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	<title>Antonio PAPPANO - Artiste - Forum Opéra</title>
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	<description>Le magazine en ligne de l&#039;opéra</description>
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	<title>Antonio PAPPANO - Artiste - Forum Opéra</title>
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		<title>WAGNER, Siegfried – Londres (ROH)</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/wagner-siegfried-londres-roh/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Yannick Boussaert]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 31 Mar 2026 04:00:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Réussir Das Rheingold et confirmer avec Die Walküre simplifie beaucoup la vie d’un metteur en scène. L’inverse est tout aussi vrai et le Ring parisien en témoigne cruellement. Deux mois, après la capitale française, Londres poursuit l’exploration du cycle de Wagner emmenée par Barrie Kosky. Siegfried, opéra d’apprentissage presque picaresque, présente de nombreuses contraintes : on &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><a href="https://www.forumopera.com/spectacle/wagner-das-rheingold-londres-roh/">Réussir <em>Das Rheingold</em></a> et <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/wagner-die-walkure-londres/">confirmer avec <em>Die Walküre</em></a> simplifie beaucoup la vie d’un metteur en scène. L’inverse est tout aussi vrai et le Ring parisien en témoigne cruellement. Deux mois, après la capitale française, Londres poursuit l’exploration du cycle de Wagner emmenée par <strong>Barrie Kosky</strong>. <em>Siegfried</em>, opéra d’apprentissage presque picaresque, présente de nombreuses contraintes : on parlait traités, runes, trahison et peurs existentielles, nous voici dans une forge avec un ado insupportable et un nain grincheux. Il y a bien un dragon et un oiseau bavard mais il faudra attendre le troisième acte pour vraiment retrouver les affaires du monde, avant un duo d’amour. Que faire de ce héros antipathique ? Le metteur en scène australien va au plus simple. Il tire le fil du monde et des thèmes qu’il a installés jusqu’à maintenant. Erda vieillie demeure dans son rôle d’observatrice permanente de la tragédie du monde. Celui-ci touche le fond : Mime vit reclus dans une cabane juchée sur un tronc carbonisé, la limaille éparpillée tout autour finit d’assécher son univers. Le deuxième acte se retrouve plongé dans un hiver total où la neige permanente vient recouvrir la carcasse de Fafner et les traces des intrigants. Si l’on se rappelle du costume du <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/siegfried-bayreuth-2015-bayreuth-regler-le-cas-siegfried/">Waldvogel de Castorf à Bayreuth</a>, on se souviendra longtemps de celui du dragon tout en pépites d’or et pierres précieuses qui mettent en valeur un maquillage de <em>calavera</em>*. La cupidité et la captation des richesses du monde ont achevé de le désertifier. En comparaison, la prairie aussi verdoyante que fleurie où repose Brunnhilde donne le la de la rédemption à venir. Tout le duo se trouve transfiguré dans une belle scène naïve, où une Erda apaisée retrouve son rôle de Pachamama, gants et arrosoir en main. Barry Koskie capitalise sur son univers aussi lisible que parlant. Il peut dès lors se concentrer sur la direction théâtrale, supplément d’âme de cette intelligente proposition, très souvent adossée au leitmotiv et à leur signification dramatique. Siegfried se voit dépeint comme un ado (il joue de la « air batterie » et prend Notung pour une guitare), en conflit avec la figure masculino-féminine de son tuteur (Mime porte le tablier de Sieglinde vu dans la journée précédente). Si la relation entre les deux est faite de menaces, elle est aussi complice – ce qui permet beaucoup d’humour et de légèreté dans le jeu &#8211; et aimante à sa manière, ce qui explique pourquoi l’attelage des deux se maintient jusqu’au meurtre parricide. Enfin, au deuxième acte, Barry Koskie continue de tisser le fil du rapport à la nature. Siegfried, seul compagnon des animaux, confond Erda/Pachamama avec l’oiseau – chanté radieusement hors scène par <strong>Sarah Dufresne</strong>. Si l’anthropocène ne peut aller que vers l’effondrement en une chute des « dieux » humains inéluctable, ce Ring place l’espoir non dans la rédemption par l’amour mais dans le retour à une nature simple et naïve dont Siegfried ne peut être que le héraut parfait. La dernière journée, prévue au Royal Opera House en janvier 2027, apportera surement les dernières réponses à un projet rondement mené.</p>
<pre style="text-align: center;"><img decoding="async" src="https://www.forumopera.com/wp-content/uploads/siegfried_bk_roh_232-1294x600.webp" />© Monika Ritterhaus</pre>
<p>De la rondeur justement, <strong>Antonio Pappano</strong> n’en manque pas. Son orchestre irréprochable fond les leitmotive avec la même évidence que lors des journées précédentes et supporte le plateau en l’irrigant du sens que la musique de Wagner construit méticuleusement. Le nuancier a encore progressé : des pianos diaphanes dans la forêt, en passant par la harpe ductile autour de Brunnhilde endormi, à une scène de la forge dantesque… le spectacle est haut en couleurs et porte tout le romanesque de la fresque.</p>
