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	<title>Jonas KAUFMANN - Artiste - Forum Opéra</title>
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	<description>Le magazine en ligne de l&#039;opéra</description>
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	<title>Jonas KAUFMANN - Artiste - Forum Opéra</title>
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	<item>
		<title>Jonas Kaufmann à New York : les critiques ne vibrent pas à l’unisson</title>
		<link>https://www.forumopera.com/breve/jonas-kaufmann-a-new-york-les-critiques-ne-vibrent-pas-a-lunisson/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Arnaud Buissonin]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 13 Oct 2026 06:11:16 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Pour ouvrir sa 136e saison, le Carnegie Hall avait sorti le grand jeu : les Berliner Philharmoniker, Kirill Petrenko au pupitre et Jonas Kaufmann en vedette. Jeudi 8 octobre, le ténor allemand donnait son premier concert new-yorkais avec orchestre depuis huit ans. Au programme, Verdi, Leoncavallo, Cilea, Giordano et les somptueuses fresques romaines de Respighi. &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><span style="font-size: 16px;">Pour ouvrir sa 136e saison, le Carnegie Hall avait sorti le grand jeu : les <strong>Berliner Philharmoniker</strong>, </span><strong style="font-size: 16px;">Kirill Petrenko</strong><span style="font-size: 16px;"> au pupitre et </span><strong style="font-size: 16px;">Jonas Kaufmann</strong><span style="font-size: 16px;"> en vedette. Jeudi 8 octobre, le ténor allemand donnait son premier concert new-yorkais avec orchestre depuis huit ans. Au programme, Verdi, Leoncavallo, Cilea, Giordano et les somptueuses fresques romaines de Respighi. La soirée promettait d’être mémorable. Elle l’a été, mais pas pour les mêmes raisons selon les critiques.</span></p>
<p dir="ltr">Pour Susan Hall, de<em> <a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://www.berkshirefinearts.com/10-09-2026_berlin-philharmonikker-at-carnegie-hall.htm">Berkshire Fine Arts</a></em>, Kaufmann est en pleine forme. Sa voix lui paraît plus riche, plus ample, ses aigus particulièrement satisfaisants. Elle salue également l’entente entre le chanteur et le chef russo-autrichien, dont elle admire la façon de faire respirer l’orchestre.</p>
<p dir="ltr">Tout autre son de cloche chez Carlos J. López Rayward, d’<em><a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://www.operaworld.es/critica-berliner-philharmoniker-en-el-carnegie-hall/">Opera World</a></em>. Sous un titre évoquant un « faux pas de Kaufmann », le critique de la revue espagnole oppose la perfection orchestrale à une prestation vocale qu’il juge très en deçà. Même la <em>mezza voce</em> du ténor ne trouve pas grâce à ses yeux.</p>
<p dir="ltr">Entre ces deux extrêmes, David Salazar, d’<a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://operawire.com/carnegie-hall-2026-27-review-opening-night-gala-featuring-berlin-philharmonic-jonas-kaufmann/"><em>OperaWire</em></a>, admire le phrasé toujours aussi élégant de Kaufmann dans le Prologue de <em>Pagliacci</em>, page écrite pour baryton, tout en relevant des graves moins sonores et quelques aspérités vocales. Son « Vesti la giubba » lui semble le plus abouti de ses quatre airs. Rick Perdian, pour <em><a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://seenandheard-international.com/2026/10/petrenko-and-the-berliner-philharmoniker-bathe-carnegie-hall-in-italian-color/">Seen and Heard International</a>,</em> apprécie surtout les demi-teintes de « È la solita storia del pastore » de <em>L’Arlesiana</em>, mais trouve plus routinier l’air final, « Amor ti vieta » de <em>Fedora</em>.</p>
<p dir="ltr">Plusieurs comptes rendus relèvent toutefois un incident : au terme de l’air de Cilea, Kaufmann a dû écourter l’aigu final et s’éclaircir la gorge avant de conclure. Pour Perdian, cet accroc expliquait la retenue observée depuis le début de la soirée, et les quintes de toux qui ont accompagné les derniers saluts ne laissaient guère de doute sur une indisposition. Le public n’en a pas moins réservé au chanteur une chaleureuse ovation.</p>
<p dir="ltr">Sur Petrenko et les Berliner Philharmoniker, les jugements convergent davantage, malgré certaines réserves sur des excès de puissance. Les <em>Fontane di Roma</em> et <em>Pini di Roma</em> de Respighi ont permis à l’orchestre de déployer toute sa palette sonore et de faire briller ses pupitres. Kaufmann aura donc divisé, mais Berlin semble avoir conquis New York.</p>
<p dir="ltr">Et le Carnegie Hall n’en est qu’au début de ses réjouissances. Les 13 et 15 novembre, Kaufmann y retrouvera <strong>Gustavo Dudamel</strong>, à la tête du New York Philharmonic, pour une <em>Tosca</em> de concert avec <strong>Marina Rebeka</strong> et <strong>Ludovic Tézier</strong>. Ce rendez-vous inaugurera un partenariat de cinq ans consacré à l’opéra. Du 18 au 23 mars 2027, <strong>Gianandrea Noseda</strong> dirigera le premier <em>Ring</em> intégral de l’histoire de la salle, avec l’Orchestre de l’Opéra de Zurich, <strong>Michael Volle</strong>, <strong>Klaus Florian Vogt</strong> et <strong>Camilla Nylund</strong>. Côté lyrique, la saison s’annonce trépidante.</p>
<p><a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://www.carnegiehall.org/-/media/CarnegieHall/Files/PDFs/About/Press-Resources/2026-2027-Season/01-20262027-Season-Release.pdf?la=en">Programmation officielle 2026-2027 du Carnegie Hall</a></p>
<p>&nbsp;</p>
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		<title>VERDI, Aida &#8211; Vérone</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/verdi-aida-verone-4/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Guillaume Saintagne]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 18 Sep 2026 04:00:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Aida fut le premier opéra représenté aux Arènes de Vérone et le public fut, dit-on, particulièrement impressionné par la présence d’un véritable éléphant sur scène. Ce soir, la soirée est tout aussi pachydermique, mais dans le mauvais sens du terme. Comme la veille, c’est d’abord la faute d’un orchestre et, sans doute plus encore, de &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><em>Aida</em> fut le premier opéra représenté aux Arènes de Vérone et le public fut, dit-on, particulièrement impressionné par la présence d’un véritable éléphant sur scène. Ce soir, la soirée est tout aussi pachydermique, mais dans le mauvais sens du terme.</p>
<p><a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://www.forumopera.com/spectacle/verdi-nabucco-verone-2/">Comme la veille</a>, c’est d’abord la faute d’un orchestre et, sans doute plus encore, de son chef, <strong>Francesco Ommassini</strong>, qui s’enlise dans la routine dès qu’il s’agit d’accompagner les protagonistes. Certes, les moments les plus brillants, notamment ceux portés par un chœur particulièrement énergique, sont assez réussis, et les délicatesses instrumentales dont la partition n’est pas avare ne sont pas bâclées ; mais on peine ce soir à entendre le moindre drame, et les duos, trios et airs voient l’orchestre se contenter de marquer pesamment les temps.</p>
