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	<title>Léo Warynski - Artiste - Forum Opéra</title>
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	<description>Le magazine en ligne de l&#039;opéra</description>
	<lastBuildDate>Tue, 28 Oct 2025 18:11:58 +0000</lastBuildDate>
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	<title>Léo Warynski - Artiste - Forum Opéra</title>
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		<title>GLASS, Akhnaten &#8211; Paris (Philharmonie)</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/glass-akhnaten-paris-philharmonie/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Jean-Marcel Humbert]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 28 Oct 2025 05:01:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Akhénaton, ce n’est pas seulement le pseudonyme d’un célèbre rappeur marseillais (Philippe Fragione), c’est surtout le second nom du pharaon Amenhotep [Aménophis] IV (XVIIIe dynastie, vers 1371/1365 à vers 1338/1335 avant Jésus-Christ), qui n’a pas atteint au caractère icônique de Néfertiti, Toutankhamon ou Cléopâtre. Pourtant, il a mérité une place particulière parmi les pharaons de &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Akhénaton, ce n’est pas seulement le pseudonyme d’un célèbre rappeur marseillais (Philippe Fragione), c’est surtout le second nom du pharaon Amenhotep [Aménophis] IV (XVIII<sup>e</sup> dynastie, vers 1371/1365 à vers 1338/1335 avant Jésus-Christ), qui n’a pas atteint au caractère icônique de Néfertiti, Toutankhamon ou Cléopâtre. Pourtant, il a mérité une place particulière parmi les pharaons de l’Égypte antique, en imposant vers la 5<sup>e</sup> année de son règne (vers 1350/1347) une rupture multiforme, que les égyptologues ont intitulée « hérésie amarnienne ». Celle-ci a touché la religion (volonté de remplacer le polythéisme populaire par le culte officiel d’un dieu unique, Rê-Horakhty, le disque solaire <em>Aton</em>), l’art par une esthétique plus naturaliste, et la politique avec une nouvelle capitale, Akhetaton (actuelle Tell el-Amarna). L’expérience, pour n’avoir pas rencontré l’adhésion populaire, resta sans suite.</p>
<p>Le plus intéressant est la mise à l’écart du clergé d’Amon thébain par le pharaon, devenu l’intermédiaire direct avec le nouveau dieu. Il se trouve ainsi seul détenteur des pouvoirs temporel et spirituel, mais crée en même temps un noyau de résistance religieuse de ce clergé qui va conspirer à sa perte. Alors que l’Aïda de Verdi se débattait également dans un contexte de lutte d’influence entre le clergé et le pharaon, sur un sujet imaginé par l’égyptologue Auguste Mariette, chez Philip Glass ce sont des textes antiques qui constituent en eux-mêmes la trame de l’œuvre, qu’aucune intrigue amoureuse ne sous-tend. Et si Verdi avait tenté, plutôt infructueusement, de recréer une musique antique, Philip Glass propose essentiellement une atmosphère basée sur une musique « minimaliste » ou « répétitive », d’une infinie subtilité, dans la forme de longues mélopées qui sont certainement plus évocatrices de ce que l’on peut imaginer de la musique égyptienne antique.</p>


<figure class="wp-block-image aligncenter size-large"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="1024" height="568" src="https://www.forumopera.com/wp-content/uploads/20251025_OBertrand_Philharmonie_6668-corr-MARGEE-1-1024x568.jpg" alt="" class="wp-image-202544"/><figcaption class="wp-element-caption"><sup>© Photos Philharmonie de Paris / Ondine Bertrand&nbsp;/ Cheeese</sup></figcaption></figure>


<p>On se trouve en présence d’une œuvre faite d’une succession de tableaux plus que d’une action véritable, qui s’apparente donc plus à un oratorio qu’à un véritable opéra, dont les sources historiques sont essentiellement issues du livre controversé <em>Œdipe et Akhenaton, mythe et histoire</em> (1967) du psychiatre Immanuel Velikovsky, que Glass souhaitait voir participer au livret, ce que sa mort empêcha. Néanmoins prévue pour être jouée sur scène, avec décors et costumes, elle trouve dans l’exécution en concert une force et un intérêt qui paraissent curieusement décuplés par rapport aux représentations scéniques, sans doute du fait que l’attention des spectateurs se concentre sur les parties musicales et vocales.</p>
