<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?><rss version="2.0"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
	xmlns:sy="http://purl.org/rss/1.0/modules/syndication/"
	xmlns:slash="http://purl.org/rss/1.0/modules/slash/"
	>

<channel>
	<title>Kazushi ONO - Artiste - Forum Opéra</title>
	<atom:link href="https://www.forumopera.com/artiste/ono-kazushi/feed/" rel="self" type="application/rss+xml" />
	<link>https://www.forumopera.com/artiste/ono-kazushi/</link>
	<description>Le magazine en ligne de l&#039;opéra</description>
	<lastBuildDate>Sun, 03 May 2026 21:46:16 +0000</lastBuildDate>
	<language>fr-FR</language>
	<sy:updatePeriod>
	hourly	</sy:updatePeriod>
	<sy:updateFrequency>
	1	</sy:updateFrequency>
	<generator>https://wordpress.org/?v=7.0</generator>

<image>
	<url>https://www.forumopera.com/wp-content/uploads/cropped-Favicon-32x32.png</url>
	<title>Kazushi ONO - Artiste - Forum Opéra</title>
	<link>https://www.forumopera.com/artiste/ono-kazushi/</link>
	<width>32</width>
	<height>32</height>
</image> 
	<item>
		<title>DVOŘÁK, Rusalka – Paris (Bastille)</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/dvorak-rusalka-paris-bastille/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Guillaume Picard]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 04 May 2026 04:01:00 +0000</pubDate>
				<guid isPermaLink="false">https://www.forumopera.com/?post_type=spectacle&#038;p=212870</guid>

					<description><![CDATA[<p>Près d’un quart de siècle après sa création en 2002, la production de Bob Carsen éblouit par sa beauté et sa puissance dramatique, qui parvient à susciter l’émerveillement sans tomber dans le piège du kitsch. La scénographie est spectaculaire et immédiatement lisible : du miroir d’eau paisible et mystérieux du premier acte, on passe à &#8230;</p>
<p class="read-more"> <a class="" href="https://www.forumopera.com/spectacle/dvorak-rusalka-paris-bastille/"> <span class="screen-reader-text">DVOŘÁK, Rusalka – Paris (Bastille)</span> Lire la suite »</a></p>
<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/dvorak-rusalka-paris-bastille/">DVOŘÁK, Rusalka – Paris (Bastille)</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Près d’un quart de siècle après sa création en 2002, la production de <strong>Bob Carsen</strong> éblouit par sa beauté et sa puissance dramatique, qui parvient à susciter l’émerveillement sans tomber dans le piège du kitsch. La scénographie est spectaculaire et immédiatement lisible : du miroir d’eau paisible et mystérieux du premier acte, on passe à la frontière angoissante entre des mondes irréconciliables qui, en dérivant à la fin du deuxième acte, laissent place à un angoissant vide, celui du néant auquel est condamnée Rusalka. Le tout est servi par des lumières intelligentes, qui transportent au cœur du perpétuel demi-jour de l’opéra, inondé de la paisible lumière de la Lune, ou éclairé dans un tamisage sensuel par les lampes de chevet et, enfin, réfracté par un voile angoissant au dernier acte. La direction d’acteur est précise, calée sur la musique, toujours signifiante, une vraie réussite – qui permet de compenser la relative modestie des talents d’acteurs de la distribution. <em>Rusalka</em> devient ainsi un bouleversant miroir de notre humanité, auquel on ne trouve aucun des excès psychologiques qu&rsquo;on lui a parfois reprochés.</p>
<p>Certes, on peut avoir quelques réserves sur cette mise en scène : le ballet, efficace, n’est pas des plus inspirés ; les interventions hors scène du Vodník, des sœurs de Rusalka et du chœur sont régulièrement diffusées par micro, créant de désagréables contrastes entre la plénitude de l’orchestre et la monotonie de ce son écrasé ; le finale, enfin, suggère une fin heureuse en décalage total avec l’angoisse de la musique (le Prince ne semble pas mourir, Rusalka le rejoint sur le lit nuptial), à rebours de la poignante asphyxie éternelle à laquelle le livret condamne Rusalka. Mais tout cela est effacé par la force d’évocation et la beauté d’une production magnifique dont l’Opéra de Paris peut être fier.</p>
<p><img fetchpriority="high" decoding="async" class="aligncenter wp-image-212885 size-large" src="https://www.forumopera.com/wp-content/uploads/27092-Guergana_Damianova___OnP-Rusalka-14.15-Christian-Leiber-OnP-2--1024x683.jpg" alt="" width="1024" height="683" /></p>
<p><strong>Kazushi </strong><strong>Ōno</strong> propose une très belle lecture de l’œuvre, avec quelques irrégularités. On est littéralement subjugué par le premier acte et ce dès le prologue : une lente éclosion animée de grâce et d’un sens du sublime qui n’est jamais tapageur. L’étagement limpide des plans sonores n’empêche pas la fusion des timbres ni les contrastes au sein d’un <strong>orchestre de l’Opéra de Paris</strong> en bonne forme. Les mêmes qualités font de la scène de magie une très grande réussite : cette petite page symphonique est relevée d’une dose bienvenue de bagou. Le monde des humains réussit un peu moins au chef : si le ballet est charmant, brillant, et parfaitement synchronisé, la lamentation du Vodník est marquée par des décalages et un manque de symbiose entre le chanteur et le chef. Heureusement, le dernier acte renoue avec les profondeurs ambivalentes du premier et la soirée s’achève sur une très belle expiration de l’orchestre. Globalement donc, une très belle prestation, précise, inventive, sans doute plus à l’aise dans la contemplation que dans la fureur, mais qui rend parfaitement justice à la modernité du langage musical de Dvořák. Signalons une belle harpe solo et un pupitre de cors qui n’a jamais semblé aussi wagnérien.</p>
<p><img decoding="async" class="aligncenter wp-image-212883 size-large" src="https://www.forumopera.com/wp-content/uploads/27094-Guergana_Damianova___OnP-Rusalka-18.19-c-Guergana-Damianova-OnP-20--1024x683.jpg" alt="" width="1024" height="683" /></p>
<p><strong>Nicole Car</strong> est une superbe Rusalka. On a du mal à croire que sa prise de rôle est récente (Sydney en juillet 2025 puis Vienne en janvier 2026) tant la partition lui va comme un gant : le timbre est enchanteur, la ligne élégante et expressive, le médium et le grave (très sollicités) sont riches sans jamais être appuyés, les aigus sont libres, déchirants, impérieux. Les demi-teintes, qui manquaient encore un peu au tout début, sont splendides une fois que la voix a chauffé. Elle aura sans doute le temps de mûrir son interprétation mais l’Australienne est déjà une grande Rusalka.</p>
<p><img decoding="async" class="aligncenter wp-image-212884 size-large" src="https://www.forumopera.com/wp-content/uploads/27093-Guergana_Damianova___OnP-Rusalka-14.15-Christian-Leiber-OnP-6--1024x683.jpg" alt="" width="1024" height="683" /></p>
<p>Les seconds rôles sont de bonne tenue sans se hisser au niveau de l’héroïne. <strong>Dimitry Ivaschchenko</strong> est un Vodník au timbre naturellement séduisant et profond, mais un peu monotone : la voix manque de projection et d’intensité, si bien que la splendide lamentation du deuxième acte nous laisse de marbre. En Prince, le ténor (pilier du Mariinsky) <strong>Sergey Skorokhodov</strong> est doté d’une voix légère, assez lumineuse au-dessus du <em>passaggio</em>, mais sans éclosion réelle du son, avec un certain déficit de coffre et de ressources dramatiques. <strong>Jamie Barton</strong> est une Ježibaba plus marquante : l’aisance scénique de la chanteuse et les qualités (et les défauts) de sa voix campent une sorcière ambivalente, écartelée entre des graves fortement poitrinés et des aigus perçants. La Princesse étrangère trouve en <strong>Ekaterina Gubanova</strong> une interprète fascinante, à la voix corsée, aux couleurs slaves, et qui est de façon très frappante un vrai double assombri de la voix de Nicole Car, renforçant la thématique du miroir.</p>
<p>Les <em>comprimari</em>, eux, sont excellents :  le baryton flamboyant de <strong>Florent Mbia</strong> fait un duo réussi avec le mezzo agile et large d’ambitus de <strong>Seray Pinar</strong>, dont la voix séduisante et le jeu efficace laissent présager de belles possibilités (Karine Deshayes tenait le rôle du marmiton en 2002…). Les trois ondines sont parfaitement distribuées : les timbres charnus mais radieux s’accordent à merveille et permettent juste ce qu’il faut d’individualité dans les ensembles. Dans leur saynète du troisième acte, on remarque le soprano ample et mordoré de <strong>Margarita Polonskaya</strong>, dont la projection et la longueur de souffle nourriront sans doute un jour une très belle Rusalka. <strong>Noa Beinart</strong> est un contralto profond et chantant qui fait merveille dans ses interventions. La mezzo <strong>Maria Warenberg</strong> complète ce beau trio.</p>
<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/dvorak-rusalka-paris-bastille/">DVOŘÁK, Rusalka – Paris (Bastille)</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Paroles d&#8217;artistes : notre boîte à bijoux d&#8217;archives audio</title>
		<link>https://www.forumopera.com/dossier/paroles-dartistes/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[La Rédaction]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 27 Aug 2025 23:03:00 +0000</pubDate>
				<guid isPermaLink="false">https://www.forumopera.com/?post_type=dossier&#038;p=195098</guid>

