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	<title>Graham JOHNSON - Artiste - Forum Opéra</title>
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	<title>Graham JOHNSON - Artiste - Forum Opéra</title>
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		<title>Johannes Brahms, Intégrale des Lieder, vol. 10 – Sophie Rennert</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Dominique Joucken]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 15 Dec 2020 05:00:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Avec ce dixième et ultime volet, Hyperion clôt son intégrale des Lieder de Brahms. Le principe était de faire alterner différents chanteurs, certains célèbres (Angelika Kirschlager, Christopher Maltman, Christine Schäfer, Ian Bostridge), d’autres au début de leur carrière (Benjamin Appl, Harriet Burns, Robin Tritschler), en assurant la continuité par la présence de Graham Johnson, qui &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Avec ce dixième et ultime volet, Hyperion clôt son intégrale des Lieder de Brahms. Le principe était de faire alterner différents chanteurs, certains célèbres (Angelika Kirschlager, <a href="https://www.forumopera.com/cd/the-songs-of-brahms-5-la-triste-magelone">Christopher Maltman</a>, Christine Schäfer, Ian Bostridge), d’autres au début de leur carrière (Benjamin Appl, <a href="https://www.forumopera.com/breve/hyperion-vous-fera-aimer-brahms">Harriet Burns,</a> Robin Tritschler), en assurant la continuité par la présence de <strong>Graham Johnson,</strong> qui veille aussi au grain musicologique en rédigeant tous les textes d’accompagnement.</p>
<p>C’est à une jeune chanteuse autrichienne encore peu connue qu’échoit la lourde tache de clôturer le cycle. <strong>Sophie Rennert</strong> a terminé ses études en 2014, mais sa maitrise vocale étourdit déjà. Tout paraît abouti, à la fois sur le plan technique et quant au rapport au texte. L’artiste sait doser ses effets avec une économie que possèdent peu de ses consœurs, et elle semble à l’aise dans l’infinie diversité du Lied brahmsien, du lyrisme de <em>Von ewiger Liebe</em> au ton tzigane de l’<em>opus 103</em>, en passant par la spontanéité des <em>Deutsche Volksliede</em>r. Aucune impression de monotonie au cours des 80 minutes du disque, les ambiances étant variées avec une palette de nuances que peu de chanteuses, même matures, peuvent se vanter de posséder. Il faut aussi dire que la stupéfiante ressemblance de timbre avec Anne-Sophie Von Otter aide sans doute, la mezzo suédoise ayant laissé d’excellents témoignages dans ce répertoire. Cette filiation est-elle le résultat de dispositions naturelles, ou d’une volonté de mimétisme ? Difficile à dire à ce stade de la carrière. Ce qui est sûr, c’est que la voix sonne avec un naturel parfait, sans donner l’impression d’un quelconque artifice.</p>
<p>L’atout de cette intégrale est en outre d’éviter le côté scolaire d’une exploration purement chronologique. On passe donc avec bonheur d’une époque de la vie de Brahms à l’autre, de l’<em>opus 3 </em>à l<em>’opus 106</em>. En une heure vingt, on parcourt, en agréable compagnie, tout ce que Brahms a pu apporter à un genre qu’il considérait comme aussi important dans son œuvre que ses symphonies ou son Requiem. On avouera avoir eu coup de cœur particulier pour <em>Immer leiser wird mein Schlummer</em>, pur joyau de tristesse à savourer lors des longs après-midi de décembre. Mais les découvertes sont innombrables, et l’amateur fera son miel en butinant l’album d’un bout à l’autre.</p>
<p>Parrain attentif, <strong>Graham Johnson</strong> soutient sa partenaire avec un piano robuste et très bien enregistré, mais il connaît aussi l’art de se mettre en retrait au moment idoine pour laisser la voix s’épanouir dans toute sa juvénile splendeur. Dans les deux Lieder de l’opus 91, l’altiste <strong>Lawrence Power</strong> fait miroiter la mélancolie de son instrument avec tant de pudeur qu’on comprend la fascination de Brahms pour cet instrument, qui savait si bien traduire les demi-teintes qui font l’essence de sa musique.</p>
