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	<title>Nadine KOUTCHER - Artiste - Forum Opéra</title>
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	<title>Nadine KOUTCHER - Artiste - Forum Opéra</title>
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	<item>
		<title>DONIZETTI, Lucia di Lammermoor — Toulouse</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/lucia-de-lammermoor-toulouse-reprise-robuste/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Maurice Salles]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 21 May 2017 02:08:47 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Toile peinte qui représente une haute colline boisée surmontée d’un château, haute grille de fer forgé, puissantes colonnes historiées et dorures à profusion sur ornements inspirés du gothique flamboyant, cette production de Lucia de Lammermoor en met toujours plein les yeux malgré ses presque vingt ans. Ces décors monumentaux signés Ezio Frigerio sont représentatifs, avec &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Toile peinte qui représente une haute colline boisée surmontée d’un château, haute grille de fer forgé, puissantes colonnes historiées et dorures à profusion sur ornements inspirés du gothique flamboyant, cette production de <em>Lucia de Lammermoor </em>en met toujours plein les yeux malgré ses presque vingt ans. Ces décors monumentaux signés <strong>Ezio Frigerio</strong> sont représentatifs, avec les costumes de <strong>Franca Squarciapino</strong> – plus Louis XIII, à vrai dire, que François II – du travail de l’équipe rassemblée par le metteur en scène <strong>Nicolas Joel</strong>, qui avait fait de la fidélité aux œuvres un style et une profession de foi. On n’en est que plus surpris de découvrir des entorses à la règle ! Menues, voire insignifiantes diront certains, elles nous semblent pourtant mériter qu’on les relève. Ainsi le bâtiment qui protège la fontaine auprès de laquelle Lucia doit retrouver Edgardo est-il, précise Cammarano dans ses didascalies détaillées, à l’état de ruine. Cette image a une fonction : montrer directement au spectateur une situation d’incurie, peut-être ancienne, peut-être à relier à la guerre civile évoquée un peu plus tôt, et installer un climat de mélancolie, voire de pessimisme contagieux. Cette production propose, elle, un bâti à colonnes surmonté d’un lanternon gothique auquel ne manque pas un pignon qui se profile fièrement en fond de scène. L’image a de quoi séduire, mais où est passée la signification ? Le traitement de la scène relève du même principe d’écart entre ce qu’ont souhaité les auteurs – car évidemment les choix de Cammarano ont été validés par Donizetti – et ce qui est proposé. Le librettiste a prévu de faire entrer en scène Lucia et Alisa dans un état « d’agitation extrême ». Toutes deux ont peur, pour des raisons différentes. Si la suivante craint qu’on les découvre dans un rendez-vous clandestin avec un ennemi, sa maîtresse semble d’abord inquiète de découvrir le motif d’une rencontre insolite. On apprendra peu après que sa nervosité a d’autres causes, que ce lieu est pour elle chargé d’épouvante, et l’annonce de l’éloignement de son « sauveur » augmentera son désarroi. En lui prescrivant une entrée semblable à une irruption, le librettiste signale au spectateur le manque de maîtrise de soi et donc la fragilité nerveuse de Lucia, que le récit de l’apparition confirmera. Il construit ainsi une progression dans l’exposition du personnage, destinée à culminer dans le déchaînement de la scène de la folie. En nous montrant Lucia déjà en scène, assise dos au public, parfaitement immobile, comme si elle se reposait ou prenait le frais paisiblement jusqu’à ce que sa suivante vienne la déranger, la mise en scène ne contribue pas à faire percevoir la symbiose totale réussie par les auteurs entre drame et musique. Ce sont de telles observations qui nous empêchent d’adhérer totalement à cette proposition scénique, par ailleurs très séduisante plastiquement.    </p>