					<description><![CDATA[<p>Paroles d&#8217;artistes ambitionne de retrouver dans les larges archives audio et vidéo des rédactrices et rédacteurs de Forumopera, des témoignages exclusifs &#8211; drôles ou sensibles &#8211; des artistes qui font le monde de l&#8217;opéra. Tous nos contenus sont extraits d&#8217;interviews réalisées par des membres de l&#8217;équipe. 28.08.2025Philippe Herreweghe et l&#8217;art mnémotechnique.Il ouvre la partition et &#8230;</p>
<p class="read-more"> <a class="" href="https://www.forumopera.com/dossier/paroles-dartistes/"> <span class="screen-reader-text">Paroles d&#8217;artistes : notre boîte à bijoux d&#8217;archives audio</span> Lire la suite »</a></p>
<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/dossier/paroles-dartistes/">Paroles d&rsquo;artistes : notre boîte à bijoux d&rsquo;archives audio</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Paroles d&rsquo;artistes ambitionne de retrouver dans les larges archives audio et vidéo des rédactrices et rédacteurs de Forumopera, des témoignages exclusifs &#8211; drôles ou sensibles &#8211; des artistes qui font le monde de l&rsquo;opéra. Tous nos contenus sont extraits d&rsquo;interviews réalisées par des membres de l&rsquo;équipe.</p>


<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



<figure class="wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<div class="ast-oembed-container" style="height: 100%;"><iframe title="Paroles d&#039;artistes" width="1200" height="675" src="https://www.youtube.com/embed/videoseries?list=PLCojEbyMSN9XvNW_Qr60loOQpinTYJaXI" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe></div>
</div></figure>


<p><strong>28.08.2025</strong><br /><a href="https://youtu.be/lqlLih26u34?si=k0r9sD7olzrZdwXv">Philippe Herreweghe et l&rsquo;art mnémotechnique.</a><br />Il ouvre la partition et il nous montre comment il s&rsquo;y prend.</p>
<p><strong>26.08.2025</strong><br /><a href="https://youtu.be/diBwqH2sRXE?si=PoSPW1vHxRnJ3aA3">Leo Nucci : Le baryton au coeur d&rsquo;or</a><br />Il y a quinze ans, l&rsquo;immense artiste nous disait la crainte que s&rsquo;amenuise le sentiment d&rsquo;humanité. </p>
<p><strong>18.08.2025</strong><br /><a href="https://youtu.be/ABAjeJvPQsk?si=q4jrP8ZEEosWaYu3">Annick Massis : entend bien devenir « une vieille joyeuse ».</a><br />Réflexion subtile sur le temps qui passe.</p>
<p><strong>10.08.2025<br /></strong><a href="https://youtu.be/5_eiVclAOds?si=xRvkGPDPeZ1JLP__">Sandrine Piau : « tant qu&rsquo;on peut voir le visage d&rsquo;un enfant dans celui d’un adulte, on est sauvé »</a><br />Quand la soprano française parle à la manière de Maeterlinck<strong><br /><br />09.08.2025<br /></strong><a href="https://youtu.be/0oYge6Ehy8Y">Hugues Cuenod à 103 ans « 60 ans de carrière « sans voix ni technique »</a><br />Il avait pris l&rsquo;habitude de dire « comment voulez-vous que je perde ma voix, je n&rsquo;en ai jamais eue »<br /><strong><br />08.08.2025<br /></strong><a href="https://www.forumopera.com/breve/paroles-dartistes-angel-blue-lopera-na-pas-besoin-du-black-face/">Angel Blue : « L’opéra n’a pas besoin du black-face »</a><br />La polémique a deux ans, Angel Blue a depuis conquis Vérone.</p>
<p><strong>06.08.2025<br /></strong><a href="https://youtu.be/wITnoZxTHNE?si=ATso0VlY_mBs1UDf">Alberto Zedda : « Rossini permet de trouver des réponses esthétiques à des questionnements éthiques »</a><br />Et en bonus, <a href="https://youtube.com/shorts/3XUWAk--wK8?feature=share">une réflexion sur Rossini et Mantegna.</a><br />Comme cet incroyable artiste nous manque.</p>
<p><strong>04.08.2025<br /></strong><a href="https://youtube.com/shorts/cgSAcowKrxo">Dominique Visse et son affriolant manteau de vison</a><br />Un jeune homme a l&rsquo;ondoyante coiffure, dans la nuit, un manteau de vison. Qui sait, sur un malentendu ?</p>


<figure class="wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<div class="ast-oembed-container" style="height: 100%;"><iframe title="Sonya Yoncheva : “Une chanteuse a le droit d’avoir une famille, une courtisane d’aspirer à l’amour”" width="1200" height="675" src="https://www.youtube.com/embed/zC-GFL9b7Ps?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe></div>
</div></figure>


<p><strong>31.07.2025<br /><a href="https://youtube.com/shorts/hzZmKHxtzZo">Sébastien Daucé : Ce moment où les artisans devinrent artistes</a><br /></strong>Nous avons le plaisir d&rsquo;échanger avec le jeune fondateur de l&rsquo;ensemble Correspondance depuis de longues années.&nbsp;</p>
<p><strong>30.07.2025</strong><br /><a href="https://www.instagram.com/reel/DMuZoMuA3_E/?utm_source=ig_web_copy_link">Marcello Giordani : de la brièveté de la vie</a><br />L&rsquo;immense ténor se confiait à nous quelques jours avant de disparaître à la surprise générale.</p>
<p><strong>29.07.2025</strong><br /><a href="https://youtube.com/shorts/zC-GFL9b7Ps">Sonya Yoncheva : “Une chanteuse a le droit d’avoir une famille, une courtisane d’aspirer à l’amour”</a><br />Plaidoyer pour la liberté des femmes à travers leurs conditions.</p>
<p><strong>21.07.2025</strong><br /><a href="https://youtube.com/shorts/mAPDKUef8AE">Cecilia Bartoli : Autoportrait vocal chromesthésique</a><br />Nous rencontrions la diva romaine au Plaza Athénée&nbsp;</p>
<p><strong>20.07.2025</strong><br /><a href="https://youtu.be/sgSGCFVFDCg">Kazushi Ono tente l&rsquo;abolition de la parole face à la partition du Turandot</a><br />Nous avons rencontré Kazushi Ono en 2019.</p>
<p><strong>14/07/2025</strong><br /><a href="https://youtu.be/SPtIRW-g0Xg">Thomas Hampson au sujet des masterclass rugueuses de Frau Schwarzkopf : « Elle n&rsquo;était pas un dragon »</a><br />Nous avons rencontré Thomas Hampson en 2015.</p>
<p><strong>14/07/2025</strong><br /><a href="https://youtube.com/shorts/n1MK9YxfgzI">Sir Antonio Pappano : « Puccini était-il un dandy patenté ? »</a><br />Retrouvez <a href="https://youtu.be/xlprFW7IEfs">l&rsquo;interview complète</a></p><p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/dossier/paroles-dartistes/">Paroles d&rsquo;artistes : notre boîte à bijoux d&rsquo;archives audio</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Paroles d&#8217;artistes : là où Kazushi Ono tente l&#8217;abolition de la parole face à la partition du Turandot</title>
		<link>https://www.forumopera.com/breve/paroles-dartistes-la-ou-kazushi-ono-tente-labolition-de-la-parole-face-a-la-partition-du-turandot/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Camille De Rijck]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 20 Jul 2025 18:35:24 +0000</pubDate>
				<guid isPermaLink="false">https://www.forumopera.com/?post_type=breve&#038;p=195151</guid>

