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	<title>Brigitta KELE - Artiste - Forum Opéra</title>
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	<title>Brigitta KELE - Artiste - Forum Opéra</title>
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		<title>Cavalleria rusticana&#124;I pagliacci — Strasbourg</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/cavalleria-rusticana-pagliacci-strasbourg-strasbourg-cinecitta-a-lopera/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Clément Taillia]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 03 Jun 2017 03:32:15 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Avant que le rideau se lève, les noms des œuvres barrent toute la scène, sur fond noir. Après qu’il se soit baissé, un générique de fin apparaît, remerciant Patrice Chéreau et listant tous les protagonistes de la production. A force de jouer partout et tout le temps (en France, pas si souvent que cela) Cavalleria &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p class="rtejustify">Avant que le rideau se lève, les noms des œuvres barrent toute la scène, sur fond noir. Après qu’il se soit baissé, un générique de fin apparaît, remerciant Patrice Chéreau et listant tous les protagonistes de la production. A force de jouer partout et tout le temps (en France, pas si souvent que cela) <em>Cavalleria Rusticana </em>et <em>Pagliacci</em> ensemble, la tentation était grande d’en vouloir faire un seul opéra. <strong>Kristian Frédric</strong>, lui, veut en faire un seul film. Sa volonté d’unifier les deux pièces n’ignore certes par totalement la salle, notamment quand vient l’entracte, pendant lequel des bruits de travaux sont diffusés et les ouvreuses revêtent des casques de chantier matérialisant la transformation du bidonville de la première partie en HLM. Mais son inspiration puise, pour l’essentiel, dans des références cinématographiques. Si Godard a pu dire que « le cinéma est l’enfance de l’art », Kristian Frédric nous montre des enfants qui deviennent adultes, ou des adultes qui deviennent vieux, puisqu’avec lui, <em>Cavalleria Rusticana </em>et <em>Pagliacci</em> prennent place au même endroit, mais pas au même moment. « Les labours de la douleur », comme l’écrit le programme, nous emmène donc dans le sud de l’Italie, au début des années 1950 avec l’opéra de Mascagni : les baraques sont en tôle, la mafia rôde toujours, la force des traditions résiste encore face à une jeunesse sans dessein qui ne peut que se jeter dans l’alcool et le sexe. <em>Rebels without a cause</em>, ces jeunes ont cédé la place, 28 ans plus tard, au peuple de Leoncavallo, qui a donné à la sourde révolte de leurs aînés une matérialité plus substantielle : les immeubles sont en béton armé, les références aux brigades rouges et à l’assassinat d’Aldo Moro recouvrent les murs, les amours se lient et se délient de façon ostentatoire – et Silvio est le fruit de celles, tragiquement conclues, de Santuzza et Turiddu. Si, résumé ainsi en gros traits, tout cela peut sembler caricatural, la direction d’acteur tourne le dos à la facilité : de ce foisonnement de détails, de zooms et de contre-champs rappelant encore et toujours l’acuité d’une caméra, les personnages ne sortent jamais écrasés, mais révélés, ou à tout le moins dessinés avec une précision que ne renieraient pas quelques grands réalisateurs. C’est un Turiddu falot, qui ne sait que dire à Santuzza, qui tremble comme une feuille face à Alfio ; c’est Alfio, justement, puissant, entouré, mafieux, imbattable, que ce soit dans la lutte pour une femme ou dans la lutte pour sa vie ; c’est leur duel qui se termine dans une mare d’hémoglobine ; c’est Nedda, puits de sensualité inassouvie qui croit enfin trouver en Silvio l’amant qui pourra comprendre sa soif de liberté. Les protagonistes de ce cinéma réaliste n’ont, en définitive, rien de révolutionnaire ; c’est de nous les avoir rendu si familiers qui doit au contraire être porté au crédit de ce spectacle.</p>
