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	<title>Christophe MIRAMBEAU - Artiste - Forum Opéra</title>
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	<description>Le magazine en ligne de l&#039;opéra</description>
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	<title>Christophe MIRAMBEAU - Artiste - Forum Opéra</title>
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		<title>YOUMANS, No, no, Nanette – Reims</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/youmans-no-no-nanette-reims/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Catherine Jordy]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 21 Mar 2026 05:00:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Il y a tout juste cent ans, No, no, Nanette était créée en version française au théâtre de Mogador. De la comédie musicale, on connaît évidemment l’inoxydable « Tea for two », immortalisé par Louis de Funès et Bourvil à la recherche de Big Moustache, mais l’œuvre rangée du côté de l’opérette d’après-guerre est devenue une rareté &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Il y a tout juste cent ans, <em>No, no, Nanette</em> était créée en version française au théâtre de Mogador. De la comédie musicale, on connaît évidemment l’inoxydable « Tea for two », immortalisé par Louis de Funès et Bourvil à la recherche de Big Moustache, mais l’œuvre rangée du côté de l’opérette d’après-guerre est devenue une rareté aujourd’hui remise au goût du jour, avec une nouvelle transcription française du formidable <strong>Christophe Mirambeau</strong>. La revisitation se veut plus fidèle à la drôlerie et au rythme de l’original de Broadway de 1924 lui-même revu et corrigé en 1971. On ne peut que se réjouir d’avoir pu assister à la Première de la production rémoise destinée à tourner et dont on espère qu’elle va être par la suite largement reprise, tant le spectacle est enlevé, tonique, plaisant et stimulant…</p>
<p>L’histoire est à la fois simple et alambiquée à souhait, entre farce et vaudeville, tout à fait dans le ton des Années folles tout en étant le fruit de la <em>screwball comedy</em> américaine, ce type de comédie loufoque entre burlesque et dialogues en ping pong. L’action se déroule à New York, dans une maison cossue, propriété de Jimmy Smith, un éditeur de bibles qui ne sait trop comment dépenser sa fortune ; son épouse est sobre et impose à Nanette, leur pupille, une conduite quasi monacale, avec pour principale réponse aux souhaits de liberté de la jeune fille un systématique « No, no, Nanette ! ». Des injonctions à faire preuve de patience qui ne sont pas du goût de l’amoureux de la charmante Nanette, Tom Trainor, qui rêve de « Tea for two ». Notre éditeur a cependant proposé des cadeaux très coûteux à trois jeunes femmes, parce qu’il veut que l’on soit heureux autour de lui (« I want to be happy » devenu « Pour être heureux »). Mais lorsque ces dames entretenues, à qui il a omis de préciser qu’il était marié menacent de révéler leur relation avec le bienfaiteur, l’aide de l’avocat de la famille ne sera pas de trop pour la paix du ménage, surtout que les quiproquos vont réunir tous les personnages sous un même toit, à Atlantic City, sous les yeux d’une bonne au bord de la crise de nerfs. Évidemment, tout va se terminer pour le mieux.</p>


<figure class="wp-block-image aligncenter size-large"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="1024" height="575" src="https://www.forumopera.com/wp-content/uploads/Capture-decran-2026-03-19-a-11.15.09-1024x575.png" alt="" class="wp-image-210301"/><figcaption class="wp-element-caption"><sup>© Antoine Billet</sup></figcaption></figure>


<p>La mise en scène d’<strong>Emily Wilson</strong> et <strong>Jos Houben </strong>met en valeur ce musical faussement frivole avec un sens du théâtre certain et un rythme entraînant et grisant. La chorégraphie y tient beaucoup de place, utilisant les sept danseurs comme liants (ils miment le ressac ou le train, servent d’éléments de décors, de grooms ou de compagnons de route avec costumes de bains à rayures, look à la garçonne et fine moustache en prime), en complément des chanteurs qui, eux-mêmes, se débrouillent pour leurs déhanchés comme d’authentiques comédiens de Broadway. Les décors, réalisés par les Ateliers de l’Opéra de Reims, sont d’apparence simple, stylistiquement entre Art déco et Bauhaus, fonctionnels et modulables. Plutôt que des portes qui claquent, ce sont des panneaux ou des cadres aux couleurs vives qui glissent, cachent ou révèlent, dans une cadence endiablée. On ne s’ennuie pas une seconde et il est bien difficile de rester de marbre devant tant de vivacité, d’enthousiasme et de gaieté. Le plateau vocal est très homogène, essentiellement issu de l’univers de la comédie