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	<title>Rhian LOIS - Artiste - Forum Opéra</title>
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	<description>Le magazine en ligne de l&#039;opéra</description>
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	<title>Rhian LOIS - Artiste - Forum Opéra</title>
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		<title>ADES, Powder Her Face &#8211; Dresde (Semper 2)</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/ades-powder-her-face-dresde-semper-2/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Thierry Verger]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 29 Oct 2023 09:23:15 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Dresde offre ce soir-là deux opéras à quelques mètres de distance. Au Semperoper de la Theaterplatz, un Elisir d’Amore bien tentant, mis en scène par Michael Schulz. Manque de chance, une grève inopinée privera les spectateurs de mise en scène et c’est finalement une version de concert qui est proposée (mais pas imposée, notons-le : &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Dresde offre ce soir-là deux opéras à quelques mètres de distance. Au Semperoper de la Theaterplatz, un <em>Elisir d’Amore</em> bien tentant, mis en scène par Michael Schulz. Manque de chance, une grève inopinée privera les spectateurs de mise en scène et c’est finalement une version de concert qui est proposée (mais pas imposée, notons-le : possibilité de remboursement est offerte aux amoureux de beaux décors et seyants costumes !). À la même heure , de l’autre côté de la place, au Semper 2 (sorte d’Opéra studio), dans une bien plus petite jauge, est donnée l’avant-dernière représentation de la série qui voit la création à Dresde de <em>Powder Her Face</em>, opéra de chambre précédé et suivi d’une sulfureuse réputation.</p>
<p>Le public n’est décidément pas le même que dans la grande maison (les prix non plus et de loin, ceci explique peut-être cela) ; c’est un plaisir de voir de jeunes, voire très jeunes spectateurs venant découvrir une pièce contemporaine, certes abordable, mais qui a aussi ses exigences. Un public qui vient aussi avec son enthousiasme bruyant et pour tout dire communicatif. Enthousiasme bien compréhensif au vu de l’excellence de la performance.<br />
Et puis il y aussi cette proximité inédite avec la scène. L’orchestre est relégué en fond, derrière un paravent transparent qui permet d’atténuer le son des quinze instrumentistes dont de nombreux cuivres. La scène est assez peu surélevée, elle est tout en largeur, quasiment sans profondeur. Les chanteurs, qui n’hésitent pas à descendre de scène voire à se glisser dans le public, sont donc à portée immédiate et c’est une expérience passionnante.</p>
<pre>Le décor est constitué de la succession d’accessoires dont s’est servie, toute sa vie durant, la Duchesse. Une malle, un vieux téléphone, des fauteuils recouverts de housse de protection, du matériel de maquillage, etc. C’est que, quand le rideau se lève, la Duchesse a déjà comme perdu la partie ; elle a déjà l’âge qu’elle aura quand cinquante ans, ou deux heures plus tard, le directeur de l’hôtel, venu mettre dehors l’infortunée, repartira sans avoir cédé à ses ultimes avances. L’action, adroitement soutenue par des vidéos projetées au-dessus de la scène et qui montrent la duchesse dans toute sa splendeur (essentiellement habillée en robe de mariée), filmées à Dresde dans la grande salle du Semperoper, ses coulisses et ses loges, peut se comprendre, selon l’esprit de <strong>Goerg Schmiedleitner</strong>, comme un immense flash-black qui voit la Duchesse d’Argyll revivre les grands moments, les beaux et les tristes de sa vie. Défilent ainsi le Duc, sa maîtresse, le serveur, la servante, le juge bien sûr qui la condamne sans aucune indulgence et qui causera sa ruine. Tout cela dans un enchaînement des huit scènes parfaitement huilé. On comprend la nécessité d’introduire une césure à la fin de la cinquième scène, qui marque aussi le terme du premier acte, afin que les chanteurs puissent souffler, mais la teneur du propos aurait facilement accepté que les trois scènes finales s’enchaînent sans interruption.
