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	<title>Sandra LOPEZ DE HARO - Artiste - Forum Opéra</title>
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	<description>Le magazine en ligne de l&#039;opéra</description>
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	<title>Sandra LOPEZ DE HARO - Artiste - Forum Opéra</title>
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		<title>PUCCINI, Madama Butterfly — Clermont-Ferrand</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/fleur-de-pecher-ou-fleur-du-peche/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Roland Duclos]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 08 Jan 2013 17:16:48 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>  Cio-Cio-San délicate fleur de pêcher ou fruit amer du péché ? La Butterfly de Sandra Lopez de Haro ne lève pas l’ambiguïté et il faut lui en savoir gré dans cette coproduction Opéra de Fribourg / Opéra Eclaté, redonnée par le Centre Lyrique d’Auvergne dans une distribution en grande partie renouvelée. Le livret tout autant &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>           </p>
<p>			Cio-Cio-San délicate fleur de pêcher ou fruit amer du péché ? La Butterfly de <strong>Sandra Lopez de Haro</strong> ne lève pas l’ambiguïté et il faut lui en savoir gré dans cette coproduction Opéra de Fribourg / Opéra Eclaté, redonnée par le Centre Lyrique d’Auvergne dans une distribution en grande partie renouvelée.</p>
<p>			Le livret tout autant que la musique de Puccini sont suffisamment riches de nuances et de subtilités harmoniques pour ouvrir à plus d’une option dramaturgique. La mise en scène d’Olivier Desbordes et la direction de Dominique Trottein l’ont bien compris ainsi et sont en parfaite adéquation avec la personnalité campée par la soprano. On échappe donc au confort monolithique exotico-japonisant. Mais la performance des protagonistes, en particulier du rôle-titre consiste à ne jamais chercher à forcer la lecture et la nature des personnages, et à ne pas gauchir le sens de l’œuvre afin de satisfaire un parti pris esthétique. Ainsi oublie-t-on vite le costume de geisha de Sandra Lopez de Haro pour ne plus retenir que la sincérité de la jeune femme idéalement amoureuse. Qu’importe après tout la naïve adolescente qu’elle est supposée incarner quand il s’agit avant tout d’illustrer et servir la crédibilité de la tragédie ! Car sa Butterfly est d’abord vraie en tant que femme portée par l’espoir fût-il insensé. Son poignant « Un bel di, vedremo » de l’acte II a su nous en convaincre. Elle est ensuite bouleversante en héroïne blessée. L’intelligence de la soprano consiste précisément de ne pas outrepasser ses capacités vocales pour tenter d’approcher des références inaccessibles et jouer sur l’effet. Et c’est en cela qu’elle offre le visage émouvant d’une véritable tragédienne. Son chant éloquent, bien construit, va se densifier dans les aigus et nourrir un médium plein de vie et de passion. « Con onor muore » au IIIe acte lancé avec une finesse de phrasé d’une souveraine plénitude est digne de rivaliser avec les plus grandes interprètes. Sandra Lopez de Haro fait plus que croire en son personnage : elle l’investit et le crée littéralement à sa dimension. On devine que sa Cio-Cio-San ne peut être complètement dupe du destin qui est le sien. Elle aborde et porte le rôle avec sa personnalité, avec sa voix sans chercher à en forcer la projection dans l’aigu, préférant de loin en maîtriser la puissance émotionnelle avec un sens inné de la théâtralité qui la rend humainement bouleversante. En restant femme, elle sait avec infiniment de talent et nous fait savoir par l’intelligence du geste et de l’engagement que si elle croit contre toute logique c’est d’abord pour ne pas désespérer.</p>
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<p>			La Suzuki d’<strong>Hermine Huguenet</strong>, frémissante mezzo, timbre bien dosé dans l’expression et franc d’émission, lui apporte idéalement la réplique en parfait accord avec l’enjeu dramatique déjà évoqué. Pinkerton trouve en <strong>Carlo Guido</strong> le G.I. arrogant et m’as-tu-vu, mais nuancé par une pertinente fragilité psychologique. Il le légitime à travers un registre bien construit et conduit qu’il projette sans outrance. Que <strong>Kristian Paul</strong> possède l’autorité vocale et la surface expressive des graves d’un Sharpless ne saurait être remis en question. On en attendait peut être un zest de subtilité supplémentaire pour que son personnage prenne la pleine mesure de ses ambivalences. Le Goro d’<strong>Eric Vignau</strong> ? Bouffon quant il faut, du cynisme à revendre il incarne le fourbe jusque dans la caricature de ses aigus qu’il travestit avec délectation dans l’expression ; même si l’on aurait été en droit d’attendre un peu plus de hauteur et d’à-propos machiavélique.</p>