musicale. Comme c’est devenu une habitude pour le musical, les artistes sont sonorisés, ce qui permet certes de passer au-dessus de l’orchestre, mais qu’on peut tout de même regretter dans un opéra. Cela dit, les voix sont agréables et correspondent aux rôles : <strong>Marion Préïté</strong> est une Nanette juvénile, charmante et délicieuse, <strong>Marie-Élisabeth Cornet </strong>est impayable dans le rôle de Pauline, la bonne, quand <strong>Loaï Rahman</strong> correspond parfaitement rôle du jeune premier. Davantage formé au chant lyrique, <strong>Arnaud Masclet</strong> apporte beaucoup de plénitude et de chaleur au personnage de Jimmy Smith ; il arriverait presque à nous faire croire qu’il arrose de ses bienfaits les trois jeunes femmes en tout bien tout honneur, comme il s’évertue à le démontrer. Son avocat, incarné avec conviction et vis comique éprouvée par l’excellent <strong>Ronan Debois</strong>, est très à son aise. Le reste de la distribution contribue à l’excellente qualité de l’ensemble et l’on saluera au passage le remarquable travail de <strong>Caroline Roëlands</strong>, impeccable dans le rôle de l’épouse, mais surtout merveilleuse chorégraphe dont on avait déjà apprécié le travail dans le <em><a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://www.forumopera.com/spectacle/cole-porter-in-paris-rennes/">Cole Porter in Paris</a></em> vu à Rennes en 2024. </p>
<p>Bien entendu, il ne faut pas oublier le rôle primordial des <strong>Frivolités parisiennes</strong>, dont on reconnaît sans peine les sonorités fantaisistes et ciselées, quelquefois impertinentes mais surtout merveilleusement adaptées au répertoire des Années folles. Sous la direction de <strong>Benjamin Pras</strong>, lui-même au piano, l’orchestre nous émoustille et nous titille l’oreille sans cesse. Un régal.</p>
<p>Après Reims, c’est à Compiègne le 19 mars, puis à Tourcoing le 22 mars avant l’Athénée Théâtre Louis-Jouvet à Paris du 27 mars au 5 avril qu’on pourra profiter de cette comédie musicale pétillante comme un bon champagne.</p>


<figure class="wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<div class="ast-oembed-container" style="height: 100%;"><iframe title="Création en cours #6 : No, No, Nanette ! en 2026" width="1200" height="675" src="https://www.youtube.com/embed/URryizbcXoM?list=PLJktUGyxT3qa5UHJJRLb99i89Ty3Ie9KJ" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe></div>
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<div class="ast-oembed-container" style="height: 100%;"><iframe title="Création en cours #5 : No, No, Nanette ! la scénographie, les costumes et perruques" width="1200" height="675" src="https://www.youtube.com/embed/ZBkbxLm3BR8?list=PLJktUGyxT3qa5UHJJRLb99i89Ty3Ie9KJ" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe></div>
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<div class="ast-oembed-container" style="height: 100%;"><iframe title="Création en cours #6 : No, No, Nanette ! le décor" width="1200" height="675" src="https://www.youtube.com/embed/bCE7S9APAhU?list=PLJktUGyxT3qa5UHJJRLb99i89Ty3Ie9KJ" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe></div>
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		<item>
		<title>Cole Porter in Paris – Rennes</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/cole-porter-in-paris-rennes/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Catherine Jordy]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 31 Dec 2024 09:04:27 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Initialement présentée au Châtelet en 2021 et à l’époque chroniquée par Tania Bracq, la réjouissante création de Christophe Mirambeau, Cole Porter in Paris, est ici reprise à Rennes, mais hors les murs. C’est à quelques pas de l’Opéra, dans le Couvent des Jacobins, ancien édifice religieux devenu caserne et maintenant centre de Congrès doté d’une &#8230;</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Initialement présentée au Châtelet en 2021 et à l’époque chroniquée par <a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://www.forumopera.com/spectacle/cole-porter-in-paris-paris-chatelet-roaring-20s/">Tania Bracq</a>, la réjouissante création de <strong>Christophe Mirambeau</strong>, <em>Cole Porter in Paris</em>, est ici reprise à Rennes, mais hors les murs. C’est à quelques pas de l’Opéra, dans le Couvent des Jacobins, ancien édifice religieux devenu caserne et maintenant centre de Congrès doté d’une salle d’un bon millier de places, que le spectacle est proposé pour une série de cinq représentations en quatre jours. Évidemment, cette salle dépourvue de cintres n’est pas le Châtelet et il a fallu ajuster la mise en scène et les décors en trouvant de nouvelles solutions. Qu’à cela ne tienne, l’équipe de création a su tirer le meilleur du défi que représentait la configuration <em>in situ</em>. Le jour de la Première, quelques projecteurs de poursuites étaient à la traîne et les jeux d’éclairage restaient à parfaire mais l’ensemble est de très belle qualité. Cependant, le spectacle n’a pu être ici surtitré en anglais et en français comme à la création, ce qui ne nuit heureusement en rien à la compréhension de l’œuvre, quoique les surtitres auraient été les bienvenus pour apprécier toutes les subtilités des compositions du génial et prolifique Américain.</p>