<p>La mise en scène non plus ne fait pas dans la légèreté et l’on s’étonne de voir que cette célèbre production de <strong>Franco Zeffirelli</strong> date seulement du début des années 2000. Rien à redire sur le luxe des costumes et l’immensité des décors : on est venu pour en avoir plein la vue et l’on est servi. Mais la direction d’acteurs nous semble ce soir particulièrement négligée, que ce soit pour les personnages, les figurants ou les choristes. De plus, les passages intimistes de l’œuvre s’accommodent mal de cette immense pyramide : la scène du Nil, le procès et surtout la scène du tombeau sont comme écrasés et dilués tout à la fois. Quant aux chorégraphies de <strong>Vladimir Vassiliev</strong>, elles relèvent davantage du cabaret que d’une quelconque évocation de l’Égypte antique. Contrairement à sa <em>Turandot</em> donnée la même semaine, on ne peut s’empêcher de penser que Zeffirelli n’a fait que parcourir l’œuvre en surface, quel que soit le faste visuel déployé.</p>
<p>Le plateau vocal ne sauve hélas pas davantage la soirée. Le Ramfis d’<strong>Alexander Vinogradov</strong> et le Roi de <strong>Simon Lim</strong> sont efficaces ; l’Amonasro de <strong>Youngjun Park</strong> est très audible et emporté, tout en jouant juste et en chantant avec style. <strong>Irene Savignano</strong>, elle aussi, s’épanouit pleinement dans le drame et les accents violents grâce à une déclamation particulièrement affûtée ; elle convainc davantage dans ces élans que dans les moments de rêverie (les glissandi du début de l’acte II se révèlent peu élégants), où le manque de pulpe de sa voix la dessert.</p>
<p>Passons vite sur l’Aïda négligée de <strong>Maria José Siri</strong> : chanter un tel rôle après avoir incarné Abigaille la veille est bien sûr une gageure, mais on aurait préféré moins de défi et davantage de qualité. Ses aigus coincés, ce vibrato incontrôlé, les approximations récurrentes et les vocalises savonnées, ainsi qu’un jeu très limité, voire absent (lorsqu’Amnéris lui annonce avoir menti en prétendant Radamès mort, on se demande si elle a seulement entendu), en font une héroïne franchement désagréable. Restent quelques piani soignés et audibles qui sauvent partiellement son duo final.</p>
<p>Elle y est heureusement aidée par le Radamès de <strong>Jonas Kaufmann</strong>,<a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://www.forumopera.com/breve/jonas-kaufmann-retour-a-verone-en-radames/"> invité surprise de ce festival</a>. Ce n’est plus un scoop : le ténor bavarois n’a plus sa superbe d’antan et ce lieu constitue un défi supplémentaire pour celui qui a toujours privilégié la qualité de l’émission à la puissance de la projection. Ce soir, il abuse certes de la couverture vocale pour protéger ses aigus, ce qui nuit à la brillance du chant, notamment dans « Celeste Aida ». On relève également quelques écarts de justesse, voire quelques fausses notes, et il serait excessif d’affirmer que le rôle est pleinement investi. Néanmoins, les aigus demeurent stables, les moments de vaillance sur lesquels il a choisi de tout donner sont assurés (« Sacerdote io resto a te », par exemple), et les passages les plus caressants conservent cette magie qui a fait sa réputation : le duo final, bien sûr, et ce dès cet « Aida, ove sei tu ? », qui parvient à être remarquablement sonore sans jamais donner l’impression de forcer.</p>
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		<title>Jonas Kaufmann, de l’Ouest à Otello</title>
		<link>https://www.forumopera.com/breve/jonas-kaufmann-de-louest-a-otello/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Camille De Rijck]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 27 Aug 2026 12:00:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Jonas Kaufmann a dévoilé les principaux rendez-vous d’un agenda qui s’étend de septembre 2026 à octobre 2027. Après une Aida en concert avec Anna Netrebko à Naples, le 6 septembre, il enchaînera cinq Otello à Vienne, du 26 octobre au 8 novembre, avec Nicole Car et Luca Salsi sous la direction de Bertrand de Billy, &#8230;</p>
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<p class="PDq2pG_selectionAnchorContainer" data-start="43" data-end="763"><strong>Jonas Kaufmann</strong> a dévoilé les principaux rendez-vous d’un agenda qui s’étend de septembre 2026 à octobre 2027. Après une <em data-start="163" data-end="169">Aida</em> en concert avec Anna Netrebko à Naples, le 6 septembre, il enchaînera cinq <em data-start="245" data-end="253">Otello</em> à Vienne, du 26 octobre au 8 novembre, avec Nicole Car et Luca Salsi sous la direction de Bertrand de Billy, puis y retrouvera Helmut Deutsch pour un récital le 26 janvier. Cap ensuite sur Zurich : les 25 et 28 février, puis les 3 et 7 mars, il chaussera les bottes de Dick Johnson, le bandit de <em data-start="550" data-end="573">La fanciulla del West</em>, l’un des rares véritables westerns de l’opéra (et si le metteur en scène a un peu d&rsquo;imagination, Zardoz n&rsquo;est jamais bien loin). Anja Kampe sera Minnie, Tomasz Konieczny l’inquiétant Jack Rance et Marco Armiliato officiera au saloon — ou, plus exactement, dans la fosse.</p>
<p data-start="765" data-end="1713" data-is-last-node="" data-is-only-node="">Au printemps, Kaufmann parcourra l’Europe avec un programme <em data-start="825" data-end="838">Tutto Verdi</em>, généralement aux côtés de Marina Rebeka, lauréate d’un prix Forumopera pour l’ensemble de sa carrière : Hambourg le 9 avril, Paris le 11, puis Stuttgart le 16, où Juliana Grigoryan est toutefois désormais annoncée. Il abordera ensuite le rôle-titre de <em data-start="1092" data-end="1104">Tannhäuser</em> à Munich les 25 et 29 avril, 2 et 9 mai, sous la direction de Nathalie Stutzmann, avant un gala aux arènes de Vérone le 8 août et des retrouvailles avec Marina Rebeka à Florence le 24 octobre. Quant aux prix, certains revendeurs les font commencer à 128, 180, voire 331 euros ; les billetteries officielles se montrent moins homériques : dès 34 francs suisses à Zurich, 33,80 euros à Hambourg, 25 à Vérone ou 20 à Florence — et même 5 euros à Paris, à condition d’accepter d’entendre Kaufmann sans le voir. À ce tarif-là, le ténor reste une voix d’or ; c’est parfois l’intermédiaire qui se prend pour Crésus.</p>
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		<title>Jonas Kaufmann : retour à Vérone en Radamès</title>
		<link>https://www.forumopera.com/breve/jonas-kaufmann-retour-a-verone-en-radames/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[La Rédaction]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 14 Aug 2026 07:36:46 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Le rendez-vous est fixé au 10 septembre prochain. Pour la dernière représentation d&#8217;Aida du 103ᵉ Festival des Arènes de Vérone, Jonas Kaufmann retrouvera le rôle de Radamès, qu&#8217;il n&#8217;a abordé qu&#8217;avec une extrême parcimonie au cours de sa carrière. Après son enregistrement de l&#8217;ouvrage avec l&#8217;Accademia Nazionale di Santa Cecilia, le ténor bavarois ne l&#8217;a &#8230;</p>
