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	<title>Stephen MEAR - Artiste - Forum Opéra</title>
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	<link>https://www.forumopera.com/artiste/mear-stephen/</link>
	<description>Le magazine en ligne de l&#039;opéra</description>
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	<title>Stephen MEAR - Artiste - Forum Opéra</title>
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	<item>
		<title>WARREN, 42nd Street — Paris (Châtelet)</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/42nd-street-paris-chatelet-plein-la-vue-sur-broadway/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Jean-Pierre Rousseau]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 11 Dec 2022 05:00:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>L&#8217;histoire d&#8217;un succès Pour ceux qui ne sont jamais allés à New York, une précision géographique : au centre de Manhattan, la 42ème rue croise Broadway sur Times Square. Quand on évoque les scènes de Broadway, on les trouve pour la plupart sur la 42nd Street ! 42nd Street est d&#8217;abord un film musical de &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>L&rsquo;histoire d&rsquo;un succès</strong></p>
<p>Pour ceux qui ne sont jamais allés à New York, une précision géographique : au centre de Manhattan, la 42ème rue croise Broadway sur Times Square. Quand on évoque les scènes de Broadway, on les trouve pour la plupart sur la 42nd Street !</p>
<p><em>42nd Street </em>est d&rsquo;abord un film musical de LLoyd Bacon, sorti en 1933, resté dans toutes les mémoires grâce aux chorégraphies éblouissantes de Busby Berkeley<strong> </strong>et à quelques chansons en particulier (compositeurs Leo Forbstein et Harry Warren) : <em>42nd Stree</em>t, <em>Lullaby on Broadway, We&rsquo;re in the money, Shuffle off to Buffalo&#8230;</em></p>
<p>La comédie musicale éponyme présentée en 1980 au Foxwoods Theatre (actuel Lyric Theatre) reprend tous les ingrédients du film, obtient un Tony Award en 1981.</p>
<p>Le spectacle déjà présenté au Châtelet en 2016 est proposé jusqu&rsquo;au 15 janvier 2023.</p>
<p><img fetchpriority="high" decoding="async" alt="" class="image-large" height="312" src="/sites/default/files/styles/large/public/07_-_42nd_street-theatre_du_chateletcthomas_amouroux.jpg.jpg?itok=3BgRuGkC" width="468" /><br />
	© Thomas Amouroux &#8211; Chatelet</p>
<p><strong>L&rsquo;argument</strong></p>
<p>Acte I : En 1933 à Broadway les auditions sont presque terminées pour le nouveau spectacle <em>Pretty Lady</em> de Julian Marsch quand la chanteuse Peggy Sawyer arrive à New York, valise à la main, fraîchement débarquée du bus en provenance d&rsquo;Allentown (Pennsylvanie). Malgré son retard elle est embauchée comme danseuse remplaçante. Peu après arrive Dorothy Brook, la vedette du spectacle, qui n&rsquo;est plus montée sur scène depuis dix ans. Officiellement fiancée au producteur Abner Dillon, elle ne peut pas fréquenter son amant Pat Denning car Dillon pourrait rompre le contrat avec Julian Marsch. Pat doit donc quitter la troupe. Le soir du spectacle, Peggy heurte accidentellement la cheville de Dorothy et se fait renvoyer.</p>
<p>Acte II : Dorothy a la cheville cassée et ne peut plus remonter sur scène. Les danseurs de la troupe, pensant que Peggy est assez talentueuse pour la remplacer, convainquent Julian Marsch d&rsquo;aller la chercher à la gare. D&rsquo;abord fâchée contre le directeur, Peggy finit par accepter sa proposition. Elle travaille alors très dur pour assurer le premier rôle. Peu de temps avant le spectacle, Dorothy lui rend visite et reconnait son talent. La représentation est un triomphe pour la jeune danseuse, Julian Marsch savoure son succès en reprenant le thème final de<em> Pretty Lady</em>.</p>
