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	<title>Vincenzo MILLETARI - Artiste - Forum Opéra</title>
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	<link>https://www.forumopera.com/artiste/milletari-vincenzo/</link>
	<description>Le magazine en ligne de l&#039;opéra</description>
	<lastBuildDate>Mon, 16 Feb 2026 21:37:29 +0000</lastBuildDate>
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	<title>Vincenzo MILLETARI - Artiste - Forum Opéra</title>
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	<item>
		<title>GIORDANO, Marina &#8211; Milan (Teatro Dal Verme)</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/giordano-marina-milan-teatro-dal-verme/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Jean Michel Pennetier]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 17 Feb 2026 05:00:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>En 1888, l&#8217;éditeur milanais Edoardo Sonzogno lance la seconde édition de son concours, ouvert aux jeunes compositeurs italiens n&#8217;ayant jamais eu d&#8217;opéra représenté sur scène. Les participants doivent écrire un ouvrage en un acte et un jury composé de cinq musiciens et critiques jugera des contributions. Les trois meilleures feront l&#8217;objet de représentations scéniques à &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>En 1888, l&rsquo;éditeur milanais Edoardo Sonzogno lance la seconde édition de son concours, ouvert aux jeunes compositeurs italiens n&rsquo;ayant jamais eu d&rsquo;opéra représenté sur scène. Les participants doivent écrire un ouvrage en un acte et un jury composé de cinq musiciens et critiques jugera des contributions. Les trois meilleures feront l&rsquo;objet de représentations scéniques à Rome et seront éditées par Sonzogno. 73 compositeurs participent au concours. En 1890, les trois ouvrages couronnés seront <em>Rudello</em> di Vincenzo Ferroni (3e place), <em>Labilia</em> de Nicola Spinelli (2e place) et <em>Cavalleria rusticana</em> de Pietro Mascagni (1e place), le seul des trois opéras à passer à la postérité. Un jeune compositeur des Pouilles, Umberto Giordano, 20 ans, se classe 6e et fait ainsi partie du groupe des 9 suivants qui reçoivent une mention spéciale. Au sujet de l&rsquo;ouvrage, Amintore Galli, le directeur artistique de la Casa Musicale Sonzogno, souligne « une interprétation forte, singulière et originale, l&rsquo;affirmation d&rsquo;un génie brillant ». Si <em>Marina</em> n&rsquo;est pas montée, l&rsquo;éditeur commande immédiatement un autre opéra à Giordano  : <a href="https://www.forumopera.com/v1/critiques/giordano_mala_vita.htm"><em>Mala vita</em> (<em>La mauvaise vie)</em> sera créée avec succès à Rome en 1892</a>. Quelques années plus tard (1896), Giordano assurera définitivement sa réputation avec <em>Andrea Chénier</em>, ouvrage qu&rsquo;on donne partout, depuis des décennies, et avec les plus grands artistes, sauf à l&rsquo;Opéra de Paris.</p>


<figure class="wp-block-image aligncenter size-large"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="819" height="1024" src="https://www.forumopera.com/wp-content/uploads/PM-buratto-De-Tommaso-9S5A6535-819x1024.jpg" alt="" class="wp-image-208551"/><figcaption class="wp-element-caption"><sup>Ⓒ Lorenza Daverio</sup></figcaption></figure>


<p>Le livret d&rsquo;Enrico Golisciani est réaliste, mais également universel, typique du vérisme. Il semble toutefois que le jury ne l&rsquo;ait pas unanimement apprécié (or il s&rsquo;agissait de récompenser un ouvrage, donc un binôme texte et musique). Il est pourtant efficace et bien articulé (supérieur à notre sens à celui de <em>Cavalleria</em> <em>rusticana</em>). L&rsquo;action se passe lors d&rsquo;un conflit entre la Serbie et le Monténégro, conflit que nous avons renoncé à identifier historiquement (1). Dans le lointain, on entend le chœur des soldats qui se réjouissent de leur victoire sur les serbes. Marina attend le retour de son frère Daniele, chef monténégrin. Elle se livre à quelques réflexions amères sur la guerre, la patrie, sa propre solitude, regrettant même d&rsquo;être née femme. Giorgio Lascari, un officier serbe, fait son entrée. Il est blessé, désarmé, et il implore le