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	<title>Jay SCHEIB - Artiste - Forum Opéra</title>
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	<description>Le magazine en ligne de l&#039;opéra</description>
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	<title>Jay SCHEIB - Artiste - Forum Opéra</title>
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		<title>WAGNER, Parsifal &#8211; Bayreuth</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/wagner-parsifal-bayreuth-3/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Pierre Venissac]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 27 Aug 2025 04:03:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Les discussions envenimées autour des aléas de l’Or du Rhin parisien cette année ont pu faire oublier à quel point il y avait un grand chef dans la fosse pour le défendre. Pablo Heras-Casado continue ici, dans une production qu’il connaît déjà bien, de prouver qu’il est l’une des valeurs sûres de la scène actuelle, &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: left;">Les discussions envenimées autour des aléas de l’<a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://www.forumopera.com/spectacle/wagner-das-rheingold-paris-bastille/">Or du Rhin parisien</a> cette année ont pu faire oublier à quel point il y avait un grand chef dans la fosse pour le défendre. <strong>Pablo Heras-Casado</strong> continue ici, dans une production qu’il connaît déjà bien, de prouver qu’il est l’une des valeurs sûres de la scène actuelle, que ce soit pour Wagner ou pour le répertoire lyrique en général. Sa direction constitue le plus grand atout de la représentation. Le phrasé, fluide et souple, s’inscrit toujours dans le rythme du texte, tout en menant un discours parallèle à la scène quand il le faut. La lisibilité est telle qu’on pourrait comprendre la narration par la seule partie orchestrale (plus limpide que la mise en scène par ailleurs, grâce aux leitmotive). On est à tout instant ravi par le jeu des timbres, la transparence de l’orchestre. Il propose un Wagner épuré, sensible, loin de toute démonstration de force : c’est là une forme d’idéal pour Parsifal. Le troisième acte en particulier est d’une beauté désarmante, notamment lors de la transformation du décor vers la cérémonie funéraire de Titurel. Là où certains en font (avec souvent beaucoup de réussite) un moment orchestral pathétique et violent, il choisit de l’interpréter en regard à la désolation qui ouvre l’acte, c’est-à-dire triste et abattu plutôt que grinçant. L’Enchantement du Vendredi Saint est évidemment un bonheur de délicatesse. Il faut dire qu’il est aidé par un <strong>Orchestre du Festival</strong> superlatif, que ce soit par sa cohésion, le son d’ensemble ou ses solistes (le hautbois). S’il faut émettre une réserve, disons simplement qu’il nous a manqué un soupçon d’urgence lorsqu’elle est demandée, notamment dans le deuxième acte. Saluons en tout cas bien bas cet artiste exceptionnel.</p>
<figure id="attachment_197896" aria-describedby="caption-attachment-197896" style="width: 1024px" class="wp-caption aligncenter"><img fetchpriority="high" decoding="async" class="size-large wp-image-197896 aligncenter" src="https://www.forumopera.com/wp-content/uploads/IMG_0330-1024x682.jpeg" alt="" width="1024" height="682" /><figcaption id="caption-attachment-197896" class="wp-caption-text">Pablo Heras-Casado<br />©️Waldemar Kamer</figcaption></figure>
<p>La mise en scène de <strong>Jay Scheib</strong> n’appelle pas les mêmes éloges. Sans la décrire précisément (on renverra plutôt au <a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://www.forumopera.com/spectacle/wagner-parsifal-bayreuth-2/">compte rendu de Jean Michel Pennetier</a>), rappelons-en l’axe principal. Le plus grand drame de la communauté du Graal n’est pas ici le péché d’Amfortas, mais l’erreur initiale de leur culte, reposant sur l’exploitation des métaux rares comme le cobalt et le lithium. En mettant en danger le vivant, ce mode de vie les entraîne vers leur propre fin tant qu’ils ne le remettent pas en question. Toute dramatique qu’elle soit, la réalité politique que Scheib et la dramaturge <strong>Marlene Schleicher</strong> dénoncent ici est maladroitement amenée. Il faut attendre le troisième acte, et même sa conclusion, pour que le tout devienne cohérent et lisible. Sans même chercher à juger de l’adéquation ou non de cette thématique au livret de Wagner, disons simplement que c’est un échec de mise en œuvre de n’avoir aucun moyen de comprendre l’axe choisi autrement que rétrospectivement ou par la lecture du programme.<br />
Là où l’équipe de mise en scène s’éloigne en revanche considérablement du livret original, c’est par son traitement de la chasteté et du désir. Gurnemanz s’unit à Kundry dans le prologue ; Klingsor semble bien sexuel pour un aspirant saint qui se serait châtré lui-même pour renoncer à l’amour ; les Filles-fleurs sont des sortes de sirènes meurtrières, le danger pour les chevaliers n’étant alors plus d’être bannis de la communauté pour avoir péché, mais d’y laisser la vie ; le baiser de Parsifal à Kundry n’a rien de chaste, et la scène globalement est tout à fait sexuelle. On peine à comprendre la façon dont la mise en scène souhaite prendre en charge cet aspect car la thématique est trop présente dans le livret pour être complètement évacuée : la blessure d’Amfortas est bien montrée comme causée par le rapport avec Kundry, tandis que des symboles comme un pelvis percé surviennent régulièrement. En résulte une certaine incohérence.<br />
Le traitement de Kundry interroge également, mais on aime assez la direction que prend son axe dans le dernier acte. Globalement, elle semble sincère dans son entreprise de séduction de Parsifal, et développer un réel attachement pour lui, jusqu’à ce que les deux finissent comme un couple emblème du renouveau à mener après la destruction du Graal. Ainsi, plutôt que de chercher à apaiser Parsifal avec de l’eau lorsqu’il revient de son errance, c’est par un baiser qu’elle le réconforte. À la lecture des entretiens, on suppose que son dédoublement traduit le hiatus entre ce qu’elle voudrait être (incarné par Garanča, dans une forme &#8211; minimale &#8211; d’émancipation), et ce que la société patriarcale voudrait qu’elle soit (cette figure muette, prostrée et serviable, incarnée par une comédienne).</p>
<figure id="attachment_197912" aria-describedby="caption-attachment-197912" style="width: 900px" class="wp-caption aligncenter"><img decoding="async" class="size-full wp-image-197912" src="https://www.forumopera.com/wp-content/uploads/IMG_0333.jpeg" alt="" width="900" height="600" /><figcaption id="caption-attachment-197912" class="wp-caption-text">©️Jay Scheib, Joshua Higgason</figcaption></figure>
<p>Il reste à parler de la véritable déception du spectacle. Nous avons vu la fameuse version avec réalité augmentée (là encore, on renvoie au <a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://www.forumopera.com/spectacle/wagner-parsifal-bayreuth-2/">compte rendu de 2024</a> pour l’explication du procédé). La moquerie serait très facile pour parler du rendu visuel, qui nous a mis en colère dans un premier temps. Nous l’éviterons ici, préférant supposer que l’équipe de réalisation a dû composer avec un outil encore limité. Cette nouvelle strate peut se justifier par la fameuse citation de Gurnemanz « Zum Raum wird hier die Zeit » (ici le temps devient espace). Partant de la constatation que le récit est très régulièrement tourné vers le passé, la réalité augmentée offre alors un contrepoint au présent représenté sur scène, emplissant l’espace à 360º de symboles et scènes du passé et du futur. Le résultat est une invasion de symboles d’une lourdeur considérable (cercueils, crânes, pommes) voire d’un simplisme qui prête à sourire (des livres lors de certains récits), sans aucune poésie. À noter d’ailleurs que certains symboles essentiels (le pelvis percé pour Klingsor, la lance suspendue dans les airs, le Saint-Esprit, la destruction de Montsalvat), n’apparaissent pas dans la version simplement scénique, confrontant ainsi la majorité du public à un manque ou à une alternative bien pauvre (la lance est un accessoire pris des mains de Klingsor par Parsifal). A l’inverse, les lunettes mettent considérablement à distance de l’action scénique, du fait de l’hystérie des informations envoyées par ce canal qui dissimule simplement la scène. On en perd l’émotion, l’humain, mais aussi certains détails de mise en scène plutôt intéressants. À l’issue de la représentation, il est impossible de dire si ce dispositif a un avenir dans la mise en scène d’opéra tant le résultat est inabouti artistiquement. Peut-être faudrait-il d’abord un spectacle exclusivement conçu pour des spectateurs équipés pour pouvoir en tenir compte.<br />
Dans cette abondance d’idées, plusieurs nous paraissent cependant assez intéressantes. Le troisième acte, en assumant de prendre de grandes libertés avec le livret, offre des images assez saisissantes, ainsi qu’une certaine idée de la désolation tout à fait contemporaine (décor de Mimi Lien). Pas d’enchantement du vendredi saint pour le public si ce n’est les fleurs de la réalité augmentée, le paysage est dévasté par le forage, et les seules fleurs sur scène sont des bouquets funéraires artificiels. Le tableau du jardin enchanté est tout à fait réussi, aussi bien par son aspect luxuriant que par son horreur gore, avec ce chevalier décapité dont les filles-fleurs se repaissent. Enfin, on apprécie la longue scène de soin de la blessure d’Amfortas, transmise en vidéo en gros plan dans une imagerie très Cronenberg, qui fait de cette blessure repoussante l’évocation d’une cavité sexuelle.</p>
<figure id="attachment_197899" aria-describedby="caption-attachment-197899" style="width: 1024px" class="wp-caption aligncenter"><img decoding="async" class="size-large wp-image-197899" src="https://www.forumopera.com/wp-content/uploads/IMG_0327-1024x683.jpeg" alt="" width="1024" height="683" /><figcaption id="caption-attachment-197899" class="wp-caption-text">Andreas Schager</figcaption></figure>