<p class="read-more"> <a class="" href="https://www.forumopera.com/breve/jonas-kaufmann-retour-a-verone-en-radames/"> <span class="screen-reader-text">Jonas Kaufmann : retour à Vérone en Radamès</span> Lire la suite »</a></p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Le rendez-vous est fixé au 10 septembre prochain. Pour la dernière représentation d&rsquo;<em>Aida</em> du 103ᵉ Festival des Arènes de Vérone, <strong>Jonas Kaufmann</strong> retrouvera le rôle de Radamès, qu&rsquo;il n&rsquo;a abordé qu&rsquo;avec une extrême parcimonie au cours de sa carrière. Après son <a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://www.forumopera.com/spectacle/aida-rome-succes-pharaonique/">enregistrement de l&rsquo;ouvrage avec l&rsquo;Accademia Nazionale di Santa Cecilia</a>, le ténor bavarois ne l&rsquo;a incarné sur scène qu&rsquo;à <a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://www.forumopera.com/spectacle/aida-munich-radames-radames-radames/">Munich</a>, <a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://www.forumopera.com/spectacle/aida-vienne-staatsoper-la-nuit-des-etoiles/">Vienne</a>, <a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://www.forumopera.com/spectacle/aida-paris-bastille-un-musee-deux-marionnettes-et-quelques-tableaux/">Paris</a>&#8230; et Vérone, où il en donnera une unique interprétation dans la mise en scène de <strong>Franco Zeffirelli</strong>.</p>
<p>Il partagera l&rsquo;affiche avec <strong>Maria José Siri</strong> (Aida), <strong>Clémentine Margaine</strong> (Amneris), <strong>Alexander Vinogradov</strong> (Ramfis), <strong>Youngjun Park</strong> (Amonasro), <strong>Simon Lim</strong> (le Roi), <strong>Francesca Maionchi</strong> (la Grande Prêtresse) et <strong>Riccardo Rados</strong> (le Messager), sous la direction de <strong>Francesco Ommassini</strong>.</p>
<p>Cette soirée prolongera une relation privilégiée entre le ténor et les Arènes de Vérone. Depuis son premier gala triomphal en 2021 – conclu par pas moins de sept bis –, Jonas Kaufmann est revenu régulièrement dans l&rsquo;amphithéâtre italien, notamment en Radamès en 2022 et en Cavaradossi dans <em>Tosca</em> en 2024. La Fondazione Arena annonce d&rsquo;ores et déjà qu&rsquo;il sera de retour le 8 août 2027 pour un nouveau gala consacré à l&rsquo;opéra.</p>
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		<title>Une biographie de Jonas Kaufmann… désavouée par Jonas Kaufmann</title>
		<link>https://www.forumopera.com/breve/une-biographie-de-jonas-kaufmann-desavouee-par-jonas-kaufmann/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[La Rédaction]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 31 Jul 2026 07:26:42 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Une biographie de Jonas Kaufmann publiée récemment en Allemagne suscite la polémique. Dans un communiqué diffusé sur ses réseaux sociaux, le ténor affirme n&#8217;avoir jamais été informé de l&#8217;existence de l&#8217;ouvrage, ni avoir été sollicité par son auteur ou son éditeur. Plus surprenant encore, « plusieurs indices » conduisent l&#8217;artiste à penser qu&#8217;il pourrait s&#8217;agir &#8230;</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Une biographie de <strong>Jonas Kaufmann</strong> publiée récemment en Allemagne suscite la polémique. Dans un communiqué diffusé sur ses réseaux sociaux, le ténor affirme n&rsquo;avoir jamais été informé de l&rsquo;existence de l&rsquo;ouvrage, ni avoir été sollicité par son auteur ou son éditeur.</p>
<p>Plus surprenant encore, « plusieurs indices » conduisent l&rsquo;artiste à penser qu&rsquo;il pourrait s&rsquo;agir d&rsquo;une biographie générée par intelligence artificielle. Sans accuser formellement l&rsquo;ouvrage d&rsquo;avoir été entièrement produit par une IA, le communiqué invite les lecteurs à la plus grande prudence.</p>
<p>Attribué à un certain <strong>Samuel Schmid</strong>, <em>Die Biografie</em> <em>über Jonas Kaufmann </em>est proposé à la vente sur plusieurs plateformes en ligne. À ce jour, l&rsquo;auteur ne semble toutefois avoir aucune notoriété dans le domaine de la critique musicale ou de la musicologie.</p>
<p>L&rsquo;affaire illustre un phénomène émergent dans l&rsquo;édition : la multiplication de biographies non autorisées, parfois élaborées à partir de contenus accessibles sur Internet et potentiellement générées ou largement assistées par l&rsquo;intelligence artificielle. Une évolution qui soulève autant de questions sur la fiabilité de ces ouvrages que sur le respect du droit moral et de l&rsquo;image des artistes.</p>


<blockquote class="instagram-media" data-instgrm-captioned data-instgrm-permalink="https://www.instagram.com/p/DbY8MNvRXS8/?utm_source=ig_embed&amp;utm_campaign=loading" data-instgrm-version="14" style=" background:#FFF; border:0; border-radius:3px; box-shadow:0 0 1px 0 rgba(0,0,0,0.5),0 1px 10px 0 rgba(0,0,0,0.15); margin: 1px; max-width:540px; min-width:326px; padding:0; width:99.375%; width:-webkit-calc(100% - 2px); width:calc(100% - 2px);"><div style="padding:16px;"> <a href="https://www.instagram.com/p/DbY8MNvRXS8/?utm_source=ig_embed&amp;utm_campaign=loading" style=" background:#FFFFFF; line-height:0; padding:0 0; text-align:center; text-decoration:none; width:100%;" target="_blank"> <div style=" display: flex; flex-direction: row; align-items: center;"> <div style="background-color: #F4F4F4; border-radius: 50%; flex-grow: 0; height: 40px; margin-right: 14px; width: 40px;"></div> <div style="display: flex; flex-direction: column; flex-grow: 1; justify-content: center;"> <div style=" background-color: #F4F4F4; 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margin-bottom:0; margin-top:8px; overflow:hidden; padding:8px 0 7px; text-align:center; text-overflow:ellipsis; white-space:nowrap;"><a href="https://www.instagram.com/p/DbY8MNvRXS8/?utm_source=ig_embed&amp;utm_campaign=loading" style=" color:#c9c8cd; font-family:Arial,sans-serif; font-size:14px; font-style:normal; font-weight:normal; line-height:17px; text-decoration:none;" target="_blank">Une publication partagée par Jonas Kaufmann (@tenorkaufmann)</a></p></div></blockquote>
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		<title>Jonas Kaufmann et Stéphane Lissner au cœur d&#8217;une enquête pour détournement présumé de fonds au Teatro San Carlo</title>
		<link>https://www.forumopera.com/breve/jonas-kaufmann-et-stephane-lissner-au-coeur-dune-enquete-pour-detournement-presume-de-fonds-au-teatro-san-carlo/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[La Rédaction]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 16 Apr 2026 15:47:54 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Une enquête de la police financière italienne secoue le Teatro San Carlo de Naples. Au cœur de l’affaire : des soupçons de mauvaise gestion et d’utilisation irrégulière de fonds publics, visant notamment l’ancienne direction de l’institution. Selon plusieurs sources concordantes dont Il mattino, onze personnes font actuellement l’objet d’investigations. Parmi elles figurent l’ex-surintendant Stéphane Lissner &#8230;</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Une enquête de la police financière italienne secoue le Teatro San Carlo de Naples. Au cœur de l’affaire : des soupçons de mauvaise gestion et d’utilisation irrégulière de fonds publics, visant notamment l’ancienne direction de l’institution.</p>