secours. Marina a le sens de l&rsquo;honneur et le soigne tout en lui rappelant que les serbes ont tué son père. Elle le cache toutefois à l&rsquo;arrivée de son frère et de sa troupe. Au nombre de celle-ci figure Lambro, son soupirant. Daniele explique à Marina que ce dernier les a vengés en tuant le meurtrier de leur père. Tous boivent à la mémoire de celui-ci. Lambro, qui n&rsquo;a pas exactement le sens du timing, demande à Marina sa main en récompense de son acte. Elle répond qu&rsquo;elle lui répondra peut-être le lendemain. Les guerriers chantent la gloire des monténégrins, leur haine des serbes et la couardise de ceux-ci. À cette insulte, Giorgio sort de sa cachette : il est aussitôt reconnu comme le propre fils de l&rsquo;assassin du père de Marina (celui que vient donc de tuer Lambro). Marina est mise en accusation par son frère : pour prouver qu&rsquo;elle n&rsquo;a fait qu&rsquo;appliquer les lois de l&rsquo;hospitalité et qu&rsquo;elle n&rsquo;a pas cédé à une pulsion amoureuse, elle devra assister à l&rsquo;exécution du prisonnier. Tout le monde parti, Marina lance qu&rsquo;elle sauvera Giorgio (sur un long contre ut bien sûr). Après un court intermezzo, nous retrouvons Giorgio dans la grotte où il est emprisonné. Il est resté sous le charme de Marina. Celle-ci pénètre dans la grotte pour le délivrer. Au terme d&rsquo;un duo dramatiquement calqué sur celui d&rsquo;<em>Un ballo in maschera</em> (ou du <em>Gustave III</em> d&rsquo;Auber pour les plus sourcilleux), les deux jeunes gens se déclarent leur amour réciproque. Giorgio s&rsquo;enfuit. On entend un coup de fusil. Marina se saisit d&rsquo;une torche pour porter secours à Giorgio mais tombe sur Lambro qui comprend tout. Il la tue d&rsquo;un coup de poignard. Daniele découvre le cadavre de sa sœur : Lambro lui dit qu&rsquo;elle a trahi leur cause et qu&rsquo;il a appliqué la justice du ciel. Tout ça en 53 minutes.</p>
<p>Achetée aux enchères par le philanthrope américain Frederick R. Koch, la partition manuscrite de Giordano est aujourd&rsquo;hui dans les collections de l&rsquo;Université de Yale et a été identifiée un peu par hasard. Il s&rsquo;agit d&rsquo;un document propre et soigné, visiblement destiné à impressionner le jury, sans doute récupéré ultérieurement par Giordano car il l&rsquo;a signé (or la participation au concours était censée être anonyme). La qualité du manuscrit a facilité la réalisation de l&rsquo;édition critique par Andreas Gies (par contraste, il était difficile de reconstituer <em>Le Villi</em> avec ce qu&rsquo;avait laissé Puccini, compte tenu des contradictions des différents autographes et des versions piano-chant). Le livret, dont il ne subsistait aucun exemplaire, a été reconstitué par Emanuele D&rsquo;Angelo, la partition indiquant fort opportunément la plupart des didascalies. La partition comporte également en en-tête une citation du <em>Paradis</em> de Dante : « Poca favilla, gran fiamma seconda » (« Petite étincelle produit grande flamme ») : cette coquetterie était une exigence du concours. Musicalement, l&rsquo;ouvrage débute par des fanfares (spatialisées dans les balcons latéraux pour le présent concert) puis par le court chœur en coulisse (en théorie, avant le lever de rideau). L&rsquo;air de Marina est suivi du premier duo avec Giorgio. Après l&rsquo;arrivée des deux barytons (le frère et le prétendant qui va être rejeté), ce dernier chante un <em>brindisi</em> qui rappelle un peu l&rsquo;air d&rsquo;Alfio&rsquo;s dans <em>Cavalleria</em> <em>rusticana</em>, « Il cavallo scalpita concertato ». Ce n&rsquo;est pas vraiment un hasard : Giordano et Mascagni n&rsquo;ont pas copié l&rsquo;un sur l&rsquo;autre mais se sont abreuvés à la même source, la <em>Carmen</em> de Bizet qui préfigure le vérisme en musique. Ces airs de barytons découlent donc du « Toréador » d&rsquo;Escamillo<strong>.