<p>
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		<title>Hyperion vous fera aimer Brahms</title>
		<link>https://www.forumopera.com/breve/hyperion-vous-fera-aimer-brahms/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Laurent Bury]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 12 Nov 2019 17:37:21 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Quatre épais volumes de 200 pages chacun pour les Complete Songs de Brahms réunies chez l’éditeur Dover. Et déjà huit CD pour The Songs of Brahms chez Hyperion, démarche de longue haleine puisqu&#8217;elle a commencé en 2010 avec Angelika Kirchschlager, suivie par d&#8217;autres artistes non moins prestigieux : Christine Schäfer, Ian Bostridge, Christopher Maltman, Robert &#8230;</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Quatre épais volumes de 200 pages chacun pour les <em>Complete Songs </em>de Brahms réunies chez l’éditeur Dover. Et déjà huit CD pour <em>The Songs of Brahms</em> chez Hyperion, démarche de longue haleine puisqu&rsquo;elle a commencé en 2010 avec Angelika Kirchschlager, suivie par d&rsquo;autres artistes non moins prestigieux : Christine Schäfer, Ian Bostridge, Christopher Maltman, Robert Holl, Simon Bode ou Benjamin Appl. Pour le huitième volume, confié à l&rsquo;encore peu connue <strong>Harriet Burns</strong>, on aurait pu craindre qu&rsquo;il ne reste que des fonds de tiroir. Mais pas du tout ! Par sa voix ductile et la fraîcheur espiègle de son interprétation, la soprano britannique parvient à surprendre et à charmer l&rsquo;auditeur. On l&rsquo;entend aussi en duo avec le ténor Robin TTritschler pour quelques duos tirés des <em>Deutsche Volkslieder</em><em>. </em>Et ce qui ne change pas depuis le premier volume, c&rsquo;est la présence au clavier de <strong>Graham Johnson</strong>, indispensable pilier de toute l&rsquo;entreprise.</p>
<p><em>The Songs of Brahms</em>, vol. 8. Hariet Burns, soprano, Graham Johnson, piano, 1 CD Hyperion CDJ33128, 63&rsquo;03</p>
<p> </p>
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		<item>
		<title>Anthony Rolfe Johnson, Recital at La Monnaie/ De Munt</title>
		<link>https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/anthony-rolfe-johnson-recital-at-la-monnaie-de-munt-verbum-incarnatum/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Bernard Schreuders]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 22 Feb 2016 06:00:22 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Cyprès poursuit avec bonheur son exploration des archives de La Monnaie, entre hommages aux vivants (José Van Dam, Sophie Karthäuser) et aux disparus, comme la regrettée Susan Chilcott, emportée par un cancer à l’aube de la quarantaine (2003) ou, héros du jour, Anthony Rolfe-Johnson (2010), que les maladies de Parkinson et d’Alzheimer avaient contraint à &#8230;</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Cyprès poursuit avec bonheur son exploration des archives de La Monnaie, entre hommages aux vivants (José Van Dam, Sophie Karthäuser) et aux disparus, comme la regrettée Susan Chilcott, emportée par un cancer à l’aube de la quarantaine (2003) ou, héros du jour, <a href="/actu/anthony-rolfe-johnson-1940-2010-un-tenor-britannique"><strong>Anthony Rolfe-Johnson</strong></a> (2010), que les maladies de Parkinson et d’Alzheimer avaient contraint à se retirer de la scène. Les deux chanteurs britanniques s’étaient côtoyés à Bruxelles, quelques années plus tôt, dans un<em> Tour d’Ecrou </em>immortalisé par les micros de Cyprès (1998) puis lors de la création mondiale du <em>Wintermärchen </em>de Philippe Boesmans (1999). Anthony Rolfe-Johnson avait débuté à la Monnaie en 1984, dans le <em>Pelléas et Mélisande </em>mis en scène par André Delvaux, enchaînant la saison suivante avec <em>Lucio Silla</em> dans une production de Patrice Chéreau, <em>Oedipus Rex</em>, cette fois au Cirque Royal, bouclant la boucle en 2000.</p>