<figure class="wp-block-image aligncenter size-large is-resized"><img decoding="async" src="https://www.forumopera.com/wp-content/uploads/Cole-Porter-in-Paris-@gogojungle-©Frederic-Michot-10-1024x681.jpg" alt="" class="wp-image-180234" width="912" height="606"/><figcaption class="wp-element-caption"><sup>@gogojungle ©Frédéric Michot</sup></figcaption></figure>


<p>Fin connaisseur de Cole Porter, le plus francophile des Big Five de la Comédie musicale américaine, le metteur en scène Christophe Mirambeau lui a dédié cette comédie musicale à la française où il s’intéresse au séjour du musicien dans l’Hexagone, entre 1918 et 1929, en y intégrant des chansons écrites en France puis, dans la suite de sa carrière, inspirées par la France ou la décrivant. Trois artistes interprètent le rôle de Cole Porter, illustrant ces trois aspects mais également les différentes facettes de la personnalité du célèbre lyriciste. Il en résulte un spectacle qui ne se veut pas une biographie au sens strict du terme, mais une évocation de la richesse et du foisonnement de création d’un immense compositeur, tout en explorant ses liens et ses attaches avec la France et, de fait, la correspondance avec le style français. On oscille ainsi entre Broadway et les Folies-Bergère, le music-hall et le musical. Avec, on le sent, l’ambition de montrer qu’on sait, de ce côté de l’Atlantique, construire un spectacle à notre façon qui a de la tenue. Et il faut dire que cela s’avère crânement réussi. Les décors et la scénographie de <strong>Casilda Desazars</strong>, notamment, sont à la fois minimalistes et très évocateurs des fantastiques années vingt, éléments graphiques à la Fernand Léger croisés avec des couleurs chatoyantes que n’auraient pas reniées Vincente Minnelli. Les costumes imaginés par la complice de Christophe Mirambeau sont spectaculaires. D’ailleurs, il faut ici souligner les qualités d’adaptation des artistes : avec une équipe d’habilleuses réduite, ils doivent se vêtir pour l’essentiel eux-mêmes, sachant qu’on a droit à un changement de toilette à peu près toutes les trois à quatre minutes&#8230; L’œil est à la fête. Les danseurs mettent harmonieusement en valeur les délicieuses chorégraphies de <strong>Caroline Roëlands</strong>, où les chanteurs ne sont d’ailleurs pas en reste, en particulier <strong>Léovanie Raud</strong> tout en grâce et en élégance, rivalisant avec le travesti <strong>Charlène Duval</strong>, magnifique Marlène à perruque rousse aux jambes interminables et au métier qu’on sent très solide. Si les numéros évoquent une grande variété de références (la danse des petits pains de la <em>Ruée vers l’or</em> ou les peaux de bêtes à la Keaton dans les <em>Trois Âges</em> pour n’en citer que deux) issues du cinéma américain ou français, nombreux sont également les parallèles avec le cabaret allemand (et, en général, l’univers des Années folles, entre Gatsby et Cocteau). L’ambiance musicale, quant à elle, présente une sonorité bien affirmée, véritable hommage à l’art savant et populaire à la fois de Cole Porter, grâce aux orchestrations des musiciens des <strong>Frivolités Parisiennes</strong>, avec un pétillant orchestre formé pour l’occasion de quatorze instrumentistes, dont un accordéoniste, pour une French Touch qui fait pétiller l’ensemble comme du champagne. Cela swingue, il y a du tap dance et on y lève la jambe comme au Moulin rouge.</p>


<figure class="wp-block-image aligncenter size-large"><img decoding="async" width="1024" height="683" src="https://www.forumopera.com/wp-content/uploads/baptistejayat©0100-1024x683.jpg" alt="" class="wp-image-180235"/><figcaption class="wp-element-caption"><sup>© Baptiste Jayat</sup></figcaption></figure>


