vers le fond de scène pour une autre antienne, <em>Ô Virgo splendes</em>, qui ouvre le chansonnier du Livre vermeil de Monserrat (fin du XIVe siècle). La polyphonie, souvent illustrée par les ensembles de musique ancienne, séduit par sa métrique régulière (les déambulations qu’elle accompagnait) et par son caractère répétitif comme festif.</p>
<p>C’est la version pour mezzo-soprano, baryton, chœur et grand orchestre du <em>Requiem</em> de Duruflé qui nous est offerte en seconde partie. N’aurait-il pas été judicieux de terminer sur l’œuvre phare, la plus forte, plutôt que par le célèbre <em>Cantique de Jean Racine</em>, de Fauré ? Etonnamment, le choix s’avère judicieux, à la faveur d’une nouvelle surprise pour conclure. Imprégné de plain-chant et de musique liturgique, le grand organiste que fut Duruflé ne connut la célébrité qu’à partir de son<em> Requiem</em>, première de ses rares compositions orchestrales. A contre-courant des évolutions musicales de son temps, sa musique s’enracine dans la meilleure tradition de Fauré, Debussy, Dukas et autres musiciens français qui l’illustrèrent avec élégance, profondeur et poésie. Florent Schmitt, rendant compte de sa création, écrivait que l’œuvre avait retenu l’attention du public, bien qu’elle fût « sans calcul, sans concession ». La permanence du chant grégorien et une inspiration fervente irriguent l’ouvrage. L’harmonie y est aérée, fluide autant qu’élégante. La retenue comme la force de l’accent expressif, si anachronique en son temps, en fait un ouvrage singulier proche de l’atmosphère de Fauré, dans son écriture, sa structure et ses moyens. A rebours d’un certain angélisme policé,<strong> Anass Ismat</strong> impose une vision dramatique, très contrastée, où toutes les indications dynamiques, du triple piano au triple forte, sont scrupuleusement respectées. Le geste est clair, précis et obtient des incises, des phrasés, des équilibres parfaits. Les motifs grégoriens sont toujours clairement identifiables, au chœur comme à l’orchestre. La sérénité lumineuse, la douceur générale dominent, contredites ponctuellement par l’intensité dramatique de quelques passages (crescendo du <em>Sanctus</em>, le<em> Libera me</em>, en particulier). La diction exemplaire des chanteurs confère une intelligibilité constante au texte liturgique. Illustré littéralement, celui-ci nous vaut neuf épisodes qui sont autant de méditations très différentiées. Faut-il préciser combien les voix de <strong>Victor Sicard</strong> et de <strong>Yael Raanan-Vandor</strong>, pleines, chaudes et idéalement projetées s’accordent à l’œuvre ? Les qualités de l’Orchestre Dijon Bourgogne et de ses solistes sont à l’unisson de celles des chanteurs. « Un moment de rêve et de jubilation spirituelle rare qui fait dire que c&rsquo;est à enregistrer et diffuser largement » me souffle un ami organiste et fin musicien.</p>
<p>Le <em>Cantique de Jean Racine</em>, qu’ont chanté la plupart des choristes amateurs, trouve ici une interprétation singulière : le chef invite les voix d’hommes de la maîtrise à gagner la salle pour y chanter leur partie. Ainsi le public baigne-t-il dans cette musique émouvante et tonique, puis « retourne comblé », pour reprendre la fin du texte de Racine.</p>
<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/requiem-de-durufle-dijon-combles/">DURUFLÉ, Requiem — Dijon</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>DVOŘÁK, Stabat Mater — Dijon</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/stabat-mater-de-dvorak-dijon-authentique-et-emouvant/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Yvan Beuvard]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 10 Mar 2019 17:12:38 +0000</pubDate>
				<guid isPermaLink="false">https://www.forumopera.com/spectacle/authentique-et-mouvant/</guid>

