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	<title>Alex MARTINI - Artiste - Forum Opéra</title>
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	<description>Le magazine en ligne de l&#039;opéra</description>
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	<title>Alex MARTINI - Artiste - Forum Opéra</title>
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		<title>DONIZETTI, Don Pasquale — Metz</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Yvan Beuvard]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 17 Nov 2017 06:31:35 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Depuis sa création, jamais le succès de Don Pasquale ne s’est démenti. On croyait l’ouvrage à l’abri des interprétations psychanalytiques, philosophiques, politiques, visionnaires, tant l’intrigue est conventionnelle. Pierre-Emmanuel Rousseau – qui signe la mise en scène comme les décors, les costumes et les lumières – renouvelle radicalement sa lecture dramatique. Le propos est clair : « Couple &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Depuis sa création, jamais le succès de <em>Don Pasquale</em> ne s’est démenti. On croyait l’ouvrage à l’abri des interprétations psychanalytiques, philosophiques, politiques, visionnaires, tant l’intrigue est conventionnelle. <strong>Pierre-Emmanuel Rousseau</strong> – qui signe la mise en scène comme les décors, les costumes et les lumières – renouvelle radicalement sa lecture dramatique. Le propos est clair : « Couple de gangsters [Malatesta et Norina], Bonnie and Clyde en dentelles, ils sont les artisans du piège dans lequel Don Pasquale va tomber. Il y a du Merteuil-Valmont chez ces deux êtres cyniques et amoraux ». Si certains passages du livret peuvent autoriser cette interprétation, plus nombreux sont ceux qui l’infirment. Malatesta, « ami de Don Pasquale, très ami d’Ernesto », dévoué, sincère, désintéressé, change radicalement d’identité, achetant les consciences, dissolu et lubrique. Norina n’est plus cette jeune femme romantique, éprise sincèrement d’Ernesto (« franche et affectueuse » écrit Donizetti), c’est une cocotte, friande de jeunes hommes, vénale. Restent Don Pasquale, duquel on cherche l’humanité revendiquée, et le pauvre Ernesto dont on se demande ce qu’il vient faire dans cette galère… N’étaient ces réserves, le jeu valait la peine d’être tenté.</p>
<p>Seul élément fixe du décor : Deux cloisons latérales, en biais, dans lesquelles fenêtres et passages s’ouvrent et se ferment, masqués par un papier peint à motif géométrique.  Un sol et un fond de scène d’un même motif <em>alla</em> Vasarely, que le regard est contraint d’éviter. D’ingénieux panneaux occultant l’arrière-plan, ou créant une perspective très baroque, des éclairages aux tons très kitsch (parme, bleu acide) suffiront à créer l’illusion. Leur mobilité, quasi cinématographique, au fil des séquences, s’accorde bien au rythme de l’ouvrage. Savoureux, le fuchsia de la guêpière de Norina, des accessoires vestimentaires de Malatesta, son complice. Les costumes, d’un XVIIIe siècle de fantaisie, confirment l’appartenance des protagonistes à la commedia dell’ arte : Ernesto en Pierrot, une Norina-Colombine, un  Malatesta-Scapin, un Don Pasquale-Pantalon, un Arlequin, sans oublier un défilé carnavalesque particulièrement bienvenu. C’est une réussite visuelle incontestable. Le dernier acte constitue le point d’orgue, avec sa scène nocturne. La fantaisie, les clins d’oeil captivent autant que le chant.</p>
<p><img fetchpriority="high" decoding="async" alt="" class="image-large" height="310" src="/sites/default/files/styles/large/public/dp_2.jpg?itok=cZZM2JaK" title="Ernesto et Norina © Arnaud Hussenot - Grand-Théâtre de Metz" width="468" /><br />
	© Arnaud Hussenot &#8211; Grand-Théâtre de Metz</p>