</strong> La révélation de la présence de Giorgio enclenche un puissant <em>concertato</em>. Après le court et bel intermezzo, Giorgio chante un air qui évoque le « Cielo e mar » de <em>La Gioconda,</em> culminant au si bémol, un premier <em>forte</em>, le second <em>morendo </em>(c&rsquo;est-à-dire attaqué <em>forte</em>, puis diminué <em>piano</em> et s&rsquo;achevant sur un souffle). Le grand duo d’amour offre au final un double contre-ut, non pas à l&rsquo;unisson comme on pourrait s&rsquo;y attendre classiquement, mais, de façon originale, successivement (d&rsquo;abord le ténor, puis, immédiatement après, le soprano). Après les applaudissements de rigueur, les protagonistes font rapidement leurs adieux&#8230; sur un si naturel (à l&rsquo;unisson cette fois).  La scène finale est extrêmement concise. Mort de Giorgio, arrivée de Lambro, meurtre de Marina, réponse exaltée du meurtrier à l&rsquo;interrogation du frère ne durent qu&rsquo;un peu plus de 2 minutes : un final brutal, typiquement vériste. La musique est d’une qualité très élevée : Giordano a certainement voulu impressionner le jury, dans un contexte où Richard Wagner était connu en Italie et où Giuseppe Verdi écrivait ses derniers chefs-d’œuvre. Outre <em>La Gioconda</em> et <em>Carmen</em>, on peut trouver des échos d’<em>Aida</em>, d’<em>Otello,</em> de <em>Simon</em> <em>Boccanegra </em>(non pas des plagiats mais une assimilation de différents styles existants)<em>, </em>et aussi des prémices d&rsquo;<em>Andrea</em> <em>Chénier</em> (en particulier « La mamma morta » et le duo final). L&rsquo;orchestration est riche, avec quelques originalités à l&rsquo;occasion. Surtout, le sens du théâtre est évident chez ce tout jeune compositeur et la musique est toujours au service du drame. Par rapport aux chefs-d&rsquo;œuvre ultérieurs de Giordano, <em>Marina</em> manque peut-être de mélodies immédiatement séduisantes et mémorables : c&rsquo;est un ouvrage qu&rsquo;il faut réentendre pour en apprécier vraiment toutes les qualités.</p>


<figure class="wp-block-image aligncenter size-large"><img decoding="async" width="819" height="1024" src="https://www.forumopera.com/wp-content/uploads/PM-Mogg-Damian-9S5A6522-819x1024.jpg" alt="" class="wp-image-208557"/><figcaption class="wp-element-caption"><sub>Ⓒ Lorenza Daverio</sub></figcaption></figure>


<p>Le rôle de Marina est très central et son registre grave est très sollicité. Il demande une voix large de timbre, et aussi une capacité à passer un orchestre fourni. Il réclame également un aigu assuré (jusqu&rsquo;au contre-ut comme on l&rsquo;a vu). <strong>Eleonora</strong> <strong>Buratto</strong> possède toutes ces qualités et offre une splendide composition du personnage : une jeune femme un peu amère, sans illusion, qui bascule sur un coup de foudre, au risque de sa vie. C&rsquo;est un bonheur d&rsquo;entendre ces émotions rendues par la maîtrise du chant, la variation des couleurs et des dynamiques. Le rôle du ténor est également particulièrement difficile. Il nécessite lui aussi une voix large de timbre pour passer l&rsquo;orchestre et un bel ambitus (à vue de nez de l&rsquo;ut grave au contre-ut). La majeure partie du rôle nous a néanmoins semblé assez barytonnale.<strong> Freddie De Tommaso</strong> remplit totalement le contrat, avec une vraie voix de <em>spinto</em>, devenue rare aujourd&rsquo;hui, offrant les couleurs, la puissance, un ample bas médium et un aigu puissant, mais aussi les nuances nécessaires à la caractérisation d&rsquo;un personnage de jeune homme romantique. Le si bémol <em>morendo</em> mentionné plus haut est à tomber, d&rsquo;autant qu&rsquo;il ne s&rsquo;agit pas d&rsquo;un simple effet un peu vain mais d&rsquo;une parfaite adéquation à la situation dramatique. Les deux barytons sont de couleurs opposées, sombre pour Lambro, incarné superbement par <strong>Mihai Damian</strong>, <a href="https://www.forumopera.com/breve/mihai-damian-la-revelation-doperalia/">révélation d&rsquo;Operalia 2025</a> et vainqueur du Prix du public Rolex. Sans être encore aussi puissante que celles de ses deux collègues, la voix du baryton roumain est percutante, d&rsquo;une noirceur terrifiante, tant vocalement que dramatiquement, dans une tessiture plutôt centrale mais qui monte jusqu’au la ! On sent ici un grand Iago en devenir (à condition de ne pas brûler les étapes) et, bien sûr, un Rigoletto. Le second rôle de baryton, nettement plus clair, et moins bien doté par le compositeur, est chanté avec intelligence et musicalité par <strong>Nicholas