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	<title>François JORON - Artiste - Forum Opéra</title>
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	<description>Le magazine en ligne de l&#039;opéra</description>
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	<title>François JORON - Artiste - Forum Opéra</title>
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		<title>CHARPENTIER, Te Deum — Massy</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Anne Heijboer]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 12 Feb 2019 03:18:28 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Dans un programme entièrement consacré au « compositeur le mieux payé de France », Le Concert Spirituel emmené par un Hervé Niquet en grande forme a régalé le public de Massy. La célébration, voilà le fil conducteur du programme concocté par Hervé Niquet à la tête de sa troupe fraîchement trentenaire, Le Concert Spirituel. Si la deuxième &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Dans un programme entièrement consacré au « compositeur le mieux payé de France », <strong>Le Concert Spirituel</strong> emmené par un <strong>Hervé Niquet</strong> en grande forme a régalé le public de Massy.</p>
<p>La célébration, voilà le fil conducteur du programme concocté par Hervé Niquet à la tête de sa troupe fraîchement trentenaire, Le Concert Spirituel. Si la deuxième partie du concert fut dévolue au célèbre <em>Te Deum H.146</em>, dont chacun connaît les premières mesures (rappelez-vous des émissions diffusées en Eurovision), mais dont l’opulente splendeur mérite largement de les dépasser, la première permit de savourer des motets et cantiques donnés plus rarement en concert.</p>
<p>Après une courte ouverture tirée du prologue du <em>Malade Imaginaire, H.495</em> menée tambour battant, Le Concert Spirituel fait preuve, une fois de plus, d’une justesse stylistique admirable dans chacune des pièces du programme. Le soin apporté à la conduite des phrases et la formation instrumentale réduite, avec un seul musicien par pupitre, permettent d’apprécier pleinement la subtilité de la polyphonie de Marc-Antoine Charpentier. Cependant, ce choix d’un effectif restreint, parfait pour les pièces de la première partie, constitue l’écueil principal de la soirée, d’abord lié à la difficulté intrinsèque de programmer dans une grande salle d’opéra une musique écrite et pensée pour une petite chapelle (passé les premiers rangs du public, le théorbe devenant par exemple un simple élément de décor visuel). Autre conséquence de ce choix, la disparition des cordes dès que les trompettes et timbales entrent en action. Enfin, l’effectif instrumental reste trop réduit, malgré l’implication individuelle des musiciens, pour rendre pleinement au <em>Te Deum</em>, hymne de louange, sa majesté de grand motet versaillais.</p>
<p>À l’instar des instrumentistes, le chœur livre une interprétation riche en reliefs. Ce souci du détail se manifeste notamment au travers d’une réalisation rythmique toujours précise. S’appuyant sur une remarquable homogénéité des timbres, les chanteurs dévoilent au public pièce après pièce une belle palette de nuances. Les solistes le renforcent systématiquement, effort louable, mais on perd en discipline, notamment sur les consonnes finales, ce qu’on y gagne en volume.</p>
<p>Si la construction du programme est admirablement bien pensée, permettant d’explorer la célébration sous son aspect mystique, religieuse, profane et les trois à la fois, c’est-à-dire princière, le chef préfère régaler, entre les pièces, son auditoire d’anecdotes sur la situation matérielle confortable de M.-A. Charpentier, longtemps employé par Mademoiselle de Guise, très riche cousine du Roi Louis XIV. Les œuvres du programme furent cependant presque toutes composées après la mort de celle-ci, alors que Charpentier était passé au service des jésuites parisiens. Hervé Niquet le qualifie de « compositeur le mieux payé de France » et glisse vite vers un « meilleur compositeur de France » très discutable, mais n’étant pas venu pour assister à une conférence musicologique, on pardonnera bien volontiers ces raccourcis, tant on apprécie son talent de conteur, sa joie d’être sur scène, joie partagée par tous les musiciens, dont l’engagement de la première à la dernière note est remarquable.</p>
<p><img fetchpriority="high" decoding="async" alt="" class="image-large" height="312" src="/sites/default/files/styles/large/public/te-deum_c-le-concert-spirituel_-2.jpg?itok=0KjXJd-C" title="© Guy Vivien" width="468" /><br />
	© Guy Vivien</p>
