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	<title>Enrico MARABELLI - Artiste - Forum Opéra</title>
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	<description>Le magazine en ligne de l&#039;opéra</description>
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	<title>Enrico MARABELLI - Artiste - Forum Opéra</title>
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		<title>VERDI, La forza del destino — Liège</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/la-forza-del-destino-liege-la-forza-en-force/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Yannick Boussaert]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 22 Sep 2021 06:32:46 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Alors que Stefano Pace, le nouveau directeur de l’Opéra royal de Wallonie-Liège, prendra officiellement ses fonctions le 1er octobre, l’institution lève le rideau sur sa nouvelle saison – avec pass sanitaire européen et sans masque obligatoire dans le théâtre – avec une nouvelle production de La Forza del Destino robuste, en droite ligne de l’esthétique défendue par &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p dir="ltr">Alors que Stefano Pace, le nouveau directeur de l’Opéra royal de Wallonie-Liège, prendra officiellement ses fonctions le 1er octobre, l’institution lève le rideau sur sa nouvelle saison – avec pass sanitaire européen et sans masque obligatoire dans le théâtre – avec une nouvelle production de <em>La Forza del Destino </em>robuste, en droite ligne de l’esthétique défendue par le regretté Stefano Mazzonis di Pralafera.</p>
<p><img fetchpriority="high" decoding="async" alt="" class="image-large" height="311" src="/sites/default/files/styles/large/public/e._marabelli_la_forza_del_destino-copera_royal_de_wallonie-liege-_300dpi-005.jpg?itok=uOeByFpD" title="© Opéra Royal de Wallonie - Liège" width="468" /><br />
	© Opéra Royal de Wallonie &#8211; Liège</p>
<p dir="ltr">Robuste ? Oui, car la distribution réunie remplit le contrat. <strong>Marcelo Alvarez</strong> vient à bout du rôle assassin de Don Alvaro, certes au prix de (trop) nombreuses respirations qui tronçonnent son phrasé, mais avec un engagement sans faille. <strong>Maria José Siri </strong>s’inscrit dans ses pas, toutes cordes vocales dehors, mais parvient à alléger la ligne et proposer des demi-teintes dans sa grande scène du deuxième acte. <strong>Simone Piazzola</strong> déploie une élégante ligne verdienne dans un portrait marmoréen du frère revanchard. Aucune des chausse-trappes du rôle ne lui résiste. <strong>Michele Pertusi </strong>s’avère le plus convaincant de tous : ligne, couleurs et puissance, son padre Guardiano incarne aussi bien la rigueur que l’humanité. Dommage que pour bien chantant qu’il soit, il manque toute la <em>vis comica</em> à <strong>Enrico Marabelli</strong>. Son Fra Melitone tombe à plat. <strong>Nino Surguladze</strong> est à la peine dans la première partie où ses aigus sont tous trop bas. Le « rataplan », entonné sur un rythme échevelé, la voit bien plus à son affaire. Tous les seconds rôles sont distribués avec justesse et complètent cette distribution satisfaisante.</p>
<p>	Robuste aussi, car cette nouvelle production de <strong>Gianni Santucci </strong>fait étalage des qualités et défauts des productions classiques, fer de lance de la maison : les décors, réalistes, fourmillent de détails (la façade du couvent !) et installent d’emblée le spectateur dans les didascalies du livret. Las, cet écrin reste bien vide. On cherche en vain une direction d’acteur significative : les solistes viennent à l’avance-scène et chantent face public.</p>
<p><img decoding="async" alt="" class="image-large" height="312" src="/sites/default/files/styles/large/public/ensemble_la_forza_del_destino-copera_royal_de_wallonie-liege-_300dpi-001.jpg?itok=Gkzutxa-" title="© Opéra Royal de Wallonie - Liège" width="468" /><br />
	© Opéra Royal de Wallonie &#8211; Liège</p>
<p dir="ltr">