Mogg</strong>. Sonores, brillants, impliqués, les chœurs de la Fondazione Teatro Petruzzelli (l&rsquo;Opéra de Bari) sont particulièrement électrisants. La réussite de la soirée n&rsquo;aurait pas été possible sans <strong>Vincenzo Milletarì</strong> qui sait apporter un style d&rsquo;exécution adéquat à cette œuvre charnière, et qui maintient la tension dramatique sans faiblir tout au long de l&rsquo;ouvrage. Son attention permanente aux chanteurs est également remarquable. L&rsquo;orchestre <em>I Pomeriggi Musicali</em> est particulièrement sollicité, Giordano ayant visiblement choisi de frapper un grand coup avec une orchestration foisonnante. La formation est absolument impeccable et contribue largement au succès de la soirée (<em>I Pomeriggi Musicali</em> est une institution musicale créée en 1948 qui a vu défiler les plus grands chefs d&rsquo;orchestre au service d&rsquo;un répertoire très divers à des tarifs particulièrement accessibles : pour ce concert, les places les plus chères atteignaient… 25 euros). L&rsquo;ensemble donne une impression de perfection assez exceptionnelle s&rsquo;agissant de la création d&rsquo;un ouvrage. Un enregistrement commercial devrait paraître chez Decca Classics : on espère qu&rsquo;il donnera aux directeurs de théâtre l&rsquo;idée de monter scéniquement ce passionnant opéra.</p>


<figure class="wp-block-image aligncenter size-large"><img decoding="async" width="1024" height="683" src="https://www.forumopera.com/wp-content/uploads/HK3A7586-1024x683.jpg" alt="" class="wp-image-208549"/><figcaption class="wp-element-caption"><sup>Ⓒ Lorenza Daverio</sup></figcaption></figure>


<ol>
<li>
<pre>Les deux peuples semblent avoir été plus souvent solidaires contre un ennemi commun qu'en guerre l'un avec l'autre. Il y a bien une guerre turco-monténégrine de 1876 à 1878, laquelle a abouti à l'indépendance du Monténégro et à une expansion significative de son territoire, mais elle s'est faite contre l'Empire ottoman. Ici, Lambro dénonce la tyrannie des serbes. Les didascalies mentionnent par ailleurs l'épée de Giorgio, alors que ce dernier conflit mobilisait essentiellement des armes à feu. </pre>
</li>
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			</item>
		<item>
		<title>Glyndebourne 2026 : retour aux classiques ?</title>
		<link>https://www.forumopera.com/breve/glyndebourne-2026-retour-aux-classiques/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Jean Michel Pennetier]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 24 Aug 2025 20:27:47 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>En 2026, le festival britannique proposera 6 ouvrages lyriques dont 3 nouvelles productions. Tosca ouvrira le bal le 21 mai dans une mise en scène de Ted Huffman et sous la direction du directeur musical Robin Ticciati (en alternance avec Jordan de Souza) offrira deux distributions en mai et en août : Caitlin Gotimer et &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>En 2026, le festival britannique proposera 6 ouvrages lyriques dont 3 nouvelles productions. <em>Tosca </em>ouvrira le bal le 21 mai dans une mise en scène de<strong> Ted Huffman</strong> et sous la direction du directeur musical <strong>Robin Ticciati</strong> (en alternance avec <strong>Jordan de</strong> <strong>Souza</strong>) offrira deux distributions en mai et en août :<strong> Caitlin Gotimer</strong> et <strong>Natalya Romaniw</strong> en Floria Tosca, <strong>Matteo Lippi</strong> et <strong>Atalla</strong> <strong>Ayan</strong> en Mario Cavaradossi et enfin <strong>Vladislav Sulimsky</strong> et <strong>Alfred Walker</strong> en Baron Scarpia. Ce sera la première fois que le chef d&rsquo;œuvre de Puccini sera monté au festival mais on peut parier, <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/britten-leith-the-story-of-billy-budd-sailor-aix/">à la lumière d&rsquo;une des dernières réalisations de Ted Huffman</a>, qu&rsquo;on sera assez loin du style de Franco Zeffirelli. <strong>William Kentridge</strong> mettra en scène <em>L&rsquo;Orfeo</em> (autre première à Glyndebourne).