<p>L’œuvre, créée en France à Strasbourg en 2002, est souvent représentée à travers le monde (en ce moment même au Liceu de Barcelone). Le chef <strong>Léo Warynski </strong>dirigeait déjà <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/akhnaten-nice-le-pharaon-au-masque-dor-streaming/">en 2020 la production de l’Opéra de Nice</a> (<a href="https://www.youtube.com/watch?v=jSAOrULT-F4&amp;t=627s">captation vidéo sans public à cause du covid</a>), puis à nouveau la <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/akhnaten-nice-le-triomphe-du-pharaon/">reprise de 2021 toujours à Nice</a>, dont on retrouve ce soir pratiquement la même distribution. Sa direction a gagné en unité, dans une sorte de sérénité menant à l’envoûtement quasi hypnotique des spectateurs, qui n’empêche pas une dynamique forte dans les moments importants. L’orchestre de Nice, maintenant bien rodé à ce type de musique, fait merveille (tout particulièrement les percussions et les cuivres), de même que les chœurs, d’une grande précision et aux sonorités bien étudiées.</p>
<p>Le plateau des solistes est dominé par la haute stature toute de noir vêtue du contre-ténor sopraniste martiniquais <a href="https://www.forumopera.com/v1/5questions/di_falco.html"><strong>Fabrice Di Falco</strong></a>, dont l’interprétation est saisissante dès sa première intervention. Ce chanteur à l’activité et au répertoire protéiformes conserve une voix d’une puissance et d’une souplesse infinies, rendant particulièrement impressionnante son incarnation du pharaon hérétique, dont la quête idéaliste a certainement des résonnances contemporaines. Son « Hymne au soleil », en particulier, est d’une totale perfection et son duo avec son épouse Néfertiti d’une grande douceur. Cette dernière est interprétée par <strong>Julie Robard-Gendre</strong>, longue robe rouge vif là où l’on aurait plutôt attendu un bleu pâle qui aurait évoqué sa fameuse coiffure du buste de Berlin. Cette mezzo, qui chante aussi bien Mozart qu’Offenbach, est tout à fait à son aise dans ce rôle, avec une voix riche en harmoniques se mariant parfaitement bien avec celle de son partenaire. Enfin, on a plaisir à retrouver <strong>Patrizia Ciofi</strong> dans le rôle de la reine mère Tiyi, qu’elle personnifie à merveille couverte de bijoux scintillants, dans une robe du dernier chic. Mais chose plus importante encore, elle apporte grâce à ses aigus parfaitement émis et projetés, une légèreté équilibrant l’ensemble des principaux rôles.</p>
<p>Les autres personnages historiques sont bien défendus par d’excellents chanteurs,  notamment <strong>Frédéric Cornille</strong> (Horemheb),<strong> Frédéric Diquero</strong> (le grand prêtre d’Amon) et<strong> Vincent Le Texier</strong> (Aÿ). Seul bémol à ce concert d’une très grande qualité, le rôle parlé du scribe qui commente l’action en anglais a été confié à la danseuse, chorégraphe et metteuse en scène de cette production à Nice, <strong>Lucinda Childs</strong>, qui transforme un texte important en une espèce de logorrhée insipide et surtout difficilement audible, là où un(e) acteur(trice) et diseur(seuse) professionnel(le) aurait pu donner une meilleure articulation, et pourquoi pas en français ? Mais peut-être a-t-elle été desservie par une sonorisation médiocre, et peut-être aussi cette manière de dire est-elle liée au style musical, et à une volonté du compositeur qu’elle connaît bien, puisqu’elle travaille avec lui depuis 1976 ?</p>
<p>La fin de l’œuvre mêle les spectres des personnages historiques aux hordes de touristes inattentifs envahissant les sites archéologiques. Ayons en complément une pensée pour l’un des fils d’Akhenaton absent de l’opéra de Philip Glass, qui lui a préféré six de ses filles : Toutankhaton, qui après la mort de son père met fin au culte d’Aton, restaure le culte thébain d’Amon et règne brièvement sous un nom universellement connu aujourd’hui, Toutankhamon…</p><p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/glass-akhnaten-paris-philharmonie/">GLASS, Akhnaten &#8211; Paris (Philharmonie)</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
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		<title>GLASS, Another Look &#8211; Vézelay</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/glass-another-look-vezelay/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Tania Bracq]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 27 Aug 2025 04:01:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Associées à la Cité de la Voix pour la troisième année consécutive, les Métaboles clôturent avec panache cette édition 2025 avec deux ambitieux concerts : avant l&#8217;incontournable Requiem de Mozart, c&#8217;est Another Look at Harmony Part IV de Philip Glass qui embrase la basilique bourguignonne. Soucieux de faire résonner musique ancienne et contemporaine, Léo Warynski &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Associées à la Cité de la Voix pour la troisième année consécutive, <strong>les Métaboles</strong> clôturent avec panache cette édition 2025 avec deux ambitieux concerts : avant l&rsquo;incontournable <em>Requiem</em> de Mozart, c&rsquo;est <em>Another Look at Harmony Part IV</em> de Philip Glass qui embrase la basilique bourguignonne.</p>