<p><img fetchpriority="high" decoding="async" alt="" class="image-large" height="312" src="/sites/default/files/styles/large/public/_b6i2343_lucia_arturo_enrico.jpg?itok=X-l1fcAF" title="Arturo au centre (Florin Guzga) et Enrico à droite (Vitaliy Bilyy) ©Patrice Nin" width="468" /><br />
	Arturo au centre (Florin Guzga) et Enrico à droite (Vitaliy Bilyy) © Patrice Nin</p>
<p>En revanche, à quelques nuances près, la distribution est des plus satisfaisantes. Nuances d’ailleurs moins vocales, en ce qui concerne <strong>Nadine Koutcher</strong>, dont le vibrato initial s’estompe rapidement et dont les trilles n’ont pas tous la même netteté, que scéniques. Grande et bien faite, la chanteuse ne donne guère l’image de la fragilité et quand elle survient du fond de la scène dans la robe émeraude qui découvre ses épaules, elle évoque davantage l’énergique Maureen O’Hara qu’une créature déjà marquée par la mort. Elle parvient néanmoins dans les scènes suivantes à brider sa vitalité et à camper de façon crédible l’abattement, puis l’égarement. Vocalement, l’émission est franche, l’homogénéité sûre, les aigus précis, le souffle long, l’agilité respectable et la projection de qualité. Sans nul doute, une Lucia de premier plan ! Belle prestation aussi pour <strong>Vitaliy Bilyy</strong> dans le rôle du frère bourreau ; manifestement au mieux de sa forme il prend un plaisir évident à laisser sa voix courir sur toute la tessiture, avec des portés un rien exhibitionnistes, mais on peut comprendre la satisfaction du chanteur à goûter et à exposer sa plénitude vocale. Le personnage est brutal à souhait, peut-être un peu trop monolithique, mais la direction d’acteurs a peut-être manqué d’acuité en choisissant de favoriser la position scénique vers le public au détriment d’un jeu plus « naturel ». Autre qualité, commune du reste aux autres slavophones de la distribution, aucune résurgence phonique intempestive dans la prononciation de l’italien. L’interprète d’Edgardo aurait été discuté, avant les représentations : l’apprendre nous a étonné car <strong>Sergey Romanovsky </strong>nous a convaincu par un lyrisme dont la ferveur ne nuit jamais à l’élégance, qualité fondamentale d’un personnage que sa sincérité et sa sensibilité condamnent dans un univers où triomphent la violence et la déloyauté. Certes, il a semblé forcer, dans sa première scène. Mais le chef lui donnait-il la bonne réplique ?</p>
<p>Grosso modo peu répréhensible sur ses tempi, <strong>Maurizio Benini </strong>contrôle-t-il assez l’intensité sonore ? L’expressivité de l’orchestre, Donizetti la confie aux timbres, aux couleurs, aux modulations, aux changements de tonalité, à leurs échos, aux mélodies, aux désaccords, aux accents, aux rythmes, plus qu’à l’intensité sonore, qu’il n’enfle jamais au détriment des chanteurs. Mais le rendu de l’orchestre, solistes – harpe, clarinette, hautbois – sections ou tutti, est à son plus haut niveau, comme celui des artistes du chœur, dont les interventions extrêmement nuancées sont de constantes réussites. Le reste de la distribution est à la hauteur : le Raimundo digne de <strong>Maxim Kuzmin-Karavaev, </strong>l’Arturo haut-perché de <strong>Florin Guzga</strong> et l’Alisa attentive de <strong>Marion Lebègue, </strong>à la jeunesse inattendue et bien venue car propice à souligner par comparaison l’instabilité de Lucia. Véritable luxe, la présence de <strong>Luca Lombardo </strong>en Normanno permet de constater qu’après trente ans de carrière celui qui fut Arturo pour Edita Gruberova conserve une voix d’une clarté inentamée. Tous reçoivent les effusions d’une salle comble que les malheurs de Lucia semblent avoir régalée, le trio Lucia-Enrico-Edgardo se taillant évidemment la part du lion !</p>
