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	<title>Celia ONETO-BENSAID - Artiste - Forum Opéra</title>
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	<description>Le magazine en ligne de l&#039;opéra</description>
	<lastBuildDate>Thu, 31 Oct 2024 15:59:12 +0000</lastBuildDate>
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	<title>Celia ONETO-BENSAID - Artiste - Forum Opéra</title>
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		<title>Récital Marie-Laure Garnier et Célia Oneto Bensaid &#8211; Dinard</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/recital-marie-laure-garnier-et-celia-oneto-bensaid-dinard/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Tania Bracq]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 01 Nov 2024 04:59:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Marie-Laure Garnier, Révélation lyrique des Victoires de la Musique 2021, travaille depuis plus de dix ans, avec la pianiste Célia Oneto Bensaid. Leur duo est à l&#8217;honneur pour la soirée d&#8217;ouverture de la 35e édition du Festival International de Musique de Dinard. C&#8217;est la première proposition du nouveau directeur artistique Yann Ollivier après le départ &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Marie-Laure Garnier</strong>, Révélation lyrique des Victoires de la Musique 2021, travaille depuis plus de dix ans, avec la pianiste <strong>Célia Oneto</strong> <strong>Bensaid</strong>. Leur duo est à l&rsquo;honneur pour la soirée d&rsquo;ouverture de la 35e édition du Festival International de Musique de Dinard. C&rsquo;est la première proposition du nouveau directeur artistique Yann Ollivier après le départ de la pianiste Claire-Marie le Guay.</p>
<p>Les deux artistes ont abordé les negro spirituals dès leurs études au CNSM sous l&rsquo;impulsion de Jeff Cohen. Ce répertoire a d&rsquo;ailleurs fait l&rsquo;objet de leur premier enregistrement : <a href="https://www.forumopera.com/entretien-avec-marie-laure-garnier-et-celia-oneto-bensaid-notre-duo-sapparente-a-un-travail-de/"><em>Songs of Hope</em></a>. Ce soir, il structure superbement le récital avec une chaleur et une limpidité réjouissantes&nbsp;:</p>
<p>Adrénaline de l&rsquo;entrée en scène, peut-être, « Walk together Children » ouvre la soirée avec un tempo précipité qui oblige à expédier les finales de manière un peu cavalière. « Ride on, King Jesus ! » à l&rsquo;ambitus plus haut révèle bien mieux le timbre ambré, magnifiquement brillant dans les aigus de la soprano tandis que « My Good Lord’s done been here » se colore de nuances mates et de riches harmoniques graves dans les passages poitrinés. En trois morceaux, le duo expose une complicité musicale sans faille.</p>
<p>Un bref pas de côté nous emmène chez Kurt Weil – dans sa période parisienne, avant son expatriation aux Etats-Unis – avec « Je ne t’aime pas » beau mais un peu extérieur, suivi d&rsquo;un somptueux « Youkali », intense aux médiums très naturels. On retrouvera plus tard ce même contraste avec les deux extraits de <em>Porgy and Bess</em> de George Gershwin où le célèbre « Summertime » alterne de manière assez brutale voix de tête et de poitrine, alors que l&rsquo;air de Serena, « My man’s gone now » s&rsquo;élève en un poignant cri de révolte.</p>
<p>Une nouvelle incursion en terre gospel permet de se régaler de «&nbsp;Nobody knows the trouble I’ve seen&nbsp;» et surtout «&nbsp;He’s got the whole World in His Hands&nbsp;» où la voix ample de la soprano se moire de nuances satinées et d&rsquo;aigus glorieux.<br>Recueilli, douloureux, pour évoquer la crucifixion, « He never said a mumbalin’ word » nous est offert avec un art consommé de la narration qui renonce à toute séduction facile et touche d&rsquo;autant plus juste.</p>
<p>La pianiste propose ensuite l&rsquo;axe autour duquel s&rsquo;articule le concert avec un remarquable moment musical dévolu aux <em>Danses</em> <em>Symphoniques</em> <em>de West Side Story</em> de Leonard Bernstein. Son jeu sensible, très rythmique, son phrasé nuancé, la netteté de son toucher, évidents ici, sont patents tout au long de la soirée, par exemple dans les deux airs de George Gershwin « The man I love » et « I got rythm » où éclate à nouveau la connivence artistique entre les deux musiciennes.</p>


<figure class="wp-block-image aligncenter size-large"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="1024" height="683" src="https://www.forumopera.com/wp-content/uploads/29_oct_20h30-La_Nuit_americaine-17©Jean_Enders-1024x683.jpg" alt="" class="wp-image-175700"/><figcaption class="wp-element-caption"><sup>© Jean Enders</sup></figcaption></figure>


<p>Les trois extraits de comédie musicale dues à William Bolcom confirme ce trait avec un épatant art du dire et des pianissimi prenants.</p>
<p>Le concert, doté d&rsquo;une structure en chiasme, s&rsquo;achève avec deux derniers negro spirituals, « De gospel train » et surtout « Wade in the water » avant une découverte en bis : celui de la « Toccata » extraite de <em>Cantata</em> de John Carter à partir d&rsquo;un gospel, superbement interprété par Célia Oneto Bensaid, qui confirme son talent le lendemain avec une formidable heure musicale en soliste.<br>L&rsquo;accordéoniste Théo Ould – en prémisse de son concert –&nbsp;rejoint le duo pour un vibrant <em>Hymne à l&rsquo;amour</em> de Piaf qui clôture cette soirée aussi brillante que généreuse.</p><p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/recital-marie-laure-garnier-et-celia-oneto-bensaid-dinard/">Récital Marie-Laure Garnier et Célia Oneto Bensaid &#8211; Dinard</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
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		<title>STROHL &#8211; Musique vocale</title>
		<link>https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/strohl-musique-vocale/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Jean Michel Pennetier]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 04 Jan 2024 05:00:00 +0000</pubDate>
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										<content:encoded><![CDATA[<div>
<p>L&rsquo;histoire de la musique n&rsquo;est heureusement pas avare de réhabilitation : Il n&rsquo;est pas rare de redécouvrir à l&rsquo;époque moderne un compositeur célébré en son temps et depuis tombé dans l&rsquo;oubli ou, pire encore, injustement dénigré. Plus récemment et grâce notamment au Palazzetto Bru Zane, nous avons pu apprécier nombre de <em>petits maîtres</em> dont les productions, sans être nécessairement les plus grands des chefs-d&rsquo;œuvre, valaient largement les œuvres mineures des compositeurs les plus célèbres (voire les dépassaient). Avec cet enregistrement des ouvrages vocaux de Rita Strohl, nous pouvons cette fois apprécier une compositrice non seulement largement inconnue (et qui ne fit rien pour ne pas l&rsquo;être) mais d&rsquo;un talent absolument remarquable.</p>