<p>Londres enfin réunit une distribution de tout premier plan, qui n’est pas exempte de défaut. On savait depuis <em>Die Walkure</em> que <em>Siegfried</em> serait un vrai défi pour <strong>Elisabet Strid</strong> tant Brunnhilde évolue dans le haut de la tessiture lors de cette deuxième journée. Passé un éveil laborieux, elle finit par s’installer dans le duo et dégage une belle complicité vocale avec son partenaire. Surtout, jamais elle ne va au-delà de ses moyens et cette probité lui permet nuances et interprétation qui au global compensent son manque de largeur. L’Erda de <strong>Wiebke Lehmkuhl</strong> souffre de la comparaison avec elle-même. L’ampleur vocale lui manque ce soir dans cette scène pourtant resserrée. De même pour <strong>Christopher Purves</strong> (Alberich) qui possède la noirceur, l’intelligence musicale et scénique mais à qui il manque un demi-ton à chaque extrémité de la tessiture. On se demande pourquoi <strong>Solomon Howard</strong> est discrètement sonorisé – a part vouloir amplifier la « reverb ». Son volume suffit à lui seul à caractériser le dragon. Enfin <strong>Christopher Maltman</strong> achève son cycle magistralement. Le rôle lui tombe sans un pli dans la gorge. L’incarnation, entre noblesse et déchéance, splendeurs vocales et saillies perçantes, en font déjà un Wotan incontournable du circuit actuel. <strong>Peter Hoare</strong> délivre une performance géniale. Son Mime androgyne s’avère aussi attachant que répugnant. Il multiplie les facéties vocales et scéniques avec une aisance confondante. Faut-il encore présenter le Siegfried vitaminé et triomphant d’<strong>Andreas Schager </strong>? Le ténor fait ses débuts londoniens et se voit acclamé pour une soirée de chant galvanisante où le public aura pris autant de plaisir à l’écouter que lui à évoluer dans cette proposition scénique où, pour une fois, il a le beau rôle.</p>
<pre>* Maquillage traditionnel de la Fête des Morts au Mexique.</pre>
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		<title>Discothèque idéale : Rossini &#8211; Guillaume Tell (Pappano, EMI/Warner &#8211; 2011)</title>
		<link>https://www.forumopera.com/breve/discotheque-ideale-rossini-guillaume-tell-pappano-emi-warner-2011/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Cedric Manuel]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 01 Mar 2026 07:00:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Mais la question linguistique ne résout pas totalement celle de l’exhaustivité. Historiquement, au regard de la longueur originelle du dernier opéra de Rossini (plus de 4h30), les coupures ont presque toujours été légions ! Dans ce panorama somme toute assez limité pour ce jalon pourtant essentiel de l&#8217;histoire de l&#8217;opéra, quelle pourrait être LA version &#8230;</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Mais la question linguistique ne résout pas totalement celle de l’exhaustivité. Historiquement, au regard de la longueur originelle du dernier opéra de Rossini (plus de 4h30), les coupures ont presque toujours été légions !</p>
<p>Dans ce panorama somme toute assez limité pour ce jalon pourtant essentiel de l&rsquo;histoire de l&rsquo;opéra, quelle pourrait être LA version de notre discothèque idéale ? Chailly, en italien, bénéficie d’un orchestre rutilant qu’il emmène avec sa fougue des jeunes années (d’aucuns l’ont même trouvé un peu démonstratif) et d’une distribution stellaire (Pavarotti, Freni, Milnes, Ghiaurov&#8230;excusez du peu !). L’enregistrement de Lamberto Gardelli, plus complet, reprend la version originale en français et peut, lui aussi, compter sur de merveilleux interprètes : Bacquier, Gedda, Mesplé, Caballé, Howell… Mais il faut un bras pour ce monument et cette version souffre d’une direction trop sage et même routinière voire poussive. Quel dommage&#8230; Quant à la captation de la Scala de Milan en 1988, dirigée par Muti, elle est en italien et compte surtout sur son chef (avec notamment l’une des ouvertures les plus rapides et les plus foudroyantes de toute la discographie), plus hiératique que jamais, et sur le trio Zancanaro-Merritt-Studer. Une version impériale un rien hautaine.</p>
<p>Au total, si l’on excepte le très bon enregistrement, également en public et en français, signé Antonino Fogliani chez Naxos (à ce jour le plus complet de tous mais qui vaut avant tout pour l’Arnold de Michael Spyres, voire pour le Tell d’Andrew Foster-Williams), c’est celui capté lui aussi en concert en 2010 au Parco della Musica à Rome avec le chœur et l&rsquo;orchestre de l’<strong>Académie Sainte Cécile</strong> dirigés par <strong>Antonio Pappano</strong>, qui réunit tous les atouts qu’on attendait : la philologie, puisqu’il s’appuie lui aussi sur l’édition critique de la Fondation Rossini et qu’il s’agit de la version originale en français et l’élan dramatique et théâtral en grand chef d’opéra qu’est Pappano. Il nous tient en haleine sans outrance et sans perdre l’équilibre d’ensemble, en particulier avec les interprètes, qui s’expriment de surcroit (mais pas tous, hélas) dans un excellent français : <strong>Gerald Finley</strong>, en Tell noble et élégant ; <strong>John Osborn</strong>, probe Arnold qui aurait mérité un peu plus de fougue ; <strong>Marie-Nicole Lemieux</strong>, souveraine dans le rôle trop court d&rsquo;Hedwige ; <strong>Malyn Byström</strong>, Mathilde peut-être sans relief mais sans défaut non plus…</p>
<p>Même si elle n’est ni totalement exhaustive, ni parfaite, c’est la version la plus recommandable du moment. Mais toutes les autres vous intéresseront ! Et ce chef d’œuvre absolu le vaut bien.</p>
<p><em><span class="s1">Gerald Finley (Guillaume Tell), John Osborn (Arnold), Malin Byström (Mathilde), Frédéric Caton (Melchtal), Elena Xanthoudakis (Jemmy), Marie-Nicole Lemieux (Hedwige), Carlo Cign (Gesler), Celso Albelo (Un pêcheur), Matthew Rose (Walter), Carlo Bosi (Rodolphe), Dawid Kimsberg (Leuthold).<br />
</span><span class="s1">Choeur et orchestre de l&rsquo;Académie Sainte-Cécile de Rome. </span>Direction Antonio Pappano. Enregistré en public en octobre et décembre 2010. EMI/Warner, 2011</em></p>