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		<title>OFFENBACH, Les Contes d&#039;Hoffmann — Paris (Bastille)</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/les-contes-dhoffmann-paris-bastille-et-pourtant-elle-tourne/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Laurent Bury]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 03 Nov 2016 05:10:03 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>O stupeur : la Terre n’a pas cessé de tourner, et le microcosme lyrique non plus, malgré la maladie de Jonas Kaufmann (précédée par le forfait de Sabine Devieilhe pour de plus réjouissantes raisons). L’Opéra de Paris n’en a pas moins maintenu sa reprise du testament d&#8217;Offenbach et, en plus des représentations de fin novembre où &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>O stupeur : la Terre n’a pas cessé de tourner, et le microcosme lyrique non plus, malgré la maladie de Jonas Kaufmann (précédée par le forfait de Sabine Devieilhe pour de plus réjouissantes raisons). L’Opéra de Paris n’en a pas moins maintenu sa reprise du testament d&rsquo;Offenbach et, en plus des représentations de fin novembre où reviendra l’Hoffmann de 2012, Stefano Secco, l’Opéra de Paris a fait appel à celui qui fut Hoffmann à Milan la même année dans la même production, Ramón Vargas. L’honneur est donc sauf, pas de « Honte Kaufmann », mais bien <em>Les Contes d’Hoffmann</em>, du moins tels que l’Opéra de Paris les propose depuis 2000 : ce que Philippe Jordan lui-même appelle « une version composite, assez éloignée de l’idée initiale d’Offenbach ». Peut-être finira-t-on par y donner la partition telle que Jean-Christophe Keck l’a patiemment reconstituée, mais pas aujourd’hui, c’est certain. Pas de dialogues parlés, donc – mais ce n’est pas forcément un mal quand la distribution est internationale – et trois chanteuses distinctes pour les trois héroïnes, avec un acte de Venise qui est du Raoul Gunsbourg pur et dur.</p>
<p>Quant à la production, Paris l’a déjà vue six fois depuis sa création en 2000, et La Scala l’a également proposée. La mise en scène de <strong>Robert Carsen</strong> reste spectaculaire, avec son utilisation habile du théâtre dans le théâtre, l’intrigue des <em>Contes d’Hoffmann</em> parasitant une représentation de <em>Don Giovanni</em> comme on pouvait en monter dans les années 1950, avec des choristes habillés en Espagnols d’opérette (il ne manque que Luis Mariano et on croirait <em>Le Chanteur de Mexico</em> au Châtelet il y a un demi-siècle). Les décors de <strong>Michael Levine</strong> impressionnent toujours par leur monumentalité, les costumes caractérisent bien les trois héroïnes. Autrement dit, une production qui tourne bien, un beau et grand spectacle auquel il sera difficile de succéder le jour où les autorités décideront qu’il a fait son temps.</p>
<p><img decoding="async" alt="" class="image-large" height="314" src="/sites/default/files/styles/large/public/julien_benhamou_opera_national_de_paris-les-contes-d-hoffmann-16.17-julien-benhamou-onp-9-1600.jpg?itok=aZptpKMu" title=" © Julien Benhamou" width="468" /><br />
	 © Julien Benhamou</p>
<p>Pour <strong>Philippe Jordan</strong>, c’est en revanche une première, à Paris en tout cas. Le chef maison introduit dans l’orchestre quelques effets soulignant le discours (un couinement des cuivres pour Kleinzach, un trille délibérément trop long pour Olympia) et impose des tempos rapides, qui font tourner la machine sans relâche, ce dont on ne se plaindra pas, surtout dans l’acte d’Antonia, magnifiquement conduit, même si ici et là un rien plus de langueur ne serait pas malvenu. Absent de l’acte d’Antonia, le chœur intervient aux deux extrémités du spectacle avec une efficacité louable, mais <em>Les Contes d’Hoffmann</em> n’est pas vraiment un opéra où les forces chorales sont au premier plan.</p>