					<description><![CDATA[<p>Nous étions quelques journalistes, à Tokyo, pour une rencontre exceptionnelle avec Kazushi Ono autour de la partition de Turandot. Il arrive que de telles présentations fassent sens quand l&#8217;oeuvre est neuve ou qu&#8217;elle vient de subir des transformations (comme, par exemple, Friedrich Serra entreprit d&#8217;achever le troisième acte de Lulu qu&#8217;Alban Berg laissa inachevée. Mais &#8230;</p>
<p class="read-more"> <a class="" href="https://www.forumopera.com/breve/paroles-dartistes-la-ou-kazushi-ono-tente-labolition-de-la-parole-face-a-la-partition-du-turandot/"> <span class="screen-reader-text">Paroles d&#8217;artistes : là où Kazushi Ono tente l&#8217;abolition de la parole face à la partition du Turandot</span> Lire la suite »</a></p>
<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/breve/paroles-dartistes-la-ou-kazushi-ono-tente-labolition-de-la-parole-face-a-la-partition-du-turandot/">Paroles d&rsquo;artistes : là où Kazushi Ono tente l&rsquo;abolition de la parole face à la partition du Turandot</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Nous étions quelques journalistes, à Tokyo, pour une rencontre exceptionnelle avec <strong>Kazushi Ono</strong> autour de la partition de <em>Turandot</em>. Il arrive que de telles présentations fassent sens quand l&rsquo;oeuvre est neuve ou qu&rsquo;elle vient de subir des transformations (comme, par exemple, Friedrich Serra entreprit d&rsquo;achever le troisième acte de Lulu qu&rsquo;Alban Berg laissa inachevée. Mais voilà Kazushi Ono qui ouvre la partition et se met à nous l&rsquo;expli-chanter avec force onomatopées. </p>


<figure class="wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<div class="ast-oembed-container" style="height: 100%;"><iframe title="Kazushi Ono tente l&#039;abolition de la parole face à la partition du Turandot" width="1200" height="675" src="https://www.youtube.com/embed/sgSGCFVFDCg?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe></div>
</div></figure>
<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/breve/paroles-dartistes-la-ou-kazushi-ono-tente-labolition-de-la-parole-face-a-la-partition-du-turandot/">Paroles d&rsquo;artistes : là où Kazushi Ono tente l&rsquo;abolition de la parole face à la partition du Turandot</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Une pomme et des cantons helvétiques à Tokyo</title>
		<link>https://www.forumopera.com/breve/une-pomme-et-des-cantons-helvetiques-a-tokyo/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[La Rédaction]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 10 Nov 2024 09:10:34 +0000</pubDate>
				<guid isPermaLink="false">https://www.forumopera.com/?post_type=breve&#038;p=176441</guid>

					<description><![CDATA[<p>Le New National Theatre Tokyo (NNTT) annonce sa production de Guillaume Tell, ultime chef-d&#8217;œuvre de Rossini, présenté pour la première fois au Japon, en français. Cette mise en scène est signée par Yannis Kokkos, grand habitué des scènes françaises. Kazushi Ono dirigera la production, avec Gezim Myshketa dans le rôle titre de Guillaume Tell, René &#8230;</p>
<p class="read-more"> <a class="" href="https://www.forumopera.com/breve/une-pomme-et-des-cantons-helvetiques-a-tokyo/"> <span class="screen-reader-text">Une pomme et des cantons helvétiques à Tokyo</span> Lire la suite »</a></p>
<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/breve/une-pomme-et-des-cantons-helvetiques-a-tokyo/">Une pomme et des cantons helvétiques à Tokyo</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Le New National Theatre Tokyo (NNTT) annonce sa production de <em>Guillaume Tell</em>, ultime chef-d&rsquo;œuvre de Rossini, présenté pour la première fois au Japon, en français. Cette mise en scène est signée par <strong>Yannis Kokkos</strong>, grand habitué des scènes françaises.</p>
<p><strong>Kazushi Ono</strong> dirigera la production, avec <strong>Gezim Myshketa</strong> dans le rôle titre de Guillaume Tell, <strong>René</strong> <strong>Barbera</strong> reprenant son rôle d&rsquo;Arnold, et la soprano <strong>Olga Peretyatko</strong> dans celui de Mathilde. Cette production s&rsquo;annonce comme un moment marquant de la saison 2024/25 du NNTT.  Du 20 au 30 novembre.</p>
<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/breve/une-pomme-et-des-cantons-helvetiques-a-tokyo/">Une pomme et des cantons helvétiques à Tokyo</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>FOCCROULLE, Cassandra &#8211; Bruxelles</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/foccroulle-cassandra-bruxelles/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Claude Jottrand]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 11 Sep 2023 06:39:49 +0000</pubDate>
				<guid isPermaLink="false">https://www.forumopera.com/?post_type=spectacle&#038;p=141023</guid>

					<description><![CDATA[<p>C’est un exemple sans doute unique dans l’histoire de la musique que nous montre Bernard Foccroulle : créer son premier opéra à près de 70 ans. Le parcours de ce musicien atypique mérite d’être rappelé. Né à Liège (Belgique) où il reçoit sa formation d’organiste, il se tourne très tôt vers les musiques anciennes, en &#8230;</p>
<p class="read-more"> <a class="" href="https://www.forumopera.com/spectacle/foccroulle-cassandra-bruxelles/"> <span class="screen-reader-text">FOCCROULLE, Cassandra &#8211; Bruxelles</span> Lire la suite »</a></p>
<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/foccroulle-cassandra-bruxelles/">FOCCROULLE, Cassandra &#8211; Bruxelles</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>C’est un exemple sans doute unique dans l’histoire de la musique que nous montre Bernard Foccroulle : créer son premier opéra à près de 70 ans. Le parcours de ce musicien atypique mérite d’être rappelé. Né à Liège (Belgique) où il reçoit sa formation d’organiste, il se tourne très tôt vers les musiques anciennes, en particulier le répertoire allemand, du XVIIe siècle à J.S. Bach, mais aussi la musique contemporaine pour laquelle il eut, tout au long de sa carrière, une attention soutenue. Cette carrière d’organiste se double assez rapidement de celle d’un homme d’action : au sein des Jeunesses Musicales tout d’abord, organisme belge destiné à promouvoir la diffusion de la musique au sein de la jeunesse, dont il est le secrétaire général, puis comme directeur général du Théâtre Royal de la Monnaie, où il succède en 1992 à la figure devenue mythique de Gérard Mortier. Il quittera ce poste en 2007 pour succéder à Stéphan Lisner comme directeur général du Festival d’Aix en Provence, poste qu’il occupera pendant 11 ans, tout en assurant la classe d’orgue du Conservatoire de Bruxelles. On ne s’étonnera guère qu’avec un tel emploi du temps, Foccroulle compositeur soit resté relativement discret. Son catalogue comprend évidemment des œuvres pour orgue, mais aussi des pièces instrumentales avec viole de gambe, et des œuvres vocales sur des textes exigeants, dont <em>Am Rande der Nacht</em> pour soprano et orchestre (2007) est celle qui se rapproche le plus d’un opéra, sans pourtant en avoir l’ampleur.</p>
<p>Le projet de <em>Cassandra</em> est né d’une commande de la Monnaie à son ancien directeur, cette démarche-là non plus n’est pas courante, et son élaboration a commencé pendant la période très particulière du premier confinement, où compositeur et librettiste se sont réunis virtuellement pour poser les premiers jalons de leur œuvre commune. Ces circonstances particulières avaient le mérite de stimuler l’ambition et d’assouplir un peu les contraintes de temps.</p>
<p>Le sujet principal de l’opéra est l’incapacité dans laquelle se trouvent ceux qui détiennent la vérité de se faire entendre, dès lors que cette vérité dérange. On se souviendra en effet que la Cassandre de la mythologie, celle qui apparaît dans l’<em>Illiade</em>, fille d’Hécube et de Priam, avait reçu des dieux le don de prédire l’avenir, y compris le sien, mais avait été privée par Apollon de la faculté d’être crue, et donc d’influer en quoi que ce soit les événements à venir. Le parallèle avec les climatologues de notre temps apparaissait dès lors comme une évidence aux concepteurs du livret, qui présentent simultanément la Cassandre mythique et un double contemporain, Sandra, jeune universitaire qui travaille sur le réchauffement climatique, et plus particulièrement la fonte de la calotte glaciaire. Elle se désole de voir fondre les traces du passé et s’inquiète à juste titre des conséquences terribles de ce qu’elle voit. &nbsp;C’est donc aussi le très préoccupant sujet du réchauffement climatique qui est abordé ici pour la première fois à l’opéra, on ne saurait être davantage dans l’air du temps. Le fait que la création ait lieu un dimanche de canicule est-il fortuit ?</p>
<p>Le livret de Matthew Jocelyn, figure éminente du théâtre canadien, est assez complexe, avec plusieurs niveaux de lecture, et d’une grande richesse. Rédigé en anglais, il superpose deux époques, celle du mythe de l’antiquité, avec la chute de Troie qui constitue la première scène de l’opéra, et notre époque, avec son lot d’incongruités, de provocations, de médiatisation, où tout devient spectacle et où il faut faire rire pour se faire entendre. Mais il inclut aussi un chœur très présent dans la partition, qu’il intitule le chœur des esprits, qui transcende ces deux époques et apporte à l’œuvre une dimension humaniste universelle.</p>