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		<title>Discothèque idéale : Boesmans – Wintermärchen (Pappano, Deutsche Grammophon – 2000)</title>
		<link>https://www.forumopera.com/breve/discotheque-ideale-boesmans-wintermarchen-pappano-deutsche-grammophon-2000/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Camille De Rijck]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 04 Feb 2026 23:37:10 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Il y a dans cette captation beaucoup de ce qui relève de la « vie de la scène », notamment certaines postures vocales exagérément expressionnistes (on pense au pauvre Heinz Zednik, en fin de carrière, sorte d&#8217;Héroïde qui avait avalé de la tabasco). Le premier acte en souffre, perdu dans un chasse-croisé de personnages dont &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Il y a dans cette captation beaucoup de ce qui relève de la « vie de la scène », notamment certaines postures vocales exagérément expressionnistes (on pense au pauvre <strong>Heinz Zednik</strong>, en fin de carrière, sorte d&rsquo;Héroïde qui avait avalé de la tabasco). Le premier acte en souffre, perdu dans un chasse-croisé de personnages dont les intentions se chevauchent jusqu&rsquo;au charivari. Il faudra l&rsquo;arrivée de la Reine – <strong>Susan Chilcott</strong> – pour apporter une certaine hauteur de vue. Soupçonnée d&rsquo;adultère, elle sera étranglée par son mari sous les imprécations de Paulina, l&rsquo;une des familières de la souveraine. Assurément, l&rsquo;un des moment lus plus forts de la pièce; la Reine est morte, ainsi que le Dauphin, reste donc à Leontes à parcourir le Royaume des Dix-Siciles. Là, il tombera sur une muette, danseuse de sa condition (ah, ce prélude du quatrième acte !) reste enfin à Susan Chilcott de sortir du gigantesque mur de glace dans lequel elle se réfugiait. Son air « Ihr Götter » ne désavouerait pas le pardon de la Comtesse au Quatrième acte des Nozze. Lieto Fine ? Sous réserve d&rsquo;inventaire, mais l&rsquo;art orchestral de Boesmans est à son sommet.</p>
<p>Dale Duesing (Leontes), Susan Chilcott (Hermione), Kornelia Kallish (Paulina), Anthony Rolfe Johnson (Sicile), Kris Dane (Florizel), Heinz Zednik (Zeist), Franz Joseph Sellig (Mamillus) Johanne Saunier (Perdita, rôle dansé), Aka Moon (Trio de Jazz).</p>


<figure class="wp-block-image size-large"><a href="https://www.forumopera.com/dossier/la-discotheque-ideale-de-lart-lyrique/"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="1024" height="355" src="https://www.forumopera.com/wp-content/uploads/vers-la-discotheque-ideale-1-1024x355.png" alt="" class="wp-image-207095"/></a></figure>
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		<title>Paroles d&#8217;artistes : notre boîte à bijoux d&#8217;archives audio</title>
		<link>https://www.forumopera.com/dossier/paroles-dartistes/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[La Rédaction]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 27 Aug 2025 23:03:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Paroles d&#8217;artistes ambitionne de retrouver dans les larges archives audio et vidéo des rédactrices et rédacteurs de Forumopera, des témoignages exclusifs &#8211; drôles ou sensibles &#8211; des artistes qui font le monde de l&#8217;opéra. Tous nos contenus sont extraits d&#8217;interviews réalisées par des membres de l&#8217;équipe. 28.08.2025Philippe Herreweghe et l&#8217;art mnémotechnique.Il ouvre la partition et &#8230;</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Paroles d&rsquo;artistes ambitionne de retrouver dans les larges archives audio et vidéo des rédactrices et rédacteurs de Forumopera, des témoignages exclusifs &#8211; drôles ou sensibles &#8211; des artistes qui font le monde de l&rsquo;opéra. Tous nos contenus sont extraits d&rsquo;interviews réalisées par des membres de l&rsquo;équipe.</p>


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<figure class="wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<div class="ast-oembed-container" style="height: 100%;"><iframe title="Paroles d&#039;artistes" width="1200" height="675" src="https://www.youtube.com/embed/videoseries?list=PLCojEbyMSN9XvNW_Qr60loOQpinTYJaXI" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe></div>
</div></figure>


<p><strong>28.08.2025</strong><br /><a href="https://youtu.be/lqlLih26u34?si=k0r9sD7olzrZdwXv">Philippe Herreweghe et l&rsquo;art mnémotechnique.</a><br />Il ouvre la partition et il nous montre comment il s&rsquo;y prend.</p>
<p><strong>26.08.2025</strong><br /><a href="https://youtu.be/diBwqH2sRXE?si=PoSPW1vHxRnJ3aA3">Leo Nucci : Le baryton au coeur d&rsquo;or</a><br />Il y a quinze ans, l&rsquo;immense artiste nous disait la crainte que s&rsquo;amenuise le sentiment d&rsquo;humanité. </p>
<p><strong>18.08.2025</strong><br /><a href="https://youtu.be/ABAjeJvPQsk?si=q4jrP8ZEEosWaYu3">Annick Massis : entend bien devenir « une vieille joyeuse ».</a><br />Réflexion subtile sur le temps qui passe.</p>
<p><strong>10.08.2025<br /></strong><a href="https://youtu.be/5_eiVclAOds?si=xRvkGPDPeZ1JLP__">Sandrine Piau : « tant qu&rsquo;on peut voir le visage d&rsquo;un enfant dans celui d’un adulte, on est sauvé »</a><br />Quand la soprano française parle à la manière de Maeterlinck<strong><br /><br />09.08.2025<br /></strong><a href="https://youtu.be/0oYge6Ehy8Y">Hugues Cuenod à 103 ans « 60 ans de carrière « sans voix ni technique »</a><br />Il avait pris l&rsquo;habitude de dire « comment voulez-vous que je perde ma voix, je n&rsquo;en ai jamais eue »<br /><strong><br />08.08.2025<br /></strong><a href="https://www.forumopera.com/breve/paroles-dartistes-angel-blue-lopera-na-pas-besoin-du-black-face/">Angel Blue : « L’opéra n’a pas besoin du black-face »</a><br />La polémique a deux ans, Angel Blue a depuis conquis Vérone.</p>
