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	<title>Pablo MARTINEZ - Artiste - Forum Opéra</title>
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	<description>Le magazine en ligne de l&#039;opéra</description>
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	<title>Pablo MARTINEZ - Artiste - Forum Opéra</title>
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		<title>GOUNOD, Roméo et Juliette &#8211; Madrid</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/gounod-romeo-et-juliette-madrid/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Thierry Verger]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 03 Jun 2026 04:00:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Reprise à Madrid de la production de Roméo et Juliette par Thomas Jolly que les Parisiens ont vue à l’ONP en 2023, et que Christian Peter a chroniquée ici (on renverra à cette chronique pour le détail de la mise en scène). Cette série de représentations est dédié à la mémoire d’Alfredo Kraus, dont on &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Reprise à Madrid de la production de <em>Roméo et Juliette</em> par <strong>Thomas Jolly</strong> que les Parisiens ont vue à l’ONP en 2023, et <a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://www.forumopera.com/spectacle/gounod-romeo-et-juliette-paris-bastille/">que Christian Peter a chroniquée ici</a> (on renverra à cette chronique pour le détail de la mise en scène). Cette série de représentations est dédié à la mémoire d’Alfredo Kraus, dont on fêtera l’an prochain le centième anniversaire de la naissance et qui interpréta Roméo en 1987 au Teatro de la Zarzuela de Madrid. Au Teatro Real ce ne sont pas moins de trois distributions qui alternent pour les treize représentations données jusqu’au 13 juin. Nous voyons le Cast A.</p>
<p>Tout est bien sombre sur la scène du début à la fin. Le vaste plateau tournant, qui ne cesse d’ailleurs sa ronde pendant les cinq actes est une déclinaison d’escaliers monumentaux en pierre noire. Seul le premier acte, celui de l’insouciance, de la joie et de l’amour naissant, laisse transparaître la lumière de la fête, de la gaieté et, lorsqu’au deuxième acte les festivités sont achevées et les lumières éteintes, le vaste et complexe décor unique tournant fait figure de vaisseau fantôme ; jusqu’à la fin les lumières seront minimales et nous nous enfoncerons sans retour dans la tragédie.<br />
L’esthétique et l’équilibre de ce décor (<strong>Bruno de Lavenère</strong>)  sont une réussite incontestable, de même que les costumes (<strong>Sylvette Dequest</strong>). A remarquer aussi particulièrement la qualité chorégraphique. C’est <strong>Jodépha Madocki</strong> la grande ordonnatrice des ballets (dont le ballet du second tableau du IV)  et innombrables danses qui accompagnent principalement les deux premiers actes. C’est très dynamique, remarquablement réalisé sur le plan technique et c’est un plaisir des yeux. L’occupation de l’immense scène est optimale.</p>
<p style="text-align: center;"><img decoding="async" src="https://www.forumopera.com/wp-content/uploads/1920X1200_RomeoyJulieta_1-1200x600.jpg" />© Javier del Real, Teatro Real</p>
<p><strong>Nadine Sierra</strong> assure sept des treize représentations ; elle est de toute évidence en toute confiance et chez elle ici avec un public à ses genoux : il s’en est fallu de peu qu’elle succombe aux demandes bruyantes de ses fans de bisser sa « valse des fleurs » au premier acte. Les applaudissements fiévreux et du reste parfaitement mérités dès ce premier air ont approché et peut-être même dépassé la minute.<br />
Essayons de rester objectif, et ce n’est pas facile quand on évoque la voix de Nadine Sierra. Cette voix, c’est un velours d’une douceur enivrante allié à un legato si musical, une facilité à faire tournoyer les notes, y compris les plus aigües, et c’est un souffle féroce.  En fait et pour le dire simplement, Nadine Sierra fait de la musique, et elle en donne sans doute aujourd’hui une des plus belles définitions.</p>
<p>Son Roméo est <strong>Javier Camarena</strong>. Le Mexicain nous déçoit ce soir, il faut dire que nous attendions beaucoup de ce duo. Il passe à côté du premier acte où la voix est ténue, instable, la projection insuffisante dans une salle comme celle-ci. Au II son « Ah ! lève-toi, soleil ! » est bien prudent, les aigus sont comme arrachés. C’est à partir du IV, soit après l’entracte, que Camarena retrouve enfin une certaine aisance. Cela nous vaut un duo final avec Juliette de toute beauté.<br />