<p>Selon plusieurs sources concordantes dont <a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://www.ilmattino.it/AMP/en/shadow_deals_and_phantom_masterclasses_at_san_carlo-9477012.html"><em>Il mattino</em></a>, onze personnes font actuellement l’objet d’investigations. Parmi elles figurent l’ex-surintendant <strong>Stéphane Lissner</strong> ainsi que la directrice générale <strong>Emmanuela Spedaliere</strong>. Les enquêteurs s’intéressent à des pratiques suspectes remontant à leur période de gestion, incluant des contrats controversés et des activités artistiques qui n’auraient jamais eu lieu.</p>
<p>L’un des aspects les plus sensibles du dossier concerne des engagements artistiques qualifiés de « fantômes ». <strong>Jonas Kaufmann</strong> est ainsi cité dans l’enquête comme possible bénéficiaire de prestations qui, selon les soupçons, n’auraient pas été effectivement réalisées. Des masterclasses fictives et des accords financiers opaques sont également évoqués par la presse italienne.</p>
<p>Face à ces allégations, Jonas Kaufmann a tenu à réagir publiquement. Le ténor affirme avoir eu connaissance de rumeurs concernant cette enquête depuis quelque temps, tout en se disant surpris de voir son nom associé à cette affaire. Il insiste sur le fait d’avoir respecté l’intégralité de ses obligations contractuelles. « Il est normal que l’utilisation des fonds publics soit examinée avec rigueur », déclare-t-il, tout en rejetant toute implication irrégulière (voir ci-dessous).</p>
<p>L’enquête, toujours en cours, vise à déterminer si des fonds publics ont été indûment attribués dans le cadre de contrats artistiques ou de projets inexistants. Elle pourrait avoir des répercussions importantes sur la gouvernance passée du Teatro San Carlo, institution emblématique de la vie culturelle italienne.</p>
<p>À ce stade, aucune mise en examen définitive n’a été prononcée, et les personnes citées bénéficient de la présomption d’innocence. Mais l’affaire, mêlant figures de premier plan du monde lyrique et gestion d’argent public, suscite déjà une vive attention en Italie comme à l’international.</p>


<blockquote class="instagram-media" data-instgrm-captioned data-instgrm-permalink="https://www.instagram.com/p/DXMaykTApeb/?utm_source=ig_embed&amp;utm_campaign=loading" data-instgrm-version="14" style=" background:#FFF; border:0; border-radius:3px; box-shadow:0 0 1px 0 rgba(0,0,0,0.5),0 1px 10px 0 rgba(0,0,0,0.15); margin: 1px; max-width:540px; min-width:326px; padding:0; width:99.375%; width:-webkit-calc(100% - 2px); width:calc(100% - 2px);"><div style="padding:16px;"> <a href="https://www.instagram.com/p/DXMaykTApeb/?utm_source=ig_embed&amp;utm_campaign=loading" style=" background:#FFFFFF; line-height:0; padding:0 0; text-align:center; text-decoration:none; width:100%;" target="_blank"> <div style=" display: flex; flex-direction: row; align-items: center;"> <div style="background-color: #F4F4F4; border-radius: 50%; flex-grow: 0; height: 40px; margin-right: 14px; width: 40px;"></div> <div style="display: flex; flex-direction: column; flex-grow: 1; justify-content: center;"> <div style=" background-color: #F4F4F4; border-radius: 4px; flex-grow: 0; height: 14px; margin-bottom: 6px; width: 100px;"></div> <div style=" background-color: #F4F4F4; border-radius: 4px; flex-grow: 0; height: 14px; width: 60px;"></div></div></div><div style="padding: 19% 0;"></div> <div style="display:block; height:50px; margin:0 auto 12px; width:50px;"><svg width="50px" height="50px" viewBox="0 0 60 60" version="1.1" xmlns="https://www.w3.org/2000/svg" xmlns:xlink="https://www.w3.org/1999/xlink"><g stroke="none" stroke-width="1" fill="none" fill-rule="evenodd"><g transform="translate(-511.000000, -20.000000)" fill="#000000"><g><path d="M556.869,30.41 C554.814,30.41 553.148,32.076 553.148,34.131 C553.148,36.186 554.814,37.852 556.869,37.852 C558.924,37.852 560.59,36.186 560.59,34.131 C560.59,32.076 558.924,30.41 556.869,30.41 M541,60.657 C535.114,60.657 530.342,55.887 530.342,50 C530.342,44.114 535.114,39.342 541,39.342 C546.887,39.342 551.658,44.114 551.658,50 C551.658,55.887 546.887,60.657 541,60.657 M541,33.886 C532.1,33.886 524.886,41.1 524.886,50 C524.886,58.899 532.1,66.113 541,66.113 C549.9,66.113 557.115,58.899 557.115,50 C557.115,41.1 549.9,33.886 541,33.886 M565.378,62.101 C565.244,65.022 564.756,66.606 564.346,67.663 C563.803,69.06 563.154,70.057 562.106,71.106 C561.058,72.155 560.06,72.803 558.662,73.347 C557.607,73.757 556.021,74.244 553.102,74.378 C549.944,74.521 548.997,74.552 541,74.552 C533.003,74.552 532.056,74.521 528.898,74.378 C525.979,74.244 524.393,73.757 523.338,73.347 C521.94,72.803 520.942,72.155 519.894,71.106 C518.846,70.057 518.197,69.06 517.654,67.663 C517.244,66.606 516.755,65.022 516.623,62.101 C516.479,58.943 516.448,57.996 516.448,50 C516.448,42.003 516.479,41.056 516.623,37.899 C516.755,34.978 517.244,33.391 517.654,32.338 C518.197,30.938 518.846,29.942 519.894,28.894 C520.942,27.846 521.94,27.196 523.338,26.654 C524.393,26.244 525.979,25.756 528.898,25.623 C532.057,25.479 533.004,25.448 541,25.448 C548.997,25.448 549.943,25.479 553.102,25.623 C556.021,25.756 557.607,26.244 558.662,26.654 C560.06,27.196 561.058,27.846 562.106,28.894 C563.154,29.942 563.803,30.938 564.346,32.338 C564.756,33.391 565.244,34.978 565.378,37.899 C565.522,41.056 565.552,42.003 565.552,50 C565.552,57.996 565.522,58.943 565.378,62.101 M570.82,37.631 C570.674,34.438 570.167,32.258 569.425,30.349 C568.659,28.377 567.633,26.702 565.965,25.035 C564.297,23.368 562.623,22.342 560.652,21.575 C558.743,20.834 556.562,20.326 553.369,20.18 C550.169,20.033 549.148,20 541,20 C532.853,20 531.831,20.033 528.631,20.18 C525.438,20.326 523.257,20.834 521.349,21.575 C519.376,22.342 517.703,23.368 516.035,25.035 C514.368,26.702 513.342,28.377 512.574,30.349 C511.834,32.258 511.326,34.438 511.181,37.631 C511.035,40.831 511,41.851 511,50 C511,58.147 511.035,59.17 511.181,62.369 C511.326,65.562 511.834,67.743 512.574,69.651 C513.342,71.625 514.368,73.296 516.035,74.965 C517.703,76.634 519.376,77.658 521.349,78.425 C523.257,79.167 525.438,79.673 528.631,79.82 C531.831,79.965 532.853,80.001 541,80.001 C549.148,80.001 550.169,79.965 553.369,79.82 C556.562,79.673 558.743,79.167 560.652,78.425 C562.623,77.658 564.297,76.634 565.965,74.965 C567.633,73.296 568.659,71.625 569.425,69.651 C570.167,67.743 570.674,65.562 570.82,62.369 C570.966,59.17 571,58.147 571,50 C571,41.851 570.966,40.831 570.82,37.631"></path></g></g></g></svg></div><div style="padding-top: 8px;"> <div style=" color:#3897f0; 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margin-bottom:0; margin-top:8px; overflow:hidden; padding:8px 0 7px; text-align:center; text-overflow:ellipsis; white-space:nowrap;"><a href="https://www.instagram.com/p/DXMaykTApeb/?utm_source=ig_embed&amp;utm_campaign=loading" style=" color:#c9c8cd; font-family:Arial,sans-serif; font-size:14px; font-style:normal; font-weight:normal; line-height:17px; text-decoration:none;" target="_blank">Une publication partagée par Jonas Kaufmann (@tenorkaufmann)</a></p></div></blockquote>