<p><strong>06.08.2025<br /></strong><a href="https://youtu.be/wITnoZxTHNE?si=ATso0VlY_mBs1UDf">Alberto Zedda : « Rossini permet de trouver des réponses esthétiques à des questionnements éthiques »</a><br />Et en bonus, <a href="https://youtube.com/shorts/3XUWAk--wK8?feature=share">une réflexion sur Rossini et Mantegna.</a><br />Comme cet incroyable artiste nous manque.</p>
<p><strong>04.08.2025<br /></strong><a href="https://youtube.com/shorts/cgSAcowKrxo">Dominique Visse et son affriolant manteau de vison</a><br />Un jeune homme a l&rsquo;ondoyante coiffure, dans la nuit, un manteau de vison. Qui sait, sur un malentendu ?</p>


<figure class="wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<div class="ast-oembed-container" style="height: 100%;"><iframe title="Sonya Yoncheva : “Une chanteuse a le droit d’avoir une famille, une courtisane d’aspirer à l’amour”" width="1200" height="675" src="https://www.youtube.com/embed/zC-GFL9b7Ps?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe></div>
</div></figure>


<p><strong>31.07.2025<br /><a href="https://youtube.com/shorts/hzZmKHxtzZo">Sébastien Daucé : Ce moment où les artisans devinrent artistes</a><br /></strong>Nous avons le plaisir d&rsquo;échanger avec le jeune fondateur de l&rsquo;ensemble Correspondance depuis de longues années.&nbsp;</p>
<p><strong>30.07.2025</strong><br /><a href="https://www.instagram.com/reel/DMuZoMuA3_E/?utm_source=ig_web_copy_link">Marcello Giordani : de la brièveté de la vie</a><br />L&rsquo;immense ténor se confiait à nous quelques jours avant de disparaître à la surprise générale.</p>
<p><strong>29.07.2025</strong><br /><a href="https://youtube.com/shorts/zC-GFL9b7Ps">Sonya Yoncheva : “Une chanteuse a le droit d’avoir une famille, une courtisane d’aspirer à l’amour”</a><br />Plaidoyer pour la liberté des femmes à travers leurs conditions.</p>
<p><strong>21.07.2025</strong><br /><a href="https://youtube.com/shorts/mAPDKUef8AE">Cecilia Bartoli : Autoportrait vocal chromesthésique</a><br />Nous rencontrions la diva romaine au Plaza Athénée&nbsp;</p>
<p><strong>20.07.2025</strong><br /><a href="https://youtu.be/sgSGCFVFDCg">Kazushi Ono tente l&rsquo;abolition de la parole face à la partition du Turandot</a><br />Nous avons rencontré Kazushi Ono en 2019.</p>
<p><strong>14/07/2025</strong><br /><a href="https://youtu.be/SPtIRW-g0Xg">Thomas Hampson au sujet des masterclass rugueuses de Frau Schwarzkopf : « Elle n&rsquo;était pas un dragon »</a><br />Nous avons rencontré Thomas Hampson en 2015.</p>
<p><strong>14/07/2025</strong><br /><a href="https://youtube.com/shorts/n1MK9YxfgzI">Sir Antonio Pappano : « Puccini était-il un dandy patenté ? »</a><br />Retrouvez <a href="https://youtu.be/xlprFW7IEfs">l&rsquo;interview complète</a></p><p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/dossier/paroles-dartistes/">Paroles d&rsquo;artistes : notre boîte à bijoux d&rsquo;archives audio</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
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		<title>Paroles d&#8217;artistes : Sir Antonio Pappano &#8211; « Puccini était-il un dandy patenté ? »</title>
		<link>https://www.forumopera.com/breve/paroles-dartistes-sir-antonio-pappano-puccini-etait-il-un-dandy-patente/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Camille De Rijck]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 15 Jul 2025 22:32:04 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Alors qu&#8217;il venait d&#8217;enregistrer sa version de Turandot, Sir Antonio Pappano s&#8217;est mis à évoquer Giacomo Puccini tel qu&#8217;il le conçoit, plus de cent ans après sa disparition. Paroles d&#8217;artistes ambitionne de retrouver dans les larges archives audio et vidéo des rédactrices et rédacteurs de Forumopera, des témoignages exclusifs &#8211; drôles ou sensibles &#8211; des &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Alors qu&rsquo;il venait d&rsquo;enregistrer sa version de Turandot, <strong>Sir Antonio Pappano</strong> s&rsquo;est mis à évoquer <strong>Giacomo Puccini</strong> tel qu&rsquo;il le conçoit, plus de cent ans après sa disparition.</p>


<figure class="wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<div class="ast-oembed-container" style="height: 100%;"><iframe title="Sir Antonio Pappano : &quot;Puccini était-il un dandy patenté ?&quot;" width="1200" height="675" src="https://www.youtube.com/embed/n1MK9YxfgzI?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe></div>
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<p>Paroles d&rsquo;artistes ambitionne de retrouver dans les larges archives audio et vidéo des rédactrices et rédacteurs de Forumopera, des témoignages exclusifs &#8211; drôles ou sensibles &#8211; des artistes qui font le monde de l&rsquo;opéra. Tous nos contenus sont extraits d&rsquo;interviews réalisées par des membres de l&rsquo;équipe.</p><p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/breve/paroles-dartistes-sir-antonio-pappano-puccini-etait-il-un-dandy-patente/">Paroles d&rsquo;artistes : Sir Antonio Pappano &#8211; « Puccini était-il un dandy patenté ? »</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