<p>Le Festival de Bayreuth a fait appel en grande majorité aux artistes des éditions précédentes pour cette reprise. Le principal nouveau venu est luxueux vu qu’il s’agit de l’Amfortas de <strong>Michael Volle</strong>. La voix est immédiatement saisissante, mais on s’étonne dans le premier acte d’un phrasé un peu statique, l’intensité passant davantage par le volume que par le détail. Ces réserves disparaissent totalement dans sa détresse du dernier acte, cette fois admirable aussi bien de puissance que de science du texte. Son pendant maléfique, Klingsor, est incarné par <strong>Jordan Shanahan</strong>, dont on ne sait trop si on veut lui faire jouer une caricature de capitaliste à la Jordan Belfort (Le Loup de Wall Street) ou un hédoniste gay, dans cette vieille tradition cinématographique d’affubler les antagonistes de codes queer. Toujours est-il que son chant est admirable, sain, et n’a rien de la caricature qu’on lui impose scéniquement.<br />
La Kundry d’<strong>Elīna Garanča</strong> triomphe auprès du public. Elle a le format exact du rôle, sur toute son étendue. Le saut d’intervalle vertigineux du « lachte » est impressionnant, les aigus sont aisés mais gardent la couleur de mezzo qui les rend si intenses, tandis que les graves sont toujours audibles, jusqu’en dessous de la portée. Son souffle, sa projection témoignent d’un chant athlétique très efficace. Ainsi, le « Parsifal, weile » qui interrompt la scène des Filles-fleurs coupe le souffle par son simple effet physique. Tout en étant admiratif, on n’y voit cependant pas nécessairement une interprétation absolue. Garanča n’a jamais été une grande diseuse, mais réussit à nous surprendre agréablement au début de la scène de séduction. Elle y recherche des nuances, une souplesse, une articulation qu’on ne lui connaissait pas. Puis revient l’occasion de faire du son, et on perd ce soin. Le phrasé se fait minimal, et on cherche en vain la griffure, la fêlure qui caractérise le personnage. L’intensité y est alors strictement acoustique. Il ne s’agit pas pour nous de détails, car c’est le texte qui donne sa force à Kundry, sa malice et sa force de manipulation contribuant à son potentiel de séduction. Waltraud Meier le démontrait avec brio.</p>
<figure id="attachment_197901" aria-describedby="caption-attachment-197901" style="width: 1024px" class="wp-caption aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-large wp-image-197901" src="https://www.forumopera.com/wp-content/uploads/IMG_0329-1024x683.jpeg" alt="" width="1024" height="683" /><figcaption id="caption-attachment-197901" class="wp-caption-text">Georg Zeppenfel, Andreas Schager, Elīna Garanča</figcaption></figure>
<p>On se permet aussi d’être exigeant sur ce point car au moins deux membres de la distribution rappellent à quel point le chant wagnérien ne peut se passer de l’art du récit et de l’éloquence. <strong>Andreas Schager</strong> d’abord, Parsifal très investi, qui réussit malgré son format héroïque à trouver les nuances piano et la couleur juvénile dont a besoin par instants le rôle. <strong>Georg Zeppenfeld</strong> ensuite, pour nous l’atout majeur de la distribution. Son Gurnemanz rayonne de bonté, par la magie d’une voix riche en harmoniques, mais surtout par son art du mot. Il ne s’agit pas tant de diction que d’accentuation, de phrasé naturel pour donner l’illusion du parlé-chanté. Impossible de parler de tunnels quand les longs récits du personnage sont déclamés avec une telle intelligence. Il est par ailleurs très juste sur scène, alors que le niveau de jeu est assez inégal.<br />
Les seconds rôles sont tous distribués avec soin, du Titurel aussi grave que nécessaire de <strong>Tobias Kehrer</strong> aux Filles-fleurs, parmi lesquelles on distingue le beau soprano lyrique de <strong>Victoria Randem</strong>. Citons aussi le court solo de <strong>Marie-Henriette Reinhold</strong> en conclusion du premier acte, qui obtient l’effet céleste escompté grâce à une ligne impeccable.</p>
<p>Le <strong>Chœur du Festival de Bayreuth</strong> bénéficie avec Parsifal de nombreux moments pour briller, au premier rang desquels on met l’entrée du cortège funéraire de Titurel (« Geleiten wir im bergenden Schrein »). La violence des consonnes, l’expressivité, la cohésion en font un moment glaçant. Cependant, c’est l’ensemble de leur prestation qu’il faut saluer, des Filles-fleurs aux cérémonies du Graal. Les voix célestes en particulier réussissent pleinement l’effet androgyne trouble recherché par Wagner. Les artistes des chœurs ont été préparés par <strong>Thomas Eitler-de Lint</strong>.</p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" class="size-large wp-image-197902 aligncenter" src="https://www.forumopera.com/wp-content/uploads/IMG_0325-1024x683.jpeg" alt="" width="1024" height="683" /></p>
<p>Excès d’ambition ? Limites techniques ? Projet voué à l’échec ? On ne peut pas cacher une vraie frustration à la sortie du Festspielhaus face à une production qu’on attendait avec une vraie curiosité, voire une certaine bienveillance. Inaboutie, son plus grand tort est peut-être d’empêcher la transcendance créée par les interprètes de totalement se déployer, du fait de la pauvreté de son imaginaire. Et pourtant, on choisit d’en retenir la dernière image, celle de Kundry et Parsifal regardant vers l’avenir, prêts à guider l’humanité vers plus de respect mutuel, plus de « Mitleid ». Cette compassion, cette sensibilité, c’est bien ce que nous ont donné à entendre orchestre et chant ce soir, dans une interprétation résolument tournée vers le sensible.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Bayreuth annonce le programme de son édition 2025.</title>
		<link>https://www.forumopera.com/breve/bayreuth-annonce-le-programme-de-son-edition-2025/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Jean Michel Pennetier]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 02 Sep 2024 10:02:43 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>La prochaine édition du festival ouvrira le 25 juillet avec un Die Meistersinger von Nürnberg dans une nouvelle production du peu connu Matthias Davids, qui devra assumer la lourde tâche de faire oublier l&#8217;exceptionnel spectacle de Barrie Kosky. Elle affichera Georg Zeppenfeld en Hans Sachs, Michael Spyres en Walther (pas sûr que Wagner y gagne &#8230;</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>La prochaine édition du festival ouvrira le 25 juillet avec un <em>Die</em> <em>Meistersinger von Nürnberg</em> dans une nouvelle production du peu connu <strong>Matthias Davids</strong>, qui devra assumer la lourde tâche de faire oublier <a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://www.forumopera.com/spectacle/die-meistersinger-von-nurnberg-bayreuth-drole-et-profond/">l&rsquo;exceptionnel spectacle de Barrie Kosky</a>. Elle affichera <strong>Georg Zeppenfeld</strong> en Hans Sachs, <strong>Michael Spyres</strong> en Walther (pas sûr que Wagner y gagne ce que le belcanto et l&rsquo;opéra français y perdent&#8230;) et <strong>Christina Nilsson</strong> en Eva, sous la direction de <strong>Daniele Gatti. </strong>En pré-ouverture du festival, un concert en plein air sera donné le 24 (et repris le 28). La vision contestée du <a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://www.forumopera.com/spectacle/das-rheingold-bayreuth-une-petite-comedie/"><em>Ring</em></a> de <strong>Valentin</strong> <strong>Schwarz</strong> sera reprise une dernière fois sous la baguette de <strong>Simone Young</strong> avec <strong>Tomasz Konieczny</strong> (Wotan), <strong>Catherine Foster</strong> (Brünnhilde), <strong>Michael Spyres</strong> (Siegmund), <strong>Christa</strong> <strong>Mayer</strong> (Fricka) et <strong>Klaus Florian Vogt</strong> (Siegfried). Reprise également pour le <a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://www.forumopera.com/spectacle/wagner-parsifal-bayreuth-2/"><em>Parsifal</em></a> de Jay Scheib, avec à nouveau <strong>Andreas Schager</strong>. <strong>Elīna</strong> <strong>Garanča</strong> et <strong>Ekaterina Gubanova</strong> se partageront le rôle de Kundry, <strong>Georg Zeppenfeld</strong> et <strong>Jordan Shanahan</strong> seront à nouveau Gurnemanz et Klingsor, mais le vétéran <strong>Michael Volle</strong> sera cette fois Amfortas. <a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://www.forumopera.com/spectacle/lohengrin-bayreuth-et-la-musique-fut/"><em>Lohengrin</em></a> (reprise de la production de <strong>Yuval Sharon</strong>) verra le retour de <strong>Christian Thielemann</strong>.<strong> Piotr Beczała i</strong>nterprètera le rôle-titre aux côtés de <strong>Miina-Liisa Värelä</strong> (Ortrud) et <strong>Olafur Sigurdarson</strong> (Telramund). Le morne <a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://www.forumopera.com/spectacle/wagner-tristan-und-isolde-bayreuth-2/"><em>Tristan und Isolde</em></a> de <strong>Thorleifur Örn Arnarsson</strong> sera également repris, toujours sous la baguette de <strong>Semyon Bychkov</strong>, avec à nouveau <strong>Andreas Schager</strong> et <strong>Camilla</strong> <strong>Nylund</strong>. Les distributions annoncées restent à prendre avec des pincettes, les changements de dernière minute étant courant au festival. Les interprètes de Sieglinde et d&rsquo;Elsa ne sont d&rsquo;ailleurs pas connues. <a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://www.bayreuther-festspiele.de/programm/auffuehrungen/">Plus d&rsquo;infos sur le site</a>.</p>
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		<item>
		<title>WAGNER, Parsifal – Bayreuth</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/wagner-parsifal-bayreuth-2/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Jean Michel Pennetier]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 01 Aug 2024 04:00:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Pour mieux rendre compte de cette production si particulière de Parsifal, il nous faudra préalablement parler « cuisine ». Une partie des spectateurs, dont nous-mêmes, dispose de la possibilité de l&#8217;apprécier dans une version en « réalité augmentée » au travers de lunettes adaptées. Il s&#8217;agit d&#8217;une technique consistant à mixer la réalité et une &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<figure class="wp-block-image aligncenter size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="640" src="https://www.forumopera.com/wp-content/uploads/Bayreuther-Festspiele_Parsifal_2024_Rabbit_Halo_72dpi_web_c_Jay-Scheib-1024x640.jpg" alt="" class="wp-image-169768"/><figcaption class="wp-element-caption"><sup>© Jay Scheib</sup></figcaption></figure>


