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	<title>Ekaterina LEKHINA - Artiste - Forum Opéra</title>
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	<description>Le magazine en ligne de l&#039;opéra</description>
	<lastBuildDate>Mon, 09 Mar 2026 19:25:57 +0000</lastBuildDate>
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	<title>Ekaterina LEKHINA - Artiste - Forum Opéra</title>
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		<title>Discothèque idéale : Saariaho &#8211; L&#8217;Amour de loin (Nagano, Harmonia Mundi &#8211; 2009)</title>
		<link>https://www.forumopera.com/breve/discotheque-ideale-saariaho-lamour-de-loin-nagano-harmonia-mundi-2009/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Clément Taillia]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 09 Mar 2026 19:18:54 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>De nos jours, est-il envisageable qu’une discographie lyrique digne de ce nom se passe du legs inestimable de Kaija Saariaho ? Longtemps sceptique à l’idée de composer un opéra, la musicienne finlandaise en écrira finalement cinq, et tirera sa révérence, quelques mois avant sa mort, avec le dernier d’entre eux, Innocence. Mais revenons ici au premier : créé en 2000 &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<div class="x_elementToProof" data-olk-copy-source="MessageBody">De nos jours, est-il envisageable qu’une discographie lyrique digne de ce nom se passe du legs inestimable de <a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://www.forumopera.com/questionnaire-de-proust-kaija-saariaho/"><b>Kaija Saariaho</b></a> ? Longtemps sceptique à l’idée de composer un opéra, la musicienne finlandaise en écrira finalement cinq, et tirera sa révérence, quelques mois avant sa mort, avec le dernier d’entre eux, <i>Innocence</i>. Mais revenons ici au premier : créé en 2000 au Festival de Salzbourg, et dédié à son directeur de l’époque, Gérard Mortier, <i>L’amour de loin</i> surprend par la capacité de Kaija Saariaho à transformer son écriture influencée par la musique spectrale et le travail des timbres en véritable dramaturgie du son. Sous l’apparente rigidité d’un livret cernant les errances d’un amour impossible – celui du troubadour Jaufré Rudel pour la comtesse de Tripoli – l’œuvre déploie un théâtre intérieur vibrant, secoué à chaque scène par la circulation d’un désir diffus, immatériel, irrationnel mais toujours présent, ravivé en permanence par les songes des deux protagonistes et par les intercessions énigmatiques d’un pèlerin. Comme dans <i>Tristan</i>, comme dans <i>Pelléas</i>, l’orchestre se fait ici grand horloger : ni le temps ni la distance ne résistent à ses mouvements de ressac, ses couleurs irisées, où le médiéval se fond dans une sensualité qui n’a pas d’âge.</div>
<div data-olk-copy-source="MessageBody"> </div>
<div class="x_elementToProof" data-olk-copy-source="MessageBody">Évidemment, rien de pléthorique dans la discographie d’une œuvre si récente, mais si vous souhaitez une alternative à la vidéo captée à Salzbourg dans la mise en scène de <b>Peter Sellars</b>, la version enregistrée en 2009 par <b>Kent Nagano</b>, qui officiait également dans la fosse lors de la création, s&rsquo;impose par la qualité de sa réalisation. Sculptant la matière orchestrale avec une clarté presque architecturale, laissant respirer les silences pour mieux ménager des transition hypnotiques, Nagano peut compter sur le Deutsches Symphonie-Orchester Berlin qui répond avec une précision et une profondeur de timbre remarquables, ainsi que sur les trois solistes : <b>Daniel Belcher</b>, <b>Ekaterina Lekhina</b> et<b> Marie-Ange Todorovitch</b> font plus et mieux que s’approprier les subtilités d’une écriture vocale puisant ses ressources dans le plain-chant et la langue d’oc ; ils rendent touchants ce qui pourrait paraître hiératique, et donnent corps à ceux que l’on aurait hâtivement pris pour des silhouettes. Portée par la somptueuse prise de son de Harmonia Mundi, cette gravure révèle toute la puissance d’attraction de l’<em>Amour de loin</em> : un opéra de l’écoute intérieure, ample, sensuel, qui laisse chez l’auditeur une empreinte durable.</div>
<div class="x_elementToProof"> </div>


<figure class="wp-block-image aligncenter size-large"><a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://www.forumopera.com/dossier/la-discotheque-ideale-de-lart-lyrique/"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="1024" height="355" src="https://www.forumopera.com/wp-content/uploads/vers-la-discotheque-ideale-2-1024x355.png" alt="" class="wp-image-207785"/></a></figure>
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			</item>
		<item>
