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	<title>Ben JOHNSON - Artiste - Forum Opéra</title>
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	<title>Ben JOHNSON - Artiste - Forum Opéra</title>
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		<title>Mozart in London</title>
		<link>https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/mozart-in-london-tirez-les-derniers-messieurs-les-anglais/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Laurent Bury]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 07 May 2018 06:11:12 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Pourquoi les baroqueux anglais ont-ils si longtemps dédaigné la musique composée dans leur pays après la mort de Haendel ? Pourquoi les opéras de Thomas Arne sont-ils encore si rarement repris ? Pourquoi les noms de Samuel Arnold, de George Rush ou de William Bates sont-ils à peu près inconnus des mélomanes hors des frontières britanniques ? En &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Pourquoi les baroqueux anglais ont-ils si longtemps dédaigné la musique composée dans leur pays après la mort de Haendel ? Pourquoi les opéras de Thomas Arne sont-ils encore si rarement repris ? Pourquoi les noms de Samuel Arnold, de George Rush ou de William Bates sont-ils à peu près inconnus des mélomanes hors des frontières britanniques ? En tout cas, ce n’est pas faute de mérite musical, comme le disque <em>Mozart in London </em>vient en offrir l’éclatante démonstration. Tout l’intérêt de cet album vient en effet du fait que Mozart n’y occupe qu’une place finalement assez réduite, et que ce programme, où se bousculent les premiers enregistrements mondiaux, nous révèle l’univers sonore qui put être celui du tout jeune Wolfgang lors de son long séjour en Angleterre : quinze mois, à partir du 23 avril 1764 au 1<sup>er</sup> août 1765 ! Grâce aux efforts des défricheurs du répertoire italien, on connaît désormais relativement bien ce que Mozart put écouter lors de ses voyages au-delà des Alpes, mais quant à ce qui se jouait outre-Manche quand il avait huit ans, la découverte est quasi-totale.</p>
<p>Bien sûr, comme dans toute grande capitale, Londres attirait des compositeurs de toute l’Europe, et l’on pouvait y entendre les œuvres de Johann-Christian Bach, de Karl-Friedrich Abel, d’Egidio Duni, de Giovanni Battista Pescetti ou de Davide Perez, parfois mélangées et accompagnées de paroles anglaises dans des pasticcios comiques. Dans ce climat d’émulation, il n’est pas surprenant que les talents nationaux aient pu également s’affuter, et les airs signés Arne et consorts donnent prodigieusement envie de connaître le reste de leurs œuvres.</p>
<p>Une fois encore, on salue donc bien bas <a href="https://www.forumopera.com/breve/27-annees-pour-feter-mozart">l’initiative du chef <strong>Ian Page</strong></a>, grand défricheur grâce auquel va s’approfondir notre connaissance de Mozart et de la musique de son temps. Le livret d’accompagnement de ces deux CD est une mine d’informations sur la programmation des lieux de spectacle et de concert londoniens dans la deuxième moitié du XVIII<sup>e</sup> siècle. Et au lieu de confier tous ces airs à un ou deux chanteurs, il a été fait appel à huit solistes différents, ce qui nous offre notamment un bel échantillon de la jeune génération du chant britannique. Rien moins que cinq sopranos, dont l’excellente <strong>Ana Maria Labin</strong>, choisie par Marc Minkowski pour sa trilogie Da Ponte (<a href="https://www.forumopera.com/les-noces-de-figaro-versailles-les-portes-ne-claquent-pas-elles-volent">Comtesse</a>, <a href="https://www.forumopera.com/don-giovanni-versailles-don-giovanni-de-lune">Anna</a>, <a href="https://www.forumopera.com/cosi-fan-tutte-versailles-lopera-cest-la-liberte">Fiordiligi</a>), <strong>Rebecca Bottone</strong>, dont on a pu goûter le timbre cristallin dans plusieurs comédies musicales au Châtelet, ou le fort séduisant organe d’<strong>Anna Devin</strong>. La mezzo <strong>Helen Sherman</strong> prête sa riche voix au personnage d’Arbaces dans l’<em>Artaxerxes</em> d’Arne, destiné au castrat Ferdinando Tenducci. On signalera aussi le ténor <strong>Ben Johnson</strong>, au chant sensible et gracieux malgré quelques voyelles un rien nasales, à qui l’on devait déjà un beau <a href="https://www.forumopera.com/cd/i-heard-you-singing-english-songs-make-them-laugh-make-them-cry">récital de mélodies britanniques</a>. Et l’orchestre The Mozartists, conduit par Ian Page, sait animer  toutes ces musiques du souffle nécessaire, sans rien sacrifier de la précision du jeu ni de la beauté du son. Pour avoir tiré les derniers en matière de redécouverte de leur patrimoine musical, les Anglais ne nous en donnent pas moins une leçon magistrale.</p>