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		<title>Jonas Kaufmann : « L’opérette est un genre léger mais profondément exigeant »</title>
		<link>https://www.forumopera.com/jonas-kaufmann-loperette-est-un-genre-leger-mais-profondement-exigeant/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Sylvain Fort]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 10 Apr 2026 05:47:11 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Non classé]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>(voir ci-après l&#8217;interview en anglais) Exigences vocales, sens du théâtre et virtuosité stylistique… A rebours des idées reçues, l’opérette impose à ses interprètes un maîtrise complète de leur art. Après Du bist die Welt für mich et Wien, Jonas Kaufmann poursuit avec Magische Töne, l’exploration d’un genre considéré à tort comme mineur. On dit souvent &#8230;</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><em>(voir ci-après l&rsquo;interview en anglais)</em></p>
<p><strong>Exigences vocales, sens du théâtre et virtuosité stylistique… A rebours des idées reçues, l’opérette impose à ses interprètes un maîtrise complète de leur art. Après <a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/jonas-kaufmann-du-bist-die-welt-fur-mich-donnons-lui-notre-coeur/"><em>Du bist die Welt für mich</em></a> et <em><a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/jonas-kaufmann-wien-une-pierre-de-plus-a-ledifice/">Wien</a></em>, Jonas Kaufmann poursuit avec <em><a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/jonas-kaufmann-magische-tone/">Magische Töne</a></em>, l’exploration d’un genre considéré à tort comme mineur.</strong></p>
<p><strong>On dit souvent qu’il est difficile de chanter à la fois l’opéra et le lied – ce que vous faites pourtant. Mais ce répertoire d’opérette, souvent qualifié de « léger », constitue une discipline vocale à part entière…</strong></p>
<p>Je pense que les gens se trompent souvent dans la façon dont ils opposent l’opéra et le lied. La différence entre les deux n’est ni technique ni physique. Avant tout, il ne faut pas inventer une voix différente, ni aller à l’encontre de ce dont on est physiquement capable. Évidemment, selon que l’on chante du Puccini, du Verdi ou du Mozart, il faut adapter son approche et son style : plus de legato ici, plus de portamento là. Mais l’essentiel est de conserver son intégrité vocale, quel que soit le répertoire.</p>
<p>Le lied vous permet de mettre en valeur votre capacité à chanter piano et vous expose à des salles plus petites ; mais, au fond, le chant reste le même. L’opérette, en revanche, ajoute une couche supplémentaire de complexité. Elle possède une dimension théâtrale très prononcée, mais impose également de réelles exigences en termes de volume : l’orchestration de Lehár peut être aussi riche que celle de Puccini ou de Wagner, et il a, de surcroît, souvent la fâcheuse tendance à doubler la ligne vocale avec des cordes, ce qui crée une sorte d’obstacle supplémentaire à surmonter.</p>
<p>L’opérette peut, parfois, ressembler au lied par la douceur de certains passages, mais elle exige une voix dotée d’une large tessiture — souvent bien plus large que dans l’opéra. Ainsi, la majorité du répertoire d’opéra nécessite un peu moins de deux octaves, alors que l’opérette exige fréquemment deux octaves et demie, une tessiture rarement rencontrée à l’opéra, à l’exception de rôles tels que Konstanze dans <em>L’Enlèvement au sérail</em> ou la Reine de la nuit dans <em>La Flûte enchantée</em>. L&rsquo;opérette, en effet, explore toute l&rsquo;étendue de la voix, des notes les plus graves aux plus aiguës.</p>
<p>À cela s’ajoute l’exigence d’une aisance apparente : il faut livrer le texte naturellement, jouer véritablement et relever le défi du dialogue parlé. Très peu d’opéras exigent ce niveau d’aisance — <em>Fidelio</em>, L<em>’Enlèvement</em>… — alors que dans l’opérette, c’est une nécessité absolue. Pour un chanteur d’opéra, c’est un territoire inconnu. C’est donc un genre souvent qualifié de « léger », mais profondément exigeant.</p>
<p><strong>Est-ce pour cela que ce répertoire est si rarement joué sur les scènes d’opéra ?</strong></p>
<p>La dernière fois que j’étais à Paris, je suis allé voir <a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://www.forumopera.com/spectacle/offenbach-robinson-crusoe-paris-tce/"><em>Robinson Crusoé</em> d’Offenbach</a>. J’ai assisté à une représentation destinée à un jeune public, et j’ai été frappé de voir à quel point le public éclatait de rire à des blagues que l’on pourrait croire dépassées. Ce succès m’a convaincu que le public est en réalité très ouvert à l’opérette.</p>
<p>Malheureusement, le répertoire que je défends dans mon récital est pratiquement absent des scènes du monde germanophone – et encore plus ailleurs. Je vois bien de petites salles programmer ces œuvres, souvent parce que les chanteurs dont elles disposent ne peuvent rivaliser avec les distributions des grands opéras, mais peuvent briller autrement. Il y a aussi des raisons très pratiques : il faut garantir des représentations régulières, et on ne peut pas toujours proposer les grands classiques de l’opéra.</p>
<p>Les choses changent, sans aucun doute, mais sans véritable évolution globale. Les dix plus grands opéras du monde ne mettent pratiquement jamais en scène d’opérettes. Certains n’ont même pas <em>La Veuve joyeuse</em> à leur répertoire. J’ai récemment chanté Eisenstein pour la première fois à l’Opéra national de Vienne ; croyez-moi, cela faisait des années que je voulais m’attaquer à ce rôle. Je l’ai proposé partout, et on m’a toujours refusé. Une fois, cela semblait possible, mais on m’a alors dit que le rôle d’Eisenstein était destiné à un baryton – alors qu’il s’agit en réalité d’un rôle de ténor, même si de nombreux barytons l’ont interprété.</p>
<p>Pourtant, ce répertoire regorge de merveilleuses mélodies. La preuve : le Concert du Nouvel An de Vienne est le concert classique le plus regardé au monde, et tout le monde se délecte de ce qu’on y entend – sans pour autant revenir aux œuvres dont ces morceaux sont tirés.</p>
<p><strong>Après vos albums consacrés à Vienne et à Berlin, celui-ci suit la même approche…</strong></p>
<p>Oui, j’essaie de raviver la familiarité avec ce répertoire. Pour Vienne et Berlin, les choix étaient plus évidents : les œuvres étaient mieux connues. Pour cet album, je me suis aventuré dans le domaine de compositeurs et de partitions qui m’étaient totalement inconnus.</p>
<p>Jenő Huszka, figure majeure de l’opérette hongroise et auteur d’œuvres admirables, est un nom que je n’avais jamais rencontré auparavant. Il n’a composé qu’en hongrois, alors que Lehár et Kálmán ont eu la chance de toucher un public germanophone et de s’imposer à Berlin. Il n’a pas bénéficié de cette visibilité. Paul Abraham, qui a connu son heure de gloire à Berlin, est aujourd’hui largement tombé dans l’oubli, alors même qu’il a écrit une musique profondément influencée par le jazz.</p>