<p>Les premières pièces célèbrent tour à tour la Vierge Marie, Saint Louis et Saint Xavier et donnent l’occasion au public de se laisser séduire par une ambiance plus intimiste. C’est néanmoins dans le <em>Te Deum</em> que l’alchimie est la plus réussie, tous les protagonistes connaissent l’œuvre par cœur, en témoigne un superbe enregistrement paru chez Glossa en 2001, et cela se ressent tout de suite : les timbres éclatent, toutes les voix s’unissent pour livrer une superbe version de ce grand motet triomphant.</p>
<p>Malgré des timbres assez hétérogènes, les solistes forment un bel ensemble : tous sont rompus au répertoire baroque français, ont déjà croisé la route du Concert Spirituel et c’est un plaisir que d’entendre une diction, des ornementations et des conduites de phrases irréprochables. Des cinq, c’est l’envie et la fraîcheur de <strong>François Joron</strong> qui le font sortir du lot. L’intensité de son interprétation du « Certamen forte dedisti mihi Domine » dans le motet <em>In Honorem Sancti Ludovici regis Galliae Canticum H.365</em> en est la plus belle illustration. Si le haute-contre suédois <strong>Anders Dahlin</strong> est irréprochable stylistiquement et d’une finesse musicale remarquable, son manque de projection n’a pas permis aux spectateurs de profiter de son timbre clair (hormis ceux des premiers rangs). Méforme d’un jour ou programme un peu trop grave pour sa voix ? <strong>Geoffroy Buffière</strong>, remplaçant de dernière minute, ne donnera sa pleine mesure que dans le <em>Te Deum</em> où son timbre sombre et puissant se déploie enfin.</p>
<p>Enfin, on saura particulièrement gré à Hervé Niquet de faire chanter le « Tu ergo quaesumus » par les deux solistes féminines à l’unisson (<strong>Alice Glaie </strong>et <strong>Julia Beaumier</strong>), ainsi que c’est explicitement indiqué dans le manuscrit (là où la plupart de ses collègues laissent une voix seule prier Dieu de venir au secours de ses serviteurs) : exercice périlleux (la moindre défaillance se remarquant instantanément), mais parfaitement réussi.</p>
<p>La musique de Charpentier sait nous toucher au cœur sans déployer des artifices spectaculaires. Ainsi en était-il ce soir, Hervé Niquet et sa troupe nous auront offert un spectacle de très grande qualité, en toute simplicité. Le public ne s&rsquo;y est pas trompé.</p>
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		<title>Grands motets</title>
		<link>https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/grands-motets-apparat-vigueur-et-interiorite/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Yvan Beuvard]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 06 Dec 2018 07:57:48 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Année faste que 2018 pour les grands motets de Lalande, puisque qu’après Vincent Dumestre (Majesté et émotion à Versailles) Olivier Schneebeli nous en offre trois autres, tout aussi magnifiquement servis. Que de chemin parcouru en cinquante ans ! Sans entrer dans les considérations esthétiques ou instrumentales, il fallait ainsi un quart d’heure supplémentaire à Michel Corboz &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Année faste que 2018 pour les grands motets de Lalande, puisque qu’après Vincent Dumestre (<a href="/cd/majeste-majeste-et-emotion-a-versailles">Majesté et émotion à Versailles</a>) <strong>Olivier Schneebeli </strong>nous en offre trois autres, tout aussi magnifiquement servis. Que de chemin parcouru en cinquante ans ! Sans entrer dans les considérations esthétiques ou instrumentales, il fallait ainsi un quart d’heure supplémentaire à Michel Corboz (qui avait été précédé d’Alexandre Cellier et de Marcel Couraud) pour achever le <em>De profundis</em>. Avec, ses solistes, son chœur et l’ensemble <strong>Collegium Marianum</strong>, nous ne sommes pas au Musée Grévin de la musique, malgré la volonté constante de fidélité aux voix, aux instruments, à la pratique du temps comme à l’espace acoustique : enregistrés dans la Chapelle royale du Château de Versailles, les trois grands motets se signalent par leur vigueur, l’apparat comme l’intériorité. Il n’est pas inutile de citer Titon du Tillet (description du <em>Parnasse français</em>, 1727) : «Le Roy qui se connaissoit parfaitement en musique, goûta fort celle de la Lande (…) La musique latine de la Lande a été exécutée à la Cour quarante ans avec applaudissement général, et notre monarque qui a témoigné souhaiter qu’on chantât de tems en tems dans sa Chapelle des motets de la composition de ce musicien, fait connoître la grande estime qu’on en fait ».</p>