<p>Mais par-delà l’apparente légèreté, on ressent une grande sensibilité doublée d’une tendresse infinie, mâtinée d’une certaine nostalgie chez des personnages bien loin de la supposée frivolité ambiante et dont la profondeur de sentiments comme de vues se fait régulièrement jour, sans parler des fêlures des personnages principaux. C’est là qu’interviennent les qualités d’acteurs des solistes chanteurs dont les voix correspondent essentiellement aux normes de la comédie musicale, à commencer par le trio qui interprète Cole Porter. <strong>Yoni Amar</strong>, par exemple, habitué du rôle de la Bête dans la <em>Belle et la Bête</em>, offre une vision fort séduisante d’un Porter à qui tout semble sourire. Le vibrato est un peu large, mais la technique est sûre. Plus proche de l’univers de l’opéra, <strong>Richard Delestre</strong> permet de saisir une personnalité plus intellectualisée&nbsp;; mais c’est <strong>Matthieu Michard</strong>, par ailleurs pianiste, qui réussit à intérioriser avec une délicatesse qui soulève l’empathie la complexité de Porter, ouvertement bisexuel et puisant dans ses expériences personnelles son inspiration. Son épouse, Linda Lee, est incarnée avec finesse par la soprano <strong>Marion Tassou</strong>, dotée d’un timbre riche au nuancier ondoyant. Elle parvient à merveille à faire saisir les affres de la jalousie et le désespoir de son personnage. À ses côtés, <strong>Léovanie Raud</strong> affiche une belle santé vocale, n’hésitant pas à pousser la voix en bonne routinière du musical.</p>
<p>Le spectacle est ainsi plein d’allant, avec de brefs dialogues parlés évoquant la vie parisienne d’un Américain aux premières loges des caf’conc&rsquo; et autres lieux qui comptent aux côtés du tout Paris de l’époque. Les numéros s’enchaînent, alternant quelques « tubes », à commencer par « I love Paris », avec des chansons moins connues, ce qui donne une envie irrésistible de réviser son Cole Porter, qu’on ne connaît finalement pas forcément si bien que ça. C’est l’une des grandes qualités de cette œuvre dont l’<a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/cole-porter-in-paris-easy-listening/">enregistrement</a> est également disponible. En sortant, gageons que d’aucuns se précipiteront pour revoir les <em>Girls </em>ou <em>Silk Stockings</em>, à moins de rechercher les plus rares <em>Can-Can </em>ou <em>Fifty Million Frenchmen.</em></p>
<p>S’il restait, le jour de la Première, des places pour la Dernière du spectacle, gageons qu’avec le bouche-à-oreille, ce vivifiant et attrayant spectacle devrait faire salle comble d’ici là.</p><p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/cole-porter-in-paris-rennes/">Cole Porter in Paris – Rennes</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
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		<title>Les Frivolités parisiennes à la tête de l&#8217;Opéra de Reims</title>
		<link>https://www.forumopera.com/breve/les-frivolites-parisiennes-a-la-tete-de-lopera-de-reims/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Jean Michel Pennetier]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 05 Oct 2022 11:00:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Les Frivolités parisiennes succèderont à Serge Gaymard, directeur historique de l&#8217;Opéra de Reims depuis 2000, à compter du 1er juillet 2023 et pour une durée de 7 ans. Après une consultation pour laquelle cinq candidats s&#8217;étaient manifestés, la municipalité rémoise a choisi de retenir l&#8217;offre de la compagnie qui, dans le cadre d’une délégation de service public, &#8230;</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Les Frivolités parisiennes succèderont à Serge Gaymard, directeur historique de l&rsquo;Opéra de Reims depuis 2000, à compter du 1<sup>er </sup>juillet 2023 et pour une durée de 7 ans. Après une consultation pour laquelle cinq candidats s&rsquo;étaient manifestés, la municipalité rémoise a choisi de retenir l&rsquo;offre de la compagnie qui, dans le cadre d’une délégation de service public, aura la mission d’organiser les saisons musicales et chorégraphiques, mais aussi d’entretenir les bâtiments. Créée en 2012 par les musiciens Benjamin El Arbi et Mathieu Franot, l’association s’était donné pour objectif de faire connaître au public le répertoire lyrique léger français disparu des programmations modernes. Leur première production fut <a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="/spectacle/a-la-recherche-du-genre-perdu">la résurrection de <em>L’Ambassadrice</em></a> de Daniel-François-Esprit Auber (<a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="/actu/auber-le-grand-oublie">un grand oublié)</a>, donnée à l’Alhambra. La compagnie a depuis multiplié les découvertes, <a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="/cd/don-cesar-de-bazan-drame-frivole">parfois suivies d’enregistrements sous le label Naxos</a>. La proposition de la compagnie a séduit la municipalité par ses projets d’actions vers les publics de régions, une programmation équilibrée, et un coût inférieur au budget initial. Fait rarissime, la direction sera assurée par un quatuor puisque le duo initial est complété par Pascal Neyron (metteur en scène et responsable pédagogique) et Christophe Mirambeau (également metteur en scène et conseiller artistique depuis 6 ans). On ne sait pas encore si ces Frivolités seront désormais rémoises. </p>