<p style="text-align: left;">Pour mieux rendre compte de cette production si particulière de <em>Parsifal</em>, il nous faudra préalablement parler « cuisine ».</p>
<p>Une partie des spectateurs, dont nous-mêmes, dispose de la possibilité de l&rsquo;apprécier dans une version en « réalité augmentée » au travers de lunettes adaptées. Il s&rsquo;agit d&rsquo;une technique consistant à<span style="font-size: 1rem;"> mixer la réalité et une représentation numérique. Au travers des lunettes, le spectateur voit simultanément la scène (car les </span>lentilles sont transparentes) et des images en trois dimensions complémentaires générées individuellement (car les lentilles sont aussi des écrans vidéos). Ce système n&rsquo;a donc rien à voir avec le cinéma en trois dimensions : le spectateur sans lunettes (ou qui les enlève) voit une mise en scène classique, sans aucun parasite visuel (quand on enlève ses lunettes dans une projection de film 3D, on distingue des images plus ou moins floues). D&rsquo;un autre côté, la perception des images additionnelles tridimensionnelles s&rsquo;adaptent en permanence à la position de la tête du spectateur (pour un film 3D, chacun voit la même chose). Beaucoup d&rsquo;ailleurs ne se rendent pas compte immédiatement qu&rsquo;en tournant la tête, en regardant vers le plafond ou vers le sol, on peut voir de nouveaux éléments dans le champ visuel, voire des images qui s&rsquo;animent au rythme des mouvements de la tête. Le plateau, visible en totalité pour les spectateurs sans lunettes, peut être partiellement ou totalement occulté pour ceux qui en ont. La salle et les spectateurs disparaissent même totalement, remplacés par un décor virtuel. Dans la pratique, <strong>Jay Scheib</strong> a donc dû concevoir deux mises en scène : l&rsquo;une classique et l&rsquo;autre en réalité augmentée, qui diffèrent, même au niveau des éclairages : les lunettes-écrans absorbant une grande partie de la lumière, il est en effet nécessaire de surexposer le plateau pour y voir quelque chose. Le spectateur sans lunettes voit donc une scène extrêmement éclairée, celui qui en dispose la distingue plutôt dans une légère pénombre. Il est à noter que seuls les 4 derniers rangs de parterre et le premier rang des loges, balcon et galerie offrent l&rsquo;accès à la réalité augmentée, soit un peu plus de 300 places sur les quelques 1900 disponibles. Les spectateurs utilisant habituellement de verres correcteurs se voient de plus fournir des lunettes adaptées par l&rsquo;adjonction de verres de la même correction (on imagine le coût et l&rsquo;organisation logistique, d&rsquo;ailleurs parfaite : recensement des besoins de correction, préparation des lunettes, essais préalables, distribution des lunettes à la place&#8230;). Comme on peut le comprendre, il n&rsquo;y a pas que la réalité qui est augmentée, il y a aussi les tarifs.</p>