<figure class="wp-block-image aligncenter size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="964" height="1024" src="https://www.forumopera.com/wp-content/uploads/9518-72JessicaNiles_©KarlForster-964x1024.jpg" alt="" class="wp-image-141024"/><figcaption class="wp-element-caption"><sup>Jessica Niles © Karl Forster</sup></figcaption></figure>


<p>Au plan musical, Foccroulle, dans les interviews qu’il a accordées à la presse avant la création, mentionne plusieurs sources d’inspiration, plus ou moins conscientes. Il y a tout d’abord Berlioz et la Cassandre des <em>Troyens</em>, quasiment le seul opéra du répertoire présentant ce personnage, pourtant propice à stimuler l’imagination. Mais cette source-là n’est guère audible à première écoute. Il y a ensuite la figure tutélaire d’Olivier Messiaen, mais aussi deux compositeurs d’opéra avec lesquels Foccroulle a beaucoup travaillé : Philippe Boesmans, et en particulier son <em>Wintermärchen</em> (1999), et George Benjamin et son merveilleux <em>Written on skin</em>,<a href="https://www.forumopera.com/spectacle/une-creation-majeure/"> créé à Aix en Provence en 2012</a>, plusieurs fois repris depuis lors, et qui, avec le recul, apparait comme une partition tout à fait éminente de ce premier quart de siècle.</p>
<p>Mais d’autres références, d’un passé plus lointain, apparaissent ici et là, témoins des liens que Foccroulle s’est toujours attaché à établir entre musique ancienne et musique contemporaine. Outre quelques réminiscences de Monteverdi, on ne sera donc pas étonné de trouver tout à la fin de la partition un choral de Bach, très judicieusement placé en réponse à l’interrogation de Sandra sur la possibilité d’un monde sans Bach (mais elle fait plutôt allusion à un lieu de l’Antarctique qu’au compositeur…).</p>
<p>L’écriture de Foccroulle est très savamment dosée, avec à l’orchestre un jeu de timbres très riches, (moins kaléïdoscopique cependant que celui de George Benjamin qu’on évoquait plus haut) faisant la part belle aux percussions, un lyrisme discret et réservé à quelques scènes seulement, et pour ses chanteurs un recours à des registres extrêmement variés, allant de la voix parlée, même éventuellement amplifiée, au cri, en passant par toutes les expressions plus traditionnelles du chant. Tout cela est directement inspiré de la musique du texte anglais, de sorte que la prosodie s’impose tout naturellement et que la symbiose entre plateau et orchestre est parfaite. L’orchestration comprend quelques prouesses techniques, comme l’imitation du vol des abeilles, à l’image de ce que Messiaen avait fait pour les oiseaux&nbsp;; mais au-delà de ce figuralisme, la partition constitue une vaste fresque aux multiples tensions dramatiques tout à fait passionnante.</p>
<p>Bien sûr, il est toujours difficile de juger d’une partition à première écoute, surtout quand elle est aussi riche et séduisante, mais l’impression générale qu’on en retirait, à l’issue de la première, est largement positive, suscitant d’ailleurs l’enthousiasme général.</p>


<figure class="wp-block-image aligncenter size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="608" src="https://www.forumopera.com/wp-content/uploads/9518-114PaulApplebyKatarinaBradic_©KarlForster-1024x608.jpg" alt="" class="wp-image-141025"/><figcaption class="wp-element-caption"><sup>Joshua Hopkins (Appolo) et Katarina Bradić</sup> <sup>(Cassandra) © Karl Forster</sup></figcaption></figure>


<p>La mise en scène très spectaculaire de <strong>Marie-Eve Signeyrole</strong>, intégrée très en amont de la conception de l’œuvre, présente, avec un ingénieux système de plateau tournant, un décor qui peut s’adapter aux deux mondes. La pièce s’ouvre sur un mur en ruines, qui est aussi une bibliothèque, dont la chute va évoquer celle de la ville de Troie et la perte de la Connaissance, dans un premier tableau qui situe d’emblée le caractère tragique de l’œuvre. Le visuel du spectacle connaitra quelques longueurs en cours de route, et on regrettera en particulier que la plupart des interventions du chœur se fassent hors scène, privant une fois de plus les spectateurs d’un contact visuel avec les choristes, qui constituent pourtant un élément important du drame. Leur voix sortant des coulisses arrive un peu voilée, l’impact n’est pas optimal. L’intégration de la vidéo, qui vient à plusieurs reprises compléter le visuel du spectacle, qu’il s’agisse d’images prises sur le vif avec parfois un peu de complaisance, ou d’images enregistrées, se fait facilement.</p>
<p>Sur le plateau, le casting vocal est très homogène et ne connaît aucune faiblesse&nbsp;: choisi par le compositeur à la fois pour son timbre et sa personnalité, chaque chanteur est parfaitement à sa place, avec un rôle écrit spécialement à sa mesure. <strong>Katarina Bradić </strong>et <strong>Jessica Niles</strong> (respectivement Cassandra et Sandra) se complètent très adéquatement, la grande tragédienne d’un côté et la scientifique en passe de basculer vers l’activisme de l’autre. Elle sont rejointes par <strong>Paul Appleby</strong> (Blake, le compagnon de Sandra) qui campe un personnage touchant et sincère avec beaucoup d’humanité et de crédibilité, <strong>Joshua Hopkins</strong> particulièrement rayonnant dans le rôle assez noir d’Apollon, <strong>Sarah Defrise</strong> qui incarne Naomi, la sœur enceinte de Sandra, et le couple formé par <strong>Susan Bickley</strong> et <strong>Gidon Saks</strong> à qui on a confié les rôles des parents de Sandra (Alexander et Victoria) mais aussi ceux de Cassandra, Hécube et Priam, créant ainsi un lien supplémentaire entre les deux personnages principaux. Dans la fosse, <strong>Kazushi Ono</strong>, qui fut extrêmement apprécié au temps où il dirigeait l’Orchestre de la Monnaie (et par ailleurs récemment nommé à la tête du Brussels Philharmonic), propose une lecture très analytique d’une partition dont il semble se délecter, détaillant chaque motif avec grand soin. Il parvient à créer des effets dramatiques très spectaculaires alternant avec des ambiances intimistes, dans une continuité très cohérente.</p>
<p>Le public de la première a accueilli très chaleureusement la performance des artistes mais aussi le compositeur et son œuvre, qui semble bien partie pour un long parcours, c’est tout ce qu’on lui souhaite.</p>
<p></p><p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/foccroulle-cassandra-bruxelles/">FOCCROULLE, Cassandra &#8211; Bruxelles</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Cassandra, premier opéra de Bernard Foccroulle ouvrira la saison 2023-24 de La Monnaie</title>
		<link>https://www.forumopera.com/breve/cassandra-premier-opera-de-bernard-foccroulle-ouvrira-la-saison-2023-24-de-la-monnaie/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Camille De Rijck]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 09 Jun 2023 16:29:00 +0000</pubDate>
				<guid isPermaLink="false">https://www.forumopera.com/?post_type=breve&#038;p=133428</guid>