<strong> Jonathan Cohen</strong> sera à la tête de l&rsquo;Orchestra of the Age of Enlightenment et la distribution affichera <span style="font-size: revert;"><strong>Krystian Adam</strong> en Orfeo, <strong>Francesca Aspromonte</strong> dans le double-rôle de Le Musica/Euridice, <strong>Leia Lensing</strong> en Proserpina, <strong>Callum Thorpe</strong> en Caronte et <strong>Davide Giangregorio</strong> en  Plutone </span>(à partir du 14 juin). <strong>Laurent Pelly</strong> mettra en scène <em>Ariadne and Naxos</em>, à nouveau sous la baguette du directeur musical, avec <strong>Rachel Willis-Sørensen</strong> en Ariadne, <strong>Samantha Hankey</strong> en Compositeur, <strong>David Butt Philip</strong> en Bacchus et <strong>Alina Wunderlin</strong> en Zerbinetta (à partir du 10 juillet). A priori, les dialogues ne seront pas réécrits par Agathe Mélinand.<em> Il Turco in Italia</em> sera une reprise de la production de <strong>Mariame Clément</strong> de 2021 (<strong>Rodion</strong> <strong>Pogossov</strong> en Don Geronio, <strong>Minghao Liu</strong> en Narciso, <strong>Elena Villalón</strong> en Fiorilla, <strong>Peter Kálmán</strong> en Selim,<strong> Anle Gou</strong> en Albazar et <strong>Aytaj Shikhalizada</strong> en Zaida sous la direction de <strong>Vincenzo Milletarì</strong> (à partir du 22 mai). La reprise du<em> Billy Budd</em> de <strong>Michael</strong> <strong>Grandage</strong> (<a href="https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/trois-hommes-dans-un-bateau/">2010</a>) affichera <strong> Thomas Mole</strong> en Billy, <strong>Allan Clayton</strong> en Captain Vere et <strong>Sam Carl</strong> en John Claggart sous la baguette de<strong> Nicholas Carter</strong> (à partir du 28 juin). Enfin, <em>Die Entführung aus dem serail</em> viendra clore le festival (à partir du 31 juillet) <a href="https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/die-entfuhrung-aus-dem-serail-et-des-esclaves-nus-tout-impregnes-dodeurs/">dans la brûlante production</a> de <strong>David McVicar</strong> (2015), avec <strong>Liv Redpath</strong> en Konstanze,<strong> Anthony León</strong> en Belmonte, <strong>Julie</strong> <strong>Roset</strong> (soprano française d&rsquo;origine réunionnaise, lauréate du Premier Prix à Operalia 2023 et <a href="https://www.forumopera.com/breve/julie-roset-laureate-des-auditions-du-met/">gagnante du Concours Laffont du Metropolitan Opera</a>) en Blonde, <strong>Thomas Cilluffo</strong> en Pedrillo et <strong>Michael Mofidian</strong> en Osmin. L&rsquo;Orchestra of the Age of Enlightenment sera placé sous la direction d&rsquo;<strong>Evan Rogister.</strong> À l&rsquo;exception des deux productions mentionnées plus haut, l&rsquo;orchestre sera le London Philharmonic. On forme des vœux pour que la météo soit suffisamment ventée <a href="https://www.forumopera.com/breve/glydebourne-manque-de-souffle/">pour éviter les déboires</a> de cette année.</p>
<p><a href="https://www.glyndebourne.com">Informations sur le site du festival</a>.</p>
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		<title>Tours : une saison 2023 sous le signe de l&#8217;Italie&#8230; parisienne !</title>
		<link>https://www.forumopera.com/breve/tours-une-saison-2023-sous-le-signe-de-litalie-parisienne/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Jean Michel Pennetier]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 01 Dec 2022 14:45:01 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>La saison 2023 de l&#8217;Opéra de Tours sera placée sous le signe des compositeurs italiens à Paris. Donizetti ouvrira le bal avec deux opéras. Le premier sera une Lucie de Lammermoor (remaniement plutôt que simple traduction en français de la version italienne) affichant Jodie Devos dans le rôle-titre aux côtés de Matteo Roma et Florian Sempey, sous &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>La saison 2023 de l&rsquo;Opéra de Tours sera placée sous le signe des compositeurs italiens à Paris. Donizetti ouvrira le bal avec deux opéras. Le premier sera une <em>Lucie de Lammermoor</em> (remaniement plutôt que simple traduction en français de la version italienne) affichant <strong>Jodie Devos </strong>dans le rôle-titre aux côtés de<strong> Matteo Roma</strong> et <strong>Florian Sempey</strong>, sous la direction de  <strong>Joanna Slusarczyk </strong>et