<p>Une anthologie reviendra peut-être un jour sur la trajectoire lyrique de l’artiste, dont <em>La Verità in cimento </em>(Naïve) fut l’improbable point d’orgue discographique, mais pour l’heure, Cyprès éclaire le versant intimiste, tout aussi intense et fécond, de sa carrière en publiant un récital donné à la Monnaie le 21 juin 1996. Il y retrouve <strong>Graham Johnson</strong>, compagnon de tant d’aventures depuis la fondation du Songmakers Almanac, avec Ann Murray, Felicity Lott et Richard Jackson, en 1976. Comme dans l’intégrale Schubert initiée par le pianiste, nous sommes à nouveau frappé par l’<em>immédiateté</em> et l’<em>ingénuité</em>, pour reprendre les termes si justes de Sylvain Fort dans le livret, de sa présence au texte dans un bouquet de lieder où le naturel du discours résiste à toute analyse et s’impose avec la force de l’évidence.</p>
<p>Ce sont toutefois les Britten – non pas les arrangements de Purcell, d’un intérêt limité (Britten et Pears ne les ont d’ailleurs jamais enregistrés), mais bien les <em>Winter Words </em>(1953), collection de <em>songs </em>épurées sur des poèmes de Thomas Hardy – qui font tout le prix de cet album. Au-delà d’une appréhension presque charnelle de la langue poétique, les reflets crépusculaires du timbre, désormais moins argentin et melliflue, revêtent un fascinant pouvoir d’évocation. Et dire qu’Anthony Rolfe-Johnson envisagea un moment de devenir contre-ténor, prenant d’ailleurs conseil auprès de James Bowman… Mais chassons ce mauvais rêve et sachons gré à Cyprès d’avoir publié ce témoignage exceptionnel. </p>
<p> </p>
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		<item>
		<title>Récital Felicity Lott — Paris (Musée d&#039;Orsay)</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/recital-felicity-lott-paris-musee-dorsay-felicity-rit-felicity-pleure/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Clément Taillia]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 01 Oct 2015 05:44:55 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>La scène baignée d’une lumière rougeâtre, une reproduction de Toulouse-Lautrec sur la conque, l’auditorium du Musée d’Orsay se pare résolument des couleurs de son exposition de rentrée « Splendeurs et misères, images de la prostitution ». Felicity Lott, qui a déjà, de par le monde, rendu hommage aux fallen women et aux virtuous wives dans son récital &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p class="rtejustify">La scène baignée d’une lumière rougeâtre, une reproduction de Toulouse-Lautrec sur la conque, l’auditorium du Musée d’Orsay se pare résolument des couleurs de son exposition de rentrée « Splendeurs et misères, images de la prostitution ». <strong>Felicity Lott,</strong> qui a déjà, de par le monde, rendu hommage aux <em>fallen women </em>et aux <em>virtuous wives </em>dans son récital du même nom, a sans conteste le répertoire idéal pour inaugurer ce cycle.</p>
<p class="rtejustify">Nul n’ignore, au moins depuis ses Offenbach avec Marc Minkowski et Laurent Pelly, que Felicity Lott sait faire rire : des deux vers elliptiques du « Promiscuity » de Samuel Barber au largement plus suggestif « Come on Algernon » de Lord Berners, dont Serge Gainsbourg semble avoir tiré la substantifique moelle d’ « Annie aime les sucettes », la soprano semble nous parler depuis une pièce d’Oscar Wilde, qui ne se dépare jamais d’une élégance un peu corsetée. Cette touche de flegme britannique donne un surcroît de charme au balancement irrésistible de « Komm zu mir zum Tee »  et à des mélodies françaises qu’elle connaît sans doute mieux que certaines de ses consœurs hexagonales : « J’ai deux amants », « C’est très vilain d’être infidèle » ou l’extrait de <em>La Belle-Hélène </em>donné en bis sont, pour le public, autant de tubes, de points de repère indissociables de la carrière de cette amoureuse de la langue française.</p>