<figure class="wp-block-image aligncenter size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="683" src="https://www.forumopera.com/wp-content/uploads/Par_TOT_150724_028_©EnricoNawrath_press-1024x683.jpg" alt="" class="wp-image-169772"/><figcaption class="wp-element-caption"><sub>Parsifal acte I © Enrico Nawrath</sub></figcaption></figure>


<p>Alors qu&rsquo;est-ce qu&rsquo;on voit ? Au début, pas grand chose, surtout si l&rsquo;on n&rsquo;a pas compris qu&rsquo;on pouvait bouger la tête : des points lumineux flottent dans les airs, des oiseaux volent&#8230; En tournant la tête, on voit un paysage désolé, avec des arbres sans feuilles, des rochers d&rsquo;aspects lunaires, possible référence aux mises en scène de Wieland Wagner. Rien de bien passionnant initialement mais les images deviennent progressivement de plus en plus prégnantes. Gurnemanz batifole avec une jeune femme puis semble le regretter. Il ne s&rsquo;agit pas de Kundry car elle sera à ses côtés au moment de son baptême final. Kundry apporte un morceau de minerai pour soigner Amfortas, d&rsquo;autres flottent dans les airs quand Gurnemanz évoque la construction de Montsalvat. D&rsquo;immenses cygnes volent dans les airs percés d&rsquo;une flèche (pour les voir en totalité, il faut lever la tête). L&rsquo;un d&rsquo;eux finit par tomber au sol (on ne le voit gisant que si l&rsquo;on se penche un peu). Un morceau de cobalt apparait quand Gurnemanz évoque pour Parsifal la cérémonie à venir. La pseudo eucharistie se fait alors que des flots de sang (stylisés) tombent en tout sens : c&rsquo;est d&rsquo;ailleurs Amfortas qui se vide de son propre sang dans le Graal (bleu cobalt) pour procéder au sacrement. Après avoir bu à la coupe, le vieillard Titurel se transforme en jeune homme : sur le moment, le contre-sens est flagrant puisque le sang du Christ est supposée apporter la vie éternelle dans l&rsquo;au-delà et non sur Terre, mais le propos s&rsquo;éclairera au final. Bizarrement, on voit un lapin gigantesque : on connait le Lapin de Pâques (une légende d&rsquo;origine allemande), toutefois, l&rsquo;acte I ne se passe pas à un date liturgique précise, contrairement à l&rsquo;acte III qui se situe pendant le Vendredi Saint.</p>


<figure class="wp-block-image aligncenter size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="683" src="https://www.forumopera.com/wp-content/uploads/Par_TOT_150724_063_©EnricoNawrath_press-1024x683.jpg" alt="" class="wp-image-169771"/><figcaption class="wp-element-caption"><sup>Parsifal acte II © Enrico Nawrath</sup></figcaption></figure>


