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	<title>Michail MILANOV - Artiste - Forum Opéra</title>
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	<description>Le magazine en ligne de l&#039;opéra</description>
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		<title>BERLIOZ, Les Troyens — Genève</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Christophe Rizoud]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 19 Oct 2015 06:09:44 +0000</pubDate>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Les hasards du calendrier nous ont fait prendre à rebrousse-poil ces <em>Troyens</em>, proposés en deux soirées distinctes au Grand Théâtre de Genève. Carthage avant Troie, est-ce si gênant ? Après tout, c&rsquo;est aller dans le sens de l&rsquo;histoire qui vit en 1863 la création à Paris du chef d&rsquo;œuvre lyrique de Berlioz amputé de sa première partie. Il fallut attendre 1891 pour que <em>La prise de Troie</em> soit représentée en français à Nice, et trente ans de plus – 1921 – pour que l&rsquo;Opéra de Paris réunisse les deux volets de l’œuvre, non sans coupures malheureusement. L&rsquo;ouverture de La Bastille, en 1990, fut l&rsquo;occasion de présenter enfin au public parisien une version intégrale. On commenta alors abondamment – en même temps qu&rsquo;on le (re)découvrait – le souffle tragique d&rsquo;un ouvrage que Berlioz avait voulu placer sous l&rsquo;égide tutélaire de Gluck et Shakespeare. Si aujourd&rsquo;hui <em>Les Troyens</em> connaissent de temps à autre les honneurs de l&rsquo;affiche (à <a href="http://www.forumopera.com/les-troyens-hambourg-beaucoup-de-sang-pour-presque-rien">Hambourg actuellement</a>), ils n&rsquo;en restent pas  moins rarement mis en scène en raison de l&rsquo;ampleur des moyens qu&rsquo;ils exigent.</p>
<p>A défaut de franchir le pas scénique, Genève prétexte une nouvelle production de <em>La belle Hélène</em> pour les proposer en version de concert. L&rsquo;idée est judicieuse : les deux œuvres datent de la même époque et traitent du même sujet mais de manière opposée, comique d&rsquo;un côté, dramatique de l&rsquo;autre. Le jeu des correspondances s&rsquo;arrête là. Il y a en effet peu de similitudes entre <a href="/la-belle-helene-geneve-tirez-sur-le-pianiste">l&rsquo;adaptation sujette à caution de Gérard Daguerre</a> et le parti pris par <strong>Charles Dutoit</strong>, soucieux de l’intégrité de la partition jusqu&rsquo;à insérer en prélude aux <em>Troyens à Carthage</em> le <em>Lamento</em> écrit par Berlioz en 1863 (cette page symphonique avait été composée pour pallier la suppression de <em>La Prise de Troie </em>lors de la création). Cette démarche respectueuse se nourrit également d&rsquo;une lecture adaptée aux différents climats que suggèrent une écriture et une orchestration imagées : puissante, épique dans Troie assiégée avec un chœur diluvien alors que Carthage – ses ballets, son clair de lune amoureux – met davantage en valeur l&rsquo;éloquence du Royal Philharmonic Orchestra, les forces chorales du Grand Théâtre paraissant plus en retrait dans cette seconde partie.</p>
<p>D&rsquo;une rive à l&rsquo;autre de la Méditerranée, la précision n&rsquo;est jamais prise en défaut et l&rsquo;attention aux chanteurs demeure permanente, dût le flux du récit en souffrir. Comment expliquer sinon ces « Inutiles regrets » dépourvus de fièvre quand, ensuite, la grande scène de Didon vibre, de la première à la dernière note, d&rsquo;un frisson tragique ? C’est qu’il faut ménager les moyens d&rsquo;un Enée introverti, irrégulier, capable du meilleur – les demi-teintes du duo d&rsquo;amour – comme du pire – des sons glapis et faux dans les passages les plus héroïques. Les ténors capables d&rsquo;assumer les soubresauts guerriers du prince troyen sont rares. Est-ce une raison pour ne pas relever l&rsquo;accent très – trop – <em>british</em> de <strong>Ian Storey</strong> ?</p>