<p>Aimée Marie Marguerite Mercédès Larousse La Villette nait le 8 juillet 1865 à Lorient. La famille a le goût des arts. Son père, officier de marine, pratique le violoncelle en amateur. Sa mère est une artiste peintre, exposée au Salon de Paris et c&rsquo;est elle qui donne ses premières leçons de piano à sa fille. Celle-ci est admise au Conservatoire de Paris à l&rsquo;âge de 13 ans. Elle ne semble pas y prendre un plaisir particulier, mais elle compose déjà. Elle a 20 ans quand sa première symphonie est jouée mais elle jugera plus tard la partition indigne d&rsquo;elle et la brûlera : l&rsquo;ouvrage s&rsquo;intitulait fort opportunément <em>Jeanne d&rsquo;Arc</em> ! Ses maîtres voient en elle « Un tempérament d&rsquo;artiste. Admirablement douée ». Après sa sortie du Conservatoire, plusieurs de ses œuvres sont éditées et publiquement jouées avec un certain succès. En 1888, elle épouse un enseigne de vaisseau, Emile Strohl, militaire de sensibilité artistique comme son père. Elle signera alors Rita Strohl, ce qui est quand même plus court que le patronyme complet précité.</p>
<p>Au milieu d&rsquo;une importante production de musique de chambre ou symphonique, elle se consacre également à la mélodie, et ces œuvres font l&rsquo;objet de la présente compilation laquelle regroupe la quasi-intégralité de sa musique vocale. Ces mélodies sont par ailleurs composées sur un intervalle de temps relativement court. Les <em>Six poésies de Baudelaire</em> sont publiées en 1894, <em>Carmen</em> en 1899, <em>Bilitis</em> (composée sur une idée de son époux) en 1900 et le reste en 1901, les compositions s&rsquo;étalant sur plusieurs années. A cette époque, la musique est appréciée tant par le public que la critique, et jouée dans des récitals où elle côtoie celle de Fauré, Debussy ou encore Bruneau. Elle écrit et fait jouer des symphonies, « La Forêt », « La Mer » (pour deux orchestres !). Saint Saëns, Chausson, Duparc ou Vincent d’Indy l&rsquo;apprécient publiquement.</p>
<p>On cherchera un peu en vain à répondre à la question-piège : <em>à qui cela ressemble-t-il ?</em> La musique de Strohl est en effet la sienne propre : une musique de son temps, de style assurément français, mais dont on ne peut pas dire qu&rsquo;elle s&rsquo;inspire directement de contemporains célèbres, comparaison d&rsquo;autant plus tentante que certains textes ont été mis en musique par d&rsquo;autres compositeurs. La mélodie y est parfois proche de la déclamation (le coffret inclut même un mélodrame où un texte parlé alterne avec le piano). Musique et poème se mêlent d&rsquo;ailleurs intimement sans que l&rsquo;une ne cherche à l&#8217;emporter sur l&rsquo;autre. Suivant les pièces, on pourra ainsi trouver la partie piano ou la partie vocale plus prégnante (Strohl était en effet une excellente pianiste), sans doute de manière un peu subjective.</p>
<p>Toutefois, à la mort de son mari, en 1900, Rita Strohl se retire du monde et se tourne alors vers une sorte d&rsquo;ésotérisme. Elle se remarie néanmoins et entreprend, avec un nouvel époux aussi exalté qu&rsquo;elle-même, de construire un théâtre à Bièvres. Baptisé « La Grange », celui-ci se veut un mini-Bayreuth : elle a en effet décidé de ne se consacrer qu&rsquo;à l&rsquo;opéra. Dans une approche mystico-symbolique, elle compose un cycle chrétien (<em>Le Déclin de la Tour d’Ivoire</em>, dont le titre est une allusion à elle-même), un autre celtique (avec un opéra s&rsquo;étalant sur 5 jours à raison de 2 heures par jour), et un dernier, hindou, inachevé, initialement prévu sur 7 jours. Ses compositions sont extraordinairement ambitieuses, <em>injouables</em> au vu des moyens qu&rsquo;elles exigent. Après quelques années de projets pour la plupart inaboutis, elle divorce.</p>
<p>Si l&rsquo;on suit les connaisseurs de son œuvre, le style de Strohl style n&rsquo;aura cessé d&rsquo;évoluer, apprécié (certains critiques parlent de génie) ou décrié (d&rsquo;autres le qualifiant de <em>moderniste</em>, qualification habituellement réservée aux musiciens incompris). Au bout d&rsquo;un moment, Rita Strohl ne composera finalement plus que pour elle-même, retirée « dans sa tour d&rsquo;ivoire ». Par ailleurs, elle écrit plusieurs ouvrages sur la musique, qui éclairent son œuvre. Elle décède à La Gaude en 1941 et sombre rapidement dans l&rsquo;oubli.</p>
<p>Les mélodies du présent enregistrement sont défendues par divers artistes. <strong>Elsa Dreisig</strong> interprète le cycle <em>Bilitis</em> avec engagement mais les tensions du soprano dans l&rsquo;aigu nuisent à la poésie évanescente requise par la partition. Le piano de <strong>Romain Louveau</strong> ne souffre en revanche aucune réserve. <strong>Adèle Charvet</strong> se révèle plus à l&rsquo;aise en mezzo mais, comme à sa consœur, il lui manque une articulation claire du texte, qualité indispensable dans la mélodie. Les <em>Dix poésies</em> et la <em>Carmen</em> sont également un brin uniforme interprétativement, malgré l&rsquo;attention délicate de <strong>Florian Caroubi.</strong> Le mélodrame <em>Quand la flûte de Pan</em> nous laisse un peu sur notre faim, du fait de sa forme même (les parties parlées et le piano alternent sans se mêler), malgré les talents de la comédienne <strong>Olivia Dalric</strong> <a href="https://www.youtube.com/watch?v=e1qdVNTSgUY">et de sa complice habituelle</a>, la pianiste <strong>Célia Oneto Bensaid</strong>. C&rsquo;est finalement <strong>Stéphane Degout</strong>, à nouveau idéalement accompagné par<strong> Romain Louveau</strong>, qui se taille la part du lion : la voix est magnifiquement conduite, homogène, le timbre chaud, la prononciation parfaite, de sorte qu&rsquo;il n&rsquo;est plus nécessaire de suivre le livret pour apprécier une exceptionnelle osmose de la poésie de Baudelaire et de la musique de Strohl. On partage alors l&rsquo;enthousiasme que Rita Strohl a pu déclencher durant cette époque (relativement courte) de sa carrière de compositrice. Au global, un album passionnant et étonnant, résurrection d&rsquo;une artiste majeure, et l&rsquo;on se prend à espérer la redécouverte de ses œuvres lyriques, forcément très différentes, travail malheureusement titanesque.</p>
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		<title>Marie-Laure Garnier, Chants nostalgiques</title>