<p>Pour cette reprise, les projecteurs sont surtout braqués sur les dames. D’abord, <strong>Ermonela Jaho</strong>, magnifique Antonia, actrice habitée par son rôle, au français impeccable, et à laquelle on pardonnera même des aigus un peu trop haut ; on espère la réentendre prochainement dans le répertoire français, qui semble bien lui convenir. Ensuite, <strong>Nadine Koutcher</strong>, qui fait ses débuts à l’Opéra de Paris avec un personnage jadis conçu sur mesure pour Natalie Dessay : ses moyens sont assez différents, et si elle n’a pas la suprême aisance des Reines de la nuit, les suraigus sont bien là, et les acrobaties aussi, cependant qu’elle se plie aux facéties voulues par la production. Le publie a bien ri, mais il faudra quand même qu’elle revienne bientôt dans un vrai rôle. <strong>Kate Aldrich</strong> en fait des tonnes scéniquement en Giulietta et frappe beaucoup moins vocalement. Quant à <strong>Stéphanie d’Oustrac</strong>, elle est un superbe Nicklausse, dont tous les mots sont riches de sens ; seul le sublime « Vois l’archer frémissant » semble la trouver un peu moins à l’aise, et la diction se perd un peu dans cet air. <strong>Doris Soffel</strong> réussit à s’imposer pendant la courte apparition de la mère d’Antonia.</p>
<p>Evidemment, <strong>Ramón Vargas</strong> n’a rien du beau ténébreux barytonant que Paris attendait, mais son Hoffmann ne se situe pas moins à un niveau éminemment respectable. Aigus longuement tenus à la fin de ses principaux airs, nuances bien ménagées, le ténor mexicain montre qu’il a de la voix et n’est pas dénué de style ; dommage que le coach de langue lui ait apparemment fait travailler une syllabe sur deux, puisque le chanteur juxtapose des voyelles et consonnes parfaites avec des sons beaucoup plus hispaniques (dans « de quelle ivresse embrases-tu mon âme », on entend « embrassé-tu »),et la prononciation a tendance à se détériorer au fil de la soirée. <strong>Roberto Tagliavini</strong> possède une beau timbre et s’exprime dans un français soigné, mais il lui manque la noirceur des quatre « méchants », l’expressivité que savent y mettre d’autres moins gâtés par la nature : si Lindorf « a dans tout le physique un aspect satanique », la basse italienne a dans toute sa voix fort peu de satanisme. En écoutant <strong>Yann Beuron</strong> distiller magistralement les couplets de Frantz, on est pris de nostalgie – quel Pâris, quel Fritz de <em>La Grande-duchesse</em> il fut pour Marc Minkowski – et de crainte : l’Opéra de Paris n’a-t-il désormais rien de mieux à confier à cet artiste, qui fut pourtant Pylade ou Admète ?</p>
<p>Diffusion en direct dans les cinémas le 15 novembre, avec la même distribution.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Nadine Koutcher remplace Sabine Devieilhe en Olympia à Paris</title>
		<link>https://www.forumopera.com/breve/nadine-koutcher-remplace-sabine-devieilhe-en-olympia-a-paris/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Maximilien Hondermarck]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 13 Sep 2016 14:11:16 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>L&#8217;information circule en interne et ne devrait pas tarder à être rendue publique par l&#8217;Opéra de Paris : Sabine Devieilhe, qui avait annulé ses engagements de la fin 2016 pour cause d&#8217;heureux événement, sera remplacée en Olympia des Contes d&#8217;Hoffmann par Nadine Koutcher, du 31 octobre au 27 novembre prochains. Révélation du concours d&#8217;opéra de Cardiff en &#8230;</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p class="rtejustify">L&rsquo;information circule en interne et ne devrait pas tarder à être rendue publique par l&rsquo;Opéra de Paris : <strong>Sabine Devieilhe</strong>, <a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="http://www.forumopera.com/breve/sabine-devieilhe-annulations-pour-heureux-evenement">qui avait annulé ses engagements de la fin 2016 pour cause d&rsquo;heureux événement,</a> sera remplacée en Olympia des <em>Contes d&rsquo;Hoffmann</em> par <b>Nadine Koutcher</b>, du 31 octobre au 27 novembre prochains. Révélation du concours d&rsquo;opéra de Cardiff en 2015, la soprano biélorusse a fait ses débuts en France pour une Comtesse des <em>Noces de Figaro</em> du Capitole au printemps dernier. Olympia ne lui est pas étrangère, puisqu&rsquo;elle a fréquenté le rôle à l&rsquo;Opéra de Perm, sous la baguette du tonitruant Teodor Currentzis. Voyez plutôt !</p>