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		<title>WAGNER, Die Walküre – Londres (ROH)</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/wagner-die-walkure-londres/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Yannick Boussaert]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 04 May 2025 04:00:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Le Royal Opéra House continue la tétralogie initiée il y a un an et demi autour du duo Antonio Pappano / Barrie Kosky. Les deux creusent la même veine fertile en cette première journée et donnent une cohérence supplémentaire à cette lecture « anthroposcénique » de l’épopée wagnérienne. L’ancien directeur musical, nommé premier « conductor &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Le Royal Opéra House continue la tétralogie initiée il y a un an et demi autour du duo <strong>Antonio Pappano</strong> / <strong>Barrie Kosky</strong>. Les deux creusent la même veine fertile en cette première journée et donnent une cohérence supplémentaire à cette lecture « anthroposcénique » de l’épopée wagnérienne.</p>
<p>L’ancien directeur musical, nommé premier « conductor laureate » du ROH juste avant le lever de rideau en remerciement de ses 22 années à la tête de la maison propose une lecture limpide et nerveuse. L’enchevêtrement des <em>Leitmotive</em> reçoit la même attention que lors du prologue et l’orchestre brille dès les premières mesures : la tempête d’ouverture, mordante et crescendo, installe le spectateur dans l’ambiance urgente et poisseuse du huis clos du premier acte. Fréquemment, soyeux et rubato viennent embellir cette architecture solide et soutenir le lyrisme et le romantisme sans ostentation. On apprécie le détail global et l’attention portée au plateau que ce geste ample et dépouillé met au service du drame.</p>
<p><strong>Barrie Kosky</strong> de son côté tisse d’une main habile les <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/wagner-das-rheingold-londres-roh/">deux fils rouges initiés pendant <em>Das Rheingold</em></a>. L’ancienne Pachamama – servi par le magnétisme de l’actrice Illona Linthwaite – revit impuissante la lente destruction du monde par ses propres enfants. Juchée sur une toute petite tournette, elle s’étourdit d’un spectacle cataclysmique, deuxième axe force de cette tétralogie : la terre de cendre, les arbres calcinés, les héros morts, carcasses de cendres friables. L’humanité fait peine à voir : police brutale (Hunding), femme battue à peine contrebalancée par une Fricka aristocratique et égoïste ; héros mi-gamin des rues mi-vétéran d’une guerre moderne tétanisé par le stress post-traumatique ; Wotan commandant suprême, certes animé par Eros mais ayant déjà succombé à Thanatos. Ce dispositif fonctionne à l’économie de moyens tout en proposant des images fortes : Siegmund recouvert de son sang et de la sève du monde qui meurt, les yeux dans les yeux avec son père, Brunnhilde aspirée dans l’arbre du monde auquel Wotan met le feu. Surtout il s’anime grâce à une direction d’acteur minutieuse et prenante.</p>


<figure class="wp-block-image size-large is-resized"><img decoding="async" src="https://www.forumopera.com/wp-content/uploads/Christopher-Maltman-and-Stanislas-de-Barbeyrac-in-Die-Walkure-©2025-Monika-Rittershaus-683x1024.jpg" alt="" class="wp-image-188728" width="684" height="1025"/><figcaption class="wp-element-caption"><sup>© Monika Rittershaus</sup></figcaption></figure>


<p>La distribution vient couronner cette solide proposition. Les huit Walkyries remplissent leur office de manière incendiaire, parfois au détriment de la cohésion de leurs ensemble.<strong> Soloman Howard</strong> n’a guère qu’à ouvrir la bouche pour incarner un Hunding autoritaire au timbre presque trop distingué pour le chef de meute. Sa protectrice, Fricka, trouve en <strong>Marina Prudenskaya</strong> une interprète charismatique, au-delà de la scène de dispute autour d’une Rolls Royce, c’est bien la conduite du discours, la puissance de la voix qui dessinent une déesse aristocratique gardienne du bon droit. <strong>Stanislas de Barbeyrac</strong> offre de son côté un portrait très original de Siegmund. Il en dispose désormais de l’ambitus et des moyens. Les amateurs de « Wälse » mâles en auront pour leurs décibels. Pourtant dans le panorama des ténors wagnériens, le français apporte une science des nuances et des couleurs rafraîchissantes. <strong>Natalya Romoniw</strong> avait la lourde tâche de remplacer Lise Davidsen. Moins volumineuse que sa consœur, elle dispose néanmoins de moyens conséquents qu’elle magnifie par une technique excellente et une présence scénique naturelle. Le personnage, malmené au départ, désespéré puis résolu, est crédible de bout en bout : le chant, ses nuances et ses inflexions épouse cette incarnation scénique. Dans la même veine, <strong>Elisabet Strid</strong> maîtrise toute la grammaire nécessaire à la composition de Brunnhilde. L’aigu est parfois un peu court dans les appels de son entrée mais on apprécie le trille qui n’est pas sacrifié. En ce soir de première, la soprano se voit contrainte à l’économie dans le dernier acte, la fatigue vocale l’emportant. Elle s’en tire avec les honneurs grâce à un <em>sprechtgesang</em> bien maîtrisé. <strong>Christopher Maltman</strong> enfin réunit toutes les qualités de ses partenaires de scène : endurance, puissance, sens des nuances, charisme scénique… aussi abouti que son Dieu du prologue, cette Walkyrie le voit justement triompher.</p><p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/wagner-die-walkure-londres/">WAGNER, Die Walküre – Londres (ROH)</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
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		<title>Antonio Pappano honoré pour sa carrière à la tête du Royal Opera</title>