		<link>https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/marie-laure-garnier-chants-nostalgiques-un-vrai-moment-de-grace-et-demotion/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Christophe Rizoud]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 22 Jan 2023 05:00:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Du goût de Marie-Laure Garnier pour le répertoire mélodique, nul ne saurait douter. La soprano française, révélation 2021 des Victoires de la musique classique, a intégré l&#8217;Académie Orsay-Royaumont en 2019. Là comme ailleurs, elle forme avec la pianiste Célia Oneto Bensaid sous le nom de Nitescence un duo de musique de chambre, auquel s’est adjoint &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Du goût de <strong>Marie-Laure Garnier</strong> pour le répertoire mélodique, nul ne saurait douter. La soprano française, révélation 2021 des Victoires de la musique classique, a intégré l&rsquo;Académie Orsay-Royaumont en 2019. Là comme ailleurs, elle forme avec la pianiste <strong>Célia Oneto Bensaid</strong> sous le nom de Nitescence un duo de musique de chambre, auquel s’est adjoint en mars 2022 le quatuor Hanson à l’occasion d’une résidence artistique au château de Kerbastic, siège de la Fondation Polignac-Kerjean.</p>
<p>« Célia est une chambriste de haut vol qui a le verbe au bout des doigts autant qu’au bout des lèvres. Le quatuor Hanson a l’expérience de l’accompagnement des voix.  C’est un bonheur pour une chanteuse de jouer avec des partenaires si sensibles, à l’écoute du texte et attentifs au fait de lui laisser l’espace nécessaire pour une réception optimale. », raconte Marie-Laure Garnier, « Le temps de résidence nous a permis d’aller encore plus loin dans notre travail, jusqu’à l’instant <em>live </em>où l’on joue avec un nouveau paramètre qu’est le public ».</p>
<p>Cet « instant <em>live</em> », capté par les micros de B Records, est à présent disponible en CD sous le titre de « Chants nostalgiques » – que Marie-Laure Garnier justifie par l’étymologie du mot « nostalgie », du grec <em>nostos</em> (le retour) et <em>algos</em> (la douleur), preuve selon elle d’une « complexité psychologique » que l’on retrouve dans les quatre pièces du programme.</p>
<p>A commencer par <em>La Bonne Chanson</em>, cycle de neuf mélodies d’après Verlaine, que Fauré instrumenta plus tard pour quintette à cordes et piano avant de juger cet arrangement « détestable et inutile ». Sans s’autoriser de tels adjectifs, il faut admettre que l’adjonction d’instruments accentue la complexité harmonique de pages si audacieuses que Saint-Saëns à leur écoute se serait écrié « Fauré est complètement fou ! ». Marie-Laure Garnier entre à tâtons dans l’œuvre. Si les duretés semblent imputables à la captation et au nécessaire échauffement de la voix, l’imprécision de la diction surprend s’agissant d’une chanteuse qui affirme avoir pour priorité absolue l’intelligibilité du texte.</p>
<p>Plus que Charlotte Sohy (1887-1955), compositrice redécouverte récemment, Ernest Chausson agit comme un révélateur. <em>Chanson perpétuelle</em> dans un premier temps, avantagée au contraire de précédemment par l’acuité douloureuse de la version pour piano et quatuor à cordes, où le mot devenu intelligible se charge de sens, où l’âcreté du timbre sert l’amertume du propos, où la ligne s’étire comme une cicatrice, où le récit suit son cours tortueux, blessé, bilieux, jusqu’au cri final, déchirant. Un même frisson anime <em>Le Poème de l’Amour et de la mer</em>. Le piano de Célia Oneto Bensaid dessine des vagues. Le lyrisme auquel parvient le quatuor Hanson pallie l’absence d’orchestre. De nouveau, la voix s’arrime aux vers, s’immerge – s’enchâsse – dans la musique, s’identifie au propos dont elle accuse chaque intention avec une sincérité et une pudeur qui touchent à l’envoutement, rendant tangible le témoignage de Marie-Laure Garnier : « nous avons vécu un vrai moment de grâce et d’émotion, avec ces quelques secondes suspendues, une qualité de silence avant les applaudissements, preuve que le public ne fut pas indifférent ». Tout comme nul ne restera insensible à cette enregistrement du chef d’œuvre de Chausson.</p>
<p><iframe allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" allowfullscreen="" frameborder="0" height="315" src="https://www.youtube.com/embed/0RB1JqpCAQc" title="YouTube video player" width="560"></iframe></p>
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		<title>Entretien avec Marie-Laure Garnier et Célia Oneto Bensaid : « Notre duo s’apparente à un travail de musique de chambre »</title>
		<link>https://www.forumopera.com/entretien-avec-marie-laure-garnier-et-celia-oneto-bensaid-notre-duo-sapparente-a-un-travail-de/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Brigitte Maroillat]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 17 Mar 2022 08:40:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Non classé]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Quand une chanteuse au talent transversal, ayant grandi entre deux cultures, rencontre une pianiste classique nourrie à la comédie musicale, il nait un album en message d’espoir, mettant en résonance la sombre douleur des spirituals d’Amérique et la lumière des mélodies de France. Marie-Laure Garnier et Célia Oneto Bensaid portent un duo qui se veut &#8230;</p>
<p class="read-more"> <a class="" href="https://www.forumopera.com/entretien-avec-marie-laure-garnier-et-celia-oneto-bensaid-notre-duo-sapparente-a-un-travail-de/"> <span class="screen-reader-text">Entretien avec Marie-Laure Garnier et Célia Oneto Bensaid : « Notre duo s’apparente à un travail de musique de chambre »</span> Lire la suite »</a></p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Quand une chanteuse au talent transversal, ayant grandi entre deux cultures, rencontre une pianiste classique nourrie à la comédie musicale, il nait un album en message d’espoir, mettant en résonance la sombre douleur des spirituals d’Amérique et la lumière des mélodies de France. Marie-Laure Garnier et Célia Oneto Bensaid portent un duo qui se veut avant tout celui de deux instrumentistes à part entière. Les artistes dialoguent d’une même voix mais apportent à leur collaboration deux regards différents. Chacune tient à ce tandem singulier qui n’est pas celui d’artistes en osmose, dans une relation fusionnelle ou hiérarchisée, mais celle d’âmes en synergie réunies dans une même inspiration chambriste.</strong></p>
<hr />
<p><strong>Comment votre rencontre artistique s’est-elle faite  ?</strong></p>
<p><strong>Marie-Laure Garnier : </strong> Lors de notre toute première rencontre, nous étions encore adolescentes au CRR de Paris. Nous faisions nos classes musicales ensemble, mais à ce moment-là, j’étais flûtiste, et nous n’avons pas eu d’occasions de travailler ensemble. Quelques années plus tard, en 2010,  nous nous sommes retrouvées au CNSM, et Célia m’a alors proposé de suivre la classe de Lied et de mélodies de Jeff Cohen. C’est à ce moment que notre collaboration a véritablement débuté. À l’issue de cette première année de travail nous avons tenté un concours ensemble, le concours de Lied et mélodie de Lyon, non couronné de succès, mais qui nous a donné l’envie de progresser à deux. Pour ce faire, nous avons poursuivi notre travail dans la classe d’Anne Le Bozec, puis auprès de Claire Désert et Amy Flammer. Jusque-là, le département de Musique de Chambre n’avait jamais vraiment été fréquenté par des chanteurs. Nous avons été le premier duo diplômé de ce département. Cela a marqué quelque chose de fort, car d’autres duos ont suivi la voie que nous avions ouverte.</p>