dans une production de <strong>Nicola Berloffa</strong>. <strong>Patrizia Ciofi</strong>, <strong>Dietrich Henschel</strong> et <strong>Léo Vermot-Desroches</strong> défendront le rare <em>Deux hommes et une femme</em>, toujours de Donizetti. C&rsquo;est d&rsquo;ailleurs peu dire que l&rsquo;ouvrage est rare :  même son compositeur ne l&rsquo;a jamais vu ! Sa création, sous le titre un peu plus connu de<em> Rita, ou Le mari battu</em>, eut lieu 12 ans après la mort de l&rsquo;auteur. La direction musicale en sera asurée par <strong>Vincenzo Milletari </strong>et la production sera signée <strong>Vincent</strong> <strong>Boussard</strong>. Pour son 40<sup>e</sup> anniversaire, le Choeur se produira en concert en avril avant de défendre la<em> Petite messe solennelle</em> de Rossini en mai. La saison lyrique se terminera par un concert de <strong>Roberto Alagna</strong> dirigé par <strong>Laurent Campellone</strong>, Directeur Général de l&rsquo;Opéra de Tours: ce sera d&rsquo;ailleurs la première visite du ténor dans la cité tourangelle. Le <a href="https://operadetours.fr/sites/default/files/operadetours/fichiers/brochure_saison_2023.pdf" rel="nofollow">programme </a>comporte également de nombreux concerts et spectacles divers et variés irradiant dans toute la région. Plus d&rsquo;informations sur <a href="https://operadetours.fr/" rel="nofollow">operadetours.fr</a>.</p>
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		<title>DONIZETTI, L&#039;aio nell&#039;imbarazzo — Bergame</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/laio-nellimbarazzo-bergame-deux-lions-en-mission/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Maurice Salles]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 23 Nov 2022 04:59:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Poursuivant sa mission de réhabilitation de l’œuvre de Donizetti, le festival dédié au compositeur bergamasque présente cette année dans l’édition critique réalisée par Maria Chiara Bertieri L’aio nell’imbarazzo. Défini comme un melodramma giocoso l’ouvrage fut créé à Rome en 1824, avant d’être remanié et rebaptisé Don Gregorio pour être représenté à Naples en 1826. La &#8230;</p>
<p class="read-more"> <a class="" href="https://www.forumopera.com/spectacle/laio-nellimbarazzo-bergame-deux-lions-en-mission/"> <span class="screen-reader-text">DONIZETTI, L&#039;aio nell&#039;imbarazzo — Bergame</span> Lire la suite »</a></p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Poursuivant sa mission de réhabilitation de l’œuvre de Donizetti, le festival dédié au compositeur bergamasque présente cette année dans l’édition critique réalisée par Maria Chiara Bertieri<em> L’aio nell’imbarazzo</em>. Défini comme un <em>melodramma giocoso</em> l’ouvrage fut créé à Rome en 1824, avant d’être remanié et rebaptisé <em>Don Gregorio </em>pour être représenté à Naples en 1826. La musicologue évoque, dans le livret de salle, les difficultés qu’elle dut surmonter, en l’absence d’un manuscrit, pour retrouver l’œuvre telle qu’à la création, et met en garde à propos des déceptions que pourrait éprouver qui connaît la version napolitaine pour laquelle les interventions, retraits et ajouts, de Donizetti sont bien documentées.</p>
<p>L’histoire est donc celle du marquis Giulio Antiquati, que son nom définit assez. Comme d’autres sont avares ou hypocondriaques, ce réactionnaire férocement misogyne  est obsédé par le souci de protéger ses enfants de l’engeance féminine. Il s’en est donné les moyens en les coupant du monde, éduqués dans sa maison par un précepteur d’âge mûr qui les chapitre selon la volonté du père. Evidemment, ces précautions seront inutiles ; non seulement l’aîné a « fauté » puisqu’il a eu un enfant avec la fille d’un colonel, mais le cadet s’est fait déniaiser par la maritorne de service qui espère bien tirer avantages de la situation. Le comique naîtra de l’échec du père tout-puissant à faire respecter ses desseins déraisonnables et de l’amour-propre blessé du précepteur, qui s’illusionnait sur son influence formatrice, avec comme piment les prises de bec entre ce dernier et la domestique intrigante.</p>