					<description><![CDATA[<p>La déploration poignante du Stabat Mater est connue et a été très souvent illustrée en polyphonie. Celui de Dvořák, avant d’être une prière, exprime la profonde douleur du père qui vient de perdre un puis deux autres de ses enfants. A cet effet, il n’hésite pas à modifier le texte liturgique pour mieux traduire son &#8230;</p>
<p class="read-more"> <a class="" href="https://www.forumopera.com/spectacle/stabat-mater-de-dvorak-dijon-authentique-et-emouvant/"> <span class="screen-reader-text">DVOŘÁK, Stabat Mater — Dijon</span> Lire la suite »</a></p>
<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/stabat-mater-de-dvorak-dijon-authentique-et-emouvant/">DVOŘÁK, Stabat Mater — Dijon</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>La déploration poignante du <em>Stabat Mater</em> est connue et a été très souvent illustrée en polyphonie. Celui de Dvořák, avant d’être une prière, exprime la profonde douleur du père qui vient de perdre un puis deux autres de ses enfants. A cet effet, il n’hésite pas à modifier le texte liturgique pour mieux traduire son désespoir. Si la version orchestrée, qui fit la renommée internationale du jeune musicien, est universellement connue, on a quelque peu oublié sa version première, avec piano, qui ne fut éditée qu’en 2004 (Laurence Equilbey en réalisa l’enregistrement peu après). Le Chœur de l’Opéra de Dijon, quatre remarquables solistes et la pianiste, dirigés par <strong>Anass Ismat</strong>, nous proposent donc la première composition de Dvořák, qu’il allait ensuite compléter (numéros 5 à 7… que signale cependant le programme) et orchestrer.</p>
<p>Le concert s’ouvre sur deux motets bien connus de Bruckner : le <em>Locus iste</em> et l’<em>Ave Maria</em>, à peine antérieurs à l’écriture du <em>Stabat Mater</em>. Le premier est retenu, avec une dynamique et des phrasés remarquables. Le second nous réserve de belles oppositions entre pupitres de femmes et d’hommes, avant qu’ils s’unissent puissamment. Les modelés, les accents, la véhémence forcent l’admiration.</p>
<p><img fetchpriority="high" decoding="async" alt="" class="image-large" height="264" src="/sites/default/files/styles/large/public/stabat_choeur_et_solistes.jpg?itok=6Yx7FWSV" title="(c) DR" width="468" /><br />
	© DR</p>
<p>Bien que privé momentanément de l’usage du bras droit, Anass Ismat impulse l’énergie, sculpte les phrasés, cisèle les détails. Le rayonnement des voix, des solistes comme celles du chœur, la précision, le respect scrupuleux des moindres indications de Dvořák nous valent une interprétation particulièrement réussie. Le piano de <strong>Marie Duquesnois</strong>, qui ne réduit pas l’orchestre mais l’anticipe, offre un écrin plus intime, qui a le mérite de concentrer l’attention sur les voix. Dès l’entrée du chœur, l’émotion est palpable. La qualité d’émission, la dynamique sont au service du texte et de l’affliction qu’il porte. Aucun soliste ne démérite. La voix de <strong>Stefano Ferrari</strong>, le ténor, est vaillante et nous touche par le velours et le son. Celle d’<strong>Anna Piroli</strong>, soprano de luxe, séduit par son timbre lumineux, sa puissance et sa longueur de souffle, le cristal et la rondeur. Leur duo « Fac ut portem Christi » est d’un lyrisme vrai, empreint d’une passion tendre. Auparavant, le solo de basse avec chœur « Fac, ut ardeat cor meum », dans un dialogue séquencé, surprenant, entre le soliste et les voix de femmes divisées, puis avec tout le chœur, constituait un moment également fort. <strong>Jonas Yagure</strong> est une solide basse, puissante, bien timbrée et égale dans tous les registres. <strong>Sophie Largeaud</strong> chante son air « Inflammatus et accensus » dans un tempo trop rapide et les graves sont frêles, mezzo plutôt qu’authentique contralto. Les quatuors sont équilibrés et cohérents. Ils s’accordent idéalement aux interventions du chœur. La progression de l’ample et puissant <em>Amen</em> conclusif, virtuose, est conduite magistralement. Le chœur de l’Opéra se hisse au plus haut niveau, et sa direction inspirée ferait oublier telle ou telle version de référence.</p>