<p><strong>Comment envisagez-vous toutes les deux votre duo ?</strong></p>
<p><strong>Marie-Laure Garnier : </strong>Notre volonté est d’inscrire le duo piano-voix dans une expression de la musique de chambre à part entière. Souvent la chanteuse est mise en avant et la pianiste est considérée comme accompagnatrice. Dans le Lied et la mélodie, les deux instruments sont à part égale. Nous avons donc cherché à donner à notre duo une vraie identité, comme la réunion de deux entités indispensables, deux musiciennes qui dialoguent, qui apportent chacune sa vision des œuvres. En somme, nous nous complétons. Nous apparaissons dans notre communication avec nos deux noms. Nous souhaitons ainsi, que les professionnels, mais aussi le public, aient conscience que lorsque l’on fait appel à notre duo, ce sont deux individualités, deux expériences en solo qui viennent nourrir et présenter un travail collaboratif. C’est d’ailleurs pourquoi nous n’utilisons plus le nom initial de notre duo « Nitescence ».</p>
<p><strong>Célia Oneto Bensaid : </strong>Nous travaillons ensemble depuis plus d’une décennie désormais avec cette envie commune de deux protagonistes sur scène qui confrontent des idées parfois différentes mais sur un pied d’égalité. Il ne s’agit pas d’une soliste qui arrive avec ses tempi, avec ses idées et d’une autre soliste qui doit s’adapter. Notre travail s’apparente à un travail de musique de chambre comme un  trio constitué ou un quatuor à cordes peut le faire. Toute notre collaboration consiste à mélanger nos sensibilités, nos idées, nos univers. A l’origine, nous sommes des caractères  très différents et cela a été un vrai travail pour réussir à nous mêler dans une même respiration, une même intention, une même énergie. Moi je suis une énergie très haute, toujours un petit peu surexcitée, si je caricature (rire), tandis que Marie-Laure est quelqu’un de très calme. Notre travail consiste à trouver un entre-deux à nos deux fréquences et cela continue à être le fruit de notre collaboration : trouver un souffle, un battement de cœur communs dans chacune de nos interprétations. La voix porte les mots, mais le piano aussi. Nous travaillons donc ensemble l’atmosphère du texte mais aussi l’interprétation de la musique. La partie texte n’est pas le domaine réservé du chanteur, et la musique celui du pianiste. Dans les transitions musicales purement pianistiques je travaille avec le regard de Marie-Laure tout comme elle dans son chant. Ce qu’elle propose, c’est elle qui le porte mais on l’a construit ensemble. Avoir ce duo de si longue date dans ma vie musicale me nourrit et Marie-Laure est une remarquable chambriste qui au-delà de savoir écouter dans le travail fait partie des rares chanteuses qui ont envie de porter leur pianiste aussi haut qu’elles. A cet égard, elle est visionnaire et aussi singulière par rapport à ce qu’est la tradition des chanteurs dans l’exercice du récital. Cela vient sans nul doute du fait qu’elle était instrumentiste avant d’être chanteuse. Elle a donc une envie viscérale de se mêler à la musique. Dans cet exercice de musique de chambre, nous voulons faire porter la musique par le groupe et même si celui-ci n’est composé que de deux personnes. Nous travaillons à mélanger nos sons,  ce qui a une vraie influence sur la texture de notre musique. Cela nourrit nos envies d’idéal sonore.</p>
<p><strong>Comment est né le concept du disque « Songs of Hope » ?</strong></p>
<p><strong>Marie-Laure Garnier: </strong>Nous avons « beaucoup » attendu avant de faire ce premier disque. Nous voulions en réalité trouver le bon répertoire, celui qui conviendrait à chacune de nous deux. Nous avions à cœur de mettre dans ce premier disque un programme qui dit qui nous sommes viscéralement. C’est la rencontre de deux femmes qui sont de deux continents différents, moi, ayant grandi en Guyane et Célia à Paris. Il y a eu un premier déclic quand nous avons fait la classe de Jeff Cohen au CNSM. Il nous avait suggéré, si nous en ressentions l’envie, d’intégrer des Spirituals lors de notre premier récital, ce nous que nous avions fait. Et nous avons tant aimé cette expérience que nous avons décidé de développer ce répertoire ensemble. Pour la petite histoire, j’ai développé mon univers musical avec la musique classique mais aussi avec le Gospel et les spirituals pendant mon enfance en Guyane. L’influence américaine y est importante. Célia, quant à elle, s’est construite avec toutes les comédies musicales. Ayant toutes deux une affinité tant avec les Spirituals qu’avec la mélodie française que nous chérissons, nous avons souhaité pousser l’expérience jusqu’à enregistrer un disque où nous mettrions en regard ces deux univers. Au moment où nous avons acté ce projet, il existait un climat de tensions aux Etats-Unis comme en France en raison des discriminations raciales et des violences policières. Et sans pour autant faire de cette actualité le thème de notre disque, nous avons toutefois voulu montrer que l’alliance au service de la beauté de deux personnes de couleur différente, de culture différente est possible. Certes, l’Histoire est douloureuse, mais l’on peut choisir de faire vœu de résilience, d’avancer ensemble, main dans la main. Nous aimerions, humblement, que ce disque, soit comme un pont dans l’Histoire de la musique, entre deux continents et que les auditeurs puissent y trouver du réconfort. Les Negro Spirituals sont tantôt enjoués et lumineux, tantôt lents et sombres. Bien que l’on puisse y ressentir une certaine détresse, ils sont vecteurs de fraternité, de bienveillance, d’amour et de paix. De même, les mélodies françaises, et particulièrement <em>Les poèmes pour Mi</em>, cycle de Messiaen, ont une réelle dimension spirituelle. La première mélodie <em>Action de grâce </em>déploie un récit qui s’apparenterait presqu’à un serment résumant la Genèse. Tandis que <em>Prière exaucée</em> exprime une demande humaine telle une incantation, suivie d’une puissante exultation. Quant aux mélodies de Poulenc, outre la beauté de la musique, ce sont beaucoup les textes de Paul Eluard, Charles d’Orléans et Maurice Carême qui ont guidé nos choix. Je trouve que ces textes rejoignent parfaitement l’esprit des negro spirituals dans l’expression même des sentiments humains. Maintenant, en tant que chanteuse, je suis tout à fait lucide sur le fait que croiser ces deux univers, rend ce programme très exigeant. Mais c’est une démarche artistique plus qu’une volonté d’offrir une performance purement technique. Je crois qu’il faut parfois oser dépasser des difficultés pour servir son propos artistique. Certes, il n’est pas chose aisée de passer des spirituals aux mélodies françaises, mais c’est un risque conscient et assumé. En effet, c’est le fruit de nos réflexions croisées, de notre cheminement et de notre maturation artistique que nous souhaitons offrir à travers ce disque. Qui plus est, nous souhaitons ardemment partager avec le public et tous ceux qui écouteront ce disque, des valeurs universelles, dans un monde déboussolé où il est important de porter l’espoir par l’Art.</p>