		<link>https://www.forumopera.com/breve/antonio-pappano-honore-pour-sa-carriere-a-la-tete-du-royal-opera/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Jean Michel Pennetier]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 02 May 2025 04:53:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Après 22 ans à la tête de l&#8217;institution londonienne, Antonio Pappano s&#8217;est vu décerné le titre honorifique de Conductor Laureate (que nous renonçons à traduire), en reconnaissance de son remarquable legs en tant que directeur musical (plus de 700 représentations entre septembre 2002 et juin 2024). Antonio Pappano a depuis pris les rênes du London &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Après 22 ans à la tête de l&rsquo;institution londonienne,<strong> Antonio Pappano</strong> s&rsquo;est vu décerné le titre honorifique de <em>Conductor Laureate</em> (que nous renonçons à traduire), en reconnaissance de son remarquable legs en tant que directeur musical (plus de 700 représentations entre septembre 2002 et juin 2024). Antonio Pappano a depuis pris les rênes du London Symphony Orchestra, succédant à Simon Rattle. Alors que son successeur <strong>Jakub Hrůša</strong> prendra définitivement ses marques à la rentrée prochaine, après son tour de chauffe avec une série de <em>Jenůfa</em> au début de cette année, Pappano reviendra régulièrement au Royal Opera, notamment pour y diriger le <em>Ring</em>, d&rsquo;abord « à la découpe » (<em>Die Walküre</em> se donne ces jours-ci, après <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/wagner-das-rheingold-londres-roh/">Rheingold</a> en 2023), puis à l&rsquo;occasion de deux cycles complets.</p>
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		<title>VERDI, Aida &#8211; Londres 2022</title>
		<link>https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/verdi-aida-londres/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Jean-Marcel Humbert]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 04 Apr 2025 04:00:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Cette production d’Aida par Robert Carsen au Covent Garden (2022) est la cinquième Aida figurant au catalogue d’Opus Arte, qui nous offre ainsi un panorama assez complet des différentes manières de monter l’œuvre : déjà Covent Garden en 1994 dans la production orientalisante d’Elijah Moshinsky, La Monnaie en 2002 dans la production minimaliste de Bob &#8230;</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Cette production d’<em>Aida</em> par Robert Carsen au Covent Garden (2022) est la cinquième <em>Aida</em> figurant au catalogue d’Opus Arte, qui nous offre ainsi un panorama assez complet des différentes manières de monter l’œuvre : déjà Covent Garden en 1994 dans la production orientalisante d’Elijah Moshinsky, La Monnaie en 2002 dans la production minimaliste de Bob Wilson, le Liceu en 2003 dans la production de toiles peintes traditionnelles de Josep Mestres Cabanes, et <a href="https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/une-belle-occasion-manquee/">Vérone en 2013 pour le centenaire de la production historique de 1913</a>.</p>
<p>Depuis Wieland Wagner à Berlin en 1961, l’abandon de l’environnement égyptien antique a été le choix croissant des metteurs en scène, plus encore ces cinquante dernières années. Il ne nous appartient pas d’en juger les raisons ni les résultats (1), mais force est de constater que la téléportation d’<em>Aida</em> dans les univers les plus improbables, à force d’accumulations et d’invraisemblances, finit par lasser (autant, il faut bien le dire, que les innombrables versions « antiques » façon péplum de série B). Alors comment trouver un juste équilibre entre l’argument historique, le néo-colonialisme, la lutte de pouvoir entre le temporel et le spirituel, la puissance de l’armée, et l’histoire d’amour entre Radamès et Aïda ?</p>
<p><strong>Robert Carsen</strong> a certainement trop clarifié et lissé la question, en ne conservant que l’armée et le pouvoir dans l’environnement sinistre d’une espèce d’abri antiatomique de dimensions colossales : « out » le clergé et son désir de puissance hégémonique qui horripilait tant Verdi, Ramfis est ici un haut gradé, le supérieur du général Radamès. C’est donc dans un décor grisâtre et glauque que vont défiler des tableaux fleurant souvent le déjà-vu. L’antichambre du pouvoir avec ses tapis rouges ; une salle pour préparer le combat, où tous les officiers sont sagement assis sur des bancs parallèles (l’arme forgée par les dieux sera une kalachnikov) ; une grande salle à manger avec une immense table qui occupe toute la scène : la danse des enfants est remplacée par le dressage de ladite table ; le triomphe de Radamès prend la forme d’une cérémonie funèbre présidée par le roi et Amnéris face à d’impeccables rangées de cercueils recouverts d’un drapeau ; l’acte du Nil se déroule devant le mur du souvenir des soldats tombés au combat et la flamme du soldat inconnu ; la scène du procès dans une salle neutre meublée à nouveau de bancs parallèles ; et la scène finale dans la cave des ogives nucléaires.</p>
<p>Le cadre est donc celui oh combien actuel d’une dictature militaire contemporaine. La guerre prend le pas sur l’histoire d’amour, il y a profusion d’uniformes militaires masculins (les femmes sont réduites à la position de servantes), et des étoiles sur les drapeaux remplacent les cieux étoilés des bords du Nil… Alors, pamphlet antimilitariste ? Pas si sûr, car on pourrait tout aussi bien imaginer des pays totalitaires montant cette production avec délices en tant qu’apologie de l’armée, et c’est peut-être là son côté le plus ambigu et gênant.</p>