<p>Soucieux de faire résonner musique ancienne et contemporaine, <strong>Léo Warynski</strong> enrichit le<em> Requiem</em> d&rsquo;une somptueuse version de <em>Mnémosyne</em> de Philippe Hersant – crée l&rsquo;an passé à Saintes. De même, ici, le<em> Canone a 16 all&rsquo;unisono</em> d&rsquo;Andrea Basily constitue un contrepoint historique de qualité à la pièce de Philip Glass. Entrant et sortant de scène, les chanteurs nous immergent dans un bain sonore à la polyphonie infinie qui prépare l&rsquo;oreille à l&rsquo;univers assonant qui suit.</p>
<p>Léo Warynski connaît fort bien la musique du chantre du minimalisme puisqu&rsquo;il a dirigé <em>Einstein on the Beach</em> au Teatro Colón de Buenos Aires et <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/akhnaten-nice-le-triomphe-du-pharaon"><em>Akhnaten</em></a> à l’Opéra de Nice dans la mise en scène de Lucinda Childs. Une équipe qu&rsquo;il retrouvera dès la rentrée pour <em>Satyagraha</em>.<br />
Il était donc logique qu&rsquo;il souhaite nourrir la représentation d&rsquo;<em>Another Look</em> d&rsquo;une dimension visuelle, d&rsquo;autant plus que le titre même de l’œuvre invite à garder les yeux grands ouverts. Cette mise en espace n&rsquo;a rien d&rsquo;accessoire et s&rsquo;avère une totale réussite :<br />
Vêtus de longues robes-manteaux noirs en <em>tie and dye</em> imaginés par<strong> Camille Pénager</strong>, les chanteurs semblent autant de serviteurs d&rsquo;un culte mystérieux et immémorial. Longs cheveux lâchés dissimulant entièrement leurs visages lorsqu&rsquo;elle ne chantent pas, mezzos et altos se font pythonisses au service de Chronos.</p>
<p>La scénographie imaginée par <strong>Céline Diez </strong>et<strong> Clément Debailleul</strong> fonctionne particulièrement bien dans la nef si haute de la basilique. Les vidéos projetées sur trois grands disques superposés qui surplombent les chanteurs constituent un remarquable support à l&rsquo;imaginaire. Le cheminement coloré, organique, à la limite de l&rsquo;abstraction, évoque tour à tour une trinité contemporaine, les quatre éléments, une matière impalpable et ondulatoire – cellule microscopique ou voix lactée – qui ne pollue pas le moins du monde l&rsquo;écoute mais au contraire semble en amplifier l&rsquo;effet hypnotique. Comme le souligne le chef, cette « partition visuelle transpose les principes de composition dans le champ du regard ».</p>
<p>Un singulier envoûtement saisi le spectateur à la découverte d&rsquo;une pièce qui, à tout juste cinquante ans, précède immédiatement <em>Einstein on the Beach</em>.<br />
<strong>Denis Comtet</strong>, impavide, sert superbement ce répertoire finalement assez réduit d’œuvres profanes pour chœur et orgue.<br />
Sa maîtrise rythmique souligne la stabilité et les qualités percussives des chanteurs. Dans ces boucles répétitives, c&rsquo;est la rythmique qui modifie l&rsquo;harmonie. Ici, la fluidité des décalages quasi imperceptibles, concourt à un puissant ressenti océanique.<br />
Autant la justesse de l&rsquo;ensemble nous avait posé question en début d&rsquo;été dans le <em>Boléro</em> de Maurice Ravel au <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/ravel-bolero-evian">festival d&rsquo;Evian</a>, autant ici, elle est indiscutable. Le chœur conserve présence et intention en dépit de l’enchaînement des séquences. L&rsquo;exigence du travail accompli force le respect.<br />
Philip Glass laissant beaucoup de liberté à ses interprètes dans le jeu des nuances, peut-être aurait-il été enivrant de plus en user. Ceci dit, l’homogénéité du son, la précision dans les couleurs des phonèmes, la densité de la pâte sonore soulignent les subtils dérèglements qui font de ces cinquante minutes un temps de transe suspendue.</p>
<p>Notre consœur Christine Ducq, avait beaucoup apprécié le <a href="https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/glass-another-look-les-metaboles">Cd</a> sorti ce printemps chez b.records. Le spectacle, crée le 15 mai dernier à la Filature de Mulhouse, sera repris à la Philharmonie de Paris les 18 et 19 septembre prochain et en version concertante au festival de la Chaise-Dieu dès le 29 août.<br />