<p><strong>Célia Oneto Bensaid: </strong>Nous avons commencé à travailler les Negro Spirituals dès notre première année de duo au CNSM sous l’impulsion de Jeff Cohen. Ce dernier a effectivement bien senti que ce répertoire nous plaisait mais que nous n’aurions jamais osé associer ces spirituals à des répertoires étudiés et transmis dans une structure tel que le CNSM de Paris. Finalement, Jeff nous y a encouragées car les arrangements de ces œuvres faits par des compositeurs classiques se prêtaient à l’exercice du récital. Nous avons commencé à travailler de cette façon un répertoire qui allait beaucoup compter pour nous. Marie-Laure qui est très réfléchie ne voulait pas se précipiter pour faire un premier disque trop tôt. Nous avons donc attendu un long moment, ce qui a été pour nous un temps de maturation artistique. Nous cherchions comment trouver un pont entre ces répertoires. Et puis il y a eu le confinement qui a été une période propice à la réflexion. Comme la vie musicale s’arrêtait, chacun était dans une introspection sur ce qu’il avait envie de porter dans son art. A la sortie du confinement, les évènements de l’actualité sur les violences et les discriminations raciales avec le mouvement « Black Lives Matter» nous ont donné un point d’éclairage sur le message commun entre les spirituals et certaines mélodies. Nous avons travaillé sur le message d’espoir porté par des répertoires de deux continents différents. Au lieu de séparer les différences, pourquoi nous ne les ferions pas se répondre au cœur d’un même programme…Le concept du disque était né. C’est une proposition que l’on assume, même si nous sentons qu’elle ne mettra pas tout le monde d’accord. En fait en tant qu’artiste, nous ne cherchons pas le consensus, nous ne sommes pas dans la séduction. On cherche à proposer quelque chose qui nous ressemble même si cela peut parfois déranger. Mais c’est pour moi le propre des artistes que de proposer des choses singulières. Et si celles-ci interrogent, bousculent, c’est qu’elles suscitent une certaine réflexion, ce qui est positif.</p>
<p><strong>Pourquoi avoir spécifiquement choisi Messiaen et Poulenc dans cette mise en regard avec les spirituals ?</strong></p>
<p><strong>Marie-Laure Garnier: </strong>Personnellement, Messiaen est un compositeur qui m’a complètement transcendée alors que je n’étais qu’une adolescente. Une véritable claque la première fois que j’ai chanté les <em>Trois Petites Liturgies</em> dans l’église de Saint-Jean-de-Luz. Depuis, j’aime découvrir et interpréter les différents cycles requérant une voix comme la mienne. C’est vraiment une musique avec laquelle je me sens en harmonie. Très naturellement, j’ai proposé à Célia <em>Les Poèmes pour Mi</em>. Par ailleurs, Poulenc est un compositeur qui nous est cher, dont nous avons beaucoup travaillé les mélodies pendant plusieurs années. Comme je le disais, les <em>Poèmes pour Mi</em> de Messiaen ont un caractère spirituel, christique même, doublé d’une dimension charnelle. L’œuvre a été composée pour son épouse, et parfois, la figure de l’épouse se confond avec celle de l’église au sens de « communauté ». C’est une dualité quelque peu surprenante mais très intéressante. Quand on pense « spirituel », on pense immédiatement divin, et Messiaen nous propose ici un divin qui se fait corps. Pour moi, l’œuvre entre complètement en résonance avec les Spirituals qui mettent en lumière autant l’homme que Dieu. Nous avons essayé de créer un programme dans lequel les pièces se répondent, se complètent au mieux. Ainsi, nous avons fait s’enchaîner <em>He never said a Mumbalin’World</em> et <em>Nous</em>  <em>avons fait la nuit. </em>L’effet de miroir entre les deux textes est saisissant. C’est comme si les deux pièces musicales  se donnaient la main et que nous passions des ténèbres à la lumière.</p>
<p><strong>Célia Oneto Bensaid: </strong>D’instinct, nous avons pensé à deux compositeurs du 20e siècle car il fallait qu’esthétiquement nous restions dans des œuvres cousines aux negro spirituals. Nous avons travaillé à haute dose les œuvres de Poulenc depuis nos débuts. C’est un compositeur qui nous appelle. Messiaen est un choix en adéquation avec la dimension de l’instrument de Marie-Laure. Le cycle des <em>poèmes pour Mi</em> est une envie de longue date, et en plus ce sont des mélodies qui sont écrites sur des textes du compositeur lui-même. Son esthétique nous amène loin dans la recherche d’harmonies, dans la polytonalité et les couleurs qu’il associait aux notes. Il prolonge ainsi le message musical et spirituel des Negro spirituals, c’est une extension. Avec un tel programme nous pouvons toucher un public plus large que celui de la musique classique et pour autant nous avons envie aussi de surprendre le public amateur de musique qui aura ainsi envie de découvrir, comprendre, s’ouvrir à ces chemins transversaux.</p>
<p><strong>Marie-Laure, cette transversalité que vous portez d’où vient-elle ?</strong></p>
<p>De ma culture créole, caribéenne, de mes influences américaine et européenne. On ne pourra jamais m’enlever cet héritage que j’ai reçu de toutes parts, depuis l’enfance. Et c’est cela qui fait l’artiste que je suis aujourd’hui. J’ai toujours été une personne curieuse, désireuse d’avoir une activité artistique diversifiée. J’ai d’ailleurs pratiqué trois instruments: la flûte traversière, le piano et l’orgue. Je ne suis pas de ceux qui pensent qu’il ne faut faire qu’une seule chose pour la faire bien. L’expérience montre qu’avec passion, travail, exigence et rigueur, on arrive à atteindre nos objectifs.  Pour chaque répertoire abordé, je mets un point d’honneur à travailler avec des spécialistes. Dans mes jeunes années, j’ai chanté dans différents ensembles vocaux de Gospel et notamment Gospel pour 100 voix. J’ai moi-même dirigé des chœurs amateurs de Gospel pendant 12 ans. Ces dernières années, c’est auprès d’artistes tels que Véronique Gens, Susan Manoff, Stéphane Degout, Simon Lepper, Karine Deshayes, pour qui j’ai beaucoup d’estime, que j’ai parfait mon chant au travers du répertoire de la mélodie. Nous avons en commun, selon moi, cet amour du Lied, du récital et une conscience du duo. Pour moi, être une artiste libre et plurielle, c’est dire qui on est, d’où l’on vient au travers de tous les répertoires que l’on a envie de visiter. Pour autant, je ne m’autorise pas tout et n’importe quoi. Par exemple, j’adore le jazz mais je ne m’y aventurerai pas car je n’en maîtrise pas tous les codes et ne saurai pas le servir au mieux. Je mets un point d’honneur à déployer tous les moyens nécessaires afin d’honorer mon art, et tous ceux qui viendront nous écouter. Telle est l’exigence avec laquelle je mène ma vie de chanteuse. De plus, je nourris le rêve, de mener des projets que j’ai, pour l’instant, dans un coin de ma tête, et qui me permettront de m’exprimer avec toute l’audace et la fantaisie qui me caractérise.</p>