<p>Les effets s&rsquo;accentuent à l&rsquo;acte II. Alors que le spectateur sans lunettes peut voir un plateau multicolore avec à gauche Kundry prostrée sur le sol, et à droite Klingsor (avec un casque à cornes), en réalité augmentée on voit bien le magicien, mais une paroi grisâtre occulte la partie gauche. Des fleurs psychédéliques volent dans les airs (on se croirait dans des tableaux surréalistes). Devant la scène, on voit un parterre de fleurs : quand on bouge la tête, les tiges s&rsquo;écartent comme si quelqu&rsquo;un d&rsquo;invisible vous suivait avec un léger retard en marchant au milieu d&rsquo;elles. On se prend à bouger la tête dans tous les sens à toute vitesse pour voir si ça marche mais on n&rsquo;est pas là que pour s&rsquo;amuser. A certains moments, la scène disparait totalement : Klingsor n&rsquo;est plus qu&rsquo;une tête de squelette (rose) presque aussi haute que la salle, Kundry une tête verte, et les deux carcasses se répondent l&rsquo;une à l&rsquo;autre, le mouvement des mâchoires étant à peu près synchrones avec les paroles prononcées par les chanteurs quant à eux invisibles. Après avoir été déshabillé par les filles-fleurs, Parsifal est en short et T-shirt (avec l&rsquo;inscription « Remember me » sur le dos). Il tient une lance coudée. Des boules de feu traversent l&rsquo;espace lors de son combat. À la fin de l&rsquo;acte, la réalité augmentée nous montre une représentation 3D de la salle (qui se superposerait exactement avec la vraie si celle-ci était éclairée) qui s&rsquo;effondre sur elle-même comme le château de Klingsor et laisse place à un désert aride. Klingsor git sur la scène, son double semble tomber vers les Enfers.</p>


<figure class="wp-block-image aligncenter size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="683" src="https://www.forumopera.com/wp-content/uploads/Par_160724_334_©EnricoNawrath_press-1024x683.jpg" alt="" class="wp-image-169767"/><figcaption class="wp-element-caption"><sub>Parsifal acte III © Enrico Nawrath</sub></figcaption></figure>


<p>Le dernier acte est un peu plus calme : tandis que Kundry lave les pieds de Parsifal, de l&rsquo;eau jaillit de rochers suspendus dans les airs. A nos pieds, un renard attend tranquillement dans les neiges. Nous sommes dans une mine de lithium ou de cobalt : sur scène, une excavatrice à godets et, flottant dans les airs, sa réplique gigantesque. Quelques sacs plastiques volent dans tous les sens (c&rsquo;est un peu énervant). Le sol est jonché de vieilles bouteilles plastiques. La mare d&rsquo;eau pure du premier acte est totalement polluée. Durant l&rsquo;<em>Enchantement du Vendredi Saint</em>, des fleurs mais aussi des piles usées et des Kalachnikov flottent dans les airs (1).</p>
<p>Le message de la production devient plus clair. Ceux qui aiment se creuser la tête en cherchant des pistes d&rsquo;interprétation à des messages abscons sont déçus. Jay Scheib veut mettre en avant des préoccupations environnementalistes : les dégâts engendrés par les technologies supposées combattre le réchauffement climatique, la pollution due à la surconsommation, les nouvelles guerres suscitées par la volonté de maîtriser les ressources minières. On se rappellera alors les morceaux de minerais de Kundry à l&rsquo;acte I, les paroles de Gurnemanz, le Graal en cobalt : les métaux rares sont le nouveau Graal de l&rsquo;époque moderne, les éléments qui permettent au monde ancien de continuer à vivre selon ses modes de vie passés (Titurel qui retrouve sa jeunesse), mais au prix d&rsquo;une nouvelle destruction environnementale (toutefois, cet aspect écologiste ne nous a pas semblé présent à l&rsquo;acte II). Bien entendu, Kundry ne meurt pas après son baptême (une conversion à l&rsquo;écologie décroissante ?) et Parsifal brise le Graal sur le sol. Si le message de dénonciation des politiques actuelles est clair, on ne peut pas dire que Scheib soit prolixe quant aux solutions alternatives, si ce n&rsquo;est que Parsifal et Kundry vivront désormais d&rsquo;amour et d&rsquo;eau fraîche, ce qui, après tout, est une façon comme une autre de se réchauffer sans pollution excessive.</p>
<p>Wagner a conçu <em>Parsifal</em> (et auparavant <em>Tristan und Isolde</em>) sous l&rsquo;influence relative de la pensée de Schopenhauer. On retrouve ici la plupart de ses grands principes : la volonté comme essence de la réalité (de fait, Parsifal plie le monde des Chevaliers du Graal à sa propre volonté en détruisant le calice), le monde comme représentation (quoi de plus évident avec le recours à la réalité augmentée ?), la compassion (jusque dans la non-mort de Kundry), le rejet du monde matériel (hérité du bouddhisme), le pessimisme (l&rsquo;absence de solution après la destruction du Graal)&#8230; Malgré sa conclusion qui diverge totalement de celle du livret original, cette production reste néanmoins cohérente avec les préoccupations wagnériennes.</p>


<figure class="wp-block-image aligncenter size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="994" height="558" src="https://www.forumopera.com/wp-content/uploads/bayreuther-festspiele-ar-brille-parsifal-richard-wagner-102_h-558_v-img__16__9__xl_w-994_-e1d284d92729d9396a907e303225e0f2d9fa53b4.jpg" alt="" class="wp-image-169770"/><figcaption class="wp-element-caption"><sup>© Bayreuther Festspiele</sup></figcaption></figure>