<p class="rtejustify">Mais chacun sait, au moins depuis de bouleversantes Maréchales, que Felicity Lott sait aussi faire pleurer. Si Wolf (« Das verlassene Mägdlein ») et Weill (le glaçant « Nanas Lied », qui cache, sous le pittoresque de l’argot, une inextinguible tristesse) rappellent opportunément les affinités de Lott avec la langue de Goethe, qu’elle dit avec le plus grand naturel, ce sont les mélodies françaises, là encore, qui gravent dans la mémoire du public une « Dernière valse » et une « Dame de Monte-Carlo » mélancoliques et résignées, graves mais pudiques, préférant à l’étalage des affects le frisson des passions que l’on ne dit pas. C’est d’ailleurs un hommage à la chanson française, avec le fantomatique « Colloque sentimental » de Léo Ferré, qui clôt un programme où l’amour n’est jamais heureux bien longtemps.</p>
<p class="rtejustify">Et tout ce voyage, c’est avec une voix étonnamment préservée, bien projetée encore, à peine émoussée aux extrémités de la tessiture, que Felicity Lott le mène. Dommage que son fidèle comparse, <strong>Graham Johnson</strong>, ait eu ce soir-là des doigts de plomb ; c’est les mains en feu que le public parisien acclame une de ses plus belles amoureuses. </p>
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		<item>
		<title>L&#039;Heure exquise</title>
		<link>https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/lheure-exquise-alices-french-wonderland/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Laurent Bury]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 03 Aug 2015 12:58:13 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Longtemps les chanteurs étrangers ont eu à cœur de défendre la mélodie française, traitée avec un certain mépris dans notre pays. Il leur fallait pour cela une certaine forme de courage, et une maîtrise suprême de notre langue, acquise au prix d’une longue fréquentation de notre répertoire. On a encore pu voir récemment que sans &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Longtemps les chanteurs étrangers ont eu à cœur de défendre la mélodie française, traitée avec un certain mépris dans notre pays. Il leur fallait pour cela une certaine forme de courage, et une maîtrise suprême de notre langue, acquise au prix d’une longue fréquentation de notre répertoire. On a encore pu voir récemment que sans la seconde, la première ne saurait suffire : l&rsquo;ont assez prouvé le naufrage des mélodies de Fauré par une Ailish Tynan au français par trop imparfait, et l’intégrale Poulenc chez Signum Classics, qui relevait en partie de l’inconscience. Qu’allait alors donner <strong>Alice Coote</strong> avec son « French Songbook », venant après l’exquise réussite de son <a href="http://www.forumopera.com/cd/alice-au-pays-des-merveilleux-bonbons-anglais">« English Songbook »</a> ?</p>
<p>A part la Léonor de <em>La Favorite</em> (<a href="http://www.forumopera.com/spectacle/injustement-depreciee">au Théâtre des Champs-Elysées </a>en 2013), le Prince de <em>Cendrillon</em> (voir le <a href="http://www.forumopera.com/dvd/my-fair-disney">DVD Virgin</a>) et un Nicklausse occasionnel, l’opéra français n’occupe pas une place majeure dans la carrière de la mezzo britannique, qui se partage entre une poignée de rôles haendéliens (Ruggiero, Serse, Dejanira) et straussiens (le Compositeur, dans lequel on l’entendra à Paris en octobre, Octavian). Et pourtant, son français chanté est impeccable, magistralement articulé comme peu de chanteuses hexagonales en semblent encore capables. Inutile d’ouvrir le livret d’accompagnement pour comprendre le texte des mélodies ici réunies.</p>
<p>Autre sujet de satisfaction : la délicatesse avec laquelle l’artiste sait aborder ces pages. On avait déjà salué l’intériorité avec laquelle elle traitait les héros et héroïnes de Haendel dans son <a href="http://www.forumopera.com/cd/alice-coote-handel-arias-haendel-dans-un-fauteuil">dernier récital au disque</a>. Aucun risque du type « éléphant dans un magasin de porcelaine », donc. Alice Coote sait doser ses effets et sa voix pour ne jamais écraser ces partitions, ce qui ne signifie pas pour autant qu’elle susurre exclusivement à mi-voix. Le grave est sonore et nourri, sans être jamais trop appuyé, l’aigu est facile et épanoui, et le chant a juste ce qu&rsquo;il faut de souffle pour qu&rsquo;on y sente une présence humaine.</p>