<p><iframe allowfullscreen="" frameborder="0" height="315" src="https://www.youtube.com/embed/7_VUnnoDF4Y" width="560"></iframe></p>
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		<item>
		<title>Nadine Koutcher, une belcantiste à suivre</title>
		<link>https://www.forumopera.com/breve/nadine-koutcher-une-belcantiste-a-suivre/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Laurent Bury]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 11 Aug 2016 10:47:06 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Lauréate du concours de Cardiff en 2015, révélée dans The Indian Queen du tandem Currentzis-Sellars, la soprano biélorusse Nadine Koutcher (Nadzieïa Koutchar à Minsk, Nadiejda Koutcher à Moscou) est une artiste avec laquelle il faut désormais compter. Superbe Mathilde dans Guillaume Tell à Genève à l’automne dernier, elle réserve aux Toulousains le privilège de l’entendre &#8230;</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Lauréate du concours de Cardiff en 2015, révélée dans <em>The Indian Queen </em>du tandem Currentzis-Sellars, la soprano biélorusse <strong>Nadine Koutcher</strong> (Nadzieïa Koutchar à Minsk, Nadiejda Koutcher à Moscou) est une artiste avec laquelle il faut désormais compter. Superbe Mathilde dans <em>Guillaume Tell</em> <a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="http://www.forumopera.com/guillaume-tell-geneve-patriotique-mais-presque">à Genève à l’automne dernier</a>, elle réserve aux Toulousains le privilège de l’entendre en France : après une Comtesse des <em>Noces de Figaro </em>ce printemps, elle reviendra au Capitole en Lucia de Lammermoor en mai 2017. En attendant, c’est en Amérique du sud qu’il faut aller pour l’entendre : à Santiago du Chili en ce moment, pour Aménaïde dans un <em>Tancredi</em> coproduit avec Lausanne et bientôt Violetta, ou en décembre à Sao Paulo dans la rarissime <em>Fosca</em> du Brésilien Antônio Carlos Gomes (1873), où elle tiendra non le rôle-titre, dévolu à Ainhoa Arteta, mais celui de Delia, dans un spectacle entièrement conçu par Stefano Poda et dirigé par John Neschling.</p>
<p class="rtecenter">
<iframe allowfullscreen="" frameborder="0" height="315" src="https://www.youtube.com/embed/J1lqgSEIjtM" width="560"></iframe></p>
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		<item>
		<title>Nadine Koutcher, d&#8217;Olympia à la Comtesse</title>
		<link>https://www.forumopera.com/breve/nadine-koutcher-dolympia-a-la-comtesse/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Laurent Bury]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 28 Oct 2015 13:31:45 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Révélée par The Indian Queen à Madrid, lauréate du concours de Cardiff 2015, superbe Mathilde dans Guillaume Tell en septembre à Genève, Nadine Koutcher sera en avril prochain la comtesse des Noces de Figaro à Toulouse. Si vous voulez d&#8217;ores et déjà savoir à quoi ressemble sa voix, vous pouvez actuellement l&#8217;entendre et la voir &#8230;</p>