<p>Sur le plan technique, le procédé n&rsquo;est pas tout à fait abouti : les lunettes-écrans sont trop petites pour que le spectateur soit totalement pris dans l&rsquo;environnement virtuel (comme nous l&rsquo;avons écrit plus haut, il faut bouger la tête). Il faudrait un casque enveloppant, ce qui serait de toute façon incompatible avec l&rsquo;ajout de verres correcteurs. La vue doit être totalement dégagée : le bout de crâne du spectateur devant soit est, à travers les lunettes, décalé vers le haut ce qui peut faire qu&rsquo;un œil voit le plateau, tandis que l&rsquo;autre ne voit que la réalité augmentée. Les chanteurs sont un peu flous en bord de lentille. Les objets virtuels sont d&rsquo;un graphisme encore rudimentaire avec peu de réalisme : les objets s&rsquo;enfoncent ou sortent de la neige sans laisser de traces sur celle-ci, un tronc d&rsquo;arbre passe tranquillement au milieu d&rsquo;une bouteille plastique qui n&rsquo;est ni déplacée ni déformée&#8230; : on se croirait dans les premiers jeux vidéos des années 2000. Sur le plan visuel, on est assailli en permanence : aucun moment de repos pour le spectateur, bombardé d&rsquo;objets parfois pertinents (la lance), parfois superfétatoires (des ancres bleues, des balances ailées, des figures géométriques, des serpents, des insectes dont une grosse mouche qui vient se coller au bord des lunettes, des oreilles percées (à droite sur le triptyque de Jérôme Bosch, <a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Le_Jardin_des_délices#/media/Fichier:The_Garden_of_earthly_delights.jpg"><em>Le Jardin des délices</em></a>), des humanoïdes translucides, des ronces ou couronnes d&rsquo;épines, des morceaux de bras très bien découpés, sanguinolents ou pas, des fruits&#8230;). Ça ne s&rsquo;arrête jamais : on a l&rsquo;impression que le concepteur vidéo, <strong>Joshua</strong> <strong>Higgason</strong>, a tenu à nous faire voir tous les objets qu&rsquo;il avait conçus, un peu comme un gamin qui viendrait apporter tous ses gribouillis à sa mère pour recueillir son approbation. Impossible (sauf pour des surhommes nietzschéens) de comprendre sur le coup toutes les symboliques associées (déjà qu&rsquo;il y a débat pour la cérémonie d&rsquo;ouverture des Jeux Olympiques la veille&#8230;). Cette surdensité visuelle rend difficile la concentration sur la mise en scène elle-même (quand l&rsquo;oeil est irrésistiblement attiré vers un objet humain on perd de vue ce qui se passe sur scène) et encore plus sur les prestations musicales : le cerveau reptilien (qui, selon certaines théories, régule les sensations primaires comme la peur ou le plaisir) l&#8217;emporte systématiquement, en termes de mobilisation de l&rsquo;attention, sur le cerveau limbique (siège de l&rsquo;émotion), et encore plus sur le neocortex (siège de la rationalité). J&rsquo;en ai eu la preuve avec ma voisine, charmante dame assez âgée, qui n&rsquo;avait probablement jamais vu un film en 3D de sa vie, et qui (entre deux séances d&rsquo;endormissement) poussait des petits cris, voire lançait quelques mots, à chaque fois qu&rsquo;un objet pointait virtuellement vers son visage, oubliant qu&rsquo;elle n&rsquo;était pas seule dans son salon.</p>


<figure class="wp-block-image aligncenter size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="683" src="https://www.forumopera.com/wp-content/uploads/Par_TOT_150724_017_©EnricoNawrath_press-1024x683.jpg" alt="" class="wp-image-169773"/><figcaption class="wp-element-caption"><sub>Parsifal acte I © Enrico Nawrath</sub></figcaption></figure>


<p>Musicalement, la réalisation est de haute volée. Dans un rôle beaucoup moins exposé que celui de Tristan,<a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://www.forumopera.com/spectacle/wagner-tristan-und-isolde-bayreuth-2/"> rôle qu&rsquo;il chantait l&rsquo;avant-veille</a>, <strong>Andreas Schager</strong> est un Parsifal plein de fougue et de jeunesse, totalement naturel, avec un deuxième acte particulièrement électrisant. Il ne campe pas pour autant un personnage monolithique, et sait faire preuve de nuances bien venues, toujours sans affectation, par exemple dans l&rsquo;évocation de sa mère. Ses interventions à l&rsquo;acte II sont particulièrement électrisantes. <strong>Ekaterina Gubanova</strong> est une belle Kundry au timbre chaud. Elle gère bien les difficiles aigus que lui a réservés les compositeur, mais on y sent ses limites. Elle est dramatiquement impliquée, mais sans être non plus la bête de scène que l&rsquo;on aimerait voir dans ce rôle. <strong>Jordan Shanahan</strong> est un Klingsor étonnamment bien chantant dans ce rôle où beaucoup de chanteurs priorisent l&rsquo;expressivité sur la musicalité. Il en deviendrait presque sympathique. Le Gurnemanz de <strong>Georg Zeppenfeld</strong> est impeccable de musicalité mais un peu sous dimensionné en termes de projection. On pourra aussi préférer des timbres plus graves et plus chauds à cette voix un peu impersonnelle et qui manque de contraste avec celle de Schager. <strong>Derek</strong> <strong>Welton</strong> est un Amfortas dramatiquement un peu fade (il faut dire que depuis Thomas Hampson, la plupart des Amfortas paraissent fades&#8230;). La voix nous a semblé un peu fatiguée, avec des aigus rauques (à vue de nez, car nous n&rsquo;avons pas l&rsquo;oreille absolue ni la partition sur les genoux : un fa dièse et même un ré vociférés à l&rsquo;acte I ; mi, fa, fa dièse, sol (on ne sait plus trop) difficiles à l&rsquo;acte III). Espérons que ce ne soit qu&rsquo;un mauvais jour. Le Titurel<b> </b>de <strong>Tobias Kehrer</strong> est remarquable de noirceur de timbre, de puissance, de musicalité et d&rsquo;expressivité et cette voix de bronze connaitra un beau succès à l&rsquo;applaudimètre. Chevaliers, écuyers et Filles-fleurs sont impeccables. Peu impressionnants, les chœurs nous ont semblé insuffisamment sonores. <strong>Pablo Heras-Casado</strong> offre une direction d&rsquo;une belle transparence. Le tempo un peu lent au démarrage revient vite dans la moyenne. La représentation dure en effet environ 3h53 : c&rsquo;est davantage que Boulez et moins que Levine (lequel flirtait avec les 4 heures et plus sans jamais paraitre poussif). Sur la durée, la direction reste toutefois un peu extérieure : techniquement impeccable et respectueuse du plateau, musicale et élégante, évitant le pathos et, conséquemment, manquant de tension, de ferveur, de contrastes. L&rsquo;orchestre donne un peu l&rsquo;impression d&rsquo;un immense monument devant lequel se produisent les chanteurs. Aux entractes, le nom de Pablo Heras-Casado sortait régulièrement comme le probable prochain directeur musical de l&rsquo;Opéra de Paris.</p>
<p>En dépit de ses limites, cette expérience de réalité augmentée reste proprement stupéfiante. Certains ont été rebutés par cette technologie mais la plupart des spectateurs semblaient enchantés et nous n&rsquo;avons pas regretté notre choix de porter les lunettes jusqu&rsquo;au terme du spectacle. De toute façon, tous les choix sont respectables : ma grand-mère paternelle est restée toute sa vie fidèle aux casseroles en cuivre, alors que ma mère ne jurait que par les casseroles en alu (mais il y avait peut-être aussi un contentieux familial là dessous). Le principal problème à notre sens reste la difficulté à se concentrer sur la musique face à tel un déferlement d&rsquo;images. Peut-être le spectacle aurait-il pu être plus sobre de ce point de vue. Peut-être d&rsquo;autres ouvrages seraient-ils mieux adaptés : <em>Der Fliegende Holländer</em>, le <em>Ring</em>, pour rester chez Wagner. Peut-être la réalité augmentée pourrait-elle être utilisée ponctuellement (le troisième acte de <em>Robert-le-Diable</em> pourrait être terrifiant). Peut-être se développera-t-elle pour des superstars de la pop, voire pour de tout nouveaux types de spectacles que nous n&rsquo;imaginons pas aujourd&rsquo;hui : après tout, selon la légende, le téléphone aurait été inventé pour entendre des représentations d&rsquo;opéra à distance (de nos jours, ce sont plutôt les téléphones qu&rsquo;on entend à l&rsquo;opéra et pas l&rsquo;inverse). On se souviendra alors que le Festival de Bayreuth aura été le premier à défricher les possibilités de cette nouvelle technologie : en cela, il aura été totalement fidèle à sa vocation d&rsquo;explorateur.</p>
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<pre>On voudra bien nous excuser si certaines de nos descriptions ne correspondent pas exactement au déroulé chronologique de la production. A moins d'être hypermnésique, il est impossible de se rappeler d'une telle richesse visuelle déployée tout au long de ces 4 heures, d'autant qu'il faut aussi se concentrer sur la musique. Il est dommage que le Blu Ray sorti récemment (filmé en 2023) ne propose pas une adaptation 3D. Quant à ceux pour qui la musique prime et qui n'ont que faire des mises en scène, nous leur conseillons <a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/wagner-parsifal-bayreuth-2023/">le CD de ces mêmes soirées, chroniqué ici par notre confrère Charles Siegel</a>, dont le rendu est assez différent de notre ressenti en salle..</pre>
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</ol><p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/wagner-parsifal-bayreuth-2/">WAGNER, Parsifal – Bayreuth</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
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		<title>WAGNER, Parsifal &#8211; Bayreuth</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/wagner-parsifal-bayreuth/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Dominique Joucken]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 16 Aug 2023 04:00:00 +0000</pubDate>
				<guid isPermaLink="false">https://www.forumopera.com/?post_type=spectacle&#038;p=139121</guid>

