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	<title>Izabela MATULA - Artiste - Forum Opéra</title>
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	<description>Le magazine en ligne de l&#039;opéra</description>
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	<title>Izabela MATULA - Artiste - Forum Opéra</title>
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		<title>PUCCINI, Tosca &#8211; Angers</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/puccini-tosca-angers/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Brigitte Maroillat]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 06 May 2024 06:45:43 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Sur la scène du Grand Théâtre d’Angers, en ce centenaire puccinien, cette production de Tosca n’aurait pas été pour déplaire au compositeur, tant elle est à l’évidence une affaire de femmes sur le plateau et dans la fosse. Silvia Paoli a un indéniable talent pour créer des images fortes à partir d’un décor uniforme qui n’ancre &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Sur la scène du Grand Théâtre d’Angers, en ce centenaire puccinien, cette production de <em>Tosca</em> n’aurait pas été pour déplaire au compositeur, tant elle est à l’évidence une affaire de femmes sur le plateau et dans la fosse. <strong>Silvia Paoli</strong> a un indéniable talent pour créer des images fortes à partir d’un décor uniforme qui n’ancre le drame dans aucune époque pour mieux le transposer dans l’universel et l’intemporel.  La cheffe <strong>Clelia Cafiero</strong> n’a, quant à elle, pas son pareil, pour tisser un soyeux tapis musical d’une épaisseur digne du drame puccinien. Par ces deux talents combinés, le spectacle est percutant, radical et sans détour, au réalisme et aux effets cinématographiques. Dépouillé de tout vernis d’apparats inutiles, il place la musique et les protagonistes au centre de tout.</p>
<p>Cette <em>Tosca</em>, telle que présentée ici, aurait pu aisément s’appeler Scarpia, tant le chef de la police est la figure dominatrice, de la proposition scénique. Mais est-ce bien étonnant, dans la mesure où dans l’œuvre même de Puccini, tout à la fois odieux et esthète, il est le cœur battant du drame en s’octroyant un droit de vie ou de mort, sur un peintre, plus révolutionnaire qu’artiste, aimée par une diva en proie à une jalousie paranoïaque. Mais dans l&rsquo;approche de Silvia Paoli, le sardonique épicurien, est vu non pas comme un salaud sublime, mais comme une ordure lubrique, incarnation du mal portée à son paroxysme, évidente dénonciation de tous les Scarpia en puissance qui sévissent encore aujourd&rsquo;hui. Un Scarpia tout de noir vêtu et des sbires sans visage. Un Scarpia sadomasochiste qui dissimule sous une maniaquerie empruntée, toute sa purulence intrinsèque de tortionnaire et de violeur.</p>
<p>Dans un environnement volontairement aseptisé d’un blanc immaculé, Sant’Andrea della valle et le Palais Farnese sont dévêtus de leurs atours pour laisser place au drame nu et à ses protagonistes emportés par la houle des évènements. Le tout sublimé par les superbes lumières de <strong>Fiammetta Baldisseri</strong>.  Le décor est réduit à quelques objets : l&rsquo;échafaudage du peintre à l’acte I , une tablée de convives à l’acte II et un plateau vide aux murs amovibles évoquant la geôle de Cavaradossi à l&rsquo;acte III. Silvia Paoli impose ici la vision qu’elle se fait de l’opéra de Puccini :  minimalisme, livret concis et musique puissante qui va droit au but et qui nous ramène inlassablement à Scarpia. Comme dans ce superbe contre-jour du début de l’acte III, où les corps de danseurs s’amoncèlent sur la scène personnifiant les victimes de l’oppression et la terreur du Prince noir du vice.</p>
<p>Dans une telle lecture, les chanteurs sont donc en première ligne et doivent se montrer à la hauteur. Et tel est le cas en premier lieu de <strong>Stefano Meo</strong> qui personnifie ici un Scarpia puissant, noir et dominateur avec un « Te Deum » impeccable. L’effet théâtral en est remarquable et la haute et imposante stature du chanteur y est aussi pour beaucoup. La voix est sonore, lumineuse, nuancée. Le baryton s&rsquo;investit ardemment dans cette conception scénique au point de se faire huer par certains spectateurs au rideau final fustigeant ici l’abject personnage qu&rsquo;il a magistralement interprété. Face à ce monstre flamboyant, <strong>Izabela</strong> <strong>Matuła </strong>est en majesté en Tosca. Pure diva, elle incarne la cantatrice