					<description><![CDATA[<p>Bernard Foccroulle est organiste. À ce titre, il a − par exemple − enregistré l&#8217;intégrale de l&#8217;œuvre pour orgue de Jean-Sébastien Bach, qu&#8217;il donne régulièrement en concert. Il a aussi, le temps de deux mandats et demi, été le directeur de La Monnaie, poste qu&#8217;il a quitté pour prendre la direction du Festival d&#8217;Aix-en-Provence. Peu &#8230;</p>
<p class="read-more"> <a class="" href="https://www.forumopera.com/breve/cassandra-premier-opera-de-bernard-foccroulle-ouvrira-la-saison-2023-24-de-la-monnaie/"> <span class="screen-reader-text">Cassandra, premier opéra de Bernard Foccroulle ouvrira la saison 2023-24 de La Monnaie</span> Lire la suite »</a></p>
<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/breve/cassandra-premier-opera-de-bernard-foccroulle-ouvrira-la-saison-2023-24-de-la-monnaie/">Cassandra, premier opéra de Bernard Foccroulle ouvrira la saison 2023-24 de La Monnaie</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Bernard Foccroulle est organiste. À ce titre, il a − par exemple − enregistré l&rsquo;intégrale de l&rsquo;œuvre pour orgue de Jean-Sébastien Bach, qu&rsquo;il donne régulièrement en concert. Il a aussi, le temps de deux mandats et demi, été le directeur de La Monnaie, poste qu&rsquo;il a quitté pour prendre la direction du Festival d&rsquo;Aix-en-Provence. Peu après, il a repris la classe d&rsquo;orgue du Conservatoire de Bruxelles et la Présidence de la section vocale du Concours Reine Elisabeth. Parallèlement à toutes ces activités, Bernard Foccroulle compose de plus en plus frénétiquement. Pour la voix, notons <em>Am rande der Nacht</em>, cycle de mélodies crées par <strong>Melanie Diener</strong> ou <em>Le Journal d&rsquo;Hélène Berr</em> qui sera donné <a href="https://www.bouffesdunord.com/fr/la-saison/le-journal-dhelene-berr">à l&rsquo;Athénée ce 12 juin</a> avec, notamment, <strong>Adèle Charvet</strong>. La Monnaie vient d&rsquo;annoncer l&rsquo;ouverture des réservations <a href="https://www.lamonnaiedemunt.be/fr/program/2653-cassandra?utm_source=Promotional+newsletters+and+offers&amp;utm_campaign=1aa8b46add-promo-presentation-2020-21_COPY_01&amp;utm_medium=email&amp;utm_term=0_b78212e450-1aa8b46add-218774759">pour la création mondiale du premier opéra</a> de Bernard Foccroulle, Cassandra, donnée à partir du 10 septembre dans la maison que le compositeur dirigea jadis. L&rsquo;oeuvre sera dirigée par Kazushi Ono et mise en scène par Marie-Eve Signeyrole.</p>


<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p class="wp-block-paragraph">Sandra partage son temps entre la recherche sur la fonte des glaces et le&nbsp;<em>stand-up</em>. Préoccupée par ses récentes études concernant l’impact des activités humaines sur l’environnement, elle souhaite éveiller les consciences avec humour. Il règne autour d’elle un scepticisme inquiétant, même au sein de sa propre famille. Tout comme Cassandre avait annoncé la chute de Troie sans être entendue, Sandra prédit l’approche imminente d’une terrible tragédie sans que personne ne l’écoute… &nbsp;&nbsp;<br>&nbsp;&nbsp;<br>Comment convaincre les autres quand ils refusent de vous entendre&nbsp;? Pourquoi certains ignorent le futur qu’ils ont sous les yeux&nbsp;? Pour son premier opéra, le compositeur belge Bernard Foccroulle a choisi un thème d’une grande actualité : l’activisme écologique, confronté à l’inertie de la société. Grâce à une musique puissamment évocatrice, dirigée par Kazushi Ono, et des décors qui nous transportent tour à tour dans une immense bibliothèque, une ruche ou au cœur d’un glacier,&nbsp;<em>Cassandra</em>&nbsp;ouvre la saison 2023-24 avec force et poésie.&nbsp;</p>
<cite>La Monnaie</cite></blockquote>
<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/breve/cassandra-premier-opera-de-bernard-foccroulle-ouvrira-la-saison-2023-24-de-la-monnaie/">Cassandra, premier opéra de Bernard Foccroulle ouvrira la saison 2023-24 de La Monnaie</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>HONEGGER, Jeanne d&#039;Arc au bûcher — Bruxelles (La Monnaie)</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/jeanne-darc-au-bucher-bruxelles-la-monnaie-jeanne-brule-les-planches-et-lopera-meurt-a-petit-feu/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Claude Jottrand]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 05 Nov 2019 06:12:48 +0000</pubDate>
				<guid isPermaLink="false">https://www.forumopera.com/spectacle/jeanne-brle-les-planches-et-l-opra-meurt-petit-feu/</guid>