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<p>			<strong>Dominique Trottein</strong> lui, sait les raffinements impressionnistes aux préfigurations ravéliennes de cette partition. La soie des cordes, la fluidité des bois et la ductilité des cuivres jamais en surcharge dans les forte, aborde exemplairement le « thème de l’illusion » dans la toute fin du cultissime « Un bel di, vedremo ». On pouvait faire confiance à la mise en scène d’<strong>Olivier Desbordes</strong> pour ne pas chercher à occuper indument ce miraculeux espace musical et vocal. Chez lui le moindre accessoire, le plus petit détail à son importance et s’inscrit dans la cohérence d’un tout qui ne s’impose jamais comme une prétention à vouloir à tout prix en dire plus que le compositeur. On assiste presque insidieusement à une lente mais inexorable décomposition du décor qui se délite presque imperceptiblement au fil de la lente progression de la tragédie. Desbordes structure en négatif une impressionnante montée du drame comme s’il sculptait la musique, comme s’il lui donnait corps.</p>
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		<title>PUCCINI, Madama Butterfly — Massy</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/double-tsunami/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Jean-Marcel Humbert]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 11 Dec 2012 17:21:24 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>  Créée à Fribourg en janvier 2012 (voir le compte rendu de Sylvain Angonin), puis reprise l’été dernier au Festival de Saint-Céré, cette production continue à tourner à travers la France. Ceux qui s’attendent à y trouver l’habituel exotisme japonisant sophistiqué et glacé auquel Pizzi et Wilson nous ont habitués seront peut-être déçus. Car Olivier &#8230;</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>           </p>
<p>			Créée à Fribourg en janvier 2012 (voir le <a href="http://www.forumopera.com/index.php?mact=News,cntnt01,detail,0&amp;cntnt01articleid=3402&amp;cntnt01returnid=54">compte rendu</a> de Sylvain Angonin), puis reprise l’été dernier au Festival de Saint-Céré, cette production continue à tourner à travers la France. Ceux qui s’attendent à y trouver l’habituel exotisme japonisant sophistiqué et glacé auquel Pizzi et Wilson nous ont habitués seront peut-être déçus. Car <strong>Olivier Desbordes</strong> a installé sa <em>Butterfly </em>dans un étonnant décor post-tsunami de <strong>Ruth Gross</strong>, banlieue sordide aux lampadaires blafards, maison à moitié détruite dont la carcasse ne tient que par miracle, planches instables sur des pierres pour défier l’acqua alta… Pas de cerisier en fleurs, les saisons passent, immuables, sur ce décor sinistre où les seules touches de couleurs sont apportées par quelques coquelicots poussés on ne sait comment dans cette fange, et par des costumes aux couleurs vives créant un étrange décalage.</p>
<p>			Pourquoi est-on frappé dès le début par cette vision d’apocalypse ? On connaît l’histoire par cœur, on l’a vue cent fois dans des reconstitutions ethnologiques d’un Japon du début du siècle passé. Ce soir, rien de tel, et pourtant cet environnement sordide nous touche tout autant et peut-être plus. La réponse est une fois de plus dans le travail théâtral d’Olivier Desbordes : jeu affiné des interprètes, mise en situation des personnages (excellente et humaine Suzuki d’<strong>Hermine Huguenel</strong> cousant sur une Singer à pédalier), simplicité d’une interprétation habituellement outrée (Goro d’<strong>Eric Vignau</strong>), clin d’œil au <em>Mikado </em>de Gilbert et Sullivan au 1er acte, évolution du personnage de Butterfly dans sa maison qui se déstructure un peu plus au fur et à mesure de la destruction de son cœur  <br />
			Donc, dès le début, « on marche », et le drame que l’on connaît si bien va encore nous surprendre par la rigueur de ses enchaînements et par la violence de ses affrontements. <strong>Sandra Lopez de Haro</strong> interprète avec beaucoup de naturel cette Cio-Cio-San perdue dans ses rêves, au point d’élever son blondinet de fils à l’américaine (petit costume d’officier de marine, Teddy Bear en peluche, et bien sûr Coca-Cola). La voix est belle, le style est assuré, et même si la puissance ne serait peut-être pas suffisante dans une salle immense, elle convient parfaitement à un théâtre de capacité moyenne. <strong>Carlo Guido</strong> incarne un Pinkerton perdu lui aussi dans l’inconscience de la facilité du moment, et assure tout à fait vaillamment un rôle qui apparaît souvent beaucoup plus terne. <strong>Kristian Paul</strong>, <strong>Matthieu Toulouse</strong>, <strong>Yassine Benameur</strong> et <strong>Flore Boixel</strong> complètent parfaitement une distribution d’excellent niveau.</p>