<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/stabat-mater-de-dvorak-dijon-authentique-et-emouvant/">DVOŘÁK, Stabat Mater — Dijon</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>ROSSINI, Petite Messe solennelle — Dijon</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/petite-messe-solennelle-dijon-le-dernier-rossini/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Yvan Beuvard]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 18 Sep 2016 05:07:04 +0000</pubDate>
				<guid isPermaLink="false">https://www.forumopera.com/spectacle/le-dernier-rossini/</guid>

					<description><![CDATA[<p>Synthèse d’une vie qui ne s’arrêta pas avec Guillaume Tell, vingt-trois ans après le Stabat mater, la Petite messe solennelle est rarement donnée, malgré une forte présence au disque. A la confluence des courants qui traversent la musique catholique de son temps, on y trouve des numéros à caractère lyrique, dans le droit fil de &#8230;</p>
<p class="read-more"> <a class="" href="https://www.forumopera.com/spectacle/petite-messe-solennelle-dijon-le-dernier-rossini/"> <span class="screen-reader-text">ROSSINI, Petite Messe solennelle — Dijon</span> Lire la suite »</a></p>
<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/petite-messe-solennelle-dijon-le-dernier-rossini/">ROSSINI, Petite Messe solennelle — Dijon</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Synthèse d’une vie qui ne s’arrêta pas avec <em>Guillaume Tell</em>, vingt-trois ans après le <em>Stabat mater</em>, la <em>Petite messe solennelle </em>est rarement donnée, malgré une forte présence au disque. A la confluence des courants qui traversent la musique catholique de son temps, on y trouve des numéros à caractère lyrique, dans le droit fil de Donizetti, contrastant avec des pièces d’écriture palestrinienne, a cappella, sans parler du contrepoint, le tout avec des parties qui font la part belle aux solistes , dans le droit fil du bel canto. Ajoutez-y un chœur, un piano et un harmonium et les ingrédients sont réunis pour une dégustation dont on sait que le maître était gourmand. On mesure également l’humour de Rossini qualifiant sa messe de « petite » malgré sa durée (plus d’une heure quarante-cinq) et l’écriture très soignée, aux savantes fugues et aux harmonies audacieuses.</p>
<p>C’est donc cette version originale qui nous est proposée par le chœur de l’Opéra de Dijon, en pleine forme pour sa rentrée.  <strong>Anass Ismat</strong>, qui le dirige, fait le choix d’une lecture intime, délicate, recueillie mais puissante, sans jamais donner dans un excès opératique, à  rebours de certaines versions célèbres. Dès l’introduction du <em>Kyrie</em>, où l’ostinato de piano peut être joué avec une tension grave aussi bien que dansant avec légèreté, le ton est donné : nous ne sommes pas à l’opéra. L’entrée du chœur le confirme, dont la palette de nuances ira du quadruple piano au fortissimo, c’est le texte sacré qui gouverne. Le <em>Christe</em>, a cappella, alla Palestrina,  est un moment de recueillement d’une grande beauté. L’ample <em>Gloria</em> permet à chacun des solistes d’intervenir seul, en duo ou en trio. Le <em>Domine Deus</em>, confirme les qualités de <strong>Yu Chen</strong>, splendide ténor, toujours juste dans son expression, brillante mais jamais triviale. <strong>Rafael Galaz</strong>, baryton-basse prometteur au timbre flatteur, nous vaut un grand <em>Gratias</em>. La première partie culmine avec le monumental  et jubilatoire <em>Cum sancto spiritu</em>, où