	Robuste enfin car l’Opéra Royal de Wallonie peut compter sur la qualité de ses forces maisons : des chœurs homogènes, puissants et musicaux qui égaient les nombreuses scènes de genre et de groupe voulues par Verdi pour respirer entre les coups du Destin et se payer l’Armée et l’Eglise au passage ; un orchestre rompu à ce répertoire, bien préparé et dirigé avec fougue, contraste et poésie par <strong>Renato Palumbo</strong>. C’est sur ces éléments que le nouveau directeur pourra capitaliser, surtout si, comme il le déclare à la presse belge, il souhaite ouvrir le répertoire et les conceptions scéniques. </p>
<p dir="ltr"> </p>
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		<title>ROSSINI, Il barbiere di Siviglia — Liège</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/le-barbier-de-seville-liege-un-spectacle-au-poil/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Pierre Jassogne]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 18 Oct 2015 15:38:26 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>C’est en novembre 2008 que Stefano Mazzonis, patron de l’Opéra Royal de Wallonie, avait signé une première production du Barbier de Séville. On peut le revoir à Liège jusqu’au 24 octobre. Une production résolument basée à Séville, certes traditionnelle, mais surtout survitaminée, à la limite même du kitsch. Le rôle-titre est confié à Lionel Lhote &#8230;</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>C’est en novembre 2008 que <strong>Stefano Mazzonis</strong>, patron de l’Opéra Royal de Wallonie, avait signé une première production du <em>Barbier de Séville</em>. On peut le revoir à Liège jusqu’au 24 octobre. Une production résolument basée à Séville, certes traditionnelle, mais surtout survitaminée, à la limite même du kitsch.</p>
<p>Le rôle-titre est confié à <strong>Lionel Lhote</strong> dont on avait pu saluer la prestation dans <a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="http://www.forumopera.com/ernani-liege-un-opera-en-bataille"><em>Ernani</em> le mois dernier, toujours à Liège</a>. Timbre chaud, élégance vocale, le baryton associe à tout cela aussi des qualités de comédien indéniables. Lhote adore la scène, et cela se voit, s’entend, à vous faire croire que le rôle de Figaro n&rsquo;a plus aucun secret pour le baryton belge, en témoigne son interprétation du célèbre <em>« Largo al factotum »</em>.</p>
<p>C’est, ensuite, un joli plateau, réuni autour de la Rosina, interprétée par la soprano <strong>Jodie Devos</strong>, lauréate en 2014 du Concours Reine Elisabeth. De quoi créer l’événement dans la Cité ardente puisque la presse locale s’est attachée essentiellement à la prestation de la Belge, attendue au tournant tant par le public que par les critiques. Même si le rôle est souvent confié à des mezzos, il convient parfaitement au tempérament solaire de la jeune femme, mêlant humour et caractère, douceur et ironie. Techniquement, Jodie Devos semble même presque s’amuser des difficultés des airs si virtuoses du <em>Barbier</em>, tant son jeu est vivifiant avec une voix très claire, très perçante aussi. Il faut dire que la jeune chanteuse incarne son premier grand rôle de soliste, et de surcroît, elle admet volontiers qu’elle chante peu de Rossini. Aussi, reste-t-on donc captivé par le charme juvénile de l’interprète, sa fraîcheur scénique, mais aussi par son charmant <em>« Una voce poco fa »</em>, un tour de force sur lequel la soprano n’a pas trébuché, en variant savamment les cadences.</p>
<p><img decoding="async" alt="" class="image-large" height="312" src="/sites/default/files/styles/large/public/il_barbiere_di_siviglia_laurent_kubla_jodie_devos_et_lionel_lhote_c_opera_royal_de_wallonie_-_lorraine_wauters-11.jpg?itok=jptJs7WB" title="Laurent Kubla (Don Basilio), Jodie Devos (Rosina) et Lionel Lhote (Figaro) © ORW/Lorraine Wauters" width="468" /><br />
	Laurent Kubla (Don Basilio), Jodie Devos (Rosina) et Lionel Lhote (Figaro) © ORW/Lorraine Wauters</p>