avec une voix puissante et dramatique. Le timbre superbe et son sens aigu de la nuance permettent à la soprano polonaise de côtoyer les sommets dans sa confrontation avec Scarpia à la fin de l’acte II laquelle constitue un superbe et puissant moment de théâtre dans un clair-obscur étudié. Le rôle est brillamment assumé jusqu&rsquo;au registre grave sonore, avec des aigus tranchants qui donnent une force indéniable à son incarnation. Le Mario Cavaradossi de <strong>Samuele Simoncini</strong>, plus en retrait, peine à convaincre dans « Recondita Armonia ». La voix est peu assurée dans le registre haut et le timbre sonne guttural. Mais le ténor se ressaisit par la suite notamment dans les duos où, s’appuyant sur sa partenaire, véritable moteur de leurs têtes à têtes, il semble reprendre confiance. La voix est mieux projetée et les aigus plus clairs. Les seconds rôles sont parfaitement incarnés, qu&rsquo;il s&rsquo;agisse de l&rsquo;Angelotti sonore et imposant de <strong>Jean-Vincent Blot</strong>, du virevoltant Sacristain de <strong>Marc Scoffoni,</strong> de l&rsquo;inquiétant Spoletta de <strong>Marc Larcher </strong>paré d&rsquo;un seyant manteau de fourrure<strong>, </strong>ou du Pâtre incarné par un ange et chanté en coulisse par <strong>Hélène Lecourt</strong>.</p>
<p>En spécialiste du répertoire puccinien (cf son interview du dossier <em>Puccini 100</em>), <strong>Clelia Cafiero</strong> contribue pleinement à la puissance dramatique du spectacle. Fine coloriste, délicate dans les progressions, toujours soucieuse de l&rsquo;équilibre entre fosse et plateau, elle tire le meilleur de l&rsquo;<strong>Orchestre National de la Loire</strong>, limité à une quarantaine de musiciens, qui s’illustre ici par un bel engagement dans une réduction pour orchestre de chambre de <strong>Riccardo Burato</strong>. Sans forcer les tempi, Clelia Cafiero, avec son habituelle énergie fédératrice, maintient de bout en bout la tension, et crée une osmose stylistique, entre musiciens et chanteurs, à laquelle s’adjoint avec talent le <strong>Chœur d’Angers Nantes Opera</strong>. L’attention de la cheffe italienne est telle pour chacun des protagonistes du spectacle que ceux ci s’investissent avec énergie et enthousiasme. Du bel ouvrage chaleureusement salué par un public conquis.</p>
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		<title>Le Grange Park Opera proposera 3 productions en 2023</title>
		<link>https://www.forumopera.com/breve/le-grange-park-opera-proposera-3-productions-en-2023/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Jean Michel Pennetier]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 28 Oct 2022 13:54:39 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Une grange peut en cacher une autre et il ne faut pas confondre le Grange Park Opera et le Grange Festival. Fondée en 1998, cette première compagnie s&#8217;était initialement produite au lieu-dit The Grange (Hampshire). A la suite d&#8217;un conflit avec les propriétaires des lieux1, elle dut déménager et trouva asile à West Horsley Place, &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Une grange peut en cacher une autre et il ne faut pas confondre le Grange Park Opera et le Grange Festival. Fondée en 1998, cette première compagnie s&rsquo;était initialement produite au lieu-dit <em>The Grange </em>(Hampshire). A la suite d&rsquo;un conflit avec les propriétaires des lieux<sup>1</sup>, elle dut déménager et trouva asile à West Horsley Place, un nouveau théâtre étant érigé pour l&rsquo;occasion en quelques mois, dont la salle est calquée sur celle de la Scala, mais en version miniature. Rebaptisée <em>Grange Park Opera</em>, le festival proposera trois opéras en 2023. <em>Tristan und Isolde</em> affichera dans les rôles-titres <strong>Rachel Nicholls</strong> et <strong>Gwyn Hughes Jones</strong> (on ne fait pas mieux à l&rsquo;Opéra de Paris). <strong>Christine Rice</strong> sera Brangäne et l&rsquo;orchestre sera placée sous la direction de <strong>Stephen Barlow</strong>. Signée <strong>Charlie Edwards</strong>, la production s&rsquo;inspira des décors de la création. <strong>Leonardo Capalbo</strong> sera <em>Werther </em>aux côtés de la Charlotte de <strong>Ginger Costa Jackson</strong>, dans une nouvelle production de <strong>John Doyle</strong> et sous la direction de <strong>Christopher Hopkins</strong>.  Pour ces deux spectacles, l&rsquo;orchestre sera la formation maison, rebaptisée The Gascoigne Orchestra, du nom du généreux propriétaire des lieux, décédé en février dernier. Enfin, <strong>Mark Shanahan </strong>dirigera le BBC Concert Orchestra <a href="/tosca-grange-park-un-theatre-est-ne">pour une reprise de <em>Tosca</em></a>, avec <strong>Izabela Matula</strong>, <strong>Otar Jorjikia </strong>et <strong>Brett Polegato</strong>. Habitué des lieux, <strong>Bryn Terfel</strong> y donnera un concert le 13 juillet.</p>