le chœur et les solistes sont véritablement portés par le chant : la conduite, les phrasés de chacune des parties, le modelé sont admirables. Après le <em>Credo</em>, c’est au tour d’<strong>Aurélie Marjot</strong> de nous émouvoir dans le <em>Crucifixus</em>. Pleinement épanouie, égale dans tous les registres, avec de belles couleurs, elle nous ravit plus tard dans l’ <em>O salutaris hostia</em> . Entre temps, le remarquable <em>Preludio religioso</em>, confié au seul piano, suffirait à démontrer combien Rossini avait assimilé Bach et combien il pouvait s’en affranchir. Le <em>Sanctus</em>, a cappella, n’est pas moins beau. L’<em>Agnus Dei</em> conclusif est illustré par la voix que Rossini chérissait, l’alto. <strong>Delphine Ribemont-Lambert</strong> lui prête son beau timbre et une ligne de chant d’un soutien remarquable. <strong>Nicolas Chaisneau</strong> au piano, et <strong>Maurizio Prosperi </strong>à l’orgue font mieux que remplir leur contrat : leurs parties, essentielles, sont jouées avec une qualité de toucher peu commune. La direction efficace et sobre d’Anass Ismat confère à l’ensemble une dynamique, une précision, une qualité d’émission qui forcent l’admiration.</p>
<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/petite-messe-solennelle-dijon-le-dernier-rossini/">ROSSINI, Petite Messe solennelle — Dijon</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Dijon, entre Vienne et Istanbul</title>
		<link>https://www.forumopera.com/breve/dijon-entre-vienne-et-istanbul/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Yvan Beuvard]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 27 Oct 2015 15:32:17 +0000</pubDate>
				<guid isPermaLink="false">https://www.forumopera.com/breve/dijon-entre-vienne-et-istanbul/</guid>

					<description><![CDATA[<p>La saison nouvelle de l&#8217;Opéra de Dijon est placée sous le signe de l’Orient-Express avec par exemple, dimanche dernier, 25 octobre, un concert intitulé Entre Vienne &#38; Istanbul par le chœur de l’Opéra, dirigé par son tout nouveau chef, Anass Ismat. Si Schubert, Liszt, Bartok, Kodaly, Enesco nos sont plus ou moins familiers, Hristic et Mokranjac &#8230;</p>
<p class="read-more"> <a class="" href="https://www.forumopera.com/breve/dijon-entre-vienne-et-istanbul/"> <span class="screen-reader-text">Dijon, entre Vienne et Istanbul</span> Lire la suite »</a></p>
<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/breve/dijon-entre-vienne-et-istanbul/">Dijon, entre Vienne et Istanbul</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>La saison nouvelle de l&rsquo;Opéra de Dijon est placée sous le signe de l’Orient-Express avec par exemple, dimanche dernier, 25 octobre, un concert intitulé <em>Entre Vienne &amp; Istanbul</em> par le chœur de l’Opéra, dirigé par son tout nouveau chef, <strong>Anass Ismat</strong>. Si Schubert, Liszt, Bartok, Kodaly, Enesco nos sont plus ou moins familiers, Hristic et Mokranjac sont rares, et Ahmed Adnan Saygun, compositeur turc formé à Paris, est une découverte. Ce programme très original, avec le piano de Maurizio Prosperi (ponctuellement à l’orgue) confirme les qualités rares de la formation, dans toutes ses configurations : homogénéité des pupitres, dynamique, couleurs sont au rendez-vous. Après des Schubertiades qui mobiliseront les meilleurs interprètes la première quinzaine de novembre, le voyage se poursuivra avec d&rsquo;autres rendez-vous tout aussi dépaysants.</p>
<p><em>Entre Vienne &amp; Istanbul</em>,<em> </em>Temple protestant, Choeur de l&rsquo;Opéra de Dijon, direction musicale : Anass Ismat, dimanche 25 octobre, 15 h</p>
<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/breve/dijon-entre-vienne-et-istanbul/">Dijon, entre Vienne et Istanbul</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
	</channel>
</rss>