<p>Pour conquérir la jeune Rosina, le ténor argentin <strong>Gustavo De Gennaro</strong> interprète le comte Almaviva. Un peu trop figé sur scène au départ, sa prestation prend peu à peu corps avec un timbre charmeur même, sauf au moment d’aborder le fameux Rondo final de l&rsquo;opéra où il a parfois tendance à vaciller. Il faut dire qu’Almaviva a fort à faire face au fantasque Dottore Bartolo, interprété par le flamboyant baryton italien <strong>Enrico Marabelli</strong> qui en fait des tonnes avec panache. Dans le rôle de Don Basilio, la basse <strong>Laurent Kubla</strong>, par contre, n’arrive pas à développer pleinement ses talents sur scène, notamment quand il s’agit d’interpréter l’air célèbre de la <em>Calunnia</em>. Un crescendo qui n’atteint pas la vérité dramatique qu’on est en droit d’espérer pour un tel morceau.</p>
<p>Quant à la direction musicale, si les intérêts du maestro se portent surtout pour le répertoire baroque et le classique, <strong>Guy Van Waas</strong> arrive tout de même à nous emporter dans la fièvre rossinienne. Reste les chœurs liégeois, si décriés d&rsquo;autres fois, dans ce <em>Barbier</em>, le travail de <strong>Pierre Iodice</strong> semble heureusement faire effet, et c’est tant mieux…</p>
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		<title>ROSSINI, La Cenerentola — Liège</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/la-cenerentola-liege-tout-comme-papa/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Christophe Rizoud]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 19 Sep 2014 05:54:05 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Parmi toutes les institutions lyriques aujourd&#8217;hui, l&#8217;Opéra royal de Wallonie se veut la plus respectueuse d&#8217;une certaine tradition. Dramaturges iconoclastes, metteurs en scène avant-gardistes et autres profanateurs, passez votre chemin. Sur cette scène presque bicentenaire, on pratique la représentation d&#8217;opéras avec un conformisme réconfortant, tant en termes de répertoire que de mise en scène. C&#8217;est &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Parmi toutes les institutions lyriques aujourd&rsquo;hui, l&rsquo;Opéra royal de Wallonie se veut la plus respectueuse d&rsquo;une certaine tradition. Dramaturges iconoclastes, metteurs en scène avant-gardistes et autres profanateurs, passez votre chemin. Sur cette scène presque bicentenaire, on pratique la représentation d&rsquo;opéras avec un conformisme réconfortant, tant en termes de répertoire que de mise en scène. C&rsquo;est dans cette optique que <em>La Cenerentola</em> ouvre une nouvelle saison dont un des temps forts sera <em>Luisa Miller</em>, en novembre avec Patrizia Ciofi et Gregory Kunde. De carton-pâte, les décors figurent les lieux d&rsquo;une action que l&rsquo;on peut suivre à la virgule près. Ils ont été judicieusement placés sur un carrousel qui favorise les changements de tableaux à vue. Ni transposition, ni interprétation freudienne, la magie reste le ressort du conte de fée. Le grimoire brandi comme un talisman en début d&rsquo;opéra l&rsquo;atteste. Un régiment de lutins à la solde d&rsquo;Alidoro tire les ficelles de l&rsquo;intrigue. La musique dicte le mouvement. Est-elle toujours la meilleure conseillère lorsque, dans les ensembles, elle plante les chanteurs sur l&rsquo;avant-scène, comme au bon vieux temps ? Les costumes s&rsquo;autorisent plus de fantaisie. Clorinda a les cheveux violets et les deux excroissances de la perruque de Don Magnifico lui font des oreilles rousses de Mickey. Quelques gags saupoudrent la représentation. Un baudet ivre, celui entrevu en rêve dans la cavatine « Miei rampolli femminini », revient ponctuer l&rsquo;action dès qu&rsquo;elle s&#8217;emballe. <strong>Cecile Roussat</strong> et <strong>Julien Lubek</strong> sont les artisans de cette production. Ils en signent chaque détail, de la mise en scène aux lumières. Les rires du public récompensent leur travail. Sacré Rossini. Toujours farceur. Subtil aussi ? Parfois. Mais là n&rsquo;est pas le propos.</p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" alt="" class="image-large" height="306" src="/sites/default/files/styles/large/public/cenerentola4.jpg?itok=HFEdM9By" title="Julie Bailly (Tisbe), Bruno De Simone (Don Magnifico), Sarah Defrise (Clorinda), Enrico Marabelli (Dandini), Marianna Pizzolato (Angelina), Dmitry Korchak (Don Ramiro) © Jacky Croisier " width="468" /><br />
