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	<title>David LAGARES - Artiste - Forum Opéra</title>
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	<title>David LAGARES - Artiste - Forum Opéra</title>
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		<title>VERDI, La Traviata – Grenade</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/verdi-la-traviata-grenade/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Julian Lembke]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 18 Jul 2025 04:00:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Le 74e Festival de Música y Danza de Grenade s’est terminé le dimanche 13 juillet, avec La Traviata comme un des temps forts de l’édition 2025. En version de concert abrégée et accueillie au magnifique palais de Charles Quint dans l’Alhambra, il s’agit d’une production du Teatro Real de Madrid qui, au mois de juin, &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Le 74<sup>e</sup> <i>Festival de Música y Danza</i> de Grenade s’est terminé le dimanche 13 juillet, avec <i>La Traviata</i> comme un des temps forts de l’édition 2025.</p>
<p>En version de concert abrégée et accueillie au magnifique palais de Charles Quint dans l’Alhambra, il s’agit d’une production du Teatro Real de Madrid qui, au mois de juin, avait repris une mise en scène désormais classique de 2005 signée Willy Decker. À l’époque, cette version rompait pourtant avec les conventions en proposant une scénographie stylisée et sobre dans un seul espace scénique minimaliste. Des gestes expressifs et parfois exagérés étaient le seul moyen visuel auquel recourraient les chanteurs. La presse espagnole constate que « sans doute, Decker voulait donner une dimension tragique et intemporelle à Violetta ».</p>
<p>À Grenade, cette dernière – interprétée par <strong>Nadine Sierra</strong> – conserve cet aspect démonstratif, luttant littéralement contre le destin. Sierra maîtrise une large gamme d’expressions et confie des couleurs parfois insoupçonnées aux différents registres de sa voix, notamment dans l’aigu. Toutefois, on pourrait lui reprocher de s’en servir d’une manière assez aléatoire et sans retenue. Son jeu manque de précision, et de nombreux sanglots et soupirs, qui se veulent véristes, se faufilent jusque dans les lignes vocales, alors que la courtisane Violetta Valéry devient plus naturelle et simple au fur et à mesure qu’elle succombe à la maladie.</p>
<p>Alfredo, en revanche, s’adonne à l’amour avec beaucoup de fermeté, ébloui jusqu’à la folie. Le timbre du ténor <strong>Xabier Anduaga</strong> est cristallin, clair et puissant ; sa prestation est limpide et ne manque jamais de direction ; la manière dont il se projette dans les différentes situations est toujours réussie. Dans cette ronde des paradoxes, Giorgio Germont, le père d’Alfredo, essaie de couper court à la liaison entre son fils et cette femme de mœurs légères, avant de l’encourager. Doté d’une voix souple et riche, le baryton <strong>Artur</strong> <strong>Rucinski</strong> – qui laisse entrevoir d’autres vestiges de la direction d’acteur de Decker – met la même conviction et la même bonne foi peu vilaine dans les deux facettes de Germont.</p>
<p>Parmi les autres personnages se distinguent la Flora Bervoix de <strong>Karina Demurova</strong>, au profil vocal rythmique et prononcé, ainsi que le Docteur Grenvil dont la basse profonde et texturée s’intègre parfaitement à l’interprétation juste et mesurée de <strong>Giacomo Prestia</strong>. Tout cela sous la baguette de <strong>Henrik</strong> <strong>Nánási</strong> – connu du public français pour ses passages à l’Opéra national de Paris –, qui crée un son orchestral très transparent. La moindre voix secondaire reste perceptible dans une image sonore pourtant claire et unifiée.</p>