<p>Enfin, cerise sur le gâteau, si la première moitié du programme est consacrée à des œuvres bien connues, la deuxième s’aventure dans des sentiers moins fréquentés, dont quelques superbes Reynaldo Hahn (« Fumée ») ou un Debussy pas si courant (« La grotte »). Saint-Saëns, un peu oublié ces temps-ci, est présent avec deux mélodies, Koechlin avec « Novembre », et le rarissime Bachelet avec « Chère nuit ». Le tout porté par l’excellent <strong>Graham Johnson</strong>, l’accompagnateur des plus grands. Que demander de plus ?</p>
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		<item>
		<title>The Songs of Brahms &#8211; 5</title>
		<link>https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/the-songs-of-brahms-5-la-triste-magelone/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Helene Mante]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 22 Nov 2014 07:45:54 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Les versions de la Belle Magelone de Brahms ne courent pas les rues. On espérait donc beaucoup de ce disque réunissant le baryton britannique Christopher Maltman, dont on sait l’affinité avec le monde de la mélodie et du lied, et le pianiste Graham Johnson, déjà maître d’oeuvre de tant de projets en la matière chez &#8230;</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Les versions de la <i>Belle Magelone</i> de Brahms ne courent pas les rues. On espérait donc beaucoup de ce disque réunissant le baryton britannique <strong>Christopher Maltman</strong>, dont on sait l’affinité avec le monde de la mélodie et du lied, et le pianiste <strong>Graham Johnson</strong>, déjà maître d’oeuvre de tant de projets en la matière chez Hyperion (intégrales Schubert, Schumann, mais aussi Chausson, Chabrier, Gounod, Fauré etc.). Las ! Méforme passagère ou état vocal représentatif de l’artiste aujourd’hui, Christophe Maltman se bat ici d’emblée avec un vibrato douloureusement raidi et un aigu rétif. <i>Keinen hat es noch gereut </i>résume à lui seul ce qui nous attend dans les 57 minutes du disque. Sans l’appoint des épisodes narratifs parlés (comme avec Bruno Ganz aux côtés du baryton Roman Trekel pour Oehms en 2006), l’auditeur enchaîne ici les quinze mélodies du cycle où chaque épisode chevaleresque sent l’effort pour le contrôle du souffle et de la ligne, tandis que les pages davantage rêveuses permettent au baryton de retrouver pour un temps le charme qu’on lui connait. La <i>mezza voce </i>de <i>War es dir?</i>, la tendresse de <i>Wir müssen uns trennen </i>ou l’élégie rêveuse de <i>Ruhe, Süssliebchen</i>, le pivot narratif central du recueil, laissent aux mots la primeur, quand tant d’autres jouent la carte de la joliesse du timbre et du chant. Malheureusement, dès le retour des éclats (<i>Verzweiflung</i>), l’émotion pâtit de la raideur du chant. </p>
<p>Graham Johnson, à son habitude, cisèle chaque page avec une finesse de touche incroyable, créant pour chaque mélodie une atmosphère unique tout en réussissant à maintenir une unité de ton  – unité de ton pourtant bien difficile à trouver, avouons-le, dans ce cycle. On n’ira pas jusqu’à dire que les deux artistes oeuvrent sur deux plans différents, car l’entente est objectivement au rendez-vous. Mais les moyens de l’un et de l’autre sont ici trop différents (fluidité, souplesse du piano ; raideur plus générale, on l’aura compris, chez le baryton) pour que l’auditeur puisse se défaire de la fâcheuse impression d’une rencontre un peu manquée. Si l’on souhaite une <i>Schöne Magelone </i>interprétée par un baryton, on se reportera aux enregistrements de Dietrich Fischer-Dieskau (à diverses reprises depuis Cologne en 1952, Audite, avec Richter en 1965 à Aldeburgh, Orfeo, ou la version de studio avec Demus, Decca), Hermann Prey (Orfeo) ou plus près de nous, Wolfgang Holzmair (Tud). </p>
<p>Soulignons cependant une fois encore la qualité du livret fourni, aussi détaillé et précis que possible malgré la minceur du format CD.</p>
<p> </p>
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