<p class="rtejustify">Quand les acteurs deviennent chanteurs, cela devient parfois plus problématique. <em>Pagliacci </em>en sort gagnant, parce que Canio va mieux que Turiddu à <strong>Stefano La Colla</strong>, qui réalise tout de même ce soir un tour de force sans que jamais sa voix claire et puissamment projetée ne faiblisse, parce que <strong>Brigitta Kele </strong>est la plus sensuelle des Nedda, parce que <strong>Vito Priante</strong> lui apporte en Silvio une réplique idéale. Un peu fruste dans son fameux prologue, <strong>Elia Fabbian</strong> a été, dans <em>Cavalleria Rusticana</em>, un Alfio plus convaincant que la Santuzza de <strong>Géraldine Chauvet</strong>, émouvante dans sa passion éperdue, mais trop gênée par les aigus de sa partition. Et c’est surtout la très solide <strong>Stefania Toczyska</strong>, dans un rôle qu’elle a chanté à <a href="https://www.forumopera.com/cavalleria-rusticana-pagliacci-salzbourg-un-diptyque-bancal">Salzbourg auprès de Jonas Kaufmann</a>, à l’issue d’une immense carrière, qui ressort d’une distribution sans grand relief.</p>
<p class="rtejustify">Beaucoup de bonheurs musicaux ce soir seront à adresser du côté de la fosse, où officie<strong> Daniele Callegari.</strong> A la tête d’un Orchestre Philharmonique de Strasbourg absolument irréprochable, le chef italien explore les moindres recoins du drame sans s’autoriser trop d’affects. La substance des pièces, sous sa direction rigoureuse, ne se fait jamais lourde et ne perd à aucun moment sa tenue et sa consistance. Il fallait bien cela pour mettre en valeur des choristes totalement sollicités, et particulièrement brillants : on sait d’autant plus ce soir qu’un bon film n’existe pas sans une bande-son d’excellence !</p>
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		<title>PUCCINI, La Bohème — Avignon</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/la-boheme-avignon-loin-des-bobos/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Fabrice Malkani]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 15 Feb 2015 06:22:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>D’emblée, les aspérités de la musique nous préviennent, tout autant que les contrastes expressionnistes d’une mise en scène épurée : loin d’un sentimentalisme facile et de l’ivresse du beau chant, c’est la rudesse de la vie et l’authenticité des sentiments que cette Bohème avignonnaise nous donne à voir et à entendre. Puccini vériste ? Puccini romantique ? Puccini &#8230;</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>D’emblée, les aspérités de la musique nous préviennent, tout autant que les contrastes expressionnistes d’une mise en scène épurée : loin d’un sentimentalisme facile et de l’ivresse du beau chant, c’est la rudesse de la vie et l’authenticité des sentiments que cette <em>Bohème</em> avignonnaise nous donne à voir et à entendre.</p>
<p>Puccini vériste ? Puccini romantique ? Puccini expressionniste ? Tout cela à la fois, certes, mais avant tout Puccini engagé. Engagé par sa composition sans concession, que le chef hongrois <strong>Balàzs Kocsàr</strong>, déjà applaudi à Avignon dans <a href="http://www.forumopera.com/spectacle/lemotion-sans-la-puissance"><em>Jenufa</em></a> en 2013 et dans <a href="http://www.forumopera.com/spectacle/triple-triomphe-des-freres-alagna"><em>Le Dernier jour d’un condamné</em></a> en 2014, nous donne à entendre avec toutes ses rugosités. Engagé par le choix d’un livret que <strong>Nadine Duffaut</strong> met en scène en jouant sur les images convenues dont elle retourne la signification première en montrant ensuite l’envers du décor. Ainsi, l’alcôve que révèle dans le premier tableau un mouvement de la scène tournante, avec Mimi dans un décor semblable à un tableau de maître ancien (on pense à <em>La Dentellière</em> de Vermeer), devient, lorsque la scène tourne pour substituer à ces lieux privés l’espace public, une forme géométrique à la Paul Klee, parmi d’autres monolithes dont l’abstraction suggère la froideur du monde extérieur tout autant que le destin implacable. Engagé enfin par la présence vocale et scénique très forte des interprètes, au premier rang desquels <strong>Florian Laconi</strong> est un Rodolfo puissamment émouvant ( « Che gelida manina » est très applaudi), à la diction exemplaire et aux aigus rayonnants, ménageant tout au long de l’opéra une évolution dramatique saisissante.</p>
