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	<title>Aleš JENIS - Artiste - Forum Opéra</title>
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	<description>Le magazine en ligne de l&#039;opéra</description>
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	<title>Aleš JENIS - Artiste - Forum Opéra</title>
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		<title>JANACEK, De la maison des morts — Paris (Bastille)</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/de-la-maison-des-morts-paris-bastille-letincelle-divine-selon-chereau/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Alexandre Jamar]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 18 Nov 2017 04:35:38 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>C’était une reprise aux airs de résurrection : l’Opéra de Paris affiche comme « nouveau spectacle » le De la maison des morts déjà mythique de Patrice Chéreau créé il y a dix ans dans le cadre des Wiener Festwochen. En effet, la production s’est déjà forgé une identité propre, programmée sur de nombreuses scènes et &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>C’était une reprise aux airs de résurrection : l’Opéra de Paris affiche comme « nouveau spectacle » le <em>De la maison des morts</em> déjà mythique de <strong>Patrice Chéreau</strong> créé il y a dix ans dans le cadre des Wiener Festwochen. En effet, la production s’est déjà forgé une identité propre, programmée sur de nombreuses scènes et immortalisée en DVD par Deutsche Grammophon. L’ombre double de Chéreau et Boulez plane donc sur cette première parisienne, comme en témoigne l’exposition hommage au metteur en scène, inaugurée ce même samedi 18 novembre.</p>
<p>Aucun opéra de Janáček ne laisse autant de liberté à son metteur en scène. Puisant dans le roman déjà très fragmenté de Dostoïevski, le compositeur ne retient pour son livret que l’essentiel nécessaire à l’ossature d’un spectacle. Le matériau littéraire pour la composition est noir et dur, plus encore que les propositions formulées dans<em> Jenůfa</em> ou<em> Kat’a Kabanová</em>. Mais c’est surtout ici que le génie humaniste d’un Janáček au sommet de sa gloire transforme la trivialité du quotidien et les destins ordinaires des prisonniers en modèles d’humanisme. Loin du romantisme comme de l’expressionnisme, c’est la vérité et l’ambivalence de l’âme humaine qui intéressent le compositeur, à la recherche de « l’étincelle divine » qui anime toute créature. </p>
<p>D’une telle subtilité de personnages, <strong>Patrice Chéreau</strong> ne pouvait que tirer l’un de ses spectacles les plus aboutis. Le décor unique conscrit l’action dans un espace majestueux mais angoissé, œuvre de <strong>Richard Peduzzi</strong> qui tentera une expérience similaire dans <em>Elektra</em>, ultime production du metteur en scène. Les lumières de <strong>Bertrand Couderc</strong> sont savamment distillées afin de faire ressortir la crudité ou la désolation de chaque scène, mais c’est avantu tout la direction d’acteur minutieuse qui confère à cette production son caractère exceptionnel. Grâce au travail que l’on suppose acharné de <strong>Peter McClintock</strong>, <strong>Vincent Huguet</strong> et <strong>Thierry Thieû Niang</strong>, l’esthétique précise et efficace héritée de l’expérience au théâtre et à l’écran de Chéreau est restituée à merveille. Chaque geste s’inscrit dans une parfaite cohésion avec le texte et donc avec la musique, faisant de toutes les « étincelles divines » de Janáček un grand brasier théâtral.</p>
<p><img fetchpriority="high" decoding="async" alt="" class="image-large" height="312" src="/sites/default/files/styles/large/public/haberer_3.jpg?itok=LLky1whf" title="© Elisa Haberer (OnP)" width="468" /><br />
	© Elisa Haberer (OnP)</p>
<p>Pour une telle reprise, le plateau devait lui aussi se montrer irréprochable, et force est de constater que l’on atteint ce soir une qualité de casting rarement égalée. Car distribuer Janáček n’est pas une mince affaire : l’écriture vocale est retranchée dans les régions extrêmes de la voix et beaucoup de rôles évoluent dans des registres similaires l’un à l’autre. Pourtant, tout sépare la candeur d’Aleïa de la dureté de Louka, et c’est aux chanteurs d’expliciter ces différences.</p>