<p><img decoding="async" alt="" class="image-large" height="312" src="/sites/default/files/styles/large/public/17_-_42nd_street-theatre_du_chateletcthomas_amouroux.jpg.jpg?itok=031tSWtQ" width="468" /><br />
	©​ Thomas Amouroux &#8211; Chatelet</p>
<p><strong>Apothéose de la danse</strong></p>
<p>On a compris à la lecture de l&rsquo;argument que la trame du spectacle est bien mince et l&rsquo;histoire bien convenue. On est même surpris qu&rsquo;à part « l&rsquo;accident » qui immobilise la star annoncée, Dorothy Brook, les librettistes n&rsquo;aient creusé aucune situation, des histoires d&rsquo;amour à peine effleurées, des personnages dessinés à grands traits, à la limite de la caricature &#8211; la star finissante, son « mécène » jaloux, un ténor ridicule et qui le sait, la débutante un peu godiche, et toute une troupe sympathique sans rivalités apparentes. </p>
<p><img decoding="async" alt="" class="image-large" height="312" src="/sites/default/files/styles/large/public/13_-_42nd_street-theatre_du_chateletcthomas_amouroux.jpg.jpg?itok=Qs0sqOyN" width="468" /><br />
	©​ Thomas Amouroux &#8211; Chatelet</p>
<p>Mais à vrai dire on s&rsquo;en fiche un peu, parce que ça fait longtemps qu&rsquo;on n&rsquo;a pas vu sur une scène parisienne, a fortiori depuis la longue parenthèse Covid, une telle débauche de moyens, un vrai grand spectacle de près de trois heures, dont on sort heureux, galvanisé, encore plein de rythmes et de mélodies qui réchauffent l&rsquo;hiver qui commence.</p>
<p>C&rsquo;est d&rsquo;abord un fabuleux spectacle de danse. Depuis les mythiques Rockettes au Radio City Hall de New York, on ne se rappelle pas avoir vu pareils ensembles. C&rsquo;est par les pieds qu&rsquo;on découvre 42nd Street, d&rsquo;abord par le battement des claquettes qu&rsquo;on entend, puis par la vue d&rsquo;une trentaine de paires de jambes à mesure que le rideau se lève. Cette scène inaugurale, devenue culte dès sa création en 1980, est reprise à l&rsquo;identique par le metteur en scène et chorégraphe <strong>Stephen Mear</strong>, qui avait lui-même dansé ce spectacle à Londres dans ses jeunes années.</p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" alt="" class="image-large" height="93" src="/sites/default/files/styles/large/public/01_-_42nd_street-theatre_du_chateletcthomas_amouroux.jpg?itok=FqVMqJ0A" width="468" /></p>
<p>Près d&rsquo;une cinquantaine d&rsquo;artistes, des <em>triple threats </em>comme on appelle ces interprètes à la fois danseurs, chanteurs, comédiens, dont on nous précise qu&rsquo;à chaque représentation ils utilisent pas moins de 200 paires de chaussures, surtout ces fameuses <em>tap shoes</em>, et 300 costumes. </p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" alt="" class="image-large" height="467" src="/sites/default/files/styles/large/public/21_-_42nd_street-theatre_du_chateletcthomas_amouroux.jpg.jpg?itok=u9ZgbkQO" width="468" /><br />
	©​ Thomas Amouroux &#8211; Chatelet</p>
<p><strong>Broadway enchanté</strong></p>
<p>Les principaux rôles chantés sont tenus là aussi par des voix de caractère. Même si des Roberto Alagna ou Natalie Dessay se sont essayés, avec succès, au genre de la comédie musicale, on sait que les grands chanteurs d&rsquo;opéra ne sont pas les mieux placés pour s&rsquo;y adonner, depuis un célèbre enregistrement de West Side Story de et sous la direction de Bernstein et surtout le <em>making of</em> où l&rsquo;on voit le chef/compositeur s&rsquo;escrimer – en vain – à faire comprendre à José Carreras ou Kiri Te Kanawa comment on incarne vocalement Tony ou Maria ! </p>
<p>Le caractère justement – c&rsquo;est bien la seule réserve qu&rsquo;on peut émettre sur le <em>cast </em>de cette<em> 42ème rue – </em>c&rsquo;est ce qui manque un peu au personnage de Peggy Sawyer qu&rsquo;incarne <strong>Emily Langham</strong>. Quelque chose, dans le physique, dans la voix, manquent à cette jeune Anglaise qui n&rsquo;en est pas à son premier rôle sur les scènes du West End, une personnalité qui s&rsquo;imprime dans le souvenir.</p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" alt="" class="image-large" height="312" src="/sites/default/files/styles/large/public/26_-_emily_langham_peggy_sawyer_-_42nd_street-theatre_du_chateletcthomas_amouroux.jpg.jpg?itok=lNmOi859" width="468" /><br />