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		<title>I heard you singing &#8211; English Songs</title>
		<link>https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/i-heard-you-singing-english-songs-make-them-laugh-make-them-cry/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Laurent Bury]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 17 Mar 2016 07:17:42 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Même si elle manifeste une belle diversité dans le choix des artistes qu’elle inclut, il est assez naturel que la série des Rosenblatt Concerts publiée par Opus Arte accueille en son sein de jeunes chanteurs britanniques. Voici venu le tour du ténor Ben Johnson, entendu à Saint-Denis l’an dernier dans Le Paradis et la Péri &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Même si elle manifeste une belle diversité dans le choix des artistes qu’elle inclut, il est assez naturel que la série des Rosenblatt Concerts publiée par Opus Arte accueille en son sein de jeunes chanteurs britanniques. Voici venu le tour du ténor <strong>Ben Johnson</strong>, entendu<a href="http://www.forumopera.com/le-paradis-et-la-peri-saint-denis-fanfare-pour-la-peri"> à Saint-Denis l’an dernier</a> dans <em>Le Paradis et la Péri</em> de Schumann, vu à Bordeaux dans <em>Don Giovanni. </em>Après avoir chanté Ottavio, Tamino, Alfredo et Nemorino à l’English National Opera, Ben Johnson n’est plus tout à fait un inconnu, mais ce disque de mélodies révèle une autre facette de son talent. Et c’est avec une infinie délicatesse qu’il aborde ces pages parfois ineffables, comme « Pleading » d’Edward Elgar. Si la voix montre parfois quelques duretés un peu nasales, elle n’en offre pas moins de superbes demi-teintes, et en particulier un art du diminuendo charmeur sur de très longues notes finales. Par ailleurs, le ténor fait preuve par ailleurs d’un robuste talent comique lorsqu’il le faut, puisque le disque inclut au moins trois plages de <em>comic relief </em>: « Betty and Johnny » qui rappelle le duo de Corydon et Mopsa dans <em>Fairy Queen</em>,  « The Stuttering Lovers », histoire de deux amoureux bègues, ou encore, proche du Poulenc des <em>Quatre Chansons pour enfants</em>, un des <em>Four Cautionary Tales</em>, textes hilarants dus à Hilaire Belloc, mis en musique par Liza Lehmann. Ben Johnson y est impayable, et l’on entrevoit ce dont il serait capable dans un rôle comique, par exemple Albert Herring (jusqu’ici, le Novice dans <em>Billy Budd</em> à Glyndebourne et un récent Lysandre du <em>Midsummer Night’s Dream</em> semblent avoir été ses seules incursions scéniques en terres britteniennes).</p>
<p>Ces plages humoristiques sont les bienvenues au milieu d’un programme qui séduit avant tout par une inspiration mélodique apparemment inépuisable, plus que par l’originalité des accompagnements. Beaucoup de noms peu familiers du public français parmi ces compositeurs : la majorité d’entre eux ont vécu entre 1850 et 1950, mais aucune des pièces réunies ici ne brille par une recherche de modernité. Le plus gâté est Eric Coates (1886-1957) avec quatre mélodies composées entre 1913 et 1926, Liza Lehmann (1862-1918) avec trois pages, et Amy Woodford-Finden (1860-1919), représentée par deux extraits de son recueil <em>Four Indian Love Lyrics</em> de 1902. Sentiment amoureux, patriotisme, piété, exotisme, toutes les tendances sont représentées dans les textes. Un peu de Shakespeare, comme « Orpheus with his lute », qui ouvre et ferme le récital, mais surtout des poètes contemporains des compositeurs. Quant à l’exotisme, on le perçoit dans certains poèmes plus que dans la musique, en dehors de quelques discrets mélismes vaguement orientaux.</p>
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		<title>HAENDEL, Alcina — Paris (TCE)</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/alcina-paris-tce-joyce-didonato-magicienne/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Christophe Rizoud]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 20 Oct 2014 06:59:32 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>L&#8217;opéra aime les magiciennes. Parmi celles que le genre a engendrées, Alcina est la plus fascinante, pour plusieurs raisons dont la plus inattendue tient à la nature des airs qui lui sont confiés. La pyrotechnie vocale qui prévaut chez ses consœurs passe dans cet ouvrage au second plan. L&#8217;amoureuse prend le pas sur l&#8217;enchanteresse, la &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>L&rsquo;opéra aime les magiciennes. Parmi celles que le genre a engendrées, Alcina est la plus fascinante, pour plusieurs raisons dont la plus inattendue tient à la nature des airs qui lui sont confiés. La pyrotechnie vocale qui prévaut