<img fetchpriority="high" decoding="async" class="aligncenter" src="https://www.forumopera.com/wp-content/uploads/Powder_Her_Face_c_Ludwig_Olah_0211-1294x600.jpg" alt="" width="755" height="350" />
© Ludwig Olah</pre>
<p>Les membres du Projektorchester sont clairement rompus à la musique de Thomas Adès qui, comme l’action elle-même s’étalant sur plus de cinquante ans, propose un florilège de références musicales, des plus classiques et lyriques aux plus contemporaines. <strong>Tim Anderson</strong> mène ses troupes avec une application et une précision qui forcent l’admiration, quand on connaît la difficulté, notamment rythmique de la partition. Comme l’orchestre tourne le dos aux chanteurs, le chef est relayé par quatre écrans disposés dans la salle et par une assistante, assise au premier rang des spectateurs, partition en main, qui indique les différentes entrées aux chanteurs.<br />
Ceux-ci sont au nombre de quatre qui se répartissent l&rsquo;ensemble des rôles, seule la Duchesse ne joue que le sien propre. Cela dit de l’extrême exigence des parties des trois autres protagonistes. Tous les quatre, sans réserve, rendent une copie admirable. <strong>Mary Plazas</strong> est une Duchesse avec une force et une vérité qui font l’unanimité. Familière du rôle qu’elle a porté y compris sous la direction du compositeur, elle prend un plaisir évident à jouer autant que chanter. Elle est vocalement plus à l’aise au second acte, en partie parce que dans les premières scènes, elle doit chanter dans des ensembles (duo, trio) où sa voix est légèrement couverte par celles des autres. <strong>Andrew Nolen</strong> est le Duc, le juge et le patron de l’hôtel. Sa stature en impose, sa basse aussi, qu’il a profonde et puissante. On le sentait moins à l’aise que ses comparses et les écrans lui permettant de suivre le chef lui ont bien rendu service. <strong>Peter Tantsits</strong>, déjà rompu au répertoire moderne, est aussi bon acteur que chanteur : ténor agile et belle projection. Un coup de chapeau particulier à <strong>Rhian Lois</strong>, jeune soprano britannique qui fait montre d’une incroyable aisance dans la maîtrise de tous les rôles (citons la servante ou la journaliste) qu’elle doit produire. Le soprano est limpide, souple, il ne faudrait juste pas qu’il devienne agressif.<br />
Bref, ce soir-là, ceux qui ont traversé la rue ont eu raison !</p>
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		<title>LANGER, Figaro Gets a Divorce — Genève</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/figaro-gets-a-divorce-geneve-apolitique-le-figaro/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Laurent Bury]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 14 Sep 2017 04:08:36 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Cela aurait pu être une tétralogie, mais ce n’est qu’une trilogie. Plutôt que de monter, pour compléter logiquement Le Barbier et Les Noces, La Mère coupable de Darius Milhaud, directement inspiré par le troisième opus de Beaumarchais, David Pountney a voulu, pour le Welsh National Opera, commander un nouvel opéra, d’après Ödön von Horváth. Enfin, &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Cela aurait pu être une tétralogie, mais ce n’est qu’une trilogie. Plutôt que de monter, pour compléter logiquement <em>Le Barbier</em> et <em>Les Noces</em>, <em>La Mère coupable</em> de Darius Milhaud, directement inspiré par le troisième opus de Beaumarchais, <strong>David Pountney</strong> a voulu, pour le Welsh National Opera, commander un nouvel opéra, d’après Ödön von Horváth. Enfin, à en juger d’après le titre, <em>Figaro Gets a Divorce </em>viendrait tout droit de la pièce écrite en 1937 par le dramaturge austro-hongrois. Mais le mieux étant toujours l’ennemi du bien, le metteur en scène britannique, également auteur du livret, a aussi emprunté un certain nombre d’éléments à <em>La Mère coupable</em>. D’où une impression de trop et de trop peu à la fois. Le livret est certes bien construit, et il ménage des situations qui se prêtent bien à la musique, notamment à ces duos, trios et ensembles hélas si rares dans l’opéra contemporain. Revers de la médaille : ne subsiste ici qu’une intrigue sentimentale et mélodramatique cousue de fil blanc, privée de toute la dimension historico-politique bien présente chez Horváth. En dehors d’une assez discrète allusion au pacte germano-soviétique, et malgré les costumes années 1930 de <strong>Sue Blane, </strong>l’action pourrait se situer à n’importe quelle époque, dans les décors abstraits et mobiles de <strong>Ralph Koltaï</strong>. La scène lyrique ne se prête pas forcément au débat d’idées, mais dans les quelques occasions où le ton cherche à s’élever, on bascule tout à coup dans une grandiloquence déplacée : « Ma force sur vous, c’est que je crois encore à l’humanité », déclare ainsi la comtesse au Commandant, le méchant de l’histoire qu’on aurait voulu autrement plus effrayant.</p>