	©​ Thomas Amouroux &#8211; Chatelet</p>
<p>Ses comparses sont mieux dessinés : <strong>Rachel Stanley</strong> assume les coquetteries et les excès de Dorothy Brook, la star déclinante à la cheville trop fragile. Le finalement petit rôle du ténor est ridicule à souhait sous les atours de <strong>Jack North</strong>, le directeur/producteur Julian Marsh tel que le joue <strong>Alex Hanson</strong> évite précisément la caricature qu&rsquo;on réserve trop souvent à ce type de rôle, il en est même émouvant. Mention spéciale pour les trois bonnes copines de la petite Peggy, qui l&rsquo;entourent et la rassurent dès son arrivée dans la troupe :<strong> Lauren Hall</strong>, <strong>Charlie Allen</strong> et <strong>Gabby Antrobus</strong>. Elles sont d&rsquo;une inépuisable gaieté et d&rsquo;un optimisme à toute épreuve.</p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" alt="" class="image-large" height="312" src="/sites/default/files/styles/large/public/20_-_42nd_street-theatre_du_chateletcthomas_amouroux.jpg.jpg?itok=l-GOdOxl" width="468" /><br />
	©​ Thomas Amouroux &#8211; Chatelet</p>
<p>Quant à l&rsquo;orchestre rassemblé dans la fosse du Châtelet – était-il d&rsquo;ailleurs bien nécessaire de le sonoriser à l&rsquo;excès ? – <strong>Gareth Valentine</strong> peut compter sur une vingtaine de musiciens français de tout premier plan, qui semblent être nés avec le swing dans la peau. </p>
<p>LE spectacle à voir absolument pour ces fêtes de fin d&rsquo;année !</p>
<p> </p>
</p>
<p> </p>
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			</item>
		<item>
		<title>STYNE, Funny Girl — Paris (Marigny)</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/funny-girl-paris-marigny-fanny-les-patins/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Laurent Bury]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 07 Nov 2019 05:20:22 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>En 1968, Paris avait fait fête au film Funny Girl, réalisé dans la foulée du succès remporté à Broadway par la comédie musicale du même nom. Dans les deux cas, Barbra Streisand tenait le rôle principal (elle l’incarna même sur scène à Londres), mais la France n’avait jamais cru nécessaire de présenter le spectacle dans &#8230;</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>En 1968, Paris avait fait fête au film <em>Funny Girl</em>, réalisé dans la foulée du succès remporté à Broadway par la comédie musicale du même nom. Dans les deux cas, Barbra Streisand tenait le rôle principal (elle l’incarna même sur scène à Londres), mais la France n’avait jamais cru nécessaire de présenter le spectacle dans un théâtre. Jean-Luc Choplin peut donc ajouter une création à son palmarès en proposant la première nationale de <em>Funny Girl</em>. Mais attention : il s’agit bien de l’œuvre telle qu’elle fut donnée 1348 fois à New York entre 1964 et 1967, et non de la version augmentée de plusieurs chansons, conçue spécialement pour le film. Autrement dit, et alors même que l’affiche du spectacle parisien reprend l’image de l’héroïne chaussée de patins à roulettes (et la tête en bas), vous ne verrez pas la fameuse scène du <em>rollerskate rag</em>, pas plus que vous n’entendrez l’air « Funny Girl », tout simplement parce qu’il s’agit apparemment de numéros ajoutés bien après la création de l’œuvre, pour des reprises ou pour le cinéma.</p>