<p>Car la distance paraît bien étroite entre l’admiration des militaires impeccables et disciplinés et leur rejet, d’autant que tout cela est hyper propre : contrairement à de nombreuses autres productions, ici, pas de combats, pas de sang, pas de violence, sinon celles d’Amnéris et d’Amonasro à l’égard d’Aïda. D’ailleurs même ces deux fameuses scènes paraissent incongrues, presque déplacées dans cet ordre parfait. Celle d’explication entre Amnéris et Aïda, où celle-ci avoue son amour pour Radamès, fonctionne bien d’un point de vue théâtral, mais est trop outrée, avec son côté Méchante reine de Disney accablant Blanche-Neige. Et on ne croit pas beaucoup plus au « méchant » Amonasro qui vient sermonner sa fifille à l’acte dit « du Nil ».</p>
<p>Cette production pose au final la question de la justification d’une telle transposition. Le propos de l’égyptologue Mariette était de proposer un scénario basique et traditionnel servant de support à la représentation sur scène des merveilles de l’Égypte ancienne, répondant ainsi à la commande du Khédive qui lui avait demandé de réaliser un « opéra national ». Rien donc à la base de colonialiste, puisque la commande était locale, purement égyptienne. Et la vision des choses se voulait avant tout archéologique : une sorte de jeu de reconstitution grandeur nature de l’antiquité, avec des personnages vivants. Sorti de ces fastes antiques, que reste-t-il ? Une banale histoire de triangle amoureux entre des murs de béton. Et comme le cadre visuel manque autant que le cadre psychologique, eh bien au bout d’un moment, on s’ennuie ferme, malgré tous les efforts des interprètes. Surtout quand, comme ici également, la lutte entre le pouvoir civil et religieux est totalement gommée.</p>
<p>Le plateau réunit pourtant de bons titulaires des rôles, qui à part <strong>In Sung Sim</strong> (Le Roi), un peu en deçà de la moyenne, assurent tous très bien, mais sans toutefois se hausser au top. <strong>Elena Stikhina</strong> a souvent chanté le rôle, en 2022 à Salzbourg et en 2023 à Munich. <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/aida-salzbourg-orient-occident-regards-croises/">De Salzbourg, Claude Jottrand</a> l’avait trouvée « très émouvante dans le rôle titre : elle incarne une Aida fragile, ballottée par les événements et par ses propres sentiments ». Quant à <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/verdi-aida-munich/">Guillaume Saintagne, qui l’avait vue à Munich</a>, il concluait : « Seuls quelques signes de fatigue paraissent dans l’acidité de certains aigus de la scène finale. Il ne lui manque vraiment qu’un metteur en scène plus inspiré pour brûler complètement les planches dans ce rôle. » Ces deux constatations s’adaptent parfaitement à sa prestation dans cette captation de 2022 : elle assure parfaitement vocalement, le contre-ut attendu est bien là, mais on n’est pas vraiment conquis. Son Radamès, <strong>Francesco Meli</strong>, chante avec aplomb, y compris la note finale piano de son air d’entrée. Il a la vaillance, la projection. Il a beaucoup chanté le rôle dans les années 2017, notamment <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/aida-salzbourg-le-renouveau-etait-dans-la-partition/">à Salzbourg où Yannick Boussaert soulignait</a> que sa voix « semble moins ductile qu’auparavant et les demi-teintes et piani sont désormais quasi détimbrés ». Peu après, <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/aida-gstaad-en-attendant-jonas/">à Gstaad, Maurice Salles disait de lui</a> « il confirme avoir appris à nuancer son chant et à aborder le registre aigu autrement qu’en force. […] Cette interprétation est assez vivante et vibrante pour qu’on l’apprécie sans autre forme de procès », toutes remarques qui restent parfaitement en phase avec la présente vidéo. Enfin, <strong>Agnieszka Rehlis</strong> (Amnéris), femme élégante à l’image de celles qui accompagnent les grands de ce monde, elle est une habituée des grands rôles de mezzo verdiens, et pourtant ne convainc pas totalement, notamment dans ses imprécations à la fin du procès de Radamès, dans la mesure où l’on a l’oreille un peu déformée par tant de grandes mezzos qui ont brûlé les planches avant elle dans ce rôle. Enfin, <strong>Ludovic Tézier</strong> (Amonasro), semble lui aussi un peu bridé par la rigueur de la mise en scène, et si en grand professionnel, il assure bien avec une certaine sobriété, il ne se hisse pas non plus à la hauteur d’autres titulaires du rôle.</p>
<p>Reste l’assise musicale de l’œuvre, sublimée par <strong>Antonio Pappano</strong> auréolé de son enregistrement avec Jonas Kaufmann et Anja Harteros. <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/aida-rome-succes-pharaonique/">Cedric Manuel notait en 2014, à propos du concert</a> qui a précédé l’<a href="https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/aida-les-trompettes-de-la-renommee/">enregistrement de 2015</a>, « il dessine littéralement la partition sous nos yeux, fait naître et progresser le drame sans aucune baisse de tension, sans céder en rien à la tentation de la facilité, mais sans cacher pour autant ni la violence, ni la grandeur de certaines scènes ». Et de conclure « qu’Aida ne souffre pas nécessairement qu’on ne la mette pas en scène. La lourdeur mégalomane de certains ont en effet pu longtemps faire vivre l’accusation de grandiloquence pompière dont souffre parfois l’œuvre. Le concert permet enfin de rendre pleinement justice à une partition plus raffinée qu’on ne le croit, jusqu’aux derniers accords qui s’éteignent dans un souffle. » Ici, sa direction de l’orchestre et des chœur du Royal Opera House fait merveille, et aide grandement à faire passer un spectacle un peu indigeste.</p>