<figure class="wp-block-image aligncenter size-large"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="1024" height="683" src="https://www.forumopera.com/wp-content/uploads/250713-Nacho-de-Paz-Solistas-de-la-OCG-Hospital-Real-Fermin-Rodriguez_064-1024x683.jpg" alt="" class="wp-image-194890"/><figcaption class="wp-element-caption"><sup>José Garcia Román © Festival de Granada | Fermín Rodríguez</sup></figcaption></figure>


<p>Entre le départ de l’ancien directeur Antonio Moral et l’arrivée de Paolo Pinamonti, 2025 est une édition transitoire du festival. Toutefois, celui-ci est toujours à la hauteur de ce qui a été réalisé à merveille ces dernières années : une rencontre d’œuvres et de productions internationales, et de couleurs locales. Ainsi, un concert de solistes de l’orchestre de Grenade (OCG), dirigés par Nacho de Paz et associés à la mezzo-soprano allemande Annette Schönmüller, réunit la France, l’Italie et l’Andalousie, soulignant quelques aspects ibériques dans la musique de plusieurs compositeurs. Trois d’entre eux, dont nous célébrons l’anniversaire ces jours-ci (Maurice Ravel, Pierre Boulez, Luciano Berio), accompagnés d’Igor Stravinsky, dialoguent avec deux représentants de l’École de Grenade que l’on gagnerait à découvrir en dehors de l’Espagne : José García Román (1945-) et Francisco Guerrero Marín (1951-1997). Si l’écriture de ce dernier se caractérise habituellement par une polyphonie dense et compacte, son <i>Concierto de cámara</i> fait partie des pages les plus lumineuses du compositeur, du fait de l’hétérogénéité de l’effectif. Román, quant à lui, présente <i>Camino Blanco y sin término</i> (<i>Un chemin blanc et sans fin</i>), une création percussive, brillante et narrative, inspirée de poèmes de Léon Felipe.</p>


<figure class="wp-block-image aligncenter size-large"><img decoding="async" width="1024" height="683" src="https://www.forumopera.com/wp-content/uploads/250712-Orquesta-Sinfonica-SWR-Stuttgart-I-P.-Carlos-V-Fermin-Rodriguez_044-1024x683.jpg" alt="" class="wp-image-194889"/><figcaption class="wp-element-caption"><sup>Alexandre Kantorow, Pablo Heras-Casado © Festival de Granada | Fermín Rodríguez</sup></figcaption></figure>


<p>Enfin, deux concerts de l&rsquo;Orchestre symphonique de la SWR et du pianiste français Alexandre Kantorow, consacrés à Johannes Brahms, marquent le finale du festival. Une fois de plus, les deux <i>concertos pour piano</i> ainsi que les <i>symphonies n° 1</i> et <i>n° 2 </i>s’invitent sur le site merveilleux de l’Alhambra. Une sorte de complicité s’établit entre le jeu resplendissant et élégant de Kantorow et l’orchestre, qui semble adopter le timbre étonnamment léger du piano. De même, le chef d’orchestre Pablo Heras-Casado met en valeur les rares moments de calme et de fragilité des deux symphonies. Le bis du premier concert, <i>Liebestod</i> dans un arrangement pour piano de Franz Liszt, est espiègle, Brahms étant généralement perçu aux antipodes de Wagner et Liszt.<span class="Apple-converted-space">&nbsp;</span></p>
<p>L’année prochaine, le festival soufflera ses soixante-quinze bougies et le programme est déjà attendu avec impatience.</p><p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/verdi-la-traviata-grenade/">VERDI, La Traviata – Grenade</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
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		<title>VERDI, Alzira — Bilbao</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/alzira-bilbao-verdi-dans-sa-chrysalide/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Yannick Boussaert]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 26 Apr 2022 04:00:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Alzira est-il vraiment le plus mauvais opéra de Verdi, comme lui-même avait fini par s’en convaincre ? L’opéra de Bilbao donne une des rares chances contemporaines de s’en faire une idée. Certes, ce n’est pas le plus grand livret mis en musique par le compositeur, où même le trio amoureux s’avère