<p>Encadré du <em>Venite, exultemus Domino</em> (Psaume 94) et du <em>Dominus regnavit</em> (Psaume 96), le plus célèbre des 77 grands motets, le <em>De profundis</em> (Psaume 129) nous est proposé dans sa  version originale de 1689, marquée encore par l’influence de Lully, Du Mont et Robert. Les vastes proportions autorisent toutes les expressions comme les écritures les plus variées. Ainsi aux parties homophones, puissantes, grandioses s’opposent celles où Lalande tisse un contrepoint d’une richesse jusqu’alors inconnue dans la musique française. Soli, tutti, accompagnement confié à la seule basse continue, à l’orchestre ou aux instruments solistes renouvellent l’intérêt. Le travail sur les tensions chromatiques, les silences, le modelé des phrasés, les subtils équilibres vocaux et instrumentaux force l’admiration. <em>Venite, exultemus Domino</em>, de 1700, se signale également par sa dynamique, sa clarté comme sa fluidité et son raffinement. De 1704, le <em>Dominus regnavit</em>, qu’il est intéressant de comparer à la production de Mondonville, est empreint de grandeur, d’énergie contrastant avec le recueillement, la ferveur. Ainsi l’<em>Adorate eum</em>, où le soprano lumineux de <strong>Chantal Santon-Jeffery</strong> fait merveille. Comme elle, ses complices sont familiers de ce répertoire. <strong>Reinoud van Mechelen</strong>, toujours superbe de couleurs, de phrasé et de style, dont le <em>Venite adoremus </em>– avec chœur – du premier motet enregistré, est un modèle. <strong>François Joron</strong>, taille, n’intervient le plus souvent que dans les ensembles. Retenons cependant le finale du <em>Dominus regnavit</em>, où ses mélismes et son égalité se marient idéalement au chœur. Quant à <strong>Lisandro Abadie</strong>, que l’on retrouve ici avec plaisir, chacune de ses interventions nous vaut autant de bonheur, de l’introduction du <em>De profundis</em>, au superbe <em>Nubes, et caligo</em> (du dernier motet).</p>
<p>Olivier Schneebeli, anime cette musique, avec générosité. Le souffle qu’il donne au chœur, comme à l’ensemble instrumental, le <strong>Collegium Marianum,</strong> de Prague, donne vie à une musique dont tout schématisme est banni. La vie, les équilibres, l’élégance,  tout est là. La lumière irradie et chacune des lignes, vocales comme instrumentales, est conduite avec art. Pour autant les passages homophones concourent à la grandeur de la partition. Signalons pour finir que l’ensemble tchèque joue remarquablement les instruments des Vingt-quatre violons du Roi, prêtés par le CMBV.  Le plus bel hommage, celui de La Borde (<em>Essai sur la musique</em>, 1780) résume bien l’importance et le rayonnement du grand motet : « Les étrangers, depuis Lalande, donnent aux Français la primauté dans ce genre de musique sur toutes les nations d’Europe ».</p>
<p>La prise de son restitue au mieux l’acoustique de la Chapelle royale, avec les plus belles couleurs vocales et instrumentales, tout en donnant une lisibilité remarquable de chaque ligne. Outre les textes chantés et leur traduction (français-anglais), le livret comporte une introduction pertinente de Thomas Lecomte.</p>
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		<title>SACCHINI, Chimène — Saint-Quentin-en-Yvelines</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/chimene-ou-le-cid-saint-quentin-en-yvelines-qui-leut-cru-qui-leut-dit/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Laurent Bury]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 13 Jan 2017 07:53:26 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Qui aurait pu croire qu’une aussi bonne partition dormait encore dans les cartons des bibliothèques ? Qui aurait cru que Sacchini pouvait nous réserver une aussi bonne surprise que cet opéra d’après Corneille, d’abord conçu en italien sous le titre Il Gran Cid (Londres, 1773) avant d’être adapté en français pour devenir Chimène, ou Le Cid ? &#8230;</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Qui aurait pu croire qu’une aussi bonne partition dormait encore dans les cartons des bibliothèques ? Qui aurait cru que Sacchini pouvait nous réserver une aussi bonne surprise que cet opéra d’après Corneille, d’abord conçu en italien sous le titre <em>Il Gran Cid</em> (Londres, 1773) avant d’être adapté en français pour devenir <em>Chimène, ou Le Cid</em> ? L&rsquo;ARCAL et le CMBV y ont cru, avec raison, mais tous ceux qu’avait subjugués <a href="http://www.forumopera.com/cd/je-vous-salue-marie-kalinine"><em>Renaud</em>, du même Sacchini</a>, pouvaient soupçonner