<p>Avec <strong>Lionel Lhote</strong>, qui prête à Marcello sa chaleureuse voix de baryton, le <em>parlar cantando</em> du premier tableau est d’une expressivité remarquable, qui ne laisse pas un instant de répit, retraçant cette lutte de chaque instant contre le froid qui engourdit, exaltant l’activité contre l’engourdissement qui est la mort de l’art, la mort de l’esprit. Lorsque <strong>Yann Toussaint</strong> en Schaunard et <strong>Ugo Guagliardo</strong> en Colline se joignent à eux, c’est un quatuor de choc, tonique et sonore, qui emporte l’adhésion et suscite l’enthousiasme.</p>
<p><img fetchpriority="high" decoding="async" alt="" class="image-large" height="312" src="/sites/default/files/styles/large/public/15s015-1118.jpg?itok=EEAKHwbt" title="La Bohème, Opéra Théâtre Grand Avignon © DR " width="468" /><br />
	© Cédric Delestrade / ACM Studio</p>
<p>Les rôles féminins sont un peu en retrait : la soprano roumaine <strong>Brigitta Kele</strong> incarne une Mimi tendre et émouvante, avec une belle ampleur vocale, mais dès son air « Mi chiamano Mimì », la justesse dans les aigus n’est pas toujours assurée, ni la mesure avec l’orchestre. Dans le rôle de Musetta, <strong>Cristina Pasaroiu</strong> ne semble pas toujours à l’aise avec une ligne vocale très tendue et souligne de manière excessive l’excentricité du personnage, au risque d’en gommer l’humanité foncière. Le parti-pris quasi expressionniste de la production ne justifie pas que l’air « Quando m’en vo’ soletta » soit traité brutalement. Sans nuances, le personnage n’existe plus. Sans doute cela explique-t-il l’ire d’une spectatrice s’exclamant à l’entracte que ce n’est pas ainsi que l’on doit traiter Puccini, dont la musique, expliquait-elle, doit être « caressante ». Mais elle peut aussi être une gifle, et c’est sans doute cette veine, que la mise en scène autant que la direction musicale ont souhaité explorer. Une <em>Bohème</em> loin des bobos, avec un engagement complet des artistes dans ce récit de violence sociale, sur fond de misère, avec un Florian Laconi en larmes à l’issue d’un spectacle fort, propre à remettre en cause l’image convenue que l’on peut souvent avoir de la musique de Puccini.</p>
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		<title>MASCAGNI, L&#039;amico Fritz — Strasbourg</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/lamico-fritz-strasbourg-pour-bien-reussir-un-clafoutis/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Laurent Bury]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 24 Oct 2014 04:43:22 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Un clafoutis, ça n’a l’air de rien, mais il faut pour le réussir savoir choisir ses ingrédients. Les cerises sont essentielles, mais ce n’est pas tout. De L’amico Fritz, on connaît le fameux duo des cerises, à la rigueur « Son pochi fiori », mais qu’y a-t-il d’autre dans le deuxième opéra de Mascagni ? Il y a &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Un clafoutis, ça n’a l’air de rien, mais il faut pour le réussir savoir choisir ses ingrédients. Les cerises sont essentielles, mais ce n’est pas tout. De <em>L’amico Fritz</em>, on connaît le fameux duo des cerises, à la rigueur « Son pochi fiori », mais qu’y a-t-il d’autre dans le deuxième opéra de Mascagni ? Il y a d’abord une excellente pâte orchestrale, confectionnée avec une certaine dose d’invention : loin de répéter la recette qui lui avait valu un succès planétaire avec <em>Cavalleria rusticana</em>, le compositeur se risque à de tout autres