<p class="read-more"> <a class="" href="https://www.forumopera.com/breve/nadine-koutcher-dolympia-a-la-comtesse/"> <span class="screen-reader-text">Nadine Koutcher, d&#8217;Olympia à la Comtesse</span> Lire la suite »</a></p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Révélée par <em>The Indian Queen </em>à Madrid, lauréate du concours de Cardiff 2015, superbe Mathilde dans <a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="http://www.forumopera.com/guillaume-tell-geneve-patriotique-mais-presque"><em>Guillaume Tell</em> en septembre à Genève</a>, <strong>Nadine Koutcher</strong> sera en avril prochain la comtesse des <em>Noces de Figaro</em> à Toulouse. Si vous voulez d&rsquo;ores et déjà savoir à quoi ressemble sa voix, vous pouvez actuellement l&rsquo;entendre et la voir dirigée par <strong>Teodor Currentzis</strong> dans le rôle d&rsquo;Olympia des<em> Contes d’Hoffmann</em> à Perm. Certes, cette ville située à mille kilomètres à l’est de Moscou est une destination un peu éloignée de nos latitudes, mais la magie du <em>live streaming</em> peut vous y transporter, samedi prochain, 31 octobre, à 15 heures sur <a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://sonostream.tv/live/les-contes-d-hoffmann-2015-10-22">sonostream.tv</a>.</p>
<p class="rtecenter">
<iframe allowfullscreen="" frameborder="0" height="315" src="https://www.youtube.com/embed/7_VUnnoDF4Y" width="420"></iframe></p>
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			</item>
		<item>
		<title>ROSSINI, Guillaume Tell — Genève</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/guillaume-tell-geneve-patriotique-mais-presque/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Laurent Bury]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 11 Sep 2015 05:02:14 +0000</pubDate>
				<guid isPermaLink="false">https://www.forumopera.com/spectacle/patriotique-mais-presque/</guid>

					<description><![CDATA[<p>Qu’il paraît loin, le temps où un Riccardo Muti, pourtant ardent défenseur du retour aux partitions originales, pouvait encore afficher à La Scala un Guglielmo Tell, autrement dit une traduction de l’opéra français écrit par Rossini pour Paris ! Depuis 1988, le monde lyrique a parcouru assez de chemin pour que la version initiale reprenne le &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Qu’il paraît loin, le temps où un Riccardo Muti, pourtant ardent défenseur du retour aux partitions originales, pouvait encore afficher à La Scala un <em>Guglielmo Tell</em>, autrement dit une traduction de l’opéra français écrit par Rossini pour Paris ! Depuis 1988, le monde lyrique a parcouru assez de chemin pour que la version initiale reprenne le chemin des scènes, au point que plus personne, espérons-le, ne songerait à proposer <em>Guillaume Tell</em> autrement qu’en français, même à Cardiff ou à Varsovie, les deux villes par où est d’abord passée la production que présente maintenant le Grand Théâtre de Genève.</p>
<p>C’est d’ailleurs, assez logiquement, avec ce même <em>Guillaume Tell</em> que le bâtiment avait été inauguré en 1879 : pouvait-il y avoir d’autre choix que « notre opéra national », ainsi que l&rsquo;appelait alors la presse suisse ? Choix éminemment patriotique par le sujet, à condition d’oublier que ledit opéra était l’œuvre d’un Italien installé en France, d’après une pièce allemande. Patriotique également, ce trio du deuxième acte que parodia Offenbach dans <em>La Belle Hélène</em> (que les mélomanes genevois pourront entendre le mois prochain). Patriotiques, assurément, les scènes évoquant la résistance suisse contre l’occupant autrichien, même si ce ne sont pas ces moment-là que réussit le mieux <strong>Jésus López-Cobos</strong>, dont la direction élégante s’épanouit davantage dans les passages plus sentimentaux.</p>