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		<item>
		<title>Cole Porter in Paris &#8211; Paris (Châtelet)</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/cole-porter-in-paris-paris-chatelet-roaring-20s/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Tania Bracq]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 19 Dec 2021 05:46:47 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Avec ce Cole Porter in Paris, Christophe Mirambeau n&#8217;en n&#8217;est pas à son coup d&#8217;essai puisque nous avions déjà pu applaudir sa version de la Revue des Ambassadeurs à l&#8217;Opéra de Rennes en 2014. Dans le cadre fastueux du théâtre du Châtelet, il choisit cette fois, non de faire revivre un spectacle fameux en son &#8230;</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p align="JUSTIFY">Avec ce <em><a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://www.youtube.com/watch?v=CL9rwDR8wpA">Cole Porter in Paris</a>, </em><strong>Christophe Mirambeau</strong> n&rsquo;en n&rsquo;est pas à son coup d&rsquo;essai puisque nous avions déjà pu applaudir sa version de la <a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://www.forumopera.com/spectacle/swinging-rennes"><em>Revue des Ambassadeurs</em> à l&rsquo;Opéra de Rennes</a> en 2014. Dans le cadre fastueux du théâtre du Châtelet, il choisit cette fois, non de faire revivre un spectacle fameux en son temps, mais de rendre un hommage biographique à son compositeur de prédilection.</p>
<p align="JUSTIFY">Profondément francophile, Cole Porter s&rsquo;installe à Paris alors qu&rsquo;il n&rsquo;a pas trente ans à la fin de la première guerre mondiale. Il va y résider dix ans, y construisant son univers artistique avant de connaître un immense succès à Broadway au début des années 1930.</p>
<p align="JUSTIFY">Christophe Mirambeau voulait «  évoquer un Américain à Paris, dans le foisonnement culturel et musical de l’après Grande Guerre – les rencontres, les opportunités, les étourdissantes expérimentations artistiques du moment. » « D’une saveur toute fitzgeraldienne, émanation de ces <em>Roaring twenties </em>réelles et fantasmées, les humeurs musicales et les <em>lyrics </em>de Porter esquissent le portrait d’un esprit brillant à la nature exquise et sophistiquée » précise le concepteur du spectacle. « S’y dévoilent, pour peu qu’on y prête attention, les contours d’une âme secrète, tendre et tourmentée ; transparaît un personnage d’une grande liberté, qui assume ses désirs complexes malgré les contraintes morales de son temps. »</p>
<pre style="text-align: center;"><img loading="lazy" decoding="async" class="image-large aligncenter" title=" © Hélène  Pambrun" src="/sites/default/files/styles/large/public/11_-_cole_porter_in_paris_-_theatre_du_chatelet_c_helene_pambrun.jpg?itok=qNr0CRGS" alt="" width="468" height="312" />© Hélène  Pambrun</pre>
<p align="JUSTIFY">Le metteur en scène évite le travers du spectacle biographique trop scolaire tout en dessinant avec délicatesse le parcours du chansonnier. Le spectacle est fort bien construit, alternant ensembles brillants, joyeux et moments d&rsquo;intimité parfois très touchants. Parmi les solistes à l&rsquo;anglais impeccable, <strong>Marion Tassou</strong> offre notamment des bulles d&rsquo;émotion remarquables dans « Dream dancing » ou « I hate you darling ». Il faut dire que la chanteuse qui incarne l&rsquo;épouse de Cole Porter, forte de sa formation classique, bénéficie d&rsquo;un lyrique souple, fruité et bien projeté dont elle joue avec de suaves nuances.</p>
<p align="JUSTIFY">Face à elle, <span style="font-family: Arial, sans-serif;"><span style="font-size: small;"><span style="color: #201f1e;"><strong>Leovanie Raud</strong> </span></span></span>impose son mezzo au timbre d&rsquo;une torride sensualité doublé d&rsquo;un formidable abattage et d&rsquo;un talent de danseuse notable. Son « Let&rsquo;s misbehave » est autant un régal que « The man I love » est poignant.</p>
<p align="JUSTIFY">Cole Porter, le personnage principal de la soirée, n&rsquo;est pas incarné par un, mais par trois chanteurs, l&rsquo;occasion de trios à trois voix aux harmonies épatantes. <strong>Matthieu Michard</strong> est également pianiste et a sans doute une voix moins puissante et posée que ses comparses, mais ne démérite pas, loin de là.</p>
<p align="JUSTIFY"><strong>Yoni Amar</strong> lui donne la réplique en crooner souple et velouté, doté de beaux graves, tandis que <strong>Richard Delestre</strong> offre le moelleux et le charme de la présence en dépit d&rsquo;un soutien fragile sur les longues et de quelques aigus détimbrés.</p>