<p>Même si la partition n’est pas des plus difficiles, le débit exigé des voix d’homme, les aigus, l’abattage de Norina, avec l’héritage rossinien du bel canto, ne sont pas à la portée de tous. Aucun des solistes ne déçoit. Les voix sont solides, familières de ce répertoire. Le Docteur Malatesta, abbé de cour, nouveau Tartuffe, tire les ficelles, entremetteur, corrupteur, une fripouille. <strong>Alex Martini</strong>, dont la projection et la carrure sont impressionnantes, s&rsquo;impose dramatiquement comme le personnage central. La voix est sonore, remarquablement articulée et conduite. Le Don Pasquale de <strong>Michele Govi</strong> est juste de ton. Le parlé et le parlé-chanté , essentiels dans ce répertoire, lui sont naturels : Il excelle à passer insensiblement d’un registre à l’autre, comme au chant. Si le grave fait ponctuellement défaut au dernier acte (« Cheti, cheti, immantinente nel giardino discendiamo ») &#8211; fatigue ou usure de la voix – le chant reste convaincant. On attendait cependant plus de rondeur, tant dans l&rsquo;émission que dans le travestissement, pensons à Falstaff. Le pauvre Ernesto, Pierrot attendrissant, est vocalement superbe, jamais androgyne, servi par <strong>Patrick Kabongo</strong> au mieux de sa forme : « Povero Ernersto… &#8211; Cercherò lontana terra » est toujours juste de ton, servi par une voix claire, aux aigus naturels et aisés, soutenue par un orchestre aux couleurs mozartiennes. Par contre,  son traitement dramatique nous laisse dubitatif : l’agitation, les tremblements grossiers de son désespoir altèrent la sincérité du personnage, à laquelle on veut continuer de croire. Sa sérénade du troisième acte, où la guitare l’accompagne « Com’ è gentil » est superbe, comme le magnifique et dernier duo avec Norina,  au point que l’on en oublie l’humour de la mise en scène (une traversée de scène en une gondole de fantaisie). L’Arlequin, également notaire, de <strong>Julien Belle</strong>, omniprésent, brille déjà par son jeu dramatique. Le catalogue des dépenses de Norina, clin d’œil à son parent Leporello, est bien illustré. Vocalement, on ne l&rsquo;entend guère que dans le quatuor final du deuxième acte, parfaitement assumé.</p>
<p>N’ayant froid ni aux yeux ni ailleurs, la Norina de <strong>Rocio Pérez</strong> apparaît en guêpière fuschia. Rayonnante, d&rsquo;une plastique à damner le diable, leste, sans scrupules, redoutable séductrice, infatigable dévoreuse de jeunes hommes, elle use et abuse de ses charmes vénaux tout au long de l’ouvrage. Ainsi, lorsqu’elle se mue en Sofronia, sainte Nitouche, puis dragon après signature du contrat, la provocation de Don Pasquale fait toujours partie de sa panoplie. Le chant est sensuel, charnu, coloré, conduit avec art dès sa première apparition : la séduction comme l&rsquo;autorité, la fraîcheur et la grâce,à la différence du jeu dramatique souvent dévergondé que lui impose la mise en scène. C&rsquo;est la révélation de cette production : les qualités vocales exceptionnelles, le jeu dramatique forcent l&rsquo;admiration. Les ensembles sont autant de réussites musicales : Duos, trios, quatuor du II, comme le finale de l&rsquo;opera buffa nous réjouissent, sans réserve aucune.</p>
<p>L’ouvrage avait mis un certain temps à démarrer : la belle page symphonique sur laquelle il s’ouvre n’avait pas trouvé spontanément ses marques, son interminable coda n’y étant pour rien. On connaît la facilité d’invention, la verve, le sens dramatique de Donizetti, sa dynamique, ses crescendo-accelerando, hérités de Rossini. <strong>Cyril Englebert</strong>, jeune chef liègeois, dont l&rsquo;expérience lyrique est manifeste, conduit l&rsquo;Orchestre National de Lorraine avec talent, animant avec goût cette musique pétillante, mais aussi sachant lui trouver les couleurs justes, avec un souci constant du chant des solistes. Le chœur de l&rsquo;Opéra-Théâtre n’intervient vocalement, très ponctuellement, qu’au dernier acte : les observations des domestiques, puis les belles capes de carnaval accordées particulièrement au nocturne sont bienvenues et participent à cette apothéose finale.</p>
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		<title>Don Pasquale continue par Massy sa tournée triomphale</title>