<p>On pourrait alors presque s’étonner que la distribution de cette œuvre « patriotique » n’inclue qu’un seul chanteur dont le français est la langue maternelle, mais là aussi, en quelques décennies, les choses ont beaucoup évolué, et il faut saluer les qualités de diction de la plupart des artistes réunis. Bonnet d’âne malgré tout pour deux d’entre eux : <strong>Erlend Tvinnereim</strong>, mais Rodolphe n’est heureusement pas un personnage majeur, et <strong>Alexander Milev</strong>, dont le mauvais français fait plus de ravages, en Melcthal et surtout en Walther Furst. Toujours lisible, la mise en scène de <strong>David Pountney</strong> ne cherche pas à situer l’action ailleurs que là où elle se passe, mais évite le piège du folklore helvète : les costumes du chœur sont ceux, grisâtres, d’un prolétariat indéterminé du début du XXe siècle, mais chacun se pare bientôt d’un élément traditionnel coloré pour traduire la volonté d’échapper à l’oppression. Grâce à des panneaux de plexi-glass stylisant un glacier, le décor réussit à évoquer un paysage montagnard sans tomber dans la carte postale. Les ballets réglés par <strong>Amir Hosseinpour </strong>(voir <a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="http://www.forumopera.com/actu/cinq-questions-a-amir-hosseinpour">notre interview</a>) apportent au premier acte une touche de modernité pleine d’humour ; au troisième acte, sans éluder la représentation des brutalités perpétrées par l’occupant, ils la symbolisent par des procédés artistiques plutôt que de la mimer dans sa crudité.</p>
<p><img decoding="async" alt="" class="image-large" height="312" src="/sites/default/files/styles/large/public/10_guillaume_tell_a_c_magali_dougados.jpg?itok=Ym0AP3Tr" title="© GTG / Magali Dougados" width="468" /><br />
	© GTG / Magali Dougados</p>
<p>La distribution associe prises de rôle et habitués. Grand titulaire actuel d’Arnold, <strong>John Osborn</strong> parvient à nous offrir le meilleur des deux traditions d’interprétation, entre Nourrit et Duprez : aigus éclatants lorsqu’il le faut, pris en voix de tête pour son duo avec Mathilde, avec un art de ne jamais appuyer ce qui ne doit surtout pas l’être. Révélation avec <strong>Nadine Koutcher</strong>, récente lauréate du premier prix au concours de Cardiff : cette récompense était justifiée, car sa Mathilde est fort belle : naturelle, limpide et fraîche, avec toute la distinction qui sied à cette noble dame. Quant à <strong>Jean-François Lapointe</strong>, son Guillaume Tell a la solidité attendue, même si le grave pourrait être plus sonore ; « Sois immobile » est un beau moment d’émotion. Echappant aux rôles comiques, <strong>Doris Lamprecht </strong>(Hedwige) livre un chant expressioniste un peu hors de propos. Aigus percutants, actrice convaincante, <strong>Amelia Scicolone</strong> (Jemmy) paraît faite pour ces personnages de jeunes garçons comme l’Ascagne qu’elle sera ici même en octobre dans <em>Les Troyens</em>. <strong>Enea Scala</strong> (Rudi) a le timbre haut placé qui le destine à ce répertoire romantique, mais certaines couleurs nasales gâtent un peu son chant. <strong>Franco Pomponi</strong> accentue peut-être un peu trop le côté « méchant » de Gesler, mais la mise en scène l’y invite, qui fait du gouverneur une sorte de Nosferatu en fauteuil  roulant. <strong>Alexander Milev</strong> est sans doute un fort bon interprète de Grémine et de Kontchak, mais il doit impérativement améliorer sa diction s’il veut aborder le répertoire français.</p>
<p>Très sollicité, le <strong>Chœur du Grand Théâtre de Genève </strong>tient très dignement sa partie, avec toute l’ardeur que requiert le rôle des Helvètes opprimés ou des Autrichiens oppresseurs (la partie de chasse du deuxième acte est ici clairement présentée comme une chasse à l’homme, dont sont victimes les trois couples unis par Melcthal au premier acte). On déplore malgré tout quelques décalages avec un <strong>Orchestre de la Suisse Romande</strong> en bonne forme. Et maintenant que « notre opéra national » est revenu sur la scène genevoise, y entendra-t-on bientôt <em>Le Chalet</em> d’Adolphe Adam, où l’on chante fameusement les « Vallons de l’Helvétie » ?</p>
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