<p>Dans la pantomime, saluons premièrement le Kedril acide mais à propos de <strong>Marian Pavlović</strong> ainsi que le baryton ample du Don Juan d’<strong>Aleš Jenis</strong>. Du tandem Grand et Petit Prisonnier, nous préférons la couleur sombre et puissante de <strong>Vladimír Chmelo</strong> au ténor plus poussif mais tout aussi investi de <strong>Peter Straka</strong>. De même, <strong>Olivier Dumait</strong> et <strong>Ján Galla</strong>, bien que respectivement ténor (Jeune Prisonnier) et baryton (Tchekounov), sont eux aussi mis en difficulté par les assauts de l’écriture vocale ingrate du compositeur. En revanche, la présence scénique touchante de <strong>Graham Clark </strong>nous fera rapidement oublier son timbre quelque peu nasillard. <strong>Jiří Sulženko</strong> est un Commandant imposant et massif, aussi crédible vocalement que scéniquement, tout l’inverse du Chapkine impertinent mais clair et percutant de <strong>Peter Hoare</strong>. Le duo formé par <strong>Willard White</strong> et <strong>Eric Stoklossa</strong> est un modèle de complémentarité. Le timbre déjà mûr du premier répond à la candeur juvénile du second. La musicalité et la sincérité de jeu touchante du jeune Aleïa feront de ce rôle l’un des plus marquants de la soirée. <strong>Štefan Margita</strong> est un Louka Kouzmitch à la voix  métallique et puissante, aussi terrifiante que la partition le requiert. Son récit de l’assassinat du commandant agrippe le public au tripes, si bien que l’on a du mal à le reconnaître derrière la comptine profondément mélancolique du deuxième acte. <strong>Ladislav Elgr</strong> a certes plus de mal à emplir toute la salle de son ténor au timbre pourtant déjà corsé, mais un investissement scénique hors pairs rachète immédiatement ce léger manque de puissance. Enfin, <strong>Peter Mattei</strong> est un Chichkov à la sincérité toute désarmante, pliant son timbre net mais souple aux rapides sautes d’humeur du rôle.</p>
<p>Les chœurs d’hommes préparés par <strong>José Luis Basso</strong> démontrent que les formations françaises peuvent elles-aussi chanter en tchèque sans (trop) de difficulté et compter parmi elles des basses tout aussi solides qu’ailleurs. Du pianissimo le plus retenu aux cris poignants de liberté, tout semble réussir à une phalange qui était pourtant assez peu habituée à la musique de Janáček. Les interventions chorales demeurant assez rares dans l’ouvrage, c’est donc avec parcimonie que l’on savoure la beauté du son collectif qui s’en dégage.</p>
<p>Dans la fosse, <strong>Esa-Pekka Salonen</strong> galvanise un orchestre très enthousiaste pour ce soir de première. En une seule personne se retrouvent réunies la palette granitique du très regretté Mackerras et la clarté analytique du non-moins regretté Boulez. Dépecée de tout facilité d’un son trop plein ou trop facilement riche, la partition nous apparait telle qu’elle est : rude, torturée mais sincère, qualités que Chéreau avait déjà su saisir lors de la gestation de la production et qui font aujourd’hui la réussite de cette première parisienne.</p>
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		<title>Le Rossignol&#124;Iolanta — Prague (Théâtre National)</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/le-rossignol-stravinsky-iolanta-tchaikovski-prague-sevres-du-lait-de-la-tendresse-humaine/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Christophe Rizoud]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 01 Nov 2015 06:53:06 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>La représentation de deux opéras en un même spectacle pose toujours question. Si certains binômes s&#8217;imposent d&#8217;eux-mêmes – Cavalleria Rusticana et I pagliacci, L&#8217;Heure espagnole et L&#8217;Enfant et les sortilèges –, d&#8217;autres paraissent moins évidents. Charge alors au metteur en scène de convaincre du bien-fondé de l&#8217;appariement, note d&#8217;intention à l&#8217;appui, pour un résultat souvent &#8230;</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>La représentation de deux opéras en un même spectacle pose toujours question. Si certains binômes s&rsquo;imposent d&rsquo;eux-mêmes – <em>Cavalleria Rusticana </em>et <em>I pagliacci</em>, <em>L&rsquo;Heure espagnole</em> et<em> L&rsquo;Enfant et les sortilèges</em> –, d&rsquo;autres paraissent moins évidents. Charge alors au metteur en scène de convaincre du bien-fondé de l&rsquo;appariement, note d&rsquo;intention à l&rsquo;appui, pour un résultat souvent tiré par les cheveux. Faut-il par exemple proposer <em>Iolanta</em>, dont la durée avoisine l&rsquo;heure et demie, seule ou accompagnée d&rsquo;un autre ouvrage ? L&rsquo;opéra de Paris a choisi l&rsquo;année prochaine de la coupler au ballet <em>Casse-Noisette</em>, comme l&rsquo;avait prévu Tchaïkovski à l&rsquo;origine.</p>