<p>			L’orchestre paraît trop sonore et métallique, mais la direction de <strong>Dominique Rouits</strong>, avec ses outrances, s’adapte plutôt bien au travail scénique. On regrette simplement la faiblesse en nombre des choristes, particulièrement sensible dans le magnifique chœur à bouche fermée, d’autant qu’il est donné depuis les coulisses et donc peu audible. Mais au total une très belle relecture d’un chef d’œuvre un peu trop ressassé.</p>
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		<title>PUCCINI, Madama Butterfly — Freiburg</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/decors-devastes-et-salle-neuve/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Sylvain Angonin]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 28 Jan 2012 21:54:32 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>    Comme tous les ans depuis 1986, l’opéra de Fribourg propose une nouvelle production lyrique à son public dont les premières sont traditionnellement programmées les 31 décembre. La production 2011-2012 dérogera à cette règle pour des raisons logistiques. Quelques jours de patience ont été nécessaires afin de faire résonner l’opéra dans la nouvelle salle &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<table align="center" border="0" cellpadding="0" cellspacing="15" style="width:100%" summary="">
<tbody>
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					Comme tous les ans depuis 1986, l’opéra de Fribourg propose une nouvelle production lyrique à son public dont les premières sont traditionnellement programmées les 31 décembre. La production 2011-2012 dérogera à cette règle pour des raisons logistiques. Quelques jours de patience ont été nécessaires afin de faire résonner l’opéra dans la nouvelle salle de spectacle de la ville nommée Equilibre, à juste titre, tant son architecture extérieure est originale. L’opéra choisi pour l’occasion est à la hauteur de l’évènement : <em>Madame Butterfly</em>. En co-production pour la deuxième année consécutive avec la compagnie Opéra-Eclaté, <strong>Olivier Desbordes</strong> signe la mise en scène.</p>
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					« Un Japon fragile, démantibulé par l’histoire et les évènements telluriques », c’est ce qu’a voulu montrer le metteur en scène inspiré par les dégâts causés par des bombes atomiques et les récentes catastrophes naturelles qui ont frappé cette région du Globe. L’opéra s’ouvre donc sur un paysage semi dévasté. Une habitation fragile côté cour est entourée de poteaux électriques vacillants. Des planches de bois servent d’accès comme pour éviter aux habitants de marcher sur le sol boueux à force de pluies torrentielles. A mesure que l’intrigue progresse, la maison de Butterfly se décompose, jusqu’à n’être plus qu’une carcasse, témoin d’un monde réel qui s’écroule, emportant avec lui l’héroïne enfermée dans sa rêverie!</p>
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					<strong>Sandra Lopez de Haro, </strong>qui interprète le rôle principal, n&rsquo;a pas froid au yeux. Son répertoire comprend déjà tous les grands sopranos pucciniens, Turandot exceptée, et elle annonce préparer Leonora du <em>Trouvère</em>, Elisabetta de<em> Don Carlo</em> et Margarita de <em>Mefistofele</em> ! Cette boulimie de rôles de la part d&rsquo;une jeune interprète engendre toujours une certaine inquiétude qu&rsquo;un « Spira sul mare e sulla » vacillant n&rsquo;apaise pas. Mais dès le deuxième acte, la maîtrise du chant, un timbre frais et une musicalité certaine permettent à la cantatrice d’investir pleinement le personnage aussi bien vocalement que physiquement: Une performance à saluer puisque Sandra Lopez de Haro reprend le rôle dès le lendemain après-midi.</p>
<p>
					<strong>Cristian Mogosan</strong> endosse le rôle de Pinkerton avec bravoure. C&rsquo;est ici la première qualité d&rsquo;un chant qui ne fait pas dans la dentelle. Des sons nasillards et la fin de certaines phrases musicales trop expédiées exposent toute la difficulté du rôle. A son exemple, <strong>Kristian Paul</strong> (Sharpless) fait assaut de décibels. On avoue préférer chez le consul des Etats-Unis à Nagasaki davantage de distinction. Toute de subtilité au contraire, <strong>Irina de Baghy</strong> en Suzuki possède une voix claire et lyrique qui se marie bien avec celle de Sandra Lopez de Haro notamment dans le duo des fleurs.</p>
<p>
					Dans la fosse,<strong> Laurent Gendre,</strong> qui a toujours dirigé les opéras de Fribourg, s’en sort avec les honneurs compte tenu de la difficulté de la partition. Les couleurs de l&rsquo;Orchestre de Chambre Fribourgeois sont un peu acides, l&rsquo;ensemble manque souvent de sensualité, mais la direction du chef a au moins le mérite d&rsquo;être clairement suivie.</p>
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