Les rencontres Musicales et les Métaboles renouvelant leur compagnonnage pour trois années supplémentaires, les festivaliers retrouveront l&rsquo;Ensemble l&rsquo;an prochain.</p>
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		<title>GLASS, Another Look &#8211; Les Métaboles</title>
		<link>https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/glass-another-look-les-metaboles/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Christine Ducq]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 29 Mar 2025 05:00:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Belle conjonction de planètes. Alors que l&#8217;ensemble Les Métaboles fête ses quinze ans d&#8217;existence et sa place originale dans le paysage musical, il a enregistré au disque lors d&#8217;un concert à la Cité de la Voix de Vézelay une rare œuvre vocale de Philip Glass sur l&#8217;excellent label b-records qui fête lui-même ses dix ans &#8230;</p>
<p class="read-more"> <a class="" href="https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/glass-another-look-les-metaboles/"> <span class="screen-reader-text">GLASS, Another Look &#8211; Les Métaboles</span> Lire la suite »</a></p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Belle conjonction de planètes. Alors que l&rsquo;ensemble <strong>Les Métaboles</strong> fête ses quinze ans d&rsquo;existence et sa place originale dans le paysage musical, il a enregistré au disque lors d&rsquo;un concert à la Cité de la Voix de Vézelay une rare œuvre vocale de <strong>Philip</strong> <strong>Glass</strong> sur l&rsquo;excellent label b-records qui fête lui-même ses dix ans d&rsquo;existence. Cette œuvre excitante de 1975, c&rsquo;est <em>Another Look at Harmony-Part IV </em>composée de huit sections d&rsquo;une durée variable de seize secondes à plus de onze minutes, composée alors que Philip Glass vient de débuter l&rsquo;œuvre ogresse <em>Einstein on the beach </em>(qui lui prendra quatre années). On connaît l&rsquo;appétence de l&rsquo;ensemble dirigé par <strong>Léo Warynski</strong> pour les répertoires originaux, et ce CD vient admirablement le prouver. Avec cet « Another Look » il s&rsquo;agit pour le chef de démontrer l&rsquo;excellente tenue technique de son ensemble tout en mettant en lumière l&rsquo;importance de la place occupée par le compositeur américain, dont on connaît l&rsquo;extraordinaire influence sur la musique des années 70 à celle d&rsquo;aujourd&rsquo;hui (avec de nombreux héritiers appartenant à des territoires très divers, du rock progressif à la musique électronique, de la techno-house à la pop, et surtout à la jeune et meilleure création contemporaine qui refuse de camper sur l&rsquo;Aventin de la musique dite « sérieuse »). Bref la musique minimaliste (ou répétitive) a essaimé plus qu&rsquo;aucune autre esthétique avec ses fascinants « objets sonores » – comme le dirait Pierre Schaeffer.</p>
<p>Remplaçant l&rsquo;orgue électronique prévu dans la partition par un orgue baroque (superbe jeu de <strong>Yoann Héreau</strong>, vieux complice de l&rsquo;ensemble), le geste du chef des Métaboles tend à réinscrire cette pièce dans une histoire chorale multi-séculaire. Mais l&rsquo;ensemble formé de dix-huit chanteurs rend pleine justice à l&rsquo;invention toute moderne de cette musique pulsée, répétitive mais non mécanique (P. Glass n&rsquo;est pas S. Reich), car imperceptiblement déroutante, inventive avec ses micro-changements de rythme organisant des effets de surprise subtils, et des modifications ténues mais marquantes de texture grâce aux boucles de l&rsquo;orgue, aux entrées et modulations des voix. La force hypnotique que parvient à recréer le chœur, en huit sections déroulant une expérience temporelle bouleversant nos repères, est des plus exaltantes. Il réussit ici une prouesse technique (mûrement répétée) pour une œuvre vocale extrêmement difficile à mettre en place pour une cinquantaine de minutes. Cette continuité de l&rsquo;histoire vocale voulue par Léo Warynski est par ailleurs réaffirmée avec l&rsquo;enregistrement (en plage 9) d&rsquo;une composition récemment redécouverte, un <em>Canon</em> du XVIIIe siècle d&rsquo;<strong>Andrea Basily</strong>. Il est permis de trouver ce dernier bien  moins intéressant, en regard du chef-d&rsquo;œuvre d&rsquo;un compositeur de notre temps, malgré l&rsquo;ambition du <em>Canon</em> de nous faire accéder à l&rsquo;éternité avec ses superpositions et reprises de voix. Notons enfin qu&rsquo;une création visuelle accompagnera la reprise du disque au concert à la Filature de Mulhouse le 15 mai 2025.</p>
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