	Julie Bailly (Tisbe), Bruno De Simone (Don Magnifico), Sarah Defrise (Clorinda), Enrico Marabelli (Dandini), Marianna Pizzolato (Angelina), Dmitry Korchak (Don Ramiro)<br />
	© Jacky Croisier</p>
<p>Comme promis par l&rsquo;intitulé de l&rsquo;œuvre, la bonté triomphe. Peut-il en être autrement lorsque le rôle-titre est interprété par <strong>Marianna Pizzolato </strong>avec la modestie qui la caractérise ? Modestie au sens noble du terme c&rsquo;est-à-dire parée de cette humble grandeur qui fait les âmes généreuses. Mieux qu&rsquo;une princesse, une sainte. Le timbre chocolaté en colore les traits, l&rsquo;agilité et la maîtrise du style complètent le portrait. Pourtant ce soir, Angelina ne se présente pas au meilleur d&rsquo;une forme dont on a pu à <a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="http://www.forumopera.com/spectacle/cest-dans-les-vieux-pots">Paris en 2012</a> comme à <a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="http://www.forumopera.com/spectacle/reprise-enflammee">Pesaro en 2010</a> apprécier l’excellence. La projection n&rsquo;est pas si affirmée et l&rsquo;aigu parait soit abrégé, soit vidé de toute matière, ne retrouvant un peu de rondeur et d&rsquo;ampleur que dans le rondo final, comme si la mezzo-soprano voulait ménager ses forces en vue de cette ultime épreuve. Après avoir fait assaut de bravoure dans <em><a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="http://www.forumopera.com/armida-pesaro-magie-incomplete">Armida il y a quelques semaines</a></em>, <strong>Dmitry Korchak</strong> semble lui aussi accuser la fatigue. Son prince, charmant dans l&rsquo;allure, est un batailleur, conquérant ses notes les plus hautes à la hussarde, d&rsquo;un chant qui rivalise d&rsquo;agilité mais ne s&#8217;embarrasse pas de nuances. Au-dessus de la mêlée, tant par le volume que par la présence, <strong>Bruno De Simone</strong> brosse Don Magnifico à grands traits rageurs. Vaniteux, autoritaire, présomptueux, haïssable mais indispensable pour que la mayonnaise rossinienne prenne. Le chanteur se place à pied d&rsquo;égalité avec l&rsquo;acteur, virtuose par le débit intarissable d&rsquo;un chant syllabique parfaitement maitrisé. Clorinda – <strong>Sarah Defrise </strong>– et Tisbe – <strong>Julie Bailly</strong> – sont « comme Papa », détestables, la première plus encore que la deuxième. Le livret l&rsquo;exige. La partition aussi ? Courageux, <strong>Laurent Kubla</strong> prend à bras le corps un « Là del ciel nell&rsquo;arcano » qu&rsquo;une tradition compatissante a longtemps épargné aux titulaires d&rsquo;Alidoro. La voix répond aux sollicitations de l&rsquo;aigu mais les contorsions auxquelles la contraint une écriture impitoyable ne sont pas sans conséquence sur la couleur de l&rsquo;émission. Les soubresauts de la partition malmènent dans une moindre mesure <strong>Enrico Marabelli </strong>sans entamer sa bonne humeur. Dandini est finalement un bon bougre.</p>
<p>A la direction d’orchestre, <strong>Paolo Arrivabeni</strong> se présente comme un gage d&rsquo;orthodoxie rossinienne. Avec lui, crescendo n&rsquo;est pas un vain mot. Tant pis, si le chœur – masculin – de l&rsquo;Opéra Royal de Wallonie a parfois du mal à suivre et si la mécanique des ensembles n&rsquo;est pas toujours impeccablement rodée, les représentations à venir – jusqu&rsquo;au mardi 30 septembre – devraient mettre de l&rsquo;huile dans les rouages.</p>
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