					<description><![CDATA[<p>C’est une production de janvier 2017 à l’opéra de Lyon qui vient d’établir ses quartiers pour le mois de novembre au Théâtre Royal de la Monnaie. Elle arrive précédée d’un lourd nuage de souffre (la polémique a peut-être été attisée par le département communication de la maison pour attirer le spectateur) : Castellucci présenterait une vision de &#8230;</p>
<p class="read-more"> <a class="" href="https://www.forumopera.com/spectacle/jeanne-darc-au-bucher-bruxelles-la-monnaie-jeanne-brule-les-planches-et-lopera-meurt-a-petit-feu/"> <span class="screen-reader-text">HONEGGER, Jeanne d&#039;Arc au bûcher — Bruxelles (La Monnaie)</span> Lire la suite »</a></p>
<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/jeanne-darc-au-bucher-bruxelles-la-monnaie-jeanne-brule-les-planches-et-lopera-meurt-a-petit-feu/">HONEGGER, Jeanne d&#039;Arc au bûcher — Bruxelles (La Monnaie)</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>C’est une <a href="https://www.forumopera.com/jeanne-darc-au-bucher-lyon-la-force-nue-du-depouillement">production de janvier 2017 à l’opéra de Lyon</a> qui vient d’établir ses quartiers pour le mois de novembre au Théâtre Royal de la Monnaie. Elle arrive précédée d’un lourd nuage de souffre (la polémique a peut-être été attisée par le département communication de la maison pour attirer le spectateur) : Castellucci présenterait une vision de Jeanne d’Arc iconoclaste et scandaleuse, s’attirant les foudres des ligues de vertu et de la manif pour tous, lesquelles auraient bien voulu faire interdire le spectacle. Un service d’ordre est même disposé à l’entrée du théâtre pour assurer le bon déroulement de la soirée.</p>
<p>Vu depuis Bruxelles, disons le d’emblée, toute cette polémique paraît complètement ridicule et ce pour de multiples raisons. D’abord, le visuel du spectacle ne présente rien de scandaleux et traite la figure centrale avec beaucoup d’humanité et de respect. Le fait de présenter Jeanne comme un personnage au genre mal défini ou de lui faire quitter ses vêtements au cours du spectacle ne constitue ni une offense ni un outrage et s’il y a scandale dans la production de Castellucci, ce n’est certainement pas là qu’il se trouve, nous y reviendrons.</p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" alt="" class="image-large" height="312" src="/sites/default/files/styles/large/public/jeanne_darc_au_bucher_a._bonnet_12_cb.uhlig_.jpg?itok=LDRf2Xkb" title="Audrey Bonnet (Jeanne)© Bernd Uhlig" width="468" /><br />
	Audrey Bonnet (Jeanne)© Bernd Uhlig</p>
<p>Ensuite, la figure de Jeanne d’Arc n’a pas hors de France la portée symbolique qu’on lui a forgé au fil du temps dans l’hexagone, en particulier comme symbole politique de la résistance nationale après la défaite de 1870 et plus récemment comme figure emblématique de l’extrême droite contemporaine dans son combat contre l’invasion migratoire. (Sur le plan purement historique, signalons aussi au passage que les provinces belges faisaient partie, au XVe siècle, des Etats bourguignons en lutte contre la France, ceux-là mêmes qui capturèrent Jeanne à Compiègne en 1430 et la vendirent aux Anglais. Ce n’est certes pas un acte de gloire, mais cela établit sans conteste qu’à Bruxelles, elle serait plutôt en territoire ennemi…). Sainte et martyre (elle fut béatifiée en 1909 puis canonisée en 1920), Jeanne reste cependant une figure religieuse respectée dans les milieux chrétiens, et devient aujourd’hui, c’est à la mode, un.e emblème féminicidé.e, victime de la barbarie masculine. Cette évolution fort intéressante montre à quel point les vues de l’histoire sont changeantes selon les regards et au fil du temps, le même mythe servant de support et de démonstration aux idéologies émergeantes ou dominantes de chacune des époques qu’il traverse et qui le ravivent.</p>
<p>La partition d’Honegger est un oratorio un peu grandiloquent mais qui comprend des pages musicales de grande beauté et d’une écriture très riche à côté de nombreux passages simplement récités. Le livret de Claudel, lui, a mal résisté au temps. Certains tableaux, comme le procès mené par des animaux au simple prétexte que l’évêque s’appelait Cauchon, sont d’une affligeante puérilité ; le propos ambitieux mais dégoulinant de mysticisme et la langue ampoulée constituent certainement la principale faiblesse de l’œuvre. Vouloir la mettre en scène, c’est à dire transformer l’oratorio en opéra, est une vraie gageure que Castellucci réussit cependant admirablement. La force de son théâtre est telle qu’elle emporte tout sur son passage, transcende les genres et s’impose sans conteste.</p>
<p>Car c’est en effet un spectacle extrêmement fort qui est donné ici à voir, reposant principalement sur la performance scénique d‘<strong>Audrey Bonnet</strong> (Jeanne), mais aussi sur la vision du metteur en scène qui parvient à intégrer le personnage de Jeanne dans un univers contemporain ou presque – celui d’une école des années ’50 – à donner sens à son martyr et à émouvoir le spectateur par des images percutantes et belles. Tout le reste, décors, chanteurs et comédiens, n&rsquo;est qu&rsquo;accessoire. C’est là toute la force de Castellucci, tout son art, son génie. Et c’est la raison pour laquelle il faut absolument aller voir ce spectacle, mais le voir pour ce qu’il est, du théâtre. Car il y a un prix à payer, et il est lourd : la scène ne montrera que les comédiens, eux seuls ont droit à la lumière. Tous les chanteurs, qu’il s’agisse des chœurs, des chœurs d’enfants ou des solistes sont placés dans le noir absolu, cachés dans les oreilles de scène ou au poulailler, cette disposition particulièrement humiliante et périlleuse entrainant d’ailleurs de nombreux décalages avec la fosse et rendant le texte chanté, français et latin confondus, très largement incompréhensible. Heureusement, il y a des surtitres…</p>
<p>Le chef d’orchestre <strong>Kazushi Ono</strong>, qui retrouve après plus de 10 ans un orchestre qu’il a contribué à moderniser (il fut à Bruxelles directeur musical de 2002 à 2008), consent à ces dispositions peu propices à l’épanouissement de la musique et du chant, et donne de la partition une version malgré tout très soignée, colorée et enthousiaste, très dramatique, soutenu par l’orchestre en très grande forme et une distribution de chanteurs de bonne qualité et homogène.</p>
<p>Dans la lutte menée ces 20 dernières années entre le théâtre et la musique – et qui constitue de loin le fait le plus marquant de l’évolution récente de l’opéra, privilégiant sans cesse davantage ce qui se voit sur ce qui s’entend –, le spectacle de Castellucci franchit donc une étape supplémentaire qui est celle de la disparition du chanteur. Il y a longtemps que lui-même et ses camarades avaient relégué les chœurs dans la fosse, dans les coulisses ou dans le noir, mais personne encore n’avait osé faire subir le même sort aux chanteurs, à tous les chanteurs. C’est maintenant chose faite et cette évolution fait frémir. Que la direction de la Monnaie se réjouisse de voir ainsi l’opéra mourir à petit feu, que personne ne s’en émeuve, fait frémir encore davantage.</p>
<p>Au moment des saluts, le spectateur est donc invité à applaudir des visages qu’il n’a pas vu, ce qu’il fait pourtant bien docilement, de sorte qu’il est impossible de dire qui est qui, le critique lui-même y renonce. Les chanteurs dépouillés de leur personnalité resteront irrémédiablement dans l’ombre, puisque telle est la volonté du metteur en scène.</p>
<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/jeanne-darc-au-bucher-bruxelles-la-monnaie-jeanne-brule-les-planches-et-lopera-meurt-a-petit-feu/">HONEGGER, Jeanne d&#039;Arc au bûcher — Bruxelles (La Monnaie)</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>PUCCINI, Turandot — Tokyo</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/turandot-tokyo-turandot-mater-dolorosa/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Camille De Rijck]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 17 Jul 2019 22:37:20 +0000</pubDate>
				<guid isPermaLink="false">https://www.forumopera.com/spectacle/turandot-mater-dolorosa/</guid>