<p><strong>Marie-Laure, parlez-nous de <em>Platée</em> très attendu à Toulouse ?</strong></p>
<p>Cette magnifique aventure s’inscrit elle aussi dans ce renouvellement de l’opéra apporté avec talent par d’autres regards au cheminement artistique différent et qui donne une fraicheur évidente. La collaboration entre Corinne et Gilles Benizio, et Hervé Niquet est nourrie par l’entente parfaite d’artistes qui ont l’habitude de créer ensemble, ce qui confère un cadre idéal et des conditions optimales pour les chanteurs, les choristes, et le ballet. Il y a beaucoup d’artistes en scène et les décors d’Hernán Peñuela sont absolument somptueux. La mise en scène est quant à elle d’une grande richesse et pétrie de surprises. Quelle belle façon de revisiter cet opéra de Rameau que de traiter un objet sérieux sans trop se prendre au sérieux ! Je suis très heureuse de faire partie de cette production. J’ai surtout hâte que nous puissions enfin jouer après deux ans d’attente. Je me réjouis par avance d’observer comment le public recevra la mise en scène. Personnellement, je suis complètement émerveillée à chaque fois que j’entre sur le plateau, tant les propositions artistiques sont éblouissantes. Il y a aussi un très beau casting avec entre autres Mathias Vidal en Platée, Marie Perbost dans le rôle de la Folie. Enfin, je suis pleine de reconnaissance pour la confiance que le directeur du Capitole de Toulouse, Christophe Ghristi, accorde à notre génération de jeunes chanteurs. En ce qui me concerne, c’est une confiance renouvelée puisque c’est la quatrième production à laquelle je prends part. Je ne veux pas vous en dire plus car je suis tellement enthousiaste que je crains de tout dévoiler si je continue de vous parler de la production !!</p>
<p><strong>Quels sont les projets à venir qui vous tiennent le plus à cœur à toutes deux?</strong></p>
<p><strong>Marie-Laure Garnier: </strong>Platée sera reprise à Versailles du 14 au 28 mai 2022. Et parmi les projets importants, nous préparons avec Célia ainsi qu’avec le quatuor Hanson un programme de musique française : Fauré, Chausson et une pièce inédite de Charlotte Sohy. Je ne vous en dis pas plus, nous en reparlerons le moment venu. Ce sera un concert programmé à Guidel en Bretagne le 31 mars prochain et qui donnera lieu à un enregistrement en live. Plus tard, aux côtés d’Anne Le Bozec, je serai en récital le 28 mai au festival Tempo au Croisic. Je retrouve également Célia pour plusieurs récitals, le 29 mai au Musée des impressionnistes de Giverny, puis les 4, 8, 12 juin, et le 24 septembre respectivement au Festival Sully-en-Loiret, à l’Opéra de Lille, au Festival d’Auvers-Sur-Oise et au Festival Plein Jeux Ferrières-en-Gatinais. Je serai également le 1er juin à la Biennale Là-Haut (St Omer) avec l&rsquo;Ensemble à cordes des Miroirs Etendus sous la direction de Fiona Monbet. Le 24 juillet, est programmé un récital  « Chants de l&rsquo;âme » d’Olivier Greif au Festival La Chartreuse du Liget en musiques. Le 2 août, je donnerai un récital avec le Quatuor Dutilleux au Festival Pablo Casals. Du 5 au 11 septembre, je prendrai part à une série de concerts Symphoniques à l&rsquo;Opéra de Bordeaux. Et le 29 septembre, Célia et moi, nous serons à Londres pour un récital à l’Institut Français. Je prépare d’ores et déjà le rôle du Chœur Féminin dans le <em>Viol de Lucrèce</em> de Benjamin Britten. C’est un rôle qui me tient à cœur et que j’aurai le bonheur d’interpréter au cours de la prochaine saison.</p>
<p><strong>Célia Oneto Bensaid: </strong>Je travaille en ce moment sur le répertoire de compositrices françaises du début du 20e notamment en collaboration avec le collectif Elles Women Composers. Dans ce cadre, et notamment à l’occasion d’un concert au Théâtre des Champs-Elysees le 8 mars, j’ai interprété le trio de Charlotte Sohy, compositrice française à cheval entre le 19ème et le 20ème siècle dont la musique est une sorte de transversalité entre Fauré, Ravel, et Franck. Cette rencontre avec cette compositrice est un véritable cadeau. J’ai par exemple découvert une superbe sonate pour piano (ce qui est d’autant plus enthousiasmant qu’il y a peu ou pas de sonate française pour piano solo en ce début de siècle dernier) et un cycle de mélodies avec Marie-Laure. Je travaille également sur des œuvres de Pauline Viardot, dans le répertoire de laquelle j’ai d’ailleurs accompagné Elsa Dreisig lors du concert précité. Parallèlement nous préparons en effet l’enregistrement du disque live, début avril, avec le quatuor Hanson. Nous continuons donc sur le mode musique de chambre en agrandissant le groupe, ce qui est un projet excitant. Et puis le programme de « Songs of Hope » est déjà né sur scène et va grandir avec d’autres dates prévues en mai et juin, puis septembre. Je prépare aussi mon prochain projet solo avec orchestre pour le même label, mais je dois attendre pour pouvoir vous en dire plus. Un prochain disque avec le cycle fabuleux  des <em>18 pièces d’après une lecture de Dante</em> de Marie Jaëll sort fin 2022 sous le label Présences Compositrices. J’ai absolument hâte de voir comment ce disque et cette musique qui a été un choc lorsque je l’ai découvert grâce à Claire Bodin seront reçus&#8230;Voilà vous savez tout…ou presque ! (rire)</p>
<p>Propos recueillis les 3, 5 et 12 mars 2022 en visio-conférences</p>
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		<title>Songs of Hope &#8211; Spirituals, Poulenc, Messiaen</title>