<p>Mais <strong>Francesco Micheli, </strong>qui met en scène, ne se contente pas de ces données. En partenariat avec Alberto Mattioli, chargé de la dramaturgie,  il a établi un parallèle entre la réclusion des deux garçons et celle imposée par la covid à la jeunesse, contrainte de rester enfermée, réduite à l’enseignement à distance et privée de sociabilité. Et dans le fil de la réflexion il en est venu à conclure que chacun désormais, dans un monde qui vit davantage dans la réalité virtuelle que dans la réalité vraie, est plus son propre avatar que soi-même. D’où l’idée de transposer l’opéra dans un futur assez proche (2042) où les tendances actuelles seront encore plus évidentes. N’est-ce pas l’esprit des œuvres comiques, où déformer légèrement la réalité est le moyen de mieux la décrire ?</p>
<p>Le spectacle développe donc cette conception, sans hésiter à adapter les données à l’intention visée. Ainsi la haine du marquis pour les femmes serait née de la trahison de la sienne, qu’une pantomime et des vidéos exposent au public avec des manchettes choc de magazines. (En fait on n&rsquo;en sait rien, et on pourrait aussi bien attribuer cette haine du beau sexe à une maladie vénérienne). D’ailleurs son obsession est si prégnante qu’il lui arrive de voir apparaître près de lui le couple odieux. Déjà lancé en politique au moment de la rupture, il a adopté des positions de plus en plus réactionnaires que le précepteur, ici un expert des communications de masse, est chargé de diffuser sur internet par l’intermédiaire de l’équipe qu’il dirige, en même temps que de formater l’esprit des enfants.</p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" alt="" class="image-large" height="239" src="/sites/default/files/styles/large/public/do2022_aio_nellimbarazzo_ph_gianfranco_rota_gfr_9425.jpg?itok=pv2PGq6x" title="en blanc Don Giulio Antiquati trône au milieu de son entreprise de propagande. En vert sonfils aîné Enrico. En jaune à gauche le cadet Pipetto. Debout au fond le précepteur Don Gregorio © gianfranco rota" width="468" /><br />
	En blanc Don Giulio Antiquati trône au milieu de son entreprise de propagande. En vert sonfils aîné Enrico. En jaune à gauche le cadet Pipetto. Debout au fond le précepteur Don Gregorio © g. rota</p>
<p>Cette modernisation permet à l’équipe de réalisation d’enchaîner sans répit sur des écrans qui dominent ou entourent la scène les icones symboliques visibles sur internet, y compris celles utilisées par le précepteur pour son media @facegram. Dans cette débauche d’invention graphique qui dure aussi longtemps que le premier acte – pas loin de quatre-vingts minutes – l’œil est sans cesse sollicité, jusqu’à satiété. Même l’espace scénique est compartimenté et les personnages, munis de lunettes spéciales, semblent se mouvoir dans des lieux virtuels, si bien que l’émotion qui devrait naître des confrontations n’est pas au rendez-vous, et le crescendo de la tension liée à la présence tenue secrète d&rsquo;abord de la jeune femme, ensuite à celle de l&rsquo;enfant, est par là même largement dilué.</p>
<p>On admire la maîtrise de la réalisation, mais on trouve le temps long : ces prouesses techniques sont au service de l’anticipation qui nous est proposée, mais sont-elles drôles ? Ce père qui exploite les ressources de la technologie est-il le passéiste forcené mis en musique par Donizetti ? Et le parallèle entre la réclusion des enfants du marquis et celle des jeunes confinés par la Covid est-il pertinent ? Autant les premiers n’ont qu’eux-mêmes pour communiquer – encore que l’aîné ait bien trouvé l’occasion de courtiser et de faire un enfant – autant en 2020 l’enseignement à distance par internet, pour ne rien dire des communications privées non seulement sonores mais visuelles, a déjà infirmé l’amalgame. D&rsquo;abord, ceux qui aujourd&rsquo;hui s&rsquo;enferment dans leurs vies virtuelles n&rsquo;y sont pas contraints par une autorité, légale ou morale. Ensuite, la vie dans vingt ans sera-t-elle fatalement l’amplification de ce que nous vivons ? La thèse est plausible, mais le nombre de réfractaires à l’influence intrusive des médias sociaux ne cesse-t-il pas d’augmenter ? Et ne serait-ce pas le rôle des artistes d’user de leur influence pour inviter la jeunesse à se libérer de ces addictions ?</p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" alt="" class="image-large" height="312" src="/sites/default/files/styles/large/public/do2022_aio_nellimbarazzo_ph_gianfranco_rota_bvl5797.jpg?itok=wAgz-3MJ" title="©" width="468" /><br />