<p align="JUSTIFY">L&rsquo;orchestre est placé sur scène pour plus de proximité avec le public. <strong>Benjamin El Arbi </strong>et<strong> Mathieu Franot, </strong>fondateurs des Frivolités Parisiennes sont deux musiciens, ce qui est sensible dans l&rsquo;orchestration efficace et raffinée pour quatorze excellents interprètes qui rythment la soirée avec un entrain communicatif et ne rechignent pas à prendre la parole avant quelques soli exemplaires, à l&rsquo;exemple de l&rsquo;excellent Benjamin El Arbi au basson dans « Maureesh Garden » ou du saxophoniste <strong>Eddy Lopez</strong> à la jolie voix.</p>
<pre style="text-align: center;"><img loading="lazy" decoding="async" class="image-large aligncenter" title=" © Thomas Amouroux" src="/sites/default/files/styles/large/public/6_-_cole_porter_in_paris_-_theatre_du_chatelet_c_thomas_amouroux.jpg?itok=3nVIhZho" alt="" width="468" height="312" />© Thomas Amouroux</pre>
<p align="JUSTIFY">Tous s&rsquo;intègrent parfaitement à l&rsquo;écrin très réussi composé par la scénographe <strong>Casilda Desazars</strong>. Plutôt qu&rsquo;une Tour Eiffel en fond de scène, elle choisit de nous ancrer dans l&rsquo;univers artistique de l&rsquo;époque – également évoqué avec talent dans les chorégraphies clin d&rsquo;œil au Ballets Russes ou Suédois – avec des éléments abstraits qui descendent des cintres et animent l&rsquo;espace de manière très graphique. Des panneaux ne révèlent l&rsquo;espace scénique que peu à peu, créant là encore contraste et surprise. Alternant les tableaux pastels et color-block, tous contribuent à énergiser l&rsquo;espace comme les lumières joyeuses et évocatrices de <strong>Renaud Corler</strong>.</p>
<p align="JUSTIFY">Certes, on a vu plus époustouflant sur la scène du Chatelet – <a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://www.forumopera.com/sunday-in-the-park-with-george-paris-chatelet-pointillisme-en-pointille"><em>Sunday in Paris with Georges</em></a> reste un moment inoubliable pour l&rsquo;auteur de ces lignes – mais la mise en scène ne manque pas de charme avec les avions de « Pilot me » ou encore la superbe scène de « Love for sale ». Elle s&rsquo;égare parfois dans un kitsch assumé quoi que discutable dans l&rsquo;improbable danse des fourchettes.</p>
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<p align="JUSTIFY">Naturellement, le spectacle fait également la part belle à la danse et l&rsquo;ensemble réjouit l&rsquo;œil dans de très beaux tableaux de groupe orchestrés par <strong>Caroline Roëlands</strong>, à l&rsquo;exemple du bal en rouge et blanc où, comme toujours, chaque artiste est bien individualisé. De même que la chorégraphe nous régale de toutes les danses de l&rsquo;époque, Casilda Desazars, quant à elle, s&rsquo;est sans doute beaucoup amusée à décliner l&rsquo;évolution de la mode des années 1920 et 1930. Elle signe à la fois décors et costumes et y fait montre d&rsquo;un art remarquable de la couleur et du contraste plein de fantaisie et d&rsquo;élégance.</p>
<p align="JUSTIFY">A l&rsquo;issue de ces « Roaring 20’s » et après une trentaine de chansons, nous quittons Cole Porter avec « Take me back to New York ». A Broadway, c&rsquo;est en mettant scène un Paris fantasmé qu&rsquo;il connaîtra la gloire.</p>
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		<title>MISRAKI, Normandie — Paris</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/normandie-paris-ruban-bleu/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Jean-Marcel Humbert]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 12 Feb 2019 06:35:30 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Dans son compte rendu de l’enregistrement de 1956, Laurent Bury souligne « cette diction impeccable qui laisse rêveur de nos jours – comment faisaient donc ces artistes pour être à tout instant compréhensibles lorsqu’elles chantaient ? ». Eh bien ne rêvons plus, car les Frivolités parisiennes relèvent haut la main le défi de la diction, que &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Dans son <a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://www.forumopera.com/cd/normandie-elle-etait-swing">compte rendu de l’enregistrement de 1956</a>, Laurent Bury souligne « cette diction impeccable qui laisse rêveur de nos jours – comment faisaient donc ces artistes pour être à tout instant compréhensibles lorsqu’elles chantaient ? ». Eh bien ne rêvons plus, car les <strong>Frivolités parisiennes</strong> relèvent haut la main le défi de la diction, que l’on a le grand plaisir ce soir de qualifier d’impeccable. Mais ce n’est pas tout, et la troupe sait aussi s’identifier de manière confondante au style de l’époque, comme elle le fait à chaque nouvelle production. Ici, ça swingue, le rythme est effréné, jamais un temps mort, et alors que l’enregistrement ne nous offrait qu’une heure et demie, ce spectacle de deux heures et demie avec tous les couplets des airs, et des textes parlés parfaitement joués, passe comme un éclair, au milieu des rires (des spectateurs), des nombreux applaudissements, et de la bonne humeur générale.</p>