<p>Au compositeur Jule Styne, on doit notamment <em>Les Hommes préfèrent les blondes</em>, qui fut un <em>musical</em> avant de devenir le film que l’on sait ; à l’auteur-compositeur George Merrill, on doit ce qui devint, en VF, l’un des premiers tubes de Line Renaud, « Combien pour ce chien dans la vitrine ? ». Ils ont conçu ensemble les morceaux musicaux de la « semi-biographie » de Fanny Brice (1891-1951), née Fania Borach, engagée par Florenz Ziegfeld pour ses Follies dès 1910. <em>Funny Girl </em>nous montre les débuts de la chanteuse, sa rencontre avec Julius Arnstein, dit Nicky, qui fut en fait son deuxième mari, leur union étant célébrée en 1918 après six ans de vie commune ; l’escroquerie qui envoya ce monsieur en prison eut lieu en 1924 et lui valut trois ans d’incarcération (et non dix-huit mois comme dans le <em>musical</em>). Pour le <em>musical</em>, les événements sont resserrés, et l’on peut avoir l’impression qu’ils se déroulent sur quelques années à peine, le seul repère chronologique étant « Rat-Tat-Tat-Tat », la chanson qui évoque la victoire des Alliés à la fin de la Première Guerre mondiale.</p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" alt="" class="image-large" height="284" src="/sites/default/files/styles/large/public/funny8.jpg?itok=esqRb6Ee" title="© Julien Benhamou" width="468" /><br />© Julien Benhamou</p>
<p>Le spectacle proposé à Marigny ancre résolument l’intrigue dans les années 1910, surtout par des costumes qui évoquent assez précisément cette décennie, avec jupes entravées (mais pas trop, pour pouvoir danser quand même) et tenues néo-Empire évoquant les créations de Paul Poiret. Le décor se compose d’une série d’arcades métalliques qui renvoient peut-être au pont de Brooklyn, quartier d’où sort Fanny Brice, et qui se remplissent de meubles, de cloisons et autres éléments permettant d’évoquer les différents lieux de l’action, et ils sont nombreux. La mise en scène, assurée par <strong>Stephen Mear</strong>, qui signe également la chorégraphie (comme il l’a fait dans cette même salle pour <em>Guys and Dolls</em>, après avoir notamment réalisé celles d’<em>On the Town</em> et de <em>Chantons sous la pluie </em>au Châtelet). Les mondes dans lesquels évoluent l’héroïne sont bien caractérisés, les enchaînements sont fluides, et le spectacle est sans temps mort. Même sur une scène aux dimensions modestes et avec un nombre de danseurs limités, on saluera l’effet à la Busby Berkeley créé pour la chanson « His Love Makes Me Beautiful ». A la tête d’une quinzaine de musiciens, <strong>James McKeon </strong>retrouve la petite fosse du Théâtre Marigny après <em>Guys and Dolls </em>: chez lui aussi, on soulignera un louable souci d’efficacité.</p>
<p>Mais bien sûr, le succès de cette production repose en très grande partie sur les épaules de la titulaire du rôle principal. <strong>Christina Bianco</strong> est d’autant plus impressionnante que le spectacle commence par jouer sur son apparente fragilité physique, confrontée à la plastique des <em>chorus girls</em>. Pourtant, l’actrice s’impose immédiatement par son abattage, par sa présence scénique, et la chanteuse – même sonorisée – laisse pantois par son engagement de chaque instant et par sa faculté de varier les couleurs de sa voix (comme elle l’avait déjà prouvé grâce à la vidéo qui l’a fait connaître sur YouTube en 2013, où elle imitait une vingtaine d’artistes en l’espace de quelques minutes). A ses côtés, <strong>Ashley Day</strong> est le plus séduisant des escrocs, avec une candeur désarmante et un timbre de velours. Habituée des comédies musicales programmées à Londres, <strong>Rachel Stanley</strong> prête à la mère de Fanny des accents vigoureux, tandis que Mrs Strakosh trouve une voix délicieusement nasillarde grâce à l’incarnation de <strong>Shirley Jameson. Matthew Jeans </strong>est lui aussi parfaitement à sa place en Eddie Ryan, mais il faudrait pouvoir nommer chacun des participants de cette euphorisante réussite.</p>
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