		<link>https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/songs-of-hope-spirituals-poulenc-messiaen-la-synergie-dun-duo/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Brigitte Maroillat]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 16 Mar 2022 05:00:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Elles nous l’avaient toutes deux annoncé lors de leur récital à l’Athénée le 14 février dernier. Voici donc le premier disque du duo Marie-Laure Garnier et Célia Oneto Bensaïd qui est le fruit d’une longue maturation musicale, d’une aventure commencée à deux il y a désormais plus d’une décennie. Cet album est un voyage entre &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Elles nous l’avaient toutes deux annoncé lors de <a href="https://www.forumopera.com/lundis-musicaux-marie-laure-garnier-et-celia-oneto-bensaid-paris-athenee-lumineux-espoir-sombres">leur récital à l’Athénée le 14 février dernier</a>. Voici donc le premier disque du duo Marie-Laure Garnier et Célia Oneto Bensaïd qui est le fruit d’une longue maturation musicale, d’une aventure commencée à deux il y a désormais plus d’une décennie. Cet album est un voyage entre deux continents, la chanteuse et la pianiste ayant choisi de faire dialoguer des mélodies de Poulenc et de Messiaen avec des negro-spirituals, une audacieuse transversalité sur laquelle le duo s’est d’ailleurs longuement exprimé. Un choix assumé et porté en synergie par amour d’un répertoire qu’elles avaient de longue date envie de défendre dans un seul et même programme.</p>
<p>Pour entrer pleinement dans cette proposition musicale, il faut comprendre les intentions des artistes, comment elles ont envisagé ce jeu de miroir entre le lumineux espoir porté par les mots des mélodies françaises et les sombres douleurs des incantations des esclaves d’Amérique. Singulier voyage s’il en est, mais néanmoins cohérent, tant les thématiques de ces œuvres du 20<sup>e</sup> se répondent dans de mêmes émotions. Ce détonnant et exigeant programme qui dans un récital  oblige à un grand écart vocal, passe incontestablement beaucoup mieux au disque. La voix n’est pas soumise à la pression de la prestation en public notamment dans les épineux <em>Poèmes de Mi</em> de Messiaen, et l’auditeur a le temps de se familiariser avec cette mise en regard d’œuvres d’essence commune, mais d’inspirations diverses.</p>
<p>Dans les Spirituals, le duo d’artistes habite le répertoire avec passion et brio. Marie-Laure Garnier trouve ici un registre à la mesure de sa voix opulente et chaleureuse, avec des phrasés réellement sublimes. Portant tout à la fois la joie et la détresse, l’espoir et la douleur, elle épouse pleinement et viscéralement ces pièces qu’elle porte autant avec le cœur qu’avec la voix. Les spirituals permettent à la soprano d’exposer des moyens vocaux de grand lyrique imposants : par sa puissance, un  grave mirifique, un timbre rond et chaud, elle saisit d’emblée l’auditeur par toute une palette d’infinies couleurs. Avec sa voix savoureuse, l’artiste séduit d’emblée par ses affinités assumées à une spiritualité incarnée. Le brillant de l’accompagnement pianistique de Celia Oneto Bensaïd contribue à magnifier l’interprétation. L’entente entre les deux artistes nourrit à l&rsquo;évidence cet accord parfait entre la voix et le piano. Elles sont ici dans un répertoire de prédilection et cela s’entend.</p>
<p>Dans la mélodie française, et surtout celle de Poulenc, Marie-Laure Garnier cultive l&rsquo;art consommé du dire grâce à une diction remarquable, soulignée par une phrase pianistique toujours ciselée et imagée de Célia Oneto Bensaïd. Sur le plan vocal, l’artiste trouve toujours le ton juste entre grand lyrique, voix chantée et parlée avec un  timbre séduisant. Quant au <em>Poèmes pour Mi</em> de Messiaen, s’ils sont des œuvres complexes à écouter pour l’auditeur, ils présentent également d’épineuses difficultés pour les interprètes. Ils requièrent tout à la fois un grand format dramatique, du brillant et de l’agilité dans la vocalise, sans quoi <em>« Actions de Grace »</em> et <em>« Prières exaucées »</em> peuvent virer facilement au supplice pour l’auditeur. Au disque, Marie-Laure Garnier se sort bien mieux du piège des changements de rythme et surtout du passage sans transition amenant la voix du parlando au registre le plus haut, ce qui n’est guère aisé à faire quand l’instrument vocal est aussi imposant que le sien. On aurait toutefois souhaité entendre davantage de rondeur et de souplesse pour aborder un chemin aussi escarpé. En revanche, dans « Le collier », la parfaite connaissance du texte, sa diction limpide sont d’un bel effet.</p>
<p>Au piano, Célia Oneto Bensaïd s’affirme dans un jeu investi et nerveux, qui donne corps et âme à la musique. Elle est une instrumentiste à part entière qui lie les notes aux mots et leur donne ainsi une résonnance particulière. Les spirituals et les mélodies de Poulenc sont un terrain connu de longue date et cela s’entend dans l’aisance avec laquelle elle aborde chaque difficulté pianistique. Ainsi, l&rsquo;instrument autant que la voix donne à voir un faisceau d’images qui suscite l&rsquo;émotion musicale. Les deux artistes ont un évident plaisir à porter un programme qu’elles ont entièrement conçu.</p>
<p>Passé l’effet de surprise, ce disque a pour principale vertu de nous faire entrer pleinement dans une proposition artistique singulière, qui enthousiasmera certains éditeurs par son audace, qui en désarçonneront d’autres, mais la sincérité et le talent des interprètes emportent l’adhésion et nous fait au fil des écoutes aimer ce voyage en forme d’antidote aux afflictions du monde.</p>
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		<title>Lundis Musicaux : Marie-Laure Garnier et Célia Oneto Bensaid  — Paris (Athénée)</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Brigitte Maroillat]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 17 Feb 2022 05:00:00 +0000</pubDate>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Le talent transversal de <strong>Marie-Laure Garnier </strong>nous a fait l’offrande, lundi soir, de réunir les spirituals et la mélodie française, dans un voyage entre deux continents. Accompagnée de sa fidèle pianiste <strong>Célia Oneto Bensaid</strong> (elles forment le Duo Nitescence) la soprano a choisi de faire  dialoguer des mélodies de Poulenc et de Messiaen avec des negro-spirituals, un audacieux cocktail qui sera d’ailleurs le cœur même d’un album commun intitulé « Songs of Hope » et dont la chanteuse et la pianiste ont annoncé à l’unisson la sortie imminente. Audacieux programme donc mais nullement incohérent, car les émotions traversant tant les mélodies que les gospels ont des thématiques communes : le sacré, l’espoir, les épreuves traversées par l’Homme. Toutefois, les deux artistes aurait pu aisément se limiter, pour l&rsquo;exercice du récital, à un florilège de spirituals tant elles habitent ce répertoire avec passion et  brio sans s’aventurer sur le terrain épineux des mélodies sacrées de Messiaen si difficiles à interpréter et mettant inutilement en difficulté la voix dans un programme obligeant ainsi au grand écart.</p>