		<link>https://www.forumopera.com/breve/don-pasquale-continue-par-massy-sa-tournee-triomphale/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Jean-Marcel Humbert]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 16 Feb 2015 11:47:14 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Dans un ensemble délicieusement kitsch, évoluant entre l’univers de Pierre et Gilles et la BD des années 50 aux couleurs audacieuses, Don Pasquale à Massy est déjà un délice des yeux (voir les comptes rendus de Roland Duclos et de Fabrice Malkani). La scénographie imposante de Lorenzo Cutùli est basée sur des systèmes de coffres &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Dans un ensemble délicieusement kitsch, évoluant entre l’univers de Pierre et Gilles et la BD des années 50 aux couleurs audacieuses, <i>Don Pasquale</i> à Massy est déjà un délice des yeux (voir les comptes rendus de <a href="/spectacle/lamorale-de-don-pasquale">Roland Duclos</a> et de <a href="/don-pasquale-saint-etienne-opera-comics">Fabrice Malkani</a>). La scénographie imposante de <strong>Lorenzo Cutùli </strong>est basée sur des systèmes de coffres forts que l’oncle Picsou n’aurait pas désavoués. Quand une Miss Tick de charme, Norina, trouve le moyen de s’y introduire et de dilapider à son profit la fortune du barbon, tout bascule complètement dans un univers mêlant commedia dell’ arte et cinéma. Un cocktail détonnant où <strong>Anna Sohn </strong>joue et chante Norina avec autant d’aplomb, d’humour que de finesse, évoluant sans problème de la petite oie blanche campagnarde à une Marilyn de choc. Pour ce faire, elle se joue des contrastes d’une voix bien menée, et d’attitudes équivoques souvent déconcertantes. Du grand art. Il faut dire que la mise en scène inventive d’<strong>Andrea Cigni </strong>enchaîne les situations avec fluidité, et que la direction d’acteurs est tout aussi parfaitement réglée. Le vieillard pitoyable et trompé de <strong>Simone del Savio</strong>, le Malatesta hystérique d’<strong>Alex Martini</strong> et l’Ernesto enamouré de <strong>Sergueï Romanovsky </strong>semblent autant de marionnettes dont Norina tient fermement les fils. Mais surtout ils montrent tous qu’une production en tournée, même avec des variantes de distribution, de chef (à Massy <strong>Dominique Rouits</strong>) et d’orchestre, est susceptible de conserver un excellent niveau musical et théâtral. Un spectacle à la fois divertissant et plein de sous-entendus, qui grâce à sa variété d’approches et son inventivité séduit grands et petits, et mérite l’accueil triomphal que lui réserve le public.</p>
<p><font face="Calibri"><font color="#000000" size="3">La tournée se poursuit à Vichy le 28 février</font><font color="#000000" size="3"> prochain.</font></font></p>
<p><strong>Musique </strong>Gaetano Donizetti &#8211; <strong>Livret </strong>G. Ruffini et G. Donizetti – <strong>Mise en scène</strong> Andrea Cigni<strong> – Décors et costumes </strong>Lorenzo Cutùli<strong> – Lumières </strong>Fiammetta Baldiserri &#8211; Don Pasquale<strong> Simone del Savio &#8211; Docteur Malatesta </strong>Alex Martini<strong> &#8211; Ernesto </strong>Sergueï Romanovsky<strong> &#8211; Norina </strong>Anna Sohn<strong> &#8211; Le notaire </strong>Jean Vendassi<strong> &#8211; </strong>Orchestre de l’Opéra de Massy &#8211; Chœur en Scène<strong> &#8211; Direction musicale </strong>Dominique Rouits<strong> – </strong>Massy, Opéra de Massy.</p>
<p> </p>
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		<title>DONIZETTI, Don Pasquale — Saint-Etienne</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/don-pasquale-saint-etienne-opera-comics/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Fabrice Malkani]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 02 Jan 2015 06:26:39 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>De Don Rosa, dessinateur et scénariste de La jeunesse de Picsou, à Don Pasquale de Donizetti, il n’y a qu’un pas que l’Opéra de Saint-Étienne nous fait allègrement franchir grâce à la mise en scène d’Andrea Cigni et au talent des interprètes, chanteurs et musiciens, dans la scénographie de Lorenzo Cutùli. La tonalité spirituelle et &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>De Don Rosa, dessinateur et scénariste de <em>La jeunesse de Picsou</em>, à <em>Don Pasquale</em> de Donizetti, il n’y a qu’un pas que l’Opéra de Saint-Étienne nous fait allègrement franchir grâce à la mise en scène d’<strong>Andrea Cigni</strong> et au talent des interprètes, chanteurs et musiciens, dans la scénographie de <strong>Lorenzo Cutùli</strong>. La tonalité spirituelle et émouvante à la fois d’une musique aux effets si soignés épouse avec bonheur l’humour des bandes dessinées américaines consacrées au célèbre canard imaginé par Carl Barks.  