		<title>Concert de l’Orchestre Philharmonique National de Russie — Boulogne-Billancourt</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/concert-de-lorchestre-philharmonique-national-de-russie-boulogne-billancourt-une-bachianas-russe/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Guillaume Saintagne]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 23 Mar 2019 06:27:16 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Pour sa venue en France, le jeune et néanmoins excellent Orchestre Philharmonique National de Russie a choisi l’auditorium de la Seine Musicale. Le programme s&#8217;ouvre avec la 9e Symphonie de Chostakovitch, dépeignant une victoire militaire à la fois légère et ironique, qui nous permet d’apprécier l’exactitude rythmique et l’assertivité d’un orchestre assez rare en région parisienne. Puis &#8230;</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Pour sa venue en France, le jeune et néanmoins excellent <strong>Orchestre Philharmonique </strong><strong style="font-size: 14px">National </strong><strong>de Russie </strong>a choisi l’auditorium de la Seine Musicale. Le programme s&rsquo;ouvre avec la 9e Symphonie de Chostakovitch, dépeignant une victoire militaire à la fois légère et ironique, qui nous permet d’apprécier l’exactitude rythmique et l’assertivité d’un orchestre assez rare en région parisienne. Puis la cinquième Symphonie de Tchaïkovski met en valeur de très bons solistes, notamment chez les cuivres, et les riches sonorités d’un orchestre dans la plus parfaite tradition nationale. Quitte parfois à être un peu trop clinquant dans l’acoustique assez intime de l’auditorium de la Seine Musicale. La direction attentionnée et discrète de <strong>Vladimir Spivakov</strong> semble indiquer que c’est surtout le travail de préparation qui a été précieux, l’ensemble faisant preuve d’une grande collégialité le jour J.</p>
<p><img decoding="async" alt="" class="image-large" height="351" src="/sites/default/files/styles/large/public/img_9536.jpg?itok=DJb2AZSp" width="468" /><br />
	© DR</p>
<p>Entre ces deux morceaux, ce concert était également l’occasion d’entendre la création de <strong>Konstantin Boyarsky</strong>, premier altiste dans l’orchestre du Royal Opera House. Sa suite pour violoncelle, soprano et orchestre est une composition tonale agréable qui ne surprend guère. Si elle offre de très beaux moments à la jeune et précise violoncelliste <strong>Dali Gutserieva</strong>, elle est aussi flatteuse que piégeuse pour la soprano : pas de texte, mais une longue vocalise sur la voyelle « a » qui n’est pas sans évoquer celle de la cinquième <em>Bachianas Brasileiras </em>de Villa-Lobos. Hélas, dès le second mouvement, les consonnes arrivent, et l’élégant « a » se transforme en « dabadabada » qui tire davantage l’œuvre vers le Concerto pour une voix de Saint-Preux. Néanmoins, <strong>Ekatherina Lekhina</strong>, gagnante du concours Operalia en 2007, a su y faire briller son soprano chaleureux, un peu serré dans l’aigu, mais bien projeté et timbré.</p>
<p>Face au succès rencontré, les musiciens nous accordent de nombreux bis, notamment le survolté <em>Lezghinka</em> de Katchaturian tiré de son ballet <em>Gayaneh</em>, qui nous fait regretter que ce compositeur soit boudé en France.</p>
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		<item>
		<title>OFFENBACH, Les Contes d&#039;Hoffmann — Toulon</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/les-contes-dhoffmann-toulon-les-ornieres-de-la-tradition/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Maurice Salles]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 01 Mar 2015 15:16:59 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Après dix-sept ans d’absence, il n’est pas étonnant que Les Contes d’Hoffmann drainent la foule vers l’opéra de Toulon. La production proposée, qui vient de Plaisance, se caractérise par un décor unique mais susceptible d’évoluer. Fabio Cherstich ceint l’espace scénique par les hauts murs d’une demeure bourgeoise de style Biedermeier (sic) selon le metteur en &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Après dix-sept ans d’absence, il n’est pas étonnant que <em>Les Contes d’Hoffmann </em>drainent la foule vers l’opéra de Toulon. La production proposée, qui vient de Plaisance, se caractérise par un décor unique mais susceptible d’évoluer. <strong>Fabio Cherstich</strong> ceint l’espace scénique par les hauts murs d’une demeure bourgeoise de style Biedermeier (sic) selon le metteur en scène. Le mur du fond est percé d’une arche géante sur le modèle d’un cadre de scène, et les lourds rideaux qui la garnissent peuvent se relever à la manière de ceux d’un théâtre, pour des apparitions diverses, personnages réels ou manifestations surnaturelles. Pour ces dernières, une vaste cheminée à cour peut aussi leur servir de passage entre leur monde mystérieux et celui des humains, où leur surgissement est accompagné d’une vapeur qui en éclaire l’origine diabolique. On pourra trouver cette conception platement  illustrative ; elle nous semble, pour un opéra pas si bien connu, ingénieuse et fonctionnelle. D’un acte à l’autre des éléments mobiles disparaissent, d’autres se révèlent, et un jeu d’accessoires suffit à chaque nouvelle situation. Sans doute peut-on regretter les fastes qu’Offenbach aurait souhaités, lui que ruina plusieurs fois sa passion de la démesure. Mais si les moyens sont modestes, la production est cohérente et efficace en dépit de maniérismes assurément superflus. Par exemple, l’apparition de la mère d’Antonia dans un alignement de cadavres qu’on suppose momifiés, ou sa grande crinoline à volants signée <strong>Valeria Donata Bettella</strong>, qui évoque tellement celle de Claudia Cardinale dans <em>Le Guépard</em>, sont des clins d’œil qui distraient plus qu’ils n’éclairent l’œuvre. De même, faire de Cochenille une femme et faire pleuvoir des feuilles mortes à la mort d’Antonia. Il reste que <strong>Nicola Berloffa</strong> porte une grande attention à tenir ensemble tous les fils de la trame, comme on peut le déduire de maints détails <font color="#000000">– </font>par exemple quand la foule qui assiste à l’exhibition d’Olympia en adopte à son tour les gestes saccadés <font color="#000000">–, </font>et s’attache à servir l’œuvre avant lui-même, ce qui n’est pas un mince mérite ! Ajoutons qu’il est parfaitement secondé par le talent incontestable de <strong>Luca Antolini</strong>, qui nuance très précisément les éclairages.</p>
<p>Quand, dans la salle enfin obscure, une voix annonce l’indisposition de <strong>Marc Laho</strong>, on s’attend avec consternation à un après-midi de galère. Heureusement, le pire n’est pas toujours sûr ! Le début est assez clair, puis on craint l’engorgement, on sent que cela pousse, que cela tire… mais plus la voix s’échauffe et plus la crainte de l’accident s’éloigne.  Le chanteur mènera à bien la gageure, réussissant même parfois, grâce à une maîtrise technique de premier ordre, une interprétation assez vaillante que certains de ses confrères bien portants et plus jeunes pourraient lui envier. Dans cette version de l’édition Choudens 1907 – jusques à quand la reprendra-t-on, quand soixante ans de découvertes successives et au moins deux éditions critiques permettent aujourd’hui d’être au plus près d’Offenbach ? –, pas d’interprète unique pour les quatre rôles féminins. <strong>Ekaterina Lekhina </strong>est non seulement remarquable dans les acrobaties d’Olympia mais son français est très clair et son aisance scénique indiscutable. Même satisfaction, augmentée de la séduction passionnée et mélancolique du personnage d’Antonia que l’extrêmement musicale <strong>Gabrielle Philiponet</strong> (également Stella) communique à ravir. Déception en revanche pour la Giulietta de <strong>Bénédicte Rivencq</strong>, dont ni la voix ni le comportement scénique ne nous ont transmis la sensualité capiteuse. Semi-déception pour le Nicklausse de <strong>Sophie Fournier</strong>, qu’un timbre sans relief particulier et des moyens modestes privent de l’éclat d’autres interprétations. Satisfecit pour <strong>Sophie Pondjiclis</strong>, qui impose sa présence vocale quand sa robe et son maquillage d’outre-tombe tendraient presque à la faire oublier. Même honneur, et même quadruplé, pour <strong>Simone Alberghini</strong>, qui incarne les quatre méchants. La voix est toujours longue et souple, avec des aigus faciles, des graves sonores, sans être abyssaux, et le chanteur conserve une élégance qui est bien celle du diable, même quand Coppelius se fâche. Pour lui aussi honneur à la clarté de l’articulation et de la diction du français. <strong>Jérôme Billy</strong> doit attendre Franz pour pouvoir enfin se mettre en valeur, à peine Andrès et si peu Cochenille, où il disparaît sous les oripeaux de vieille femme, le lui ayant permis. On entend une voix agréable et souple. Scéniquement, il n’a pas la fantaisie d’autres interprètes à la personnalité plus affirmée. Les Nathanaël et Spalanzani de <strong>Carl Ghazarossian</strong> sont irréprochables, alors que le Crespel de <strong>Jean-Vincent Blot </strong>sonne engorgé. Lumineux l’organe de <strong>Marc Scoffoni</strong> en Hermann et Schlémil.</p>
<p>La prestation des chœurs est passable, allant du délectable au déconcertant à l’occasion d’un décalage ou d’une brève impression de confusion. Celle de l’orchestre, en revanche, n’appelle que des éloges. Sera-t-il permis de regretter, pour conclure, que la direction d’<strong>Emmanuel Plasson</strong>, au demeurant très attentive, n’ait jamais enflammé la partition ? Sans doute  l’indisposition du ténor l’obligeait-elle à la prudence. Mais il semble avoir renoncé <font color="#000000">– </font>est-ce lié à l’édition de 1907 ? <font color="#000000">– </font>au brio d’une écriture coruscante, pour les ornières de la tradition….</p>
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