saveurs. L’orchestre est ici léger, fruité, guilleret, avec un goût de vents très prononcé : il n’a à peu près rien d’alsacien, mais il inclut une forte touche tziganes, grâce au personnage de Beppe, le violoniste qui inspire à Mascagni de soudaines envolées instrumentales. Et il y a aussi l’intermezzo qui se prend très au sérieux, presque au tragique, alors qu’il n’y a justement ici rien de ce qui semble d’habitude nécessaire à la concoction d’un opéra digne ce nom : pas un seul mort quand le dernier acte se termine, pas une seule menace terrible suspendue au-dessus des têtes, rien qu’une toute petite intrigue légère comme un soufflé. <strong>Paolo Carignani</strong> prend bien soin de ne jamais s’appesantir, sa direction fait avancer l’œuvre à vive allure, et l’on en regretterait presque qu’elle ne s’alanguisse même pas un peu pour laisser aux protagonistes le temps de déguster ces cerises qu’ils grignotent ensemble.</p>
<p>A cette pâte il faut amalgamer les meilleurs fruits, car même si l’intrigue ne pèse rien, il faut quand même réunir un solide trio ou quatuor dans les rôles principaux. <strong>Brigitta Kele</strong> est une délicieuse Suzel, absolument dénuée de fadeur, comme pouvaient le laisser présager sa Musetta et surtout sa Nedda à Bastille, qualifiée de révélation par notre collègue Christian Peter : campée par la soprano hongroise, la toute jeune héroïne du roman d’Erckmann-Chatrian ne s’en laisse pas conter, car la voix possède de belles couleurs sombres et s’envole avec grâce dans l’aigu. <strong>Teodor Ilincai</strong>, en revanche, risque constamment de compromettre le délicat équilibre des saveurs car ce ténor, spécialiste des rôles pucciniens, a hélas tendance à pousser le son et à émettre tout en force ; le timbre est beau, mais bien trop appuyé. Heureusement, le baryton <strong>Elia Fabbian</strong> se montre bien plus délicat dans ses interventions, sonore juste comme il faut, avec le piquant nécessaire. De son côté, <strong>Anna Radziejewska </strong>est d’une aisance insolente dans son rôle travesti, auquel elle prête une voix solidement charpentée. Les trois autres personnages n’ont guère le temps de s’imposer car Mascagni les emploie surtout comme ingrédients complémentaires dans les ensembles : <strong>Mark Van Arsdale</strong> n’est pas très audible et son italien sonne très anglo-saxon, <strong>Sévag Tachdjian </strong>possède une voix plus savoureuse, et <strong>Tatiana Anlauf </strong>marque surtout par sa présence scénique.</p>
<p>Car il y a enfin, et peut-être surtout, l’artisan auquel on doit en grande partie ce succulent clafoutis : <strong>Vincent Boussard</strong>, qui sait à merveille éviter tous les écueils du trop cuit, du trop sec ou du trop sucré ; pas un instant il ne laisse retomber la pâte qui lève d’un bout à l’autre de la soirée. Dans un décor très sobre, avec un changement à vue qui surprend d’abord, les personnages évoluent avec une liberté comparable à celle des poules du deuxième acte. Rien de naturaliste cependant, malgré la présence de ces authentiques gallinacés, et le dernier tableau bascule dans l’onirisme ; après tout, Fritz extravague, dit le livret, ce qui justifie l’apparition spectaculaire de Beppe tombé des cintres, la métamorphose de David en diable tentateur et les projections qui dédoublent les personnages sur le mur du fond. Situés à l’époque de la création, les costumes de <strong>Christian Lacroix</strong> donnent des couleurs de pâte d’amande à Hanezò et Federico, placent clairement Caterina en Alsace et Beppe hors de tout conformisme bourgeois, et parent presque trop somptueusement Suzel lorsqu’elle vient à la ville. Mais l’on ne se plaindra pas que la mariée soit trop belle, ni le gâteau trop succulent. Tout cela est vivant, bouge constamment, et le plat est souvent relevé d&rsquo;une pointe d&rsquo;humour (ah, le retour des poules à la fin !). Encore une fois, merci Strasbourg !</p>
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