					<description><![CDATA[<p>Cette année à Bayreuth, il n&#8217;était question que de cela : les lunettes de réalité augmentée que le public serait invité à porter pour découvrir la nouvelle production de Parsifal. Outre que chacun, journaliste comme public, y était déjà allé de son petit avis sur la question, il est apparu assez vite que les lunettes &#8230;</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Cette année à Bayreuth, il n&rsquo;était question que de cela : les lunettes de réalité augmentée que le public serait invité à porter pour découvrir la nouvelle production de <em>Parsifal</em>. Outre que chacun, journaliste comme public, <a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://www.forumopera.com/a-bayreuth-le-progres-fait-rage/">y était déjà allé de son petit avis sur la question,</a> il est apparu assez vite que les lunettes seraient en nombre insuffisant. Elles sont donc devenues l&rsquo;objet d&rsquo;une convoitise particulière de la part des festivaliers, lesquels se sont vite divisés en deux groupes : ceux qui avaient la chance d&rsquo;en avoir et &#8230;les autres. A l&rsquo;arrivée, il faut bien reconnaître que toute cette poussière a été soulevée pour rien. D&rsquo;abord, parce que l&rsquo;appareil en lui-même est très inconfortable. Il est mal conçu pour les grands nez, et chauffe en permanence. Dans l&rsquo;étuve du Festspielhaus, s&rsquo;infliger quelques degrés du plus n&rsquo;est sans doute pas une bonne idée. Surtout, on n&rsquo;en perçoit pas vraiment la plus-value : rajouter une lune, des angelots, des champignons ou des épines apporte-t-il quoi que ce soit à l&rsquo;intrigue ? Ces illustrations semblent surgir de façon aléatoire, sans crier gare, au petit bonheur, et elles empêchent plus d&rsquo;une fois de voir ce qui se passe sur la scène. Après trente minutes, nos lunettes AR ont donc rejoint leur étui pour ne plus en sortir. A en juger par le verdict de spectateurs plus patients, nous n&rsquo;avons rien perdu pour la suite.</p>


<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="860" src="https://www.forumopera.com/wp-content/uploads/Par_150723_026_©EnricoNawrath_presse-1-1024x860.jpg" alt="" class="wp-image-139397"/></figure>


<p>L&rsquo;idée est d&rsquo;autant plus futile qu&rsquo;elle induit en erreur sur les intentions du metteur en scène. <strong>Jay Scheib</strong> a beau venir bardé de tous les gadgets de la modernité la plus subversive, sa lecture est finalement bien en phase avec une conception classique de <em>Parsifal</em>. Il y a bien quelques concessions au <em>Regietheater</em> dans les costumes, ou dans l&rsquo;idée de transformer le Graal en cristal que Parsifal brise lors de la dernière scène ; ou encore cette horrible habitude de doubler certains personnages sans que l&rsquo;on comprenne jamais pourquoi. Mais la plupart du temps, ce qui se passe sur scène est lisible, esthétique (très beaux décors, tantôt désolés tantôt psychédéliques) et conte l&rsquo;histoire avec conviction : Gurnemanz raconte et prie, Amfortas souffre, Kundry séduit et Parsifal est en quête de lui-même. Il y a même quelques trouvailles remarquables : l&rsquo;idée que ce soit le sang d&rsquo;Amfortas lui-même qui serve à la communion des chevaliers explique physiquement sa souffrance, et le Klingsor en ensemble rose et hauts talons est pour notre époque une incarnation des fourvoiements de la chair autrement plus parlante qu&rsquo;un mage en cape foncée. La scène des filles-fleurs, aussi déjantée que millimétrée, est inoubliable, et les échanges Kundry-Parsifal sont mémorables de véhémence. On pourra certes reprocher à cette approche son horizontalité et son absence de transcendance, mais elle est un témoin de notre époque, qui voit la spiritualité chrétienne traverser une crise profonde. Ainsi, l&rsquo;idée de montrer Parsifal invitant Kundry à partager la royauté du Graal avec lui (et peut-être entamer une vie de couple? ) aura choqué pas mal de gens. Mais elle est défendable si on prend en compte les ultimes idées de Wagner sur l&rsquo;émancipation de la femme.</p>


<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="768" src="https://www.forumopera.com/wp-content/uploads/Par_150723_115_©EnricoNawrath_presse-1-1024x768.jpg" alt="" class="wp-image-139398"/></figure>