					<description><![CDATA[<p>En prévision des jeux olympiques de Tokyo en 2020, Kazushi Ono &#8211; directeur musical du New National Theater &#8211; avait proposé à son comité artistique de programmer cinq opéras symbolisant les cinq continents (l’Afrique étant représentée par William Kentgridge, plasticien et metteur en scène d’Afrique du Sud). Las, le comité n’en retint que deux : &#8230;</p>
<p class="read-more"> <a class="" href="https://www.forumopera.com/spectacle/turandot-tokyo-turandot-mater-dolorosa/"> <span class="screen-reader-text">PUCCINI, Turandot — Tokyo</span> Lire la suite »</a></p>
<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/turandot-tokyo-turandot-mater-dolorosa/">PUCCINI, Turandot — Tokyo</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>En prévision des jeux olympiques de Tokyo en 2020, Kazushi Ono &#8211; directeur musical du New National Theater &#8211; avait proposé à son comité artistique de programmer cinq opéras symbolisant les cinq continents (l’Afrique étant représentée par William Kentgridge, plasticien et metteur en scène d’Afrique du Sud). Las, le comité n’en retint que deux : <em>Turandot</em>, incarnation de l’Asie et les <em>Meistersinger</em>, contestable représentant de l’Europe (il y aurait tant à dire sur ce choix dans le cadre particulier des J.O.)</p>
<p><em>Turandot</em>, donc, confiée à <strong>Alex Ollé</strong>, l’un des pères fondateurs de La Fura dels Baus, collectif catalan sorti de son avant-garde par Gérard Mortier à l’occasion d’une célèbre <em>Damnation de Faust</em>. L’épaisse couche de soufre qui recouvrait les artistes de la Fura s’est lentement érodée et leur travail s’inscrit désormais dans une démarche toujours moins surprenante et – dans ce cas précis – toujours plus paresseuse. La grammaire visuelle d’Alex Ollé, avec ses gigantesques (et habituels) escaliers sortis de <em>Metropolis</em>, apparaît comme bien familière. Certains gimmicks reviennent de production en production, comme ici un homme en combinaison anti-nucléaire qui vaporise l’iode le plus pur aux quatre coins de la scène et qu’on avait déjà vu dans l’<em>Oedipe</em> d’Enescu à La Monnaie. Sentiment d’un théâtre peinant à se renouveler ou, pire, d’un prêt-à-porter – avec ses codes et ses formules – indifféremment applicable à tous les livrets de la terre. Il y a bien sûr quelques fulgurances, comme cette immense navette flottante, sortie de <em>Blade Runner</em> et qui sert de retraite céleste à la Princesse Turandot, mais une image époustouflante ne fait pas une dramaturgie. On est en droit d’attendre plus de la part d’un metteur en scène de cette stature dont nos colonnes ont souvent loué le travail.</p>
<p>Si dans les salles européennes des voix pré-enregistrées demandent aux spectateurs de bien vouloir éteindre leurs téléphones portables, au New National Theater on les informe que la salle est équipée du meilleur dispositif anti-sismique du monde moderne. C’est dans ce cadre rassurant que l’Orchestre Symphonique de Barcelone s’installe dans la fosse, où <strong>Kazushi Ono</strong> s’efforce, grace à l’acoustique superlative de la salle, de trouver une balance miraculeuse entre les élans les plus dramatiques de la partition et son infinité de détails orchestraux. Sans jamais rien oublier de l’architecture de l’œuvre, de l’élan nécessaire au déploiement de sa courbe dramatique, le chef s’attarde sur le moindre trait, offrant une lecture à la fois lisible et puissante de <em>Turandot </em>; deux qualités qui marchent rarement main dans la main <em>in vivo</em>.</p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" alt="" class="image-large" height="312" src="/sites/default/files/styles/large/public/2019turandot_a2089_ds901758.jpg?itok=lvF9quYH" title="© Masahiko Terashi" width="468" /><br />
	© Masahiko Terashi</p>
<p>La Turandot d’<strong>Iréne Theorin</strong> apparaît comme un monolithe de frigidité assertive. Si les premières mesures dévoilent un vibrato encombrant et un aigu peu avantageux, les nuances ductiles d’<em> « </em>In questa reggia <em>»</em> installent la voix dans une meilleure dynamique. Il est remarquable que tant de délicatesse sous-tende un discours aussi véhément, donnant une traduction musicale bien réelle de <em>la main de fer dans le gant de velours</em>. Son Calaf – <strong>Teodor Ilincai</strong> – à l’exception d’un minuscule accident de soutien dans le final du deuxième acte, assume sans peine les nombreuses difficultés de la partition. Lui manque sans doute la radiance de sa collègue, mais il n’est pas totalement incongru qu’à côté de Turandot, Calaf fasse figure de petit roi de la Reine de cœur.</p>
<p>Star locale, la Liu d’<strong>Eri Nakamura</strong> triomphe à l’applaudimètre et impressionne par la délicatesse de sa quinte aiguë, qui jouit de l’excellente acoustique de la salle pour aller s’entortiller dans les cintres. S’il ne s’est trouvé dans la salle aucun manifestant chinois pour dénoncer le fait que des artistes japonais incarnent Ping, Pang et Pong (prochaine étape du politiquement correct), notons que l’ensemble du plateau constitué d’artistes locaux est d’un niveau tout à fait superlatif ; le chœur d’enfants en particulier semble s’être fait greffer un diapason dans l’oreille interne tant son intonation est sensationnelle. </p>
<p>Notons que la production s’achève sur l’un de ces coups de théâtre dont les metteurs en scène d’opéra ont le secret. Illuminé par l’éclair incandescent de la licence artistique, Alex Ollé décide que Turandot se tranchera la gorge après avoir tenu le corps de Liu dans ses bras coupables. Geste marial, en forme de piéta, qui sanctifie Liu et purge Turandot de ses crimes par le seppuku. À défaut d’être totalement convaincante, l’idée aura au moins le mérite de mondialiser les affres de son héroïne.</p>
<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/turandot-tokyo-turandot-mater-dolorosa/">PUCCINI, Turandot — Tokyo</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>PROKOFIEV, L&#039;Ange de feu — Aix-en-Provence</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/lange-de-feu-aix-en-provence-ca-sent-vraiment-le-soufre/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Laurent Bury]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 05 Jul 2018 07:41:28 +0000</pubDate>
				<guid isPermaLink="false">https://www.forumopera.com/spectacle/a-sent-vraiment-le-soufre/</guid>

					<description><![CDATA[<p>Jadis audacieusement présenté par un alors tout jeune Opéra Bastille, L’Ange de feu est un opéra qui suscite depuis quelques années d’un certain engouement : à Munich  en décembre 2015, à Lyon à l’automne 2016, ou à Rome la saison prochaine.  Le cocktail de mysticisme et d’érotisme du livret n’y est sans doute pas pour rien &#8230;</p>
<p class="read-more"> <a class="" href="https://www.forumopera.com/spectacle/lange-de-feu-aix-en-provence-ca-sent-vraiment-le-soufre/"> <span class="screen-reader-text">PROKOFIEV, L&#039;Ange de feu — Aix-en-Provence</span> Lire la suite »</a></p>
<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/lange-de-feu-aix-en-provence-ca-sent-vraiment-le-soufre/">PROKOFIEV, L&#039;Ange de feu — Aix-en-Provence</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Jadis audacieusement présenté par un alors tout jeune Opéra Bastille, <em>L’Ange de feu </em>est un opéra qui suscite depuis quelques années d’un certain engouement : à Munich  en décembre 2015, à Lyon à l’automne 2016, ou à Rome la saison prochaine.  Le cocktail de mysticisme et d’érotisme du livret n’y est sans doute pas pour rien et, grâce à <em>Pierre et le loup</em>, le nom de Prokofiev est suffisamment familier du public pour rendre la proposition alléchante. Il n’est donc pas étonnant que le festival d’Aix-en-Provence accueille pour la première fois de son histoire un titre aujourd’hui en vogue, en coproduction avec l’Opéra national de Norvège et surtout avec le Teatr Wielki de Varsovie, où le spectacle a été créé en mai dernier. La production arrive tout droit de Pologne avec son chef, l’intégralité de sa distribution vocale, et même tous ses danseurs et figurants, seul l’orchestre ayant changé.</p>
<p>Le travail de <strong>Mariusz Treli</strong><strong>ński</strong>, directeur du susdit Opéra de Varsovie, s’est déjà exporté un peu partout dans le monde mais, sauf erreur, la France n’avait encore accueilli aucune de ses mises en scène. Cet oubli est maintenant réparé, avec un titre propre à aiguiser l’imagination des hommes (et des femmes) de théâtre. De fait, le Polonais s’empare de l’œuvre pour la mettre à sa sauce : sans le préciser, le programme de salle propose le résumé non pas de l’intrigue telle que conçue par le compositeur d’après le roman de Valéri Brioussov, mais de ce qu’en fait monsieur Treliński, qui a décidé que Renata devait se suicider au quatrième acte, et que sa réapparition au cinquième relevait de la « rétrospection ». La sorcellerie et la religion sont ici évacuées, au profit de références censément plus parlantes pour notre époque : Jakob Glock devient un dealer qui procure à Ruprecht des expériences plus psychédéliques qu’alchimiques, et l’Inquisiteur devient un énigmatique aveugle tout de blanc vêtu, professeur dans un pensionnat de jeunes filles. Transposer l’univers symboliste de Brioussov dans le monde glauque et inquiétant des films de David Lynch, pourquoi pas ; le décor est spectaculaire, les éclairages évocateurs, mais on peut s’interroger sur la « normalisation » que subissent tous les moments surnaturels, et trouver bien innocente la révolte finale des pensionnaires : loin des nonnes possédées par le démon, on nous montre des adolescentes qui jettent leurs matelas et leurs oreillers en l’air, ce qui n’est pas tout à fait la même chose.</p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" alt="" class="image-large" height="320" src="/sites/default/files/styles/large/public/capture_decran_2018-07-05_18.27.49.png?itok=TDBc7NXo" title=" © Teatr Wielki" width="468" /><br />
	 © Teatr Wielki</p>
<p>Retrouvant cette œuvre après <a href="https://www.forumopera.com/lange-de-feu-lyon-sous-lemprise-de-lange">les représentations lyonnaises d’il y a deux ans</a>, <strong>Kazushi Ono</strong> exalte toutes les beautés de cette partition où Prokofiev déploie un lyrisme bien plus présent que dans <em>Le Joueur</em> ou <em>L’Amour des trois oranges</em>, tout en s’autorisant bien des audaces musicales en écho à la folie du livret. Sans jamais en rajouter dans le côté grinçant des pages modernistes, l’Orchestre de Paris se montre à la hauteur de la tâche, porté par l’acoustique du Grand Théâtre de Provence. Curieusement, les voix ont parfois plus de peine à s’y faire entendre dans la nuance piano, les chanteurs ayant peut-être pris à Varsovie des habitudes qui passent moins bien dans la vaste salle aixoise.</p>
<p>Comme à Lyon, pour elle aussi, <strong>Au</strong><strong>šrin</strong><strong>ė Stundyt</strong><strong>ė</strong> prête à Renata son immense talent d’actrice, indispensable pour ce rôle écrasant d’illuminée au discours incohérent, dont l’obsession fait même rire le public quand, après l’entracte, on la retrouve à nouveau réclamant son Heinrich, au grand dam de son nouveau compagnon. La voix répond à toutes les sollicitations de Prokofiev, qui ne les a pas ménagées, mais la diction n’est peut-être pas toujours aussi nette qu’on pourrait le souhaiter. De son côté, <strong>Scott Hendricks</strong> est condamné à un personnage de représentant de commerce saisi par la débauche dans un motel borgne : son chevalier Ruprecht dépassé par les événements n’est pas là pour rouler des mécaniques.  Est-ce une conception similaire qui empêche <strong>Krzysztof B</strong><strong>ączyk</strong> d’être aussi menaçant que prévu en Inquisiteur ? Paradoxalement, son Masetto l’an dernier semblait bien plus impressionnant. <strong>Andreï Popov</strong> est un Agrippa von Nettesheim percutant et un Méphistophélès  vitaminé. La Voyante (<strong>Agnieszka Rehlis</strong>) et l’Aubergiste (<strong>Bernadetta Grabias</strong>) font entendre de belles voix de mezzo comme en est riche l’est de l’Europe.</p>
<p>Le spectacle pourra être écouté sur France Musique le 13 juillet, et vu sur Culturebox le 15.</p>
<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/lange-de-feu-aix-en-provence-ca-sent-vraiment-le-soufre/">PROKOFIEV, L&#039;Ange de feu — Aix-en-Provence</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>HONEGGER, Jeanne d&#039;Arc au bûcher — Lyon</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/jeanne-darc-au-bucher-lyon-la-force-nue-du-depouillement/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Fabrice Malkani]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 21 Jan 2017 04:36:08 +0000</pubDate>
				<guid isPermaLink="false">https://www.forumopera.com/spectacle/la-force-nue-du-dpouillement/</guid>