<strong>Roberto Tagliavini</strong>, habitué de cette scène est un parfait Frère Laurent. Nous aimons cette incarnation forte du prêtre qui va bénir les deux amants : la voix porte, le timbre séduit. <strong>Benjamin Appl</strong> doit lui aussi prendre tout le premier acte pour trouver ses marques. Une fois cela fait, les qualités musicales paraissent : clarté de la voix et projection très satisfaisante. Deux mentions spéciales : le Capulet de <strong>Laurent Naouri</strong> est aussi formidable dans la voix que dans le jeu ; quant au Stephano de <strong>Héloïse Mas</strong> , il a séduit le public dans son air du III (« Que fais-tu, blanche tourterelle ») par sa virtuosité et son (apparente) facilité. Le plateau est complété sans faiblesse par le Tybalt de <strong>Maciej Kwaśnikowski</strong>, la Gertrude de <strong>Sonia Ganassi</strong> et le Pâris de <strong>Tomeo Bibiloni</strong>.<br />
L&rsquo;orchestre du Teatro Real est une machine bien huilée. Les tempi demandés par <strong>Carlo Rizzi</strong> sont justes et le rendu dans l&rsquo;immense salle est généreux ; il y a de la place pour tous les pupitres, la qualité acoustique du théâtre royal n&rsquo;y est sans doute pas pour rien.<br />
Le chœur du Teatro Real est musicalement irréprochable, mais avouons qu’il ne faut pas être trop regardant sur la prononciation du français, ce qui vaut, peu ou prou, pour l’ensemble de la distribution.</p>
<p>&nbsp;</p>
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		<title>38e International Hans Gabor Belvedere Singing Competition  — Villach</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/38e-international-hans-gabor-belvedere-singing-competition-villach-un-ptit-tour-et-resteront/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Christophe Rizoud]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 07 Jul 2019 06:06:55 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>« Un p’tit tour et puis s’en vont » pourrait-on chantonner pour résumer l’ultime épreuve de la prestigieuse Hans Gabor International Belvedere Singing Competition. Les finalistes, au nombre de quinze cette année, ne disposent que d’un seul air pour convaincre. Autant dire qu’il faut viser vite et bien si l’on veut marquer des points. Au &#8230;</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>«<em> Un p’tit tour et puis s’en vont </em>» pourrait-on chantonner pour résumer l’ultime épreuve de la prestigieuse Hans Gabor International Belvedere Singing Competition. Les finalistes, au nombre de quinze cette année, ne disposent que d’un seul air pour convaincre. Autant dire qu’il faut viser vite et bien si l’on veut marquer des points. Au pupitre,<strong> Alexander Joel</strong> dirige avec une conviction contagieuse le Kärntner Sinfonieorchester. Au contraire du public et des journalistes dans la salle, chargés de distribuer leur propre prix, le jury, composé d’un échantillon de directeurs des plus grandes maisons d’opéra du monde, a mis à profit les épreuves éliminatoires pour affûter son avis. Cela peut expliquer en partie le palmarès, déconcertant si l’on s’en tient à cette seule finale. </p>
<p>	En partie seulement. Les trois premiers prix, la soprano russe <strong>Valeriia Savinskaia</strong>, le ténor, <a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="/finale-de-la-33e-edition-du-belvedere-dusseldorf-irina-churilova-siobhan-stagg-et-les-autres">ex -baryton</a>, sud-africain,<strong> Boikhutso Owen Metsileng</strong> et la soprano slovaque <strong>Slávka Zámečníková</strong>, ont choisi un air d’opéra français comme fer de lance. Leur prononciation de notre langue, au mieux phonétique, au pire incompréhensible, suffirait à les disqualifier, mais la très faible proportion de francophones dans l’assistance leur évite la prise en compte de ce paramètre pourtant essentiel.</p>
<p>Autre poids dans la balance : convaincre ainsi en peu de temps exige de se jeter sur scène, comme on plonge dans un bain d’eau glacée. Cette précipitation tend à favoriser un expressionnisme de mauvais aloi. Autrement dit, certains en font des tonnes, à un point tel que l’on se demande comment ils ont pu franchir les épreuves éliminatoires sans que leur absence de style n’ait été sanctionnée, sauf à ce que les conditions de la competition et le stress justifient leurs débordements expressifs. C’est alors qu’une nouvelle écoute s’avérerait utile.</p>
<p><img fetchpriority="high" decoding="async" alt="" class="image-large" height="167" src="/sites/default/files/styles/large/public/belv5.jpg?itok=9b43eST3" title="© Ferdinand Neumüller" width="468" /><br /><font color="#002000">© Ferdinand Neumüller</font></p>