<p>En Anna, <strong>Dana Beth Miller</strong> titube, elle aussi dans une langue souvent obscure, entre deux registres, tantôt Erda caverneuse, tantôt Azucena douloureuse. Plus baryton que basse, <strong>Günes Gürle</strong> s&rsquo;égare dans les tréfonds de la tessiture de Narbal. <strong>Michail Milanov</strong> vocifère comme si Priam était un charretier russe quand, à l&rsquo;inverse, <strong>Sami Luttinen</strong> offre de l&rsquo;ombre d&rsquo;Hector une interprétation toute de noblesse en un récitatif sombre où chaque mot semble justement pesé. <strong>Tassis Christoyannis</strong> hisse Chorèbe au même niveau que <a href="/don-carlo-bordeaux-ces-nobles-sanglots-que-lon-accorde-aux-heros">Posa il y a moins d&rsquo;un mois à Bordeaux</a> : humain, digne, avec un son égal sur une longueur confortable et dans le timbre un velours rassérénant. Le français impeccable laisse bien augurer des mélodies de Lalo que le baryton grec vient d&rsquo;enregistrer avec le soutien du Palazzetto Bru Zane. <strong>Dominick Chenes</strong> est assurément un jeune ténor talentueux, sauf qu&rsquo;il chante Iopas comme Rodolfo dans <em>La Bohème</em>. Il suffit en revanche que <strong>Bernard Richter</strong> paraisse pour que le paysage vocal s&rsquo;éclaire. Ses couplets d&rsquo;Hylas sont une leçon de style que l&rsquo;on voudrait encore plus retenue. Appelé à la dernière minute pour remplacer Jonathan Stoughton, le ténor suisse n&rsquo;a peut-être pas eu le temps de prendre la mesure d&rsquo;une salle de taille suffisamment raisonnable pour ne pas avoir à forcer la voix.</p>
<p>On le comprend à la lecture de cette énumération, la distribution est inégale mais les petits rôles, certains assumés par des membres du chœur, sont irréprochables. Citons encore <strong>Brandon Cedel</strong> (Panthée), baryton américain de belle prestance que l&rsquo;on retrouvera cette saison sur cette même scène en Theseus dans <em>A Midsummer Night&rsquo;s Dream</em>, et <strong>Amelia Scicolone </strong>(Ascagne), soprano rafraîchissant, membre de la Troupe des jeunes solistes en résidence – elle interprétera à Genève dans les mois à venir Papagena (<em>Die Zauberflöte</em>) et Nanetta (<em>Falstaff</em>).</p>
<p>Enfin, <strong>Béatrice Uria-Monzon</strong> et <strong>Michaela Martens</strong> proposent non seulement une interprétation aboutie l&rsquo;une de Didon, l&rsquo;autre de Cassandre mais parviennent aussi, de manière involontaire puisque séparée, à rendre complémentaire leur portrait des deux héroïnes. L&rsquo;une comme l&rsquo;autre drapées dans un chant magnifique où prime la volonté de déclamation (alors qu&rsquo;il ne s&rsquo;agit pas forcément à la base de leur atout premier). L&rsquo;une – Beatrice Uria-Monzon – brune, sensuelle, vulnérable, lente à s&rsquo;échauffer, il faut le duo d&rsquo;amour pour que la voix déplie totalement ses ailes lourdes et se déploie capiteuse, ensorcelante jusqu&rsquo;à une scène finale d&rsquo;une intensité admirable où passent telles les couleurs de l&rsquo;arc-en-ciel la gamme des sentiments exprimés par la reine abandonnée, de la fureur imprécatoire au désespoir le plus ardent. L&rsquo;autre – Michaela Martens – blonde, froide, invincible, déterminée dès un premier air qu&rsquo;elle rend haletant, inflexible dans le duo avec Chorèbe tranché d&rsquo;un Si imparable, wagnérienne par l&rsquo;acier mais berliozienne par l&rsquo;orgueil. Son appel au suicide collectif fait froid dans le dos et en même temps transporte. « <em>Vienne une Cassandre, vienne une Didon&#8230;</em>», on connaît le vœu formulé par Berlioz alors qu&rsquo;il composait <em>Les Troyens</em>. Sans présumer de son féroce esprit critique, il est à Genève exaucé.</p>
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