<p>Les débuts dans la fosse de <strong>Pablo Heras-Casado</strong> étaient très attendus. <a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://www.forumopera.com/spectacle/siegfried-madrid-a-madrid-on-ne-connait-pas-la-peur/">Réussir le Ring à Madrid</a> est une chose. Dompter l&rsquo;acoustique de Bayreuth en est une autre. Examen passé haut la main : tout sonne avec vigueur et transparence, le chef espagnol parvenant à tirer parti des prodiges de l&rsquo;orchestre « enterré » en fondant les sonorités tout en faisant ressortir les individualités de timbre lorsque cela est nécessaire, par exemple les bois dans l&rsquo;Enchantement du Vendredi saint. Ailleurs, c&rsquo;est le triomphe d&rsquo;un Parsifal hédoniste, presque païen dans sa volonté de jouir du son, en écho à la mise en scène plus terrestre que céleste. Le public ne s&rsquo;y est pas trompé et a réservé un bel accueil au nouveau venu. Le plateau est aussi d&rsquo;une excellente tenue. Commençons par son unique point faible. On espérait beaucoup du Gurnemanz de <strong>Georg Zeppenfeld</strong>, qui s&rsquo;est imposé ces dernières années comme la basse de référence à Bayreuth. Son timbre est bien le puits de noblesse que l&rsquo;on attend chez le pieux écuyer, et l&rsquo;articulation des longs récits est exemplaire, mais il est pris plus d&rsquo;une fois en défaut de volume et couvert par l&rsquo;orchestre, auquel le chef ne lâche pourtant pas la bride. L&rsquo;effet d&rsquo;une fatigue due à quatre parties chantées lors de ce Festival 2023 (Hunding, Daland, Marke et Gurnemanz) ? Même les plus grands ont leurs limites physiques. Au registre des réserves, on signalera aussi que le Parsifal <strong>d&rsquo;Andreas Schager</strong> a des aigus tirés au troisième acte. Mais avant cela, il nous aura gratifiés d&rsquo;un chaste fol d&rsquo;anthologie, vibrant de passion et de fureur contenue. Certes, les partisans d&rsquo;un chant angélique en seront pour leurs frais, mais nous avouons trouver irrésistible cette façon de se consumer dans et par la musique, et les éclats du duo avec Kundry donnent la chair de poule. L&rsquo;Amfortas de <strong>Derek Welton</strong> n&rsquo;appelle qu&rsquo;un seul reproche : celui d&rsquo;une trop grande perfection de la ligne, d&rsquo;un chant trop poli pour exprimer la souffrance de son personnage. Mais qui osera se plaindre devant tant de beauté et un souffle aussi parfaitement maîtrisé ? Le Klingsor de <strong>Jordan Shanahan</strong> veut lui échapper au cliché de l&rsquo;aboyeur, et il met dans ses interjections plus de venin que de rage. Pari réussi, d&rsquo;autant que la voix se projette malgré tout très bien. Le Titurel de <strong>Tobias Kehrer</strong> n&rsquo;a que quelques phrases à chanter, mais cette voix de bronze marque l&rsquo;oreille dès qu&rsquo;elle s&rsquo;élève. Un des plus gros succès auprès du public, d&rsquo;ailleurs. Les Filles-fleurs sont caressantes à souhait, et leur ensemble est parfaitement tenu.</p>


<figure class="wp-block-image aligncenter size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="630" height="1024" src="https://www.forumopera.com/wp-content/uploads/Par_150723_212_©EnricoNawrath_presse-1-630x1024.jpg" alt="" class="wp-image-139401"/></figure>


<p>Celle qui remporte tous les suffrages est cependant la Kundry <strong>d&rsquo;Elina Garanča</strong>. Que faut-il louer le plus ? La présence scénique d&rsquo;un félin, même dans ses moments de silence ? Sa façon d&rsquo;arpenter la scène, de se recroqueviller, d&rsquo;ouvrir les bras ? Tout est porteur de sens, comme longuement mûri, lorsque tant d&rsquo;autres chanteuses enfilent les rôles comme de nouvelles robes. Encore n&rsquo;a-t-on rien dit de la voix, parfaitement galbée et égale dans tous les registres. On sait que c&rsquo;est là la difficulté principale du rôle, qui oblige à de vertigineux écarts. Tous ces écueils ont été évités, et la mezzo lettonne livre une Kundry aussi glorieuse que sensuelle, avec des vagues de puissance qui montent progressivement, auxquelles on comprend difficilement que Parsifal parvienne à résister. Les vivats du public sont une reconnaissance qui confine au délire. Si on ajoute que tous les seconds rôles sont impeccablement tenus, et que les&nbsp;<b>Chœurs du Festival de Bayreuth</b> restent fidèles à leur réputation sous la direction ultra précise <strong>d&rsquo;Eberhard Friedrich</strong>, on aura compris que ce <em>Parsifal</em> est à voir, à condition d&rsquo;oublier ces stupides lunettes.</p><p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/wagner-parsifal-bayreuth/">WAGNER, Parsifal &#8211; Bayreuth</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
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		<title>Parsifal en réalité augmentée : pas si simple</title>
		<link>https://www.forumopera.com/breve/parsifal-en-realite-augmentee-pas-si-simple/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Thierry Verger]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 15 Jul 2023 14:46:30 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Nous avions évoqué ici la mise en scène très originale que le metteur en scène américain Jay Scheib allait proposer cette année à Bayreuth pour la nouvelle production de Parsifal. Place à la réalité augmentée et surtout place aux lunettes adéquates à commander en même temps  que ses billets, en prenant soin d’indiquer son indice &#8230;</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Nous avions évoqué <a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://www.forumopera.com/breve/bayreuth-2023-parsifal-en-realite-augmentee/">ici</a> la mise en scène très originale que le metteur en scène américain <strong>Jay Scheib</strong> allait proposer cette année à Bayreuth pour la nouvelle production de <em>Parsifal</em>. Place à la réalité augmentée et surtout place aux lunettes adéquates à commander en même temps  que ses billets, en prenant soin d’indiquer son indice de dioptrie, afin de profiter pleinement du spectacle.<br />
Sauf que nous apprenons aujourd’hui, grâce à la version web de <a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://www.merkur.de/kultur/parsifal-bayreuther-festspiele-jay-scheib-regisseur-interview-augmented-reality-premiere-zr-92402279.html">Merkur.de</a> que les choses ne seront pas aussi simples. En raison du coût induit, seuls 330 appareils ont pu être commandés !</p>
<p>Qu’à cela ne tienne, Jay Scheib nous dit maintenant que la mise en scène peut se lire de deux façons différentes et que l’idéal serait d’assister à deux représentations, une avec et une sans lunettes ! Ou l’art de retomber sur ses pieds. Et il espère que pour la session 2024, le Festival pourra acquérir 600 exemplaires des précieuses lunettes.</p>
<p>Pour rappel, la première de <em>Parsifal</em> a lieu le 25 juillet pour l’ouverture du Festival. Forumopéra rendra compte de la représentation du 12 août.</p>
<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/breve/parsifal-en-realite-augmentee-pas-si-simple/">Parsifal en réalité augmentée : pas si simple</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
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