Loin de l’Épicène (<em>Epicoene or the Silent Woman</em>) de Ben Jonson, nous voilà d’emblée devant l’immense coffre-fort d’un Don Pasquale devenu Picsou, autre oncle avaricieux d’un neveu léger mais touchant. Ne manquent ni le sou fétiche dans son globe de verre ni la voilette qui permet  à Miss Tick (Norina) de s’en emparer sous une fausse identité (Sofronia), pas davantage que la facétieuse exubérance de Malatesta (dont les costumes pourraient évoquer le personnage de Flairsou). Mais ces références laissent aussi place à quantité d’autres images, d’un kitsch assumé et d’une ironie mordante, comme Norina descendant des cintres sur une escarpolette enrubannée d’une guirlande de fleurs tout en lisant le magazine <em>Vogue</em>, ou encore transformée en Marylin Monroe vêtue d’une robe rose, comme ces messages apportés par des pigeons voyageurs ou l’inscription lumineuse « Rome, je t’aime ! » accompagnant la dernière ouverture du coffre-fort, recélant <em>in fine</em> le véritable trésor qu’est l’amour des deux jeunes gens. Les personnages secondaires (et en partie muets) sont traités dans le même esprit, mis au service d’une direction d’acteurs en phase avec le rythme dramatique et musical.</p>
<p><img decoding="async" alt="" class="image-large" height="312" src="/sites/default/files/styles/large/public/don_pasquale_5.jpg?itok=uj_FEWx9" title="© Charlie Jurine" width="468" /><br />
	© Charlie Jurine</p>
<p>Incarnant Norina, la soprano coréenne <strong>Anna Sohn</strong> est remarquable d’aisance et de précision dans son interprétation en perpétuelle métamorphose, maîtrisant parfaitement la palette de ressources vocales et les qualités d’actrice que requiert le rôle. Dès sa cavatine du premier acte, elle assoit une autorité incontestable, faite de délicatesse et d’assurance, magnifiées par une excellente diction et une belle projection. À ses côtés, impressionnant dans la moindre de ses inflexions comme dans la plus légère de ses mimiques, <strong>Donato Di Stefano</strong> en Don Pasquale est d’une irrésistible drôlerie et d’une grande puissance vocale dans son chant toujours très expressif, capable aussi de dégager une authentique émotion (après le soufflet qu’il reçoit de Norina, par exemple). Le baryton <strong>Alex Martini</strong>  prête au Docteur Malatesta la souplesse de sa voix et un véritable talent burlesque. Si le ténor <strong>Manuel Nuñez-Camelino</strong> semble moins convaincant, sans toutefois démériter dans le rôle du neveu Ernesto, c’est en raison d’une projection insuffisante et d’aigus très serrés qui ne permettent pas à son air « Povero Ernesto » ni à sa sérénade de s’épanouir pleinement, nous privant un peu de la magie du chant qui devrait faire contraste avec le second degré des décors.</p>
<p>Le <strong>Chœur Lyrique de Saint-Étienne Loire</strong>, placé sous la responsabilité de <strong>Laurent Touche</strong>, rend parfaitement justice à l’œuvre, n’en faisant ni trop ni pas assez dans ses interventions impeccables. Pétillant, malicieux, mais aussi sentimental et romantique (le chant du violoncelle dans la <em>Sinfonia</em>, le solo de trompette au début du deuxième acte), l’<strong>Orchestre Symphonique Saint-Étienne Loire</strong> donne une belle lecture de ce <em>Don Pasquale</em>, que le chef chilien <strong>José Luis Domínguez</strong> dirige avec entrain et précision, dans une bonne humeur communicative, laissant toujours affleurer sous son apparente légèreté la consistance de cette musique dans son jeu constant avec la tradition et les <em>topoi</em>. Voilà qui met du baume au cœur en ce début d’année 2015 !</p>
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