<p>Ce fut pour moi un voyage fascinant. J’ai pu inclure « Hazam, hazam », un morceau patriotique tiré de <em>Bank Ban</em> de Ferenc Erkel, un « opéra de libération » hongrois composé avant l’unification austro-hongroise, et j’ai enfin pu enregistrer « Magische Töne » tiré de <em>La Reine de Saba</em> de Goldmark, que j’avais envisagé pour mon album Berlin mais que je n’avais pas pu inclure à l’époque. Depuis longtemps, cet air figure parmi les grands succès pour ténor, porté par Caruso, en italien, ainsi que par Rudolf Schock, Nicolai Gedda et Fritz Wunderlich.</p>
<pre style="text-align: center;"><img decoding="async" src="https://www.forumopera.com/wp-content/uploads/Jonas-Kaufmann-3-%C2%A9-Gregor-Hohenberg-1294x600.jpg?&amp;cacheBreak=1775799951710" />Jonas Kaufmann © Gregor Hohenberg</pre>
<p><strong>Ne pensez-vous pas que cette négligence tient aussi au fait que ces œuvres ont été créées à la veille de l’effondrement de l’Europe, dans ce moment suspendu que Stefan Zweig décrit si bien dans <em>Le Monde d’hier</em> ?</strong></p>
<p>Oui, c’est une musique qui a dansé au bord d’un volcan. Elle n’est pas née en temps de paix ou de sérénité. Ce qui frappe, c’est précisément la douceur, le sentimentalisme de ces morceaux : comme si la musique avait servi de refuge, de paradis de substitution. Les gens s’en servaient pour échapper à une époque troublée. Il est difficile de ne pas y voir une sorte d’écho de notre présent.</p>
<p>La musique a été reléguée à un rôle de divertissement – du pain et des jeux, en somme – et ces compositeurs se sont efforcés d’écrire des mélodies immédiatement mémorables et pleines de charme.</p>
<p>Après la guerre, ce charme mélodique fut mis en doute. Il semblait évoquer un monde qui avait disparu, voire qui avait été compromis. Les compositeurs s’en sont éloignés. Cela est particulièrement évident chez Britten : bien que capable d’écrire les plus belles mélodies, il s’en abstenait souvent, comme si l’époque ne s’y prêtait plus. Une forme de radicalisme s’est imposée, parfois difficile à soutenir.</p>
<p>Ceux qui continuaient à rechercher l’émotion à travers la mélodie se sont tournés vers d’autres formes, notamment la musique de film – Korngold, bien sûr, mais aussi beaucoup d’autres. La négligence dont souffre ce répertoire est également due à ces circonstances historiques.</p>
<p><strong>Le Festival d’Erl, dont vous êtes le directeur artistique, pourrait-il devenir un lieu de renaissance pour ce genre ?</strong></p>
<p>Le festival a été fondé par Gustav Kuhn avec une orientation vers Wagner. C’est une organisation modeste, et je ne veux pas bouleverser son identité du jour au lendemain. Il faut du temps pour opérer un changement.</p>
<p>Nous avons déjà invité des metteurs en scène contemporains qui n’étaient jamais venus auparavant, comme Claus Guth et Deborah Warner. Nous avons également présenté la première autrichienne de <em>Picture a Day Like This</em> de George Benjamin, en partenariat avec le Festival d’Aix-en-Provence.</p>
<p>Mon objectif est de mettre en avant des compositeurs qui savent écrire des mélodies et qui cherchent à créer un lien avec leur public, à susciter des émotions. Si nous ne cherchons pas à raconter une histoire en utilisant la musique comme vecteur émotionnel, pourquoi écrire de l’opéra ?</p>
<p>Oui, nous envisageons un projet centré sur l’opérette. Je n’hésite pas à dire que mon ambition est aussi de divertir le public, et non de le mettre à l’épreuve. Les gens viennent au théâtre pour partager des émotions, pas pour être embarrassés, humiliés ou submergés – la vie s’en charge très bien.</p>
<p>En tant qu’interprète, je sais ce que signifie créer un lien avec le public. C’est ce qui compte : ne pas provoquer, mais créer un lien. Nous avons la chance, à cet égard, de travailler avec des musiciens de très haut niveau. Bien sûr, l’artiste transmet des idées, mais il peut le faire avec un sourire – un sourire sophistiqué – plutôt qu’avec un marteau.</p>
<p>*****************************************************************</p>
<p><strong>« Operette is a genre often called “light,” yet deeply demanding «</strong></p>
<p><strong>It’s often said that it’s difficult to sing both opera and lied—which you do, however. But this operetta repertoire, often called “light,” constitutes yet another vocal discipline…</strong></p>
<p>I believe people are often mistaken in the way they contrast opera and lied. The difference between the two is neither technical nor physical. Above all, you must not invent a different voice, nor go against what you are physically capable of. Obviously, depending on whether you’re singing Puccini, Verdi, or Mozart, you have to adapt your approach and style—more legato here, more portamento there. But the key is to maintain your vocal integrity, regardless of the repertoire.</p>
<p>Lied allows you to showcase your ability to sing piano and exposes you to smaller venues; but, at its core, the singing remains the same. Operetta, on the other hand, adds an extra layer of complexity. It has a very pronounced theatrical dimension, but also imposes real demands in terms of volume: Lehár’s orchestration can be as rich as that of Puccini or Wagner, and he, moreover, often has the unfortunate tendency to double the vocal line with strings, which creates a sort of additional hurdle to overcome.</p>
<p>Operetta can, at times, resemble the lied in the gentleness of certain passages, but it demands a voice with a wide range—often much wider than in opera. Thus, the majority of the opera repertoire requires just under two octaves, whereas operetta frequently demands two and a half octaves, a range rarely encountered in opera, with the exception of roles such as Konstanze in The Abduction from the Seraglio or the Queen of the Night in The Magic Flute. Operetta, in fact, explores the full range of the voice, from the lowest to the highest notes.</p>
<p>Added to this is the requirement for apparent ease: one must deliver the text naturally, truly act, and tackle the challenge of spoken dialogue. Very few operas require this level of comfort—Fidelio, The Abduction…—whereas in operetta, it is an absolute must. For an opera singer, this is unfamiliar territory. It is therefore a genre often called “light,” yet deeply demanding.</p>
<p><strong>Is that why this repertoire is so rarely performed on opera stages?</strong></p>
<p>The last time I was in Paris, I went to see Offenbach’s Robinson Crusoe. I attended a performance aimed at young audiences, and I was struck by how the audience burst out laughing at jokes that one might think were outdated. This success convinced me that audiences are actually very open to operetta.</p>
