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	<title>Koen KESSELS - Artiste - Forum Opéra</title>
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	<description>Le magazine en ligne de l&#039;opéra</description>
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	<title>Koen KESSELS - Artiste - Forum Opéra</title>
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		<title>HENDERICKX, The Convert — Gand</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/wim-henderickx-the-convert-gand-opera-ou-oratorio/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Christophe Rizoud]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 30 May 2022 04:01:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Rester ou ne pas rester après l’entracte. Telle est la question que l’on peut se poser à l’issue de la première partie de The Convert, un opéra créé en début de mois à Anvers et repris à Gand jusqu’au 4 juin, avant Rouen la saison prochaine. Du Cœur converti (De Bekeerlinge), un roman écrit en &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Rester ou ne pas rester après l’entracte. Telle est la question que l’on peut se poser à l’issue de la première partie de <em>The Convert</em>, un opéra créé en début de mois à Anvers et repris à Gand jusqu’au 4 juin, avant Rouen la saison prochaine.</p>
<p>Du <em>Cœur converti</em> (<em>De Bekeerlinge</em>), un roman écrit en néerlandais par Stefan Hertmans, Krystian Lada a tiré un livret en anglais, latin et araméen mis en musique par Wim Henderickx. « J&rsquo;ai lu le livre de Stefan en décembre 2016, juste après sa parution. Je l&rsquo;ai dévoré en deux jours et j&rsquo;ai tout de suite su que cela allait être mon grand opéra. », explique le compositeur flamand dont la musique, influencée par Messiaen, Ligeti, Bartók ou encore Stravinsky, puise aussi son inspiration dans les traditions non occidentales. « Tous les sujets auxquels je réfléchissais en tant qu&rsquo;homme et en tant qu&rsquo;artiste s&rsquo;y trouvaient : l&rsquo;idée d&rsquo;un amour impossible, la notion de la condition humaine. […] Le thème religieux, comment la beauté de la religion peut-elle se transformer en horreur absolue, en faisait aussi un livre d&rsquo;une grande actualité pour moi. L&rsquo;histoire se déroule au 11e siècle, mais elle parle d&rsquo;aujourd&rsquo;hui. »</p>
<p>Convertie au judaïsme par amour, Vigdis, une jeune Rouennaise, doit fuir sa ville natale pour se réfugier en Provence. L’assassinat de son époux et le rapt de ses enfants la contraindra à errer de Marseille au Caire, maltraitée, violée, remariée, condamnée au bûcher puis rachetée avant finalement de mourir d’épuisement, définitivement brisée.</p>
<p><img fetchpriority="high" decoding="async" alt="" class="image-large" height="312" src="/sites/default/files/styles/large/public/tc4.jpg?itok=o5pEpX0p" title="© Annemie Augustijns" width="468" /><br />
	© Annemie Augustijns</p>
<p>Wim Hendericck poursuit : « Le voyage émotionnel de Vigdis est le fil conducteur de cet opéra, et nous ne lui donnons pas vie simplement en la faisant chanter par la soprano <strong>Lore Binon</strong>. Nous suivons aussi Vigdis dans ses rêves, dans son monde intérieur, quand elle réfléchit. Avec tout l&rsquo;orchestre, le chœur et le chœur d&rsquo;enfants, le chœur de la ville et l&rsquo;électronique dans la salle. Tout le registre y passe et c&rsquo;est aussi nécessaire pour transmettre toute l&rsquo;émotion. »</p>
<p>Et l’émotion passe effectivement, mais fugace, suscitée par le chef d&rsquo;orchestre belge <strong>Koen Kessels</strong> à travers une riche matière polyphonique – la Chorale communautaire Madam Fortuna s’ajoute aux membres du Chœur d&rsquo;enfants et des Chœurs d&rsquo;Opera Ballet Vlaanderen –, à travers aussi des sonorités étranges engendrées par l’usage combiné des percussions, des instruments occidentaux, orientaux et électroniques au service d’une écriture qui dépasse le clivage tonal.</p>
<p>Ces qualités réunies suffisent-elles à former le « grand opéra » dont rêvait Wim Henderickx ? Chacun se forgera sa réponse à l’épreuve d’un spectacle d’une durée de trois heures, entracte compris qui a eu du mal à capter notre entière attention. D’où la question liminaire à laquelle nous avons personnellement répondu par l’affirmation : rester.</p>
<p>Rester car le principe de progression dramatique, consubstantiel à tout récit, qu’il soit mis en musique ou non, pouvait laisser espérer un sursaut narratif. Sauf à être passé à côté de l’essentiel – ce qui appartient au domaine du possible –, tel n’a malheureusement pas été le cas. Si le deuxième acte nous a paru moins long que le premier, ce n’est qu’en raison de sa durée moindre. <em>The Convert</em> s’apparente à une succession de tableaux, prétexte aux ruptures de structures musicales chères à Wim Henderickx, mais peu compatible avec notre idée de trame narrative, d’autant que la mise en scène de <strong>Hans Op de Beeck</strong>, en usant d’une symbolique touffue, ne facile pas le déchiffrage de l’intrigue. Quelle est par exemple la signification des loges d’artistes de part et d’autre de la structure sur laquelle défilent comme au bon vieux temps des toiles peintes ?</p>
<p>Alors rester, en dépit d’une sonorisation envahissante qui empêche d’apprécier les voix dans leur vérité, d’un volume sonore qui oscille entre <em>mezzo forte</em> et<em> forte</em>, d’une écriture vocale dépourvue de lyrisme – exception faite des pages chorales, et de quelques prières ; rester dans l’espoir d’une révélation seule capable de balayer nos réserves et nous convertir à une œuvre qui, par sa dimension spirituelle et son immobilisme théâtral, nous semble s’apparenter davantage à un oratorio qu’à un opéra. Las, le miracle n&rsquo;a pas eu lieu. </p>