<p>Quant à la musique d’Elena Langer, elle pèche presque par excès d’accessibilité. La compositrice britannique – comme son nom ne l’indique guère – a passé les vingt premières années de sa vie à Moscou, et sa musique semble traduire ce double héritage : <em>Figaro Gets a Divorce</em> ressemble à du Britten, en moins puissant, matiné de Chostakovitch, pour les emprunts aux genres populaires et le côté musique de film. Refuser la dissonance pour ne pas effrayer le public, vouloir mettre beaucoup d’humour dans sa composition, voilà des intentions louables, mais le résultat est un peu tiède, malgré de beaux moments. On souhaite que son prochain opus annoncé, <em>Trotsky and Kahlo</em>, lui permette d’affirmer une voix plus personnelle, loin de l’ombre portée de Rossini et Mozart. Dans la fosse, <strong>Justin Brown </strong>dirige avec maestria le Basel Sinfonietta dans une partition dont l’ouverture promet des finesses d’orchestration qu’on voudrait retrouver davantage dans la suite.</p>
<p><img decoding="async" alt="" class="image-large" height="312" src="/sites/default/files/styles/large/public/figaro_gets_a_divorce_pg_c_mdougados_03.jpg?itok=InqBDijP" title="© Magali Dougados" width="468" /><br />
	© Magali Dougados</p>
<p>Même si l’écriture d’Elena Langer ne paraît pas trop ardue pour les voix, la distribution réunit assez naturellement des chanteurs habitués à la musique des XX<sup>e</sup> et XXI<sup>e</sup> siècles.Vu dans <em>The Rake’s Progress</em> cet été à Aix-en-Provence, <strong>Alan Oke</strong> bénéficie du rôle le plus marquant, celui du Commandant qui aggrave tous les malheurs de la famille Almaviva. Scéniquement et vocalement, le ténor n’en fait qu’une bouchée, et nul doute qu’il aurait pu donner le meilleur dans un personnage plus malfaisant encore. Baba-la-Turque un peu décevante à Aix, <strong>Andrew Watts</strong> projette bien mieux sa voix dans l’espace de l’Opéra des Nations, Elena Langer l’obligeant à passer constamment d’un timbre à l’autre, tantôt baryton, tantôt contre-ténor, seule audace dans une répartition des timbres fidèle au modèle mozartien. Ann Trulove dans le <em>Rake’s Progress</em> qui a entamé sa tournée à Caen, <strong>Marie Arnet</strong> en Suzanne a droit à deux airs de style music-hall, ce qui est peu pour mettre en valeur sa voix ; la comtesse d’<strong>Ellie Dehn</strong> se voit confier encore moins de choses avant le bel ensemble du finale du deuxième acte. Comme dans <em>Les Noces de Figaro</em>, le comte et son valet sont deux barytons-basses : <strong>David Stout</strong> pâtit parfois d’une écriture un rien trop grave pour être tout à fait sonore, tandis que <strong>Mark Stone</strong>, récemment Wozzeck sur cette même scène, est un Almaviva assez effacé, du fait du livret même. Au couple de jeunes amoureux échoient de jolis duos pour deux vois de femme, Séraphin étant très traditionnellement confié à une mezzo en travesti : à la voix chaude de <strong>Naomi Louisa O’Connell</strong> se superposent les aigus un peu acides de <strong>Rhian Lois</strong>.</p>
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		<title>« Strength in Song », ou la force des femmes à l’opéra</title>
		<link>https://www.forumopera.com/breve/strength-in-song-ou-la-force-des-femmes-a-lopera/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Laurent Bury]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 08 Mar 2017 10:36:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>A l’occasion de la Journée internationale des droits des femmes, le Southbank Centre de Londres organise un festival intitulé « Women of the World », dont l’acronyme WOW (c’est-à-dire « Waouh ») se veut tout aussi éloquent. Le 11 mars, et donc avec un peu de retard sur la susdite Journée, un concert lyrique sera proposé pour nous rappeler, &#8230;</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>A l’occasion de la Journée internationale des droits des femmes, le Southbank Centre de Londres organise un festival intitulé « Women of the World », dont l’acronyme WOW (c’est-à-dire « Waouh ») se veut tout aussi éloquent. Le 11 mars, et donc avec un peu de retard sur la susdite Journée, un concert lyrique sera proposé pour nous rappeler, sous le titre « Strength in Song » (« la force dans le chant ») tout le pouvoir de la voix féminine. Avec deux jeunes chanteuses issues du programme Harewood Artists de l’English National Opera, le but est de souligner la puissance de quelques-unes des plus remarquables figures de l’art lyrique, <em>« reines, héroïnes, mères, filles, amantes, amies et, de temps à autre, victimes »</em> (ces dernières sont quand même assez nombreuses, mais passons). Le public est invité à assister à ce qu’on lui présente presque comme une démonstration athlétique : <em>« Les chanteuses d’opéra, elles aussi, surmontent des obstacles : elles entraînent leurs muscles comme des sportifs afin de produire un son qui résonne dans de vastes espaces. Rejoignez-nous pour cette démonstration en direct, où <strong>Eleanor Dennis</strong> et <strong>Rhian Lois </strong>multiplieront prouesses physiques et sentiments extrêmes »</em>. Lourde charge à faire peser sur les épaules de ces deux sopranos, l’une écossaise, l’autre galloise : si la première a déjà abordé la comtesse des <em>Noces de Figaro </em>ou Micaëla à l’ENO, la seconde n’a jusqu’ici guère pu montrer sa force qu’en Papagena à Covent Garden…</p>
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