<p>Unfortunately, the repertoire I champion in my recital is almost absent from stages in the German-speaking world—and even more so elsewhere. I do see small venues programming these works, often because the singers they have on hand cannot compete with the casts of the major opera houses, but can shine in other ways. There are also very practical reasons: regular performances must be guaranteed, and one cannot always offer the great operatic standards.</p>
<p>Things are changing, no doubt, but without any real overall shift. The world’s ten leading opera houses hardly ever stage operettas. Some don’t even have *The Merry Widow* in their repertoire. I recently sang Eisenstein for the first time at the Vienna State Opera; believe me, I’d been wanting to tackle that role for years. I’ve proposed it everywhere, and I’ve always been turned down. Once, it seemed possible, but then I was told that the role of Eisenstein was for a baritone—even though it’s actually a tenor role, even if many baritones have taken it on.</p>
<p>Yet this repertoire is full of wonderful melodies. The proof: the Vienna New Year’s Concert is the most-watched classical concert in the world, and everyone revels in what they hear there—without, however, returning to the works from which these pieces are drawn.</p>
<p><strong>Following your albums dedicated to Vienna and Berlin, this one follows the same approach…</strong></p>
<p>Yes, I’m trying to rekindle a familiarity with this repertoire. For Vienna and Berlin, the choices were more obvious: the works were better known. For this album, I ventured into the realm of composers and scores that were completely unknown to me.</p>
<p>Jenő Huszka, a major figure in Hungarian operetta and the author of admirable works, is a name I had never encountered before. He wrote only in Hungarian, whereas Lehár and Kálmán had the good fortune to reach German-speaking audiences and establish themselves in Berlin. He did not benefit from that exposure. Paul Abraham, who enjoyed his moment of glory in Berlin, is largely forgotten today, even though he wrote music deeply influenced by jazz.</p>
<p>It was a fascinating journey for me. I was able to include « Hazam, hazam », a patriotic piece from « Bank Ban » by Ferenc Erkel, a hungarian « liberation opera » which was composed before the Austro-Hungarian unification, and I was finally able to record “Magische Töne” from Goldmark’s The Queen of Sheba, which I had considered for my album Berlin but was unable to include at the time. For a long time this aria has been listed among the great tenor hits, championed by Caruso, in Italian, as well as by Rudolf Schock, Nicolai Gedda and Fritz Wunderlich.</p>
<p><strong>Don’t you think this neglect also stems from the fact that these works were created on the eve of Europe’s collapse, in that suspended moment that Stefan Zweig describes so well in *The World of Yesterday*?</strong></p>
<p>Yes, it is music that danced on the edge of a volcano. It was not born in times of peace or serenity. What strikes one is precisely the gentleness, the sentimentality of these pieces: as if the music had served as a refuge, a substitute paradise. People used it to escape a troubled era. It is hard not to see a kind of echo of our present in this.</p>
<p>changeMusic was relegated to a role of entertainment—bread and circuses, in short—and these composers worked to write melodies that were instantly memorable and full of charm.</p>
<p>After the war, this melodic charm came under suspicion. It seemed to evoke a world that had vanished, or even been compromised. Composers distanced themselves from it. This is particularly evident in Britten: though capable of writing the most beautiful melodies, he often refrained from doing so, as if the times no longer lent themselves to it. A form of radicalism took hold, one that was sometimes difficult to sustain.</p>
<p>Those who continued to seek emotion through melody turned to other forms, notably film music—Korngold, of course, but many others as well. The neglect of this repertoire is also due to these historical circumstances.</p>
<p><strong>Could the Erl Festival, of which you are the artistic director, become a place of rebirth for this genre?</strong></p>
<p>The festival was founded by Gustav Kuhn with a focus on Wagner. It’s a modest organization, and I don’t want to upend its identity overnight. It takes time to bring about change.</p>
<p>We’ve already invited contemporary directors who hadn’t been there before, such as Claus Guth and Deborah Warner. We also presented the Austrian premiere of George Benjamin’s *Picture a Day Like This*, in partnership with the Festival d’Aix-en-Provence.</p>
<p>My goal is to feature composers who know how to write melodies and who seek to connect with their audience, to evoke emotion. If we aren’t aiming to tell a story by using music as an emotional vehicle, why write opera?</p>
<p>Yes, we’re considering a project centered on operetta. I have no hesitation in saying that my ambition is also to entertain the audience, not to put them to the test. People come to the theater to share emotions, not to be embarrassed, humiliated, or overwhelmed—life takes care of that quite well.</p>
<p>As a performer, I know what it means to connect with the audience. That’s what matters: not to provoke, but to connect. We’re fortunate, in that regard, to work with musicians of the highest caliber. Of course, the artist conveys ideas, but they can do so with a smile—a sophisticated smile—rather than with a sledgehammer.</p>
<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/jonas-kaufmann-loperette-est-un-genre-leger-mais-profondement-exigeant/">Jonas Kaufmann : « L’opérette est un genre léger mais profondément exigeant »</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
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		<title>Jonas Kaufmann, « Magische Töne »</title>
		<link>https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/jonas-kaufmann-magische-tone/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Louise Momal]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 06 Apr 2026 03:45:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Jonas Kaufmann tenterait-il de tout enregistrer ? Au rythme de croisière d’un album par an depuis plus d’une décennie, le Bavarois le plus en vue des scènes lyriques a fait le tour de tout le répertoire opératique qu’un ténor puisse enregistrer, Verdi, Puccini, Wagner, le Grand opéra français, tout y est passé. Si ce n’est changer &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Jonas Kaufmann</strong> tenterait-il de tout enregistrer ? Au rythme de croisière d’un album par an depuis plus d’une décennie, le Bavarois le plus en vue des scènes lyriques a fait le tour de tout le répertoire opératique qu’un ténor puisse enregistrer, Verdi, Puccini, Wagner, le Grand opéra français, tout y est passé. Si ce n’est changer de voix, devenir ténor léger et graver un album de belcanto, Jonas Kaufmann a probablement fait tout ce qui était possible. Aussi, notre ténor allemand part-il régulièrement braconner sur les terres de l’opérette à la recherche de nouveau répertoire. Déjà, en 2014, il nous avait régalé d’opérettes berlinoises dans <a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/jonas-kaufmann-du-bist-die-welt-fur-mich-donnons-lui-notre-coeur/"><em>Du bist die Welt für mich</em></a>, puis en 2019 s’était attaqué à <a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/jonas-kaufmann-wien-une-pierre-de-plus-a-ledifice/">Vienne</a>. C’est désormais le tour des opérettes hongroises ou, plus précisément, écrites par des compositeurs hongrois pour la scène viennoise encore. Quelques grands tubes, de « Magische Töne » à « Tanzen möchte ich, jauchzen möchte ich », côtoient des airs plus rares, pour partie donnés en hongrois, langue à laquelle Jonas Kaufmann semble s’essayer avec plaisir. Désormais fort d’une fréquentation occasionnelle avec Eisenstein, le mari indigne de <em>Das Fledermaus</em> (<a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://www.youtube.com/shorts/u4dHfD5HbgM">encore ce Nouvel An à Vienne</a>), le ténor allemand affiche une certaine aisance dans un répertoire si dangereux, où l’on risque fort de glisser de la légèreté et du romantisme suranné vers la guimauve et le pompier.</p>