<p>Il faut dire que l’œuvre a été créée sous le Front populaire après d’importantes luttes sociales, période qui n’est pas sans rappeler les moments que nous vivons aujourd’hui (air « On n’est jamais content de ce qu’on a… »). Mais en même temps, elle surfe sur l’un des grands évènements de l’époque, le lancement et les premières traversées du Normandie, le plus grand paquebot du monde et parangon des Arts décoratifs. De son côté, la musique est bien dans l’air du temps, Frank Churchill n’est jamais loin, ni Oscar Straus et ses <em>Trois valses</em>, alors que <em>My Fair Lady </em>perce déjà…. Mais les chanteurs-comédiens-danseurs ne forcent pas sur la connivence et évitent  les effets appuyés, leur préférant une certaine distanciation qui replace au second degré beaucoup d’effets comiques, réjouissant d’autant plus l’assistance. Même si peu de jeunes dans la salle en possèdent toutes les clés, comme par exemple que le Sphinx dont on parle souvent dans le spectacle était la grande et luxueuse maison close de Montparnasse ouverte en 1931. La mise en scène de <strong>Christophe Mirambeau</strong>, d’une redoutable efficacité, s’appuie sur des éléments scéniques simples – de grandes lettres qui composent des mots pour désigner soit un lieu, soit le sens d’une scène – et des costumes féminins de <strong>Casilda Desazars </strong>d’une classe digne des passagères de première classe du Normandie.</p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" alt="" class="image-large" height="312" src="/sites/default/files/styles/large/public/normandie_-_photo_lauralie_blenet_11bd.jpg?itok=sIOiiaih" title="© Photo Lauralie Blenet" width="468" /><br />
	© Photo Casilda Desazars</p>
<p>Le trio féminin, héritier des trois cousines de La Périchole et des trois petites écolières du Mikado, campe trois personnages bien différenciés selon les règles du genre, qui coursent respectivement le télégraphiste, le professeur d’éducation physique du bord, et un garçon d’ascenseur passager clandestin. <strong>Mylène Bourbeau </strong>(Betty), <strong>Marion Tassou</strong> (Barbara) et <strong>Caroline Michel </strong>(Margaret) ont des voix lyriques délicieuses et une technique vocale bien assurée. Dans un genre tout différent, <strong>Sandrine Buendia</strong> (Catherine) est une éblouissante croqueuse de diamants dont les attitudes parodient Rita Hayworth (<em>Gilda</em>) tandis qu’elle tisse avec humour une solide toile d’araignée pour attraper les pigeons de passage. La voix est charnue et sensuelle, la comédienne irrésistible, un régal. Les autres personnages féminins sont tout aussi bien campés, que ce soit l’amusante et autoritaire mère du pasteur (<strong>Caroline Roëlands</strong>) ou le quatuor d’affriolantes jeunes filles.</p>
<p>Côté masculin, les jeunes prétendants Roland (<strong>Guillaume Paire</strong>), Georges (<strong>Pierre Babolat</strong>) et Petit Louis (<strong>Guillaume Beaujolais</strong>) maintiennent un excellent équilibre vocal avec leurs soupirantes, tout en apportant un contrepoint comique aux pères milliardaires de ces jeunes femmes, Jim (<strong>Jeff Broussoux</strong>), Ralph (<strong>Denis Mignien</strong>) et John (<strong>Richard Delestre</strong>), qui ont bien fait d’éviter l’accent américain. Tous savent parfaitement, tout comme leurs consœurs, chanter, danser et jouer la comédie, ce que font également très bien <strong>Halidou Nombre</strong>, très élégant barman, et <strong>Guillaume Durand</strong>, amusant et bondissant pasteur habitué à jouer des claquettes au Sphinx (un peu comme Sim dans une boîte de nuit avec sa <em>Jolie petite libellule</em> dans <em>Elle Boit pas…</em>!), sans oublier <strong>Patrick Laviosa</strong>, le chef-Commandant qui en plus du piano et de l&rsquo;accordéon, assure la bonne marche du navire transatlantique… et celle d’un orchestre sensationnel. Bref, un spectacle vraiment épatant, d’où l’on sort avec le sourire aux lèvres et des refrains entraînants plein les oreilles. Avec en prime une maxime philosophique : rien n’a trop d’importance, et au total, <em>Ça vaut mieux que d’attraper la scarlatine</em> !</p>