<p>Avec les Gospels et Spirituals, Marie-Laure Garnier  trouve un registre à la mesure de sa voix opulente et chaleureuse, avec des phrasés réellement sublimes et des vocalises qui rappellent inévitablement Jessye Norman. Les spirituals très rythmés et marqués viscéralement par l’âme américaine, permettent à la soprano d’exposer des moyens vocaux de grand lyrique imposants : par sa puissance, un  grave mirifique, un timbre rond et chaud, elle saisit d’emblée l’auditoire par toute un palette d’émotions. Portant tout à la fois la joie et la détresse, l’espoir et la douleur, elle fait montre d’un tempérament de feu et une présence scénique saisissante, sans pour autant perdre de vue la qualité de son interprétation.  Avec son abattage et sa voix savoureuses aux accents Normanien, l’artiste séduit le public par ses affinités affirmées à une spiritualité incarnée dont le point culminant est sans nul doute, le poignant<em>Sometimes I feel like a motherless child</em>, cette plainte de l&rsquo;esclave privé de pays et de famille. Le brillant de l’accompagnement pianistique de Celia Oneto Bensaid contribue à magnifier l’interprétation. L’entente entre les deux artistes nourrit à l&rsquo;évidence cet accord parfait entre la voix et le piano.</p>
<p>A l’évidence plus à l’aise dans Poulenc que dans Messiaen, dont les sonorités percutées sollicitent la voix dans tous ses registres, Marie-Laure Garnier se plaît dans l’art du dire grâce à une diction remarquable soulignée par une phrase pianistique toujours ciselée et imagée de sa partenaire. Sur le plan vocal, l’artiste trouve toujours le ton juste entre grand lyrique, voix chantée et parlée avec un  timbre séduisant.</p>
<p>Au piano, Célia Oneto Bensaid s’affirme bien plus qu’une accompagnatrice attentive et investie tant les mêmes affinités artistiques semblent les lier. Les spirituals bien plus que les mélodies en français offrent un terreau propice au duo pour donner corps, au-delà des mots et des notes, à un faisceau d’images qui suscite l&rsquo;émotion. A défaut d’être palpitant, ce singulier voyage fut au moins intense émotionnellement, alternant espoir et douleur, joie et peine, porté par la sincérité et l’enthousiasme de deux artistes habitées.</p>
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		<title>A Royaumont sans y être tout en y étant</title>
		<link>https://www.forumopera.com/breve/a-royaumont-sans-y-etre-tout-en-y-etant/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Laurent Bury]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 08 Oct 2019 13:05:06 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Même si vous n&#8217;avez pas pu aller à Royaumont ce week-end, même si vous ne faisiez pas partie des heureux élus auxquels Forum Opéra a fait gagner des places, vous pourrez quand même vous faire une idée de ce qu&#8217;on a entendu lors de la « Nuit de la mélodie et du lied » proposée &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Même si vous n&rsquo;avez pas pu aller à Royaumont ce week-end, même si vous ne faisiez pas partie des heureux élus auxquels Forum Opéra <a href="https://www.forumopera.com/breve/gagnez-des-places-pour-la-nuit-de-la-melodie-et-du-lied-a-royaumont">a fait gagner des places</a>, vous pourrez quand même vous faire une idée de ce qu&rsquo;on a entendu lors de la « Nuit de la mélodie et du lied » proposée le 5 octobre dans le cadre de l&rsquo;abbaye située à Asnières-sur-Oise. Le label B Records, spécialisé dans les captations sur le vif, vient en effet de publier <em>Le Promenoir des amants</em>, concert enregistré les 1er et 2 juin dernier dans le cadre de l&rsquo;Académie Orsay-Royaumont. Sur ce disque, on entend les quatre duos chant-piano qui doivent animer le concert de samedi : la basse <strong>Alex Rosen</strong> et le pianiste Michal Biel, dans du Loewe et du Schubert, la mezzo <strong>Marielou Jacquard</strong> et Kunal Lahiry dans les <em>Histoires naturelles</em> de Ravel, le baryton <strong>Jean-Christophe Lanièce</strong> et Romain Louveau dans trois lieder de Schumann et dans le cycle de Debussy dont s&rsquo;inspire le titre du CD, et enfin la soprano <strong>Marie-Laure Garnier</strong> et Célia Oneto-Bensaid qui se taillent la part du lion avec deux Zemlinsky, trois fables de La Fontaine par Caplet et la « Romanze » de Schubert. Evidemment, il est un peu culotté de faire graver à ces tout jeunes artistes des pièces célébrissimes (se colleter au « Roi des aulnes » dans sa version la plus connue est un cadeau empoisonné), on pourra s&rsquo;étonner de tels ou tels effets (le falsetto dans « Stirb&rsquo; Lieb&rsquo; und Freud&rsquo;! » de Schumann, est-ce vraiment une bonne idée ?), mais on ne pourra que s&rsquo;incliner devant l&rsquo;irrésistible maestria de Marie-Laure Garnier, souveraine dans les Caplet, et non moins splendide dans les lieder.</p>
<p><em>Le Promenoir des amants. </em>1 CD B Records LBM 021, 63 minutes</p>
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		<title>Un nouveau prix pour Ambroisine Bré</title>
		<link>https://www.forumopera.com/breve/un-nouveau-prix-pour-ambroisine-bre/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Christophe Rizoud]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 31 Oct 2017 10:40:11 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Déjà premier prix des Mozart de l’Opéra en janvier dernier, Ambroisine Bré, accompagnée de la pianiste Qiaochu Li, vient de recevoir le Grand Prix de Duo Chant-Piano du Concours international de Chant-Piano Nadia et Lili Boulanger à Paris. Les épreuves finales du 26 au 29 octobre dernier ont également distingué Sophia Burgos (soprano) et Daniel &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Déjà <a href="https://www.forumopera.com/breve/ambroisine-bre-premier-prix-des-mozart-de-lopera">premier prix des Mozart de l’Opéra en janvier dernier</a>, <strong>Ambroisine Bré</strong>, accompagnée de la pianiste <strong>Qiaochu Li</strong>, vient de recevoir le Grand Prix de Duo Chant-Piano du Concours international de Chant-Piano Nadia et Lili Boulanger à Paris. Les épreuves finales du 26 au 29 octobre dernier ont également distingué <strong>Sophia Burgos</strong> (soprano) et <strong>Daniel Gerzenberg</strong> (pianiste) qui reçoivent le Prix de Lied, ainsi que <strong>Marie-Laure Garnier </strong>(soprano) et <strong>Célia Oneto-Bensaid </strong>(pianiste) récompensées par le Prix de Mélodie. Fondé en 2001, biennal, le Concours international de Chant-Piano Nadia et Lili Boulanger s’adresse aux chanteurs et aux pianistes particulièrement sensibles à l’art du récital. La particularité de la compétition est que les candidats se présentent en duo. Lors de la finale de cette 9<sup>e</sup> édition, chaque binôme devait en plus interpréter <em>Sonnet</em>, une œuvre commandée pour l’occasion au compositeur Benoît Mernier. Et ce sont de nouveau Ambroisine Bré et Qiaochu Li qui ont reçu la mention spéciale du jury pour leur interprétation de cette partition.</p>
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