chez ses consœurs passe dans cet ouvrage au second plan. L&rsquo;amoureuse prend le pas sur l&rsquo;enchanteresse, la femme blessée sur la fée. Ce qui finalement rend la créature remarquable, ce n&rsquo;est pas sa monstruosité mais son humanité qui s&rsquo;incarne dans des airs aussi sensibles que « Ah ! mio cor » ou « Si ; son quella », vaste exploration de la carte du tendre en ses contrées les plus désolées. Quelle chanteuse ne rêverait  de compter ce rôle à son répertoire, fût-elle mezzo-soprano. Cinq ans après l&rsquo;avoir enregistré pour Archiv (voir <a href="http://www.forumopera.com/cd/aux-langueurs-dalcina-alan-se-refusa">le compte rendu de Bernard Schreuders</a>), <strong>Joyce DiDonato</strong> le retrouve au Théâtre des Champs-Elysées dans le cadre d’une tournée qui s’achève à New York à la fin de la semaine. Entre temps, sa carrière a poursuivi son ascension ; elle tutoie aujourd&rsquo;hui les sommets. Un tel parcours ne doit rien au hasard. Pour Joyce DiDonato encore moins que pour une autre. Chaque détail compte, jusqu&rsquo;au look. La tenue ce soir hésite entre Desireless et Isabelle Adjani période <em>Subway</em>, cheveux dressés sur une nuque courte, robe sombre déstructurée, bottes noires cloutées. Alcina ou Domina ?</p>
<p>Rien n&rsquo;est laissé au hasard donc, ni le costume, ni le jeu scénique – bien que de tendres effusions puissent surprendre dans une version de concert –, ni l&rsquo;interprétation. Chaque note est pensée, chaque trait marqué. Alcina le vaut bien mais l&rsquo;exige-t-elle ? A trop vouloir démontrer, on obtient parfois l&rsquo;effet inverse. Le meilleur peut côtoyer dans le même air le plus discutable. Qu&rsquo;il soit divinement filé ou carrément hululé, chaque son participe cependant à la composition. La chanteuse finit par se prendre à son propre jeu, ou – plus fort encore – donner l&rsquo;impression que le personnage, forcément sublime, s&rsquo;est emparé d&rsquo;elle. La technique et la voix, suffisamment large pour épouser une tessiture aigue, font le reste. Une partie du public se lève à l&rsquo;issue du concert pour saluer ce qui dépasse le seul stade de la performance.</p>
<p>Alcina ne saurait pourtant, au contraire d&rsquo;autres héroïnes du répertoire, porter sur ses seules épaules l&rsquo;opéra. La tâche de Ruggiero son amant s’avère aussi ardue. Autant d’airs, plus de virtuosité, plus d&rsquo;affects. Dans ce rôle écrit à l&rsquo;intention du célèbre castrat Carestini, <strong>Alice Coote</strong> a de la vaillance à revendre. Certains choix sont sujets à caution. Le style plus que la virtuosité est en cause mais les embûches sont toutes surmontées. Et quand bien même elles ne le seraient pas, la méditation mélancolique d&rsquo;un « Verdi prati » subtilement nuancé prend valeur d&rsquo;absolution.</p>
<p>Une fois passé « Tornami a vagheggiar », <strong>Anna Christy</strong> consent à débarrasser Morgana des minauderies qui auparavant avaient agacé. Restent Le <em>vibratello</em> – qui n&rsquo;est pas trille – et l&rsquo;émission serrée, caractéristique d&rsquo;une époque que l&rsquo;on pensait révolue depuis l&rsquo;avénement du microsillon. D&rsquo;une voix égale sur toute la longueur, <strong>Christine Rice</strong> triomphe des multiples vocalises que Haendel a semé dans ses deux premiers airs et trouve encore à exprimer au dernier acte dans la félicité sereine mais un peu fade d&rsquo;« All&rsquo; alma fedele ». <strong>Ben Johnson</strong> a beaucoup à faire avec Oronte sans que ce jeune ténor dispose encore de tout le bagage nécessaire pour dominer une écriture envisagée à la mesure de John Beard, créateur de nombreux rôles haendeliens et considéré comme le meilleur chanteur anglais de sa génération. Voyelles exagérément ouvertes, graves amorties tempèrent une indéniable sincérité. <strong>Anna Devin</strong> affirme son tempérament dans la seule occasion qui lui est donné de le faire : un « Barbara, io ben lo so » dont elle escalade et dévale les gammes sans faillir. Ses deux autres interventions relèvent davantage de l&rsquo;anecdote, Haendel en est le premier fautif. <em>Last but not least</em>, <strong>Wojtek Gietlach</strong> a le chant suffisamment délié pour parer son unique aria « Pensa a chi geme » de vertus qu’on ne lui soupçonnait pas.</p>
<p>L&rsquo;English Concert réduit à 20 musiciens parait maigre pour qui aime un orchestre plus opulent. La direction de <strong>Harry Bicket</strong>, bien que sans reproche, ne laisse pas un souvenir impérissable. L’attention reste d&rsquo;abord fixée sur les chanteurs et en premier lieu sur l&rsquo;interprète d&rsquo;Alcina. L&rsquo;amateur d&rsquo;opéra aime les magiciennes. Joyce DiDonato en est une.</p>
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