					<description><![CDATA[<p>Spectacle hybride et inclassable, ni opéra ni oratorio au sens traditionnel, Jeanne d’Arc au bûcher pose le problème de l’articulation entre voix parlée, musique et voix chantées. L’idée de la danseuse et actrice Ida Rubinstein, magnifiée par la rencontre entre Paul Claudel et Arthur Honegger, avait débouché en 1938 sur cette « synthèse de tous les &#8230;</p>
<p class="read-more"> <a class="" href="https://www.forumopera.com/spectacle/jeanne-darc-au-bucher-lyon-la-force-nue-du-depouillement/"> <span class="screen-reader-text">HONEGGER, Jeanne d&#039;Arc au bûcher — Lyon</span> Lire la suite »</a></p>
<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/jeanne-darc-au-bucher-lyon-la-force-nue-du-depouillement/">HONEGGER, Jeanne d&#039;Arc au bûcher — Lyon</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Spectacle hybride et inclassable, ni opéra ni oratorio au sens traditionnel, <em>Jeanne d’Arc au bûcher </em>pose le problème de l’articulation entre voix parlée, musique et voix chantées. L’idée de la danseuse et actrice Ida Rubinstein, magnifiée par la rencontre entre Paul Claudel et Arthur Honegger, avait débouché en 1938 sur cette « synthèse de tous les éléments du théâtre avec le texte parlé », selon les termes du compositeur. Qui mieux que <strong>Roméo Castellucci</strong>, soucieux d’une perception intégrale de l’ensemble des expressions artistiques à l’œuvre, pouvait mettre en scène de façon neuve cet « oratorio dramatique » ? C’est une lecture dramatiquement magistrale, radicalement dépouillée qu’il nous offre à l’Opéra de Lyon.</p>
<p>Choc théâtral, émerveillement musical, le spectacle est fort et intense. Non pas mise en scène d’une figure emblématique, chargée du poids de la tradition, mais irruption de l’invisible dans le quotidien, de l’inouï au sein de l’existence la plus prosaïque. Soit une salle de classe à l’ancienne, avec tableau noir, craies, institutrice d’autrefois et jeunes filles sagement habillées. Le spectateur cherche Jeanne – fausse piste –, guette la musique qui ne vient pas. Le cours se termine, la salle est déserte. Un concierge factotum vient nettoyer la salle, ranger les chaises, les tables. C’est lui qui bientôt, saisi d’un appel qui nous échappe et d’une frénésie progressive, entend des voix qui le conduisent à faire le vide – au sens propre – dans la salle et à s’y enfermer, pour se dépouiller de tout : de son être, de ses vêtements, de sa vie. Il devient Jeanne, il est Jeanne. Et l’on ne voit plus qu’elle. Extraordinaire performance d’<strong>Audrey Bonnet</strong>, sur le plan théâtral bien sûr mais aussi vocal, en symbiose avec la direction musicale du chef, dès lors que la musique a commencé, au bout d’une longue plage de silence, de ce silence qui précède les bouleversements les plus profonds.</p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" alt="" class="image-large" height="312" src="/sites/default/files/styles/large/public/operajeanneaubucher39_copyrightstofleth_0.jpg?itok=Tni_OF8h" title="Arthur Honegger, Jeanne d’Arc au bûcher, Opéra de Lyon 2017 © Stofleth" width="468" /><br />
	Arthur Honegger, Jeanne d’Arc au bûcher, Opéra de Lyon 2017 © Stofleth</p>
<p>Côté jardin, le couloir de l’école laisse apparaître l’incompréhension de la direction devant ce scandale, ainsi qu’un Frère Dominique en costume trois pièces incarné par <strong>Denis Podalydès</strong>, convaincant dans sa sobriété (loin des déclamations grandiloquentes entendues parfois dans ce rôle) malgré une sonorisation qui a tendance à brouiller la projection. Conformément à l’idée centrale, aucun chanteur n’est visible, Jeanne est seule en scène avec ses voix, c’est elle qui occupe tout l’espace. Regroupés au niveau -2, dans l’amphithéâtre de l’opéra, les chœurs et les solistes sont sonorisés, leur chant nous parvenant par les haut-parleurs situés de part et d’autre de la scène. Le théâtre et la musique priment sur la vocalité musicale. C’est là sans doute le seul regret que puisse exprimer l’amateur de chant lyrique, tout en reconnaissant la cohérence et la force de cette proposition sur le plan général. En dépit de leur excellence, les <strong>Chœurs et la Maîtrise de l’Opéra de Lyon</strong>, tout autant que les solistes <strong>Ilse Eerens</strong> (sopano solo), <strong>Valentine Lemercier</strong> (Marguerite), <strong>Marie Karall</strong> (Catherine), <strong>Jean-Noël Briend</strong> (ténor solo) entre autres ne peuvent capter l’attention auditive autant que le permettrait leur présence sur scène. Ils demeurent des voix qu’entend Jeanne et que nous ne percevons que de manière indirecte. Au moment des saluts, par un effet dramatique inattendu, ces solistes apparaissent en costumes médiévaux, comme si nous était donné à voir alors ce qui jusque là était invisible.</p>
<p>C’est avant tout la musique qui dialogue de manière saisissante avec le texte parlé de Jeanne. Dès les premières mesures de la partition, <strong>Kazushi Ono</strong> affirme sa maîtrise souveraine de la partition de Honegger, avec ses passages d’un style à l’autre, tantôt insensibles, tantôt inopinés, dans le chatoiement des timbres et avec ces moments de lyrisme comme suspendus entre les effets bruitistes, dans une diversité d’expression puissamment servie par l’<strong>Orchestre de l’Opéra de Lyon</strong>.</p>
<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/jeanne-darc-au-bucher-lyon-la-force-nue-du-depouillement/">HONEGGER, Jeanne d&#039;Arc au bûcher — Lyon</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
	</channel>
</rss>