<p>1. Dans le précédent théâtre s&rsquo;est établie une nouvelle compagnie, sous le nom de <em>Grange Festival</em>, <a href="/breve/quatre-nouvelles-productions-au-grange-festival-en-2023">qui vient elle aussi d&rsquo;annoncer sa nouvelle saison</a>.</p>
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		<title>VERDI, La forza del destino — Francfort</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/la-forza-del-destino-francfort-deconstruction-a-marche-forcee/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Thierry Verger]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 31 May 2022 15:07:25 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Les spectateurs les plus bienveillants, les esprits les plus ouverts, les âmes les plus indulgentes qui cherchent toujours à comprendre ce qui leur est montré sur scène, ou encore qui s’efforcent à tout crin de justifier les vues de l’esprit de certains metteurs en scène, tous ceux-là ne seront pas sortis indemnes de cette première &#8230;</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Les spectateurs les plus bienveillants, les esprits les plus ouverts, les âmes les plus indulgentes qui cherchent toujours à comprendre ce qui leur est montré sur scène, ou encore qui s’efforcent à tout crin de justifier les vues de l’esprit de certains metteurs en scène, tous ceux-là ne seront pas sortis indemnes de cette première représentation de <em>La forza del destino</em>, reprise d’une production francfortoise de janvier 2019, signée <strong>Tobias Kratzer</strong>. <em>A posteriori</em>, on se dira que si les rangs étaient si étonnamment clairsemés un soir de première, malgré l’affiche, c’est que la proposition du metteur en scène bavarois pouvait avoir été précédée d’une réputation pour le moins sulfureuse. Nous n’avons pour autant rien contre le soufre ; au contraire c&rsquo;est un élément qui peut être décapant ou purificateur, il peut aussi révéler des facettes méconnues, mais à trop l’utiliser, à le répandre <em>ad nauseam</em> et sans aucune retenue, on est à peu près certain d’obtenir l’effet inverse de celui escompté, et de gâcher le produit plutôt que de l’embellir.</p>
<p>Il faut dire que Kratzer n’y va pas avec le dos de la cuillère et revendique pleinement, sur sept interminables pages d’explications et de justifications dans le livret de salle, sa vision ; pas celle sur l’opéra de Verdi (ce serait au moins un point de départ intéressant), mais du propos qu’il veut tenir, non grâce à mais <em>malgré</em> l’œuvre musicale qui lui est comme imposée. Il ne s’agit pas pour lui d’interroger la pièce, de la disséquer, d’en extraire les grandes lignes conductrices et les plus petits fils directeurs qu’un esprit bienveillant et bien intentionné pourrait tirer pour les mettre en lumière, nous en sommes loin. Il s’agit bien plutôt de partir d’une page vide et pour ainsi dire de disserter sur un sujet, à savoir « la force du racisme » (sic) et d’illustrer cette thématique deux heures et demie durant en faisant, parce qu&rsquo;il y est bien obligé, avec les éléments imposés. Ces éléments imposés ce sont les personnages et, malheureusement, c’est tout. L’action quant à elle est totalement détournée, nous allons en juger.</p>
<p>L’œuvre est divisée non pas en actes mais en tableaux. Il s’agit en fait de huit scènes se déroulant sans aucune unité de lieu ni de temps. Dès l’ouverture, l’ambiance est posée : vidéo d’une scène de pendaison d’un esclave noir. Au premier tableau, nous sommes dans une plantation américaine des états du Sud au XIXe siècle, où l’esclavagisme est d’usage. Curra, la camériste de Leonora, est une esclave noire ; comme le cast ne propose pas de chanteuse noire, la scène est entièrement doublée par une projection vidéo où, cette fois-ci, l’actrice figurant Curra est noire de peau.</p>
<p><img fetchpriority="high" decoding="async" alt="" height="311" src="https://www.forumopera.com/sites/default/files/styles/large/public/la_forza_del_destino_monika_rittershaus_011.jpg?itok=zxSLc2bF" width="468" /><br />
	© Barbara Aumüller</p>