<p> </p>
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		<title>LENS, Shell Shock — Bruxelles (La Monnaie)</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/shell-shock-a-requiem-of-war-bruxelles-la-monnaie-le-beau-cliche-erige-en-spectacle/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Claude Jottrand]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 23 Oct 2014 06:58:42 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Création très attendue, ce Shell Shock est la contribution que La Monnaie a voulu offrir à son public à l’occasion de la célébration du centenaire de la première guerre mondiale. Shell shock désigne en anglais la psychose traumatique extrême subie par les soldats exposés au feu, qui se traduit par divers symptômes tels la perte &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Création très attendue, ce <em>Shell Shock </em>est la contribution que La Monnaie a voulu offrir à son public à l’occasion de la célébration du centenaire de la première guerre mondiale. <em>Shell shock </em>désigne en anglais la psychose traumatique extrême subie par les soldats exposés au feu, qui se traduit par divers symptômes tels la perte d’équilibre, l’impossibilité de marcher, des mouvements compulsifs incontrôlables conduisant à des contorsions douloureuses, sans parler de maintes phobies.</p>
<p>Sous la forme d’une cantate chorégraphiée – l’œuvre est sous-titrée <em>Requiem of War</em> – <em>Shell Shock</em> est basée sur une suite de douze cantiques, consacrés chacun à une catégorie de victimes de la guerre, les soldats coloniaux, les mères, les orphelins, les rescapés, les infirmières, les déserteurs etc…</p>
<p>Dus à la plume de l’Australien <strong>Nick Cave</strong> – que l’on connaît surtout comme compositeur de chansons rock au travers de groupes comme The Boys Next Door ou les Bad Seeds –, ces textes en anglais prennent souvent des formes incantatoires, volontiers déclamatoires et s’attachent, parfois avec émotion, à décrire la détresse, la colère, la nostalgie du temps d’avant. Pas de dialogue, pas de construction dramatique, mais une juxtaposition d’expériences plus ou moins incarnées, sous la forme de narrations ou de complaintes, dans une langue dénuée de tout artifice.</p>
<p>Sur le plan musical, la partition due au compositeur belge <strong>Nicholas Lens</strong> est d’un abord facile, toujours lyrique et suit d’assez près le texte, avec de nombreuses structures en couplets et refrains. L’orchestration est sobre, voire simpliste, tapis de cordes avec ornements de bois ou de cuivres et partie de piano obligé, relativement peu élaborée, non théâtralisée, et curieusement dépourvue de tension dramatique, pour un sujet qui pourtant justifierait du relief. Les parties solistes sont confiées à cinq chanteurs qui  endossent chacun successivement plusieurs rôles et déroulent le texte avec de nombreuses répétitions, des retours en arrière qui impriment à l’ensemble un rythme lent, au risque de susciter l’ennui. Un chœur à huit voix complète la distribution.</p>
<p>En confiant la mise en scène de ce spectacle à <strong>Sidi Larbi Cherkaoui</strong>, figure importante de la scène chorégraphique belge depuis déjà une dizaine d’années, la Monnaie jouait la carte du contraste et s’assurait une partie visuelle pour le moins mouvementée au service d’une œuvre a priori statique et un peu compassée. Et en effet, devant un décor fait de panneaux coulissant verticalement et permettant un étagement sur trois ou quatre niveaux, la scène est très vite occupée par une troupe de danseurs virevoltants, très virtuoses, qui apportent avec eux les accessoires permettant l’illustrer les différents tableaux de l’œuvre. Ces accessoires donnent vie et corps au texte. Mais ces tableaux au demeurant fort beaux sont aussi une succession de clichés sur la grande guerre, comme sortis d’un livre pour enfants, assez naïvement traités et dépourvus de toute mise en perspective. Peu d’émotion, aucun support pour une réflexion sur le sens de la guerre, sans même parler de ses enjeux, ni sur l’importance historique du conflit, aucune trace d’expérience personnelle directe ou indirecte de la part du metteur en scène, qui semble très extérieur à son sujet et le traite par une sorte d&rsquo;abstraction esthétique. Paradoxalement, c’est quand le mouvement s’arrête que l’émotion est la plus grande, lorsqu’avec une extrême sobriété la parole est laissée aux enfants pour l’ultime tableau, le canto des orphelins.</p>
<p>Emmené par la soprano américaine <strong>Claron McFadden</strong>, au timbre particulièrement généreux et très présente, le quintette vocal a fort à faire pour donner vie au texte et s’insérer dans la mise en scène. Prestation remarquable également pour le ténor anglais <strong>Ed Lyon</strong>, qui apporte beaucoup de distinction et d’élégance à son rôle, et déploie avec aisance un timbre très agréable et une diction impeccable. La mezzo <strong>Sara Fulgoni</strong> n’est pas en reste et sa voix chaude et enveloppante convient particulièrement bien aux parties qui lui sont confiées. Et les trois enfants solistes sont particulièrement émouvant, la fragilité de leur voix entraînant d’emblée la sympathie du public. <strong>Gerald Thompson,</strong> contreténor, <strong>Mark S. Doss</strong>, baryton-basse, et les chœurs de la Monnaie, nombreux et très mobiles, complètent heureusement cette distribution vocale de grande qualité.</p>
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