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		<title>Paris Chéri(es) — Paris</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/paris-cheries-paris-que-cest-bon-detre-frivole/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Laurent Bury]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 05 Jan 2017 06:53:32 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>La saison dernière, Les Frivolités Parisiennes avaient élu domicile dans l’extrême intimité du Théâtre Trévise pour y ressusciter Le Farfadet d’Adolphe Adam. Cette année, on leur rendra bientôt grâces de nous restituer Le Petit Duc de Lecocq, jadis un des titres les plus populaires du répertoire léger français. Non content d’œuvrer pour l’opérette ou l’opéra-comique &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>La saison dernière, <strong>Les Frivolités Parisiennes</strong> avaient élu domicile dans l’extrême intimité du Théâtre Trévise pour y ressusciter <a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="http://www.forumopera.com/breve/le-farfadet-par-lfp-a-ne-pas-manquer"><em>Le Farfadet</em> d’Adolphe Adam</a>. Cette année, on leur rendra bientôt grâces de nous restituer <em>Le Petit Duc</em> de Lecocq, jadis un des titres les plus populaires du répertoire léger français. Non content d’œuvrer pour l’opérette ou l’opéra-comique – quand, autrement, on aurait pu revoir <em>Don César de Bazan</em>, de Massenet ? –, Les Frivolités Parisiennes redorent aussi le blason de la comédie musicale à la française : l’an dernier, <a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="http://www.forumopera.com/breve/yes-indeed-yes-we-can-a-paris"><em>Yes !</em> de Maurice Yvain</a> revivait miraculeusement au Café de la Danse, porté notamment par la délicieuse Sandrine Buendia. En ce mois de janvier, en attendant <em>Gosse de riche</em> (1924), du même Maurice Yvain, la compagnie dirigée par Mathieur Franot et Benjamin El Arbi s’associe à nouveau à l’association AREPO – Les Grands Boulevards pour proposer un pot-pourri d’airs composés entre 1905 et 1955, sur un sujet que le titre du spectacle dissimule un peu. <em>Paris Chéri(es) !</em> ne le laisse pas forcément deviner, mais la plupart des airs interprétés dans cette « fantaisie-revue » tournent autour de l’amour. Ou même franchement du sexe, autant le dire. Evidemment, il y a de quoi faire, l’esprit gaulois s’étant toujours distingué en la matière.</p>
<p>Seulement deux titres antérieurs à la Première Guerre mondiale, mais inévitables : « La Raie », créée par Dranem, et la polka burleque « Ah les Cénobites », que le public est invité à reprendre en chœur. C’est de l’entre-deux-guerres que date la majorité des chansons réunies dans le spectacle. Quelques titres relèvent clairement de l’opérette : même si Yvonne Printemps ne l’a pas enregistré, « C’est un tout petit quelque chose » vient bien de <em>Trois Valses</em> d’Oscar Strauss. D’autres viennent de revues, comme on en donnait au Moulin-Rouge. Et la majeure partie sont extraits de comédies musicales comme en programmait désormais cet ex-temple de l’opérette, Les Bouffes Parisiens, avec Albert Willemetz pour les paroles, souvent, et des noms aussi familiers que Vincent Scotto ou Georges Van Parys pour la musique, et des interprètes comme Jean Gabin ou Berthe Sylva. L’après-guerre livre une poignée de chansons coquines, destinées à Suzy Delair ou Line Renaud, avec pas mal de rythmes sud-américains.</p>
<p>Toutes ces partitions ont été arrangées par goût et un véritable art du « à la manière de », notamment par <strong>Jean-Yves Aizic</strong>, qui assure également la direction musicale, et <strong>Christophe Mirambeau</strong>, concepteur et metteur en scène du spectacle. Devant un orchestre de seize musiciens, le Frivol’ Ensemble, cinq artistes (sonorisés) chantent et dansent tambour-battant ces quelque vingt-cinq chansons. Metteur en scène du <em>Farfadet </em>l’an dernier, <strong>Pascal Neyron</strong> assume avec brio le rôle de meneur de revue, chargé de présenter la plupart des numéros, non sans en chanter aussi quelques-uns. <strong>Alexis Meriaux</strong>, vu en Petermann dans un <em>Monsieur Choufleuri </em>qui continue à tourner un peu partout en France, et <strong>Guillaume Beaujolais </strong>interprètent en solo divers titres assez croquignolets (« A Bouffémont » ou « Ma p’tite canne à la main »…) puis unissent leurs voix pour un « Jésus la Caille » où Francis Carco inspire à Joseph Kosma une partition proche de Kurt Weill. Vue l’an dernier dans <em>Yes !</em>, <strong>Léovanie Raud</strong> distille, l’air de rien, les grivoiseries qu’on lui a réservées. Mais évidemment, et comme dans <em>Yes!</em>,<em> </em>l’incroyable et increvable <strong>Charlène Duval</strong> triomphe plus que jamais, dans « Si vous aimez les poitrines » de Cole Porter, « La plus jolie fille de Melbourne », « Je veux », « Les Ananas » et d’autres titres encore qui sont autant d’irrésistibles sommets. Surtout ne vous en privez pas, ce spectacle se donne encore jusqu’au 14 janvier.  </p>
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