<p>Au deuxième tableau, nous sommes dans une société d’hommes de la NRA (National Rifle Association) ; c’est le machisme cette fois qui est dénoncé : tous les personnages (y compris Leonora déguisée en homme !) sont affublés de gigantesques masques et de tenues de pantins. Impossible de savoir qui chante. Afin de ne pas perdre totalement le spectateur, un masque tombe de temps à autre pour qu’on sache bien quel personnage est à la manœuvre. Seule Preziosilla, venue pour divertir ces messieurs, est en tenue pimpante, revêtue du drapeau américain.</p>
<p><img decoding="async" alt="" height="312" src="https://www.forumopera.com/sites/default/files/styles/large/public/la_forza_del_destino_2021-22_barbara_aumueller_03.jpg?itok=prMWlSdG" width="468" /><br />
	© Barbara Aumüller</p>
<p>On vous fera grâce de la description des autres tableaux ; on se contentera de préciser que le voyage dans le temps et dans l’espace nous conduit entre autre en pleine guerre du Vietnam (avec quelques vidéos de norias d’hélicoptères dignes de <em>Apocalypse Now</em>), où le racisme cette fois vise le peuple vietnamien, les GIs, noirs ou blancs, se liguant contre les autochtones. Puis c’est l’époque Obama qui est convoquée : Padre Guardiano et Fra Melitone sont les tenanciers d’une banque alimentaire où toute la misère du monde vient quémander la nourriture. Et tout se termine sous l’ère Trump avec la question de la violence faite aux femmes et surtout du mouvement « Black Lives Matter » ; la vidéo est de retour au dernier tableau pour figurer l’assassinat de Leonore par Carlo, maquillé en crime raciste : l’Alvaro de la vidéo en effet est noir (!) et les policiers surarmés (Padre Guardiano et Fra Melitone, on ne rit pas !) l’abattent puis maquillent la scène de crime en plaçant le pistolet dans les mains du cadavre d’Alvaro.</p>
<p><img decoding="async" alt="" height="312" src="https://www.forumopera.com/sites/default/files/styles/large/public/la_forza_del_destino_2021-22_barbara_aumueller_07.jpg?itok=XewTt0Op" width="468" /><br />
	© Barbara Aumüller</p>
<p>Le public, bon prince ce soir-là (les huées seront restées intermittentes et somme toute discrètes), a délivré quelques applaudissements polis et puis est reparti ; les regards étaient interrogatifs, dubitatifs. Dans quel piège s’était-on fourvoyé ?</p>
<p>Les considérations musicales, on l’aura compris, sont reléguées au second plan. D’ailleurs, l’air magnifique de Melitone ( « Poffare il mondo » ) est entièrement occulté par une projection vidéo du discours de Martin Luther King du 4 avril 1967 dénonçant la guerre du Vietnam. Discours saisissant du reste, gros plan sur écran géant et, bien sûr, sous-titres du discours défilant à toute vitesse ; et on voudrait, pendant ce temps, accorder attention au chant de Melitone ? Allons donc ! Y prendre plaisir ? Fi !</p>
<p>La distribution musicale (oui, oui, c’est important !) est dominée par une Leonore d’<strong>Izabela</strong> <strong>Matuła</strong> en majesté. Timbre séduisant, sens aigu de la nuance, capable de côtoyer les sommets en pianissimo ; son « Pace, pace », véritable parenthèse extatique, fut le moment de grâce de la soirée. Un satisfecit convaincu est délivré aussi à <strong>Andreas Bauer Kanabas</strong> dans les deux rôles de Calatrava et du Padre Guardiano ; belle présence, autorité et maîtrise vocale complète. On en dira de même, l’humour en plus, du Fra Melitone de <strong>Simon Bailey</strong>. La Preziosilla de <strong>Bianca Andrew</strong> est pimpante à souhait même si son Rataplan manque un peu d’autorité (il faut dire, à sa décharge qu’elle l’achève, hélitreuillée vers un hélicoptère de l’US-Army qui l’avait déposée peu avant dans le camp de GIs !)</p>
<p>Les deux rôles masculins principaux sont décevants : <strong>Alfred Kim</strong> (Alvaro) est la démonstration vivante que la puissance ne fait pas tout si le chant lui-même n’y est pas. Quant au Carlo de <strong>Željko Lučić</strong>, même s’il dispose d’un timbre très agréable et chaleureux, il est handicapé par de récurrents problèmes de justesse.</p>
<p>L’orchestre de l’opéra de Francfort et son chef d’un soir <strong>Pier Luigi Morandi</strong> sont en service minimum ; non seulement parce qu’ils proposent la plutôt rare version originale pétersbourgeoise (avec notamment une ouverture réduite par rapport à celle de 1869 ) mais aussi parce que nous ne ressentirons jamais la flamme censée traverser l’action quatre actes durant. De force du destin, ce soir-là, il ne sera malheureusement jamais question.</p>
<p> </p>
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