<p>Quels noms finalement retenir d’une soirée où certains candidats auraient eu besoin d’une seconde chance pour convaincre de leur légitimité ? La seule Française de la sélection pour commencer, <strong>Katia Ledoux</strong>, dont le velours du timbre, avec ce que cela signifie de moirure et de douces aspérités, fait sensation. Ses récents engagements à Graz ou Zurich montrent que d’autres ont été sensibles à ce matériel vocal d’exception. Sa carrière est déjà sur orbite mais pourquoi ne pas avoir choisi l’air d’Orphée de Gluck dans sa version française plutôt qu’italienne ? On suppose qu’au contraire de la majorité des autres finalistes, le syndrome du « u » et du « e » muet lui est épargné. Avec une voix de contraltino à l’émission haute, une gestion habile des changements de registre et des aigus percutants,<strong> Pablo Martinez</strong> semble vouloir marcher sur les brisées de son compatriote sud-américain, Juan-Diego Florez. Il lui reste à soigner ce qu’un légitime trac ne lui a pas suffisamment permis de peaufiner : sa palette de couleurs et d’effets. N’était un vibrato trop prononcé, <strong>Erica Petrocelli</strong>, soprano américaine comme son nom ne l’indique pas forcément, serait une Mimi vraiment émouvante. De par sa nationalité belge, <strong>Margaux de Valensart</strong> offre à l’Air des bijoux l’écrin linguistique adéquate. Un trille plus affirmé et un surcroît d’intentions lui auraient permis sans nul doute de grimper sur le podium. La technique irréprochable de <strong>Vero Miller</strong>, mezzo-soprano tout juste sortie de l’University of Theatre and Music de Munich, voudrait, au contraire de quelques-uns de ses camarades, plus de démonstration pour retenir l’attention. Les moyens exceptionnels de la soprano sud-africaine, <strong>Masabane Cecilia Rangwanasha</strong>, forcent l’adhesion du public, qui lui décerne son prix. Comment ne pas être emporté par un tel déluge de sons, dont aucune note, haute ou basse, n’est exclue. Viennent la confiance et les nuances, ces piani nécessaires pour qu’ensuite giflent davantage les « maledizione » de l’air de Leonora dans<em> La forza del destino</em>, et une étoile naîtra.</p>
<p>Si l’énumération vous paraît longue alors effacez de votre mémoire les noms précédemment cités pour ne retenir que celui d’<strong>Egor Zhuravskii</strong>. A seulement 23 ans, ce ténor russe chante « Kuda kuda », l’aria de Lenski dans <em>Eugène Oneguine</em>, avec une sobriété qui devrait servir d’exemple à d’autres. Preuve qu’il n’est pas besoin d’appuyer et de surligner pour que jaillisse l’émotion. La concentration est source d’une intensité douloureuse, proche de celle que notre imagination prête au malheureux Lenski. La voix possède des teintes automnales, inhabituelles dans sa tessiture et peut-être moins favorables à l’interprétation du répertoire italien mais le tracé inflexible de la ligne, l’assurance avec laquelle chaque note est empoignée, l’intelligence du texte sont chargés de promesses, qui vont au-delà d’un simple tour de chant. </p>
<hr />
<p><strong>Palmarès </strong></p>
<ul>
<li>
<strong>1er prix et prix de l’International Media-Jury</strong>: Valeriia Savinskaia, soprano, Russie
</li>
<li>
<strong>2e prix</strong> et <strong>prix Hans Gabor : </strong>Boikhutso Owen Metsileng, ténor, Afrique du Sud
</li>
<li>
<strong>3e prix : </strong>Slávka Zámečníková, soprano, Slovaquie
</li>
<li>
<strong>Prix du public : </strong>Masabane Cecilia Rangwanasha, soprano, Afrique du Sud<br />
			 
</li>
<li>
<strong>Prix Keune Prize</strong> (pour un chanteur à grand potentiel né après 1993) : Egor Zhuravskii, ténor, Russie
</li>
<li>
<strong>CS Rising Stars 2019 </strong>: Masabane Cecilia Rangwanasha, soprano, Afrique du Sud<br />
			 
</li>
<li>
<strong>Engagements :</strong></p>
<ul>
<li>
Deutsche Oper Berlin : Valeriia Savinskaia, soprano, Russie
</li>
<li>
Operngala der Deutschen AIDS-Stiftung : Masabane Cecilia Rangwanasha, soprano, Afrique du Sud
</li>
<li>
Theater Dortmund : Valeriia Savinskaia, soprano, Russie 
</li>
<li>
Theater Erfurt : Katia Ledoux, mezzo-soprano, France
</li>
<li>
JPYAP at Royal Opera House Covent Garden : Boikhutso Owen Metsileng, soprano, Afrique du Sud et Egor Zhuravskii, ténor, Russie                
</li>
<li>
Teatro alla Scala : Hugo Laporte, baryton, Canada
</li>
<li>
Stadttheater Klagenfurt : Pablo Martinez, ténor, Colombie
</li>
<li>
Dzintari Concert Hall, Jurmala/Latvia : Pablo Martinez, ténor, Colombie 
</li>
</ul>
</li>
</ul>
<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/38e-international-hans-gabor-belvedere-singing-competition-villach-un-ptit-tour-et-resteront/">38e International Hans Gabor Belvedere Singing Competition  — Villach</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
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