que cette œuvre créée la même année serait du même tonneau. Et cette fois, impossible d’attribuer le succès de l’entreprise au magnétisme d’une chanteuse à la forte personnalité : ce ne sont pas ici les voix que l’on admire, mais bien l’écriture d’un compositeur appelé à Paris pour prendre la relève de Gluck face à son rival Piccinni. Les airs sont écrits sur le même modèle que ceux du Chevalier reparti pour Vienne, mais la musique orchestrale possède une élégance qui fait penser à Mozart, pourtant d’un quart de siècle plus jeune que Sacchini. Et en entendant le premier air de Chimène, tourmentée par l’amour insensé qu’elle porte à son ennemi, on pense à Ilia, éprise d’un de ces Grecs qui sont cause de tous ses malheurs (<em>Idomeneo</em> n’est que de deux ans antérieur). Les duos entre Rodrigue et Chimène sont très développés, et seuls les chœurs paraissent parfois un peu longuets à force de répétition des mêmes phrases.</p>
<p>Grâces soient donc rendues à <strong>Julien Chauvin</strong> à la tête de son <strong>Concert de la Loge</strong> pour avoir fait revivre cette œuvre, dont on comprend qu’elle ait tant plu à Marie-Antoinette. C’est peut-être avec des effectifs plus nombreux que le public de 1783 découvrit <em>Chimène</em>, mais tel quel, l’orchestre est bien suffisant pour nous faire apprécier la vivacité et la beauté de cette musique. Ledit orchestre est d’ailleurs visible pendant toute la soirée puisqu’il a été décidé de le placer sur scène, divisé en deux moitiés entre lesquelles le chef prend place, tantôt face, tantôt dos au public. Ainsi l’a voulu <strong>Sandrine Anglade</strong>, qui fait évoluer les protagonistes sur un espace restreint, sombre mais superbement éclairé, pour un spectacle fluide dont le dépouillement permet en fait de se concentrer sur l’action. Les soldats que Rodrigue entraîne au combat contre les Maures ressemblent plus à une bande de sympathiques bandits qu’à l’armée de métier d’un grand roi, mais peu importe, au fond.</p>
<p><img decoding="async" alt="" class="image-large" height="192" src="/sites/default/files/styles/large/public/03_2017_chimene_ou_le_cid_artava_zd_sargsyan_agnieszka_slawinska_julien_chauvin_le_concert_de_la_loge-anne-sophie_soudoplatoff_0.jpg?itok=8jMokYkM" title="A. Sargsyan, A. Slawinska © Anne-Sophie Soudoplatoff" width="468" /><br />
	A. Sargsyan, A. Slawinska © Anne-Sophie Soudoplatoff</p>
<p>Cela dit, il ne suffit pas de croire, il faut aussi dire. Et c’est là que le bât blesse un peu. Pas pour tous, bien de sûr. Les <strong>Chantres du CMBV</strong> ont une diction exemplaire et, peut-être stimulés par l’expérience de la scène, semblent plus présents que dans certains opéras en version de concert. <strong>Mathieu Lécroart</strong> en Don Diègue est un régal : ce baryton, formé à la dure école de Compiègne du temps de feu Pierre Jourdan, honteusement sous-employé depuis, unit à un français suprêmement articulé un timbre délectable et une belle aisance dans l’aigu. Dans la même tessiture, <strong>Jérôme Boutillier</strong>, applaudi il y a un an lors du concert des Révélations de l’Adami, confirme les dons les plus prometteurs, grâce à l’air du Hérault, équivalent très abrégé du fameux « Nous partîmes cinq cents, mais par un prompt renfort… ». Pas de problème linguistique non plus pour <strong>Artavazd Sargsyan</strong> : la voix n’est pas d’une puissance énorme, on l’avait déjà remarqué en d’autres occasions, mais le ténor se fait ici fort bien entendre et compose un héros tout à fait convaincant, même si le livret ampute le héros de ses très cornéliennes stances. On aurait aimé avoir pour Chimène les oreilles de Rodrigue, mais le compte n’y est hélas pas tout à fait. Mozartienne confirmée, <strong>Agnieszka Sławińska</strong> a la voix qui convient au rôle, dont elle a aussi la silhouette. La diction, en revanche, manque cruellement de clarté : les voyelles sont à peu près les bonnes, comme on s’en rend compte lorsqu’on lève les yeux vers le surtitrage, mais l’ensemble ne coule pas comme il devrait, même si les choses s’arrangent dans les duos avec Rodrigue. A peu près incompréhensible s’avère en revanche le roi d’<strong>Enrique Sánchez-Ramos </strong>: dans son cas, la lecture des surtitres s’apparente à une surprise totale, sans rapport avec les sons émis. Un disque s’ensuivra-t-il ? On le souhaite dans l’absolu, mais peut-être faudra-t-il revoir au moins ce point noir de la distribution.</p>
<p>Prochaines représentations : le 14 mars à Massy, les 25 et 27 mars à Herblay</p>
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