bancal : mais pourquoi &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><em>Alzira</em> est-il vraiment le plus mauvais opéra de Verdi, comme lui-même avait fini par s’en convaincre ? L’opéra de Bilbao donne une des rares chances contemporaines de s’en faire une idée. Certes, ce n’est pas le plus grand livret mis en musique par le compositeur, où même le trio amoureux s’avère bancal : mais pourquoi diantre ce pardon final tombé du ciel et qui laisse pour ainsi dire l’intrigue in <em>medias</em> <em>res</em> ? Et pourquoi cette Amérique latine de feu et de fureur semble-t-elle un pays de bisounours où même les questions raciales sont à peine esquissées ? Certes l’écriture musicale évolue dans une gangue et une structure belcantiste encore indépassable. Pourtant, des phrases verdiennes prennent leur essor, les figures paternelles et filiales voient leurs traits être dégrossis au fusain d’un orchestre déjà musclé. La brièveté de cet opéra, une grosse heure et demie, aide aussi à apprécier cette œuvre, qui pour mineure qu’elle puisse être, propose quelques belles pages : les airs d’exposition des trois protagonistes, les deux duos de la soprano et les différents chœurs.</p>
<p>Toutefois, pour faire éclore un papillon, eut-il fallu défendre <em>Alzira</em> au-delà de l’honorable performance des artistes réunis sur la scène basque. <strong>Daniel Oren</strong>, vieux routier verdien, navigue paisiblement, au métronome, de l’ouverture à l’accord final, sans tension, sans nuance particulière, avec précision et attention à son plateau. La préparation de l’orchestre et des chœurs n’appelle aucun reproche, même si ceux-ci manquent parfois de puissance.</p>
<p>La proposition scénique de <strong>Jean Pierre Gamarra</strong> surpique la chrysalide de quelques veines grossières. Choix est fait du minimalisme : un rectangle de pampa, quelques chaises, des rideaux de chaînes, une rangée de spots et quelques effets d’éclairages téléphonés, des costumes ni traditionnels ni contemporains mais assez peu à propos tout comme un direction d’acteur qui se cantonne à régler les déplacements… Le tout est mince pour porter une œuvre au maillage suffisamment lâche pour s’autoriser quelques extrapolations.</p>
<p><img decoding="async" alt="" class="image-large" height="312" src="/sites/default/files/styles/large/public/abao_bilbao_opera._alzira._abril_2022_ce._moreno_esquibel_1410.jpg?itok=2RntxRAz" title="© Moreno Esquibel" width="468" /><br />
	© Moreno Esquibel</p>
<p><strong>Juan Jesus Rodriguez</strong> domine la distribution de son volume, d’un phrasé verdien élégant et de son timbre mordoré. Outre son air et le duo avec Alzira où il fait montre d’un bel abattage, c’est surtout dans la mort de Gusmano qu’il trouve ses plus beaux accents. Le chant de <strong>Sergio Escobar</strong> (Zamoro) s’avère plus sommairement solide. Volume et souffle en sont les deux atouts principaux, dans lequel le ténor espagnol puise sans trop compter. Mâle est le portrait, sans autre frisson que celui de cette testostérone. Les deux clés de fa paternelles ne sont guère pourvues par le maître de Busseto, mais fort bien défendues par <strong>Josep Miquel Ramon</strong> (Alvaro) et <strong>David Lagares</strong> (Ataliba). Remplaçant Hui Hé, la jeune ibérique <strong>Carmen Solis</strong> remporte un beau succès dans le rôle titre. La technique belcantiste s’avère tout à fait satisfaisante pour égayer le chant de quelques trilles et staccati précis ou pour effectuer les vocalises du rôle. Celui-ci ne comporte pas de suraigu décoiffant et le soprano ne s’aventure pas à extrapoler. C’est pourtant là son registre le plus sûr, le timbre restant encore un peu vert, cependant que l’ambitus lui fait défaut pour trouver la bonne assise dans le médium et surtout atteindre les notes les plus graves voulues par Verdi.</p>
<p> </p>
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