<p>Disons-le d’emblée, sans réelle surprise, c’est dans les pièces les plus introspectives de l’album que Jonas Kaufmann emporte l’adhésion la plus complète. Le déclarer maître du clair-obscur, de l’art de susurrer à l’oreille de son auditeur est, à ce stade, d’une banalité totale. Et pourtant, cela n’en reste pourtant pas moins vrai. « Magische Töne, berauschender Duft », tout en délicatesse, en <em>pianissimi</em> intimistes, compte ainsi parmi les plus belles réussites de l’album. Au même titre, « Grüß mir mein Wien », donné ici en hongrois plutôt qu’en allemand, version plus commune et déjà gravée par Kaufmann en 2014, est d’un legato suave assez irrésistible. L’introspection mélancolique de « Immer nur lächeln » extrait de <em>Das Land des Lächelns</em> sied également comme un gant au chanteur qui sait parfaitement y dessiner la tristesse derrière le sourire dans les reflets d’un timbre sombre toujours aussi fascinant. Le plus enjoué « O Mädchen, mein Mädchen… » voit Kaufmann séducteur, plus badin, tout dans l’art de distiller le texte avec une intelligence certaine. Mais le ténor charme également dans des plages plus enlevées, notamment le très dansant et <em>jazzy </em>« Sing sing » extrait de <em>Julia</em> de Pál Ábrahám.</p>
<p>Pour les plages les plus légères de l’album, Jonas Kaufmann trouve de plus une partenaire de choix en <strong>Nikola Hillebrand</strong>, jeune soprano encore récemment membre de la troupe du Semperoper de Dresde. Présence rafraîchissante et espiègle, au timbre fruité, au chant délié, elle est la complice tidéale pour le si vif « Tanzen möchte ich, jauchzen möchte ich » où le couple entraîne l’auditeur dans une valse brillante devant laquelle on ne peut bouder son plaisir. « Die Juliska, die Juliska aus Buda-, Budapest » est tout aussi irrésistible, avec son rythme de plus en plus effréné.</p>
<p>À la tête de l’<strong>Orchestre de l’Opéra d’État hongrois,</strong> <strong>Dirk Kaftan</strong> assure un accompagnement servant assurément les chanteurs, dressant rapidement l’atmosphère nécessaire à chaque numéro, sans toutefois toujours éviter l’écueil d’une certaine routine et d’un son parfois un peu trop sucré.</p>
<p>Séduisant, léger, équilibré, <em>Magische Töne</em>, sans être indispensable à la gloire déjà faite de Jonas Kaufmann, apporte une pierre supplémentaire à sa discographie pléthorique et nous offre, en ces temps peu réjouissants, une bouffée d’air frais bienvenue.</p>
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		<title>Opérette austro-hongroise : le pari de Jonas Kaufmann</title>
		<link>https://www.forumopera.com/breve/operette-austro-hongroise-le-pari-de-jonas-kaufmann/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Sylvain Fort]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 28 Mar 2026 07:23:58 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>C’est le 10 avril prochain que sortira chez Sony le nouveau récital de Jonas Kaufmann, Magische Töne. Après Berlin, Vienne et Rome, le ténor allemand nous emmène cette fois à la découverte de l’opérette austro-hongroise : pages connues (Lehar, Kálmán) et moins connues (Abraham, Huszka, Dostal…). Ces pages jadis célébrées par les Tauber, Kiepura, Slezak, &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>C’est le 10 avril prochain que sortira chez Sony le nouveau récital de Jonas Kaufmann, <em>Magische Töne</em>.</p>
<p>Après Berlin, Vienne et Rome, le ténor allemand nous emmène cette fois à la découverte de l’opérette austro-hongroise : pages connues (Lehar, Kálmán) et moins connues (Abraham, Huszka, Dostal…). Ces pages jadis célébrées par les Tauber, Kiepura, Slezak, Rosvaenge, Schock, Wunderlich ne méritent certes pas l’oubli poli qui les entoure.</p>
<p>Une tournée de concerts fera halte à Paris le 20 avril.</p>
<p>Forum Opéra a d’ores et déjà recueilli une interview du ténor au sujet de cet album et d’autres sujets. A suivre donc !</p>
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		<title>Pluie de stars pour Gustavo Dudamel</title>
		<link>https://www.forumopera.com/breve/pluie-de-stars-pour-gustavo-dudamel/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Jean Michel Pennetier]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 31 Jan 2026 07:46:28 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>L&#8217;éphémère directeur musical de l&#8217;Opéra de Paris, désormais à la tête de l&#8217;Orchestre philharmonique de New York (et de celui de Los Angeles) n&#8217;a pas renoncé à l&#8217;opéra. Après un Fidelio original avec les forces californiennes, Gustavo Dudamel proposera, avec le N.Y. Philharmonic cette fois, deux représentations de Tosca en concert à Carnegie Hall, en &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>L&rsquo;<a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://www.forumopera.com/breve/les-raisons-de-la-demission-de-gustavo-dudamel/">éphémère directeur musical</a> de l&rsquo;Opéra de Paris, désormais à la tête de l&rsquo;Orchestre philharmonique de New York (et de celui de Los Angeles) n&rsquo;a pas renoncé à l&rsquo;opéra. <a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://www.forumopera.com/spectacle/beethoven-fidelio-paris-philharmonie/">Après un <em>Fidelio</em> original avec les forces californiennes</a>, <strong>Gustavo Dudamel</strong> proposera, avec le N.Y. Philharmonic cette fois, deux représentations de <em>Tosca</em> en concert à Carnegie Hall, en novembre 2026. <strong>Marina Rebeka</strong> sera Tosca (une prise de rôle) aux côtés de <strong>Jonas Kaufmann</strong> (<a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://www.forumopera.com/breve/jonas-kaufmann-ne-veut-plus-chanter-a-londres-et-new-york/">dont on espère qu&rsquo;il trouvera à se loger</a>) et de <strong>Ludovic Tézier</strong>. Cet événement marquera les débuts de Dudamel en tant que directeur musical du N.Y. Philharmonic et s&rsquo;inscrit dans un partenariat de 5 ans avec Carnegie Hall (la durée actuelle du mandat de Dudamel) : un opéra sera ainsi donné en concert chaque année.</p>
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