<p>Le Théâtre national de Prague a décidé, lui, de ne pas chercher midi à quatorze heures. Son choix s&rsquo;est porté sur <em>Le Rossignol</em>. Les deux opéras sont russes et ne comportent qu&rsquo;un acte. Les similitudes s&rsquo;arrêtent là, tant au niveau des thèmes abordés que de l&rsquo;écriture musicale. Chacun des deux ouvrages reste en effet fermement ancré dans son époque (bien que la composition du<em> Rossignol</em> en deux périodes séparées de plusieurs années induise au sein même de la partition un écart de style que Stravinsky n&rsquo;a pu éviter). Ce sont donc deux spectacles distincts qu&rsquo;a imaginé <strong>Dominik Beneš</strong>, si différents qu&rsquo;on a du mal à penser qu&rsquo;ils ont été signés de la même main. Onirique et abstrait, <em>Le Rossignol</em> opte pour un style chorégraphié dans un décor épuré, écrasé par une lune immense favorisant un jeu diffus de lumière, tantôt rouge, tantôt bleu. Réaliste au contraire, <em>Iolanta</em> a pour cadre une scène jonchée de fleurs, rythmée par deux immenses rideaux représentant une forêt. L&rsquo;approche privilégie un mouvement naturel. Plutôt que de chercher des correspondances là où il n&rsquo;y en a pas, le metteur en scène s&rsquo;est préoccupé de composer un univers visuel en relation avec la musique et le livret. N&rsquo;est-ce pas toujours ainsi qu&rsquo;il faudrait procéder ?</p>
<p><img decoding="async" alt="" class="image-large" height="266" src="/sites/default/files/styles/large/public/rossio4.jpg?itok=gACzJOHx" title="© Národní divadlo" width="468" /><br />
	© Národní divadlo</p>
<p>D&rsquo;un opéra à l&rsquo;autre, les similitudes vocales sont également limitées. <strong>Jaroslav Březina</strong> et <strong>Yukiko Šrejmová Kinjo</strong> se chargent de faire le lien. Si <em>Le Rossignol</em> leur offre l&rsquo;occasion de faire valoir, l&rsquo;un en Pêcheur, l&rsquo;autre en Cuisinière, un chant irréprochable, un rien trop musclé cependant pour le ténor dans un rôle où l&rsquo;on attend davantage de poésie, <em>Iolanta</em> ne leur concède que peu de notes. Chez Tchaïkovski s&rsquo;impose d&rsquo;abord <strong>Veronika Dzhioeva</strong>, soprano russe dont la voix, par la rondeur généreuse du son, rappelle celle de sa compatriote Anna Netrebko. Cette Iolanta sensuelle et épanouie assume sans difficulté une tessiture pas si confortable, du grave naturellement sonore à l&rsquo;aigu dardé et précis. Vaudemont fragile, <strong>Aljaž Farasin</strong> est un authentique ténor lyrique au charme certain, égaré dans une partition inadaptée à ses moyens actuels. Accepter un tel contrat sans en avoir ni la puissance, ni la vaillance, ni l&rsquo;endurance (bien qu&rsquo;il en possède toutes les notes), n&rsquo;est-ce pas – hélas – poser une hypothèque sur l&rsquo;avenir ? Que le timbre de <strong>Vladimír Chmelo</strong> paraisse érodé n&rsquo;a rien d&rsquo;inacceptable – le poids des ans peut expliquer l&rsquo;expérience du sage –, que la voix plafonne dans son seul air s&rsquo;avère plus gênant. En Robert, <strong>Roman Janál</strong> ne manquerait ni de panache, ni de séduction s&rsquo;il n&rsquo;était renvoyé dans l&rsquo;ombre par <strong>Zdeněk Plech</strong>. Cette basse à la voix somptueuse et colossale pourrait en soignant davantage sa ligne de chant prétendre aux plus grandes scènes internationales. Dans <em>Le Rossignol</em> auparavant, Stravinsky n&rsquo;a vraiment d&rsquo;exigences que pour le rôle-titre. C&rsquo;est presque naturellement que l&rsquo;Empereur  – <strong>Aleš Jenis</strong> – et sa suite – <strong>Miloš Horák</strong>  et <strong>Luděk Vele</strong> – semblent en retrait tandis qu&rsquo; <strong>Olga Jelínková </strong>répond à toutes les sollicitations de l&rsquo;écriture, en termes de virtuosité et de musicalité, d&rsquo;une voix de soprano colorature dépourvue d&rsquo;acidité.</p>
<p>Peu présent dans la première comme dans la deuxième partie, le chœur du Théâtre national expose une homogénéité sans faille. L&rsquo;orchestre, lui, confirme ce qu&rsquo;il avait laissé entendre<a href="/la-petite-renarde-rusee-prague-ya-dla-joie"> la veille dans<em> La Petite Renarde rusée</em></a>, à savoir la supériorité des cordes sur les vents, les cuivres notamment. <strong>Zbyněk Müller</strong> préfère l&rsquo;épanchement lyrique à l&rsquo;efficacité dramatique. Sevrée de ce «<em> lait de la tendresse humaine</em> » dont parlait Shakespeare, sa direction prend en toute logique « <em>le chemin le plus court </em>».</p>
<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/le-rossignol-stravinsky-iolanta-tchaikovski-prague-sevres-du-lait-de-la-tendresse-humaine/">Le Rossignol|Iolanta — Prague (Théâtre National)</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
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