	© Gianfranco Rota</p>
<p>Pour cette production, deux lions sont réunis. Dans le rôle du marquis Antiquati, une gloire du chant italien qui se lance un défi : <strong>Alessandro Corbelli</strong> chantait déjà le personnage en 1984. Le reprendre si longtemps après était une gageure dont on craint, durant quelques minutes, qu’elle ne soit pas tenue, d’autant que dans cette version reconstituée le rôle serait, selon le chef d’orchestre, plus tendu dans l’aigu et plus ardu. Et puis la tension perceptible s’atténue, le vibrato discret s’estompe et disparaît, et la fermeté s’installe, la vigueur de la projection est constante, l’art de ciseler intact et les moindres nuances distillées : on est une fois de plus confondu par la musicalité et cette maîtrise souveraine d’un instrument si bien conduit. L’autre bête de scène, <strong>Alex Esposito</strong>, fait mentir l’adage : ce Bergamasque est prophète en son pays. Il ne fait qu’une bouchée du personnage de manipulateur cynique qu’on lui fait jouer, au détriment peut-être de l’affection bourrue que Don Gregorio porte à ses élèves. Sa désinvolture scénique est connue, et sa santé vocale s’affirme éclatante. Le duo de ces deux tempéraments, où ils font assaut de théâtralité, l’un jouant les offensés, l’autre contraint de battre en retraite, est un duel à deux vainqueurs.</p>
<p>Il est bien difficile pour le reste de la distribution de se hisser à un tel niveau. Si les rôles secondaires du majordome – tenu par <strong>Lorenzo Liberali</strong> – et de la servante acariâtre sont par là même dispensés de s’y frotter, on peut regretter pour <strong>Caterina Dellaere</strong> une transposition du personnage de Leonarda qui affaiblit les effets comiques traditionnels sans lui en conférer de nouveaux. Le fils cadet, l’adolescent dont les hormones parlent si fort qu’elles lui montent à la tête et qu’elles l’ont entraîné dans les bras de Leonarda, est incarné très consciencieusement par <strong>Lorenzo Martelli. </strong>Si le bât blesse, c’est à propos du couple transgressif, le fils aîné et l’orpheline, qui ont osé s’aimer, s’unir et procréer en dépit de l’ukase paternel. A ces jeunes premiers Donizetti a octroyé des airs requérant la virtuosité vocale et donc la facilité apparente inhérente au bel canto. C’est cette fluidité superlative qui nous a manqué, alors que les tensions nées des limites de l’étendue étaient perceptibles çà et là, entraînant parfois des problèmes de justesse. Mais tant <strong>Francesco Lucii </strong>que <strong>Marilena Ruta </strong>ont fait de leur mieux pour incarner dramatiquement les jeunes gens dont l’engagement réciproque est entravé par l’obsession maladive du père réactionnaire. La conception scénique a du reste pu altérer le personnage de Gilda en affaiblissant sa proximité avec l’Isabella de <em>L’Italiana in Algeri </em>que son rondo final met en évidence, consacrant la déroute de la misogynie.</p>
<p>Les artistes masculins du Chœur Donizetti endossent non la livrée du marquis mais l’uniforme des employés du media social chargé de diffuser les convictions politiques de leur maître ; leurs deux interventions sont irréprochables. A la tête de l’orchestre Donizetti Opera manifestement très discipliné <strong>Vincenzo Milletari </strong>nuance autant qu’il le peut, dans le souci de se conformer à la pratique du compositeur en offrant aux chanteurs les conditions les meilleures. Il permet ainsi à l’entreprise d’atteindre sa conclusion sans préjudice. La réponse de la salle est chaleureuse, les plus réticents étant partis à l’entracte. La Fondation Donizetti continue de remplir sa mission !</p>
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<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/laio-nellimbarazzo-bergame-deux-lions-en-mission/">DONIZETTI, L&#039;aio nell&#039;imbarazzo — Bergame</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
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