<p>Un petit bonus d’une dizaine de minutes montre les interprètes parlant très brièvement de leurs rôles tels que revus et expliqués tout aussi brièvement par Carsen. Pappano donne une très courte introduction à la musique d’Aïda, comment il la perçoit et comment il justifie ses choix d’interprétation. Et la conclusion est « comment trouver l’amour dans une situation de conflit » ? Tout cela est très intéressant, mais vraiment très court. De même que le petit feuillet de 8 pages, uniquement en anglais, qui accompagne le DVD.</p>
<pre>(1) Jean-Marcel Humbert, « Mettre en scène Aïda : péplum égyptisant ou drame intemporel ? », dans Aïda, L’Avant-Scène Opéra, n° 268, nouvelle édition revue et entièrement refondue, mai-juin 2012, p. 92-99. Jean-Marcel Humbert, « Aïda, un opéra égyptien ? », dans le programme des représentations d’Aïda à l’Opéra de Paris, octobre 2013, p. 49-55.</pre>
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		<title>Gala d&#8217;adieux d&#8217;Antonio Pappano &#8211; Londres (ROH)</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/gala-dadieux-dantonio-pappano-londres-roh/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Jean Michel Pennetier]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 19 May 2024 06:27:06 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Quand Antonio Pappano prend la direction musicale du Royal Opera House en 2002, il a déjà derrière lui dix années à la tête de l&#8217;Orchestre de la Monnaie où il a été nommé à seulement 32 ans. Parallèlement, le chef anglais dirige l&#8217;orchestre de l&#8217;Accademia Santa Cecilia à Rome depuis 2005. Répétiteur au New York &#8230;</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Quand Antonio Pappano prend la direction musicale du Royal Opera House en 2002, il a déjà derrière lui dix années à la tête de l&rsquo;Orchestre de la Monnaie où il a été nommé à seulement 32 ans. Parallèlement, le chef anglais dirige l&rsquo;orchestre de l&rsquo;Accademia Santa Cecilia à Rome depuis 2005. Répétiteur au New York City Opera à seulement 21 ans, Antonio Pappano aura donc  consacré plus de quatre décennies essentiellement au théâtre, dont plus de 700 représentations à Covent Garden, et souhaitait légitimement passer à d&rsquo;autres défis. C&rsquo;est chose faite depuis sa nomination en 2021 à la tête du London Symphony Orchestra pour succéder à Simon Rattle, comme directeur musical désigné en 2023-24, et prochainement comme chef principal à partir de septembre 2024. Choisi en octobre 2022, Jakub Hrůša le remplacera en tant que directeur musical à compter de septembre 2025, <a href="https://www.forumopera.com/breve/2024-25-covent-garden-une-saison-de-transition/">la période intermédiaire servant de transition.</a> Antonio Pappano n&rsquo;abandonne pas totalement le lyrique pour autant puisqu&rsquo;il dirigera <em>La Rondine</em> en concert avec le LSO en décembre 2024 et reviendra au Royal Opera pour <em>Die Walküre</em> en mai 2025.</p>
<p>C&rsquo;est une salle surchauffée et enthousiaste qui a donc accueilli <strong>Antonio Pappano</strong> à son arrivée en fosse. La température a encore monté de quelques degrés lorsque l&rsquo;orchestre a entamé le <em>God Save the King</em>, repris par la salle à pleins poumons, l&rsquo;hymne signalant la présence du roi Charles III, présence espérée mais <a href="https://www.forumopera.com/breve/charles-iii-ovationne-au-gala-dadieux-dantonio-pappano/">confirmée très peu de temps avant le concert</a>. Antonio Pappano ouvre le bal avec l&rsquo;ouverture des <em>Nozze di Figaro</em>, alerte mais de style traditionnel comme on s&rsquo;en doute. Le ton est donc donné, celui d&rsquo;une « folle soirée ». En effet, à quelques exceptions près, le programme sera enjoué et la soirée placée sous le signe de la fête. <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/bizet-carmen-londres/">Triomphatrice de récentes <em>Carmen</em> au Royal Opera</a> (un ouvrage qu&rsquo;elle reprendra la saison prochaine), <strong>Aigul Akhmetshina</strong> est tout aussi captivante en Rosina du <em>Barbiere di Siviglia</em>, un autre de ses rôles-signatures. Sa très belle contribution au trio final du <em>Rosenkavalier</em> laisse également présager une éventuelle carrière dans les pas d’une Frederica von Stade. Elle est accompagnée du jeune <strong>Huw Montague Rendall</strong>, baryton élégant et virevoltant, particulièrement remarquable dans le duo de <em>Don Pasquale</em> où il réussit à merveille le <em>canto silábico </em>(1) aux côtés d’un <strong>Carlos Álvarez </strong>un peu moins souple : une <em>vis comica </em><a href="https://www.forumopera.com/spectacle/pelleas-et-melisande-rouen-un-chef-et-quatre-prises-de-role/">qu’on n’attendrait pas nécessairement d’un excellent Pelléas</a>. Le baryton espagnol est en revanche tout à fait à l’aise dans son autre scène de ce même opéra, aux côtés d’une délicieuse <strong>Lisette Oropesa</strong> en très grande forme et toujours aussi bête de scène. Le soprano sait également trouver des trésors de délicatesse pour le trio du <em>Rosenkavalier</em>. <strong>Nadine Sierra</strong> et <strong>Xabier Anduaga </strong>q<a href="https://www.forumopera.com/spectacle/donizetti-lucia-di-lammermoor-londres-roh/">ui ont également triomphé récemment dans <em>Lucia di Lammermoor</em> </a>se retrouvent pour deux extraits de <em>Rigoletto</em> : le quatuor du dernier acte, « Bella figlia dell&rsquo;amore » (avec Aigul Akhmetshina et Amartuvshin Enkhbat) qui met particulièrement en valeur la voix claire et bien projetée du ténor basque, et surtout le duo « Signor né principe », donné sans coupures, et conclu par un impressionnant <em>ut</em> dièse à l’unisson. Une fois de plus le soprano américain sait faire montre d’une émotion à fleur de peau. On notera une très belle Giovana en la personne de <strong>Veena Akama-Makia </strong>et la belle voix de basse de <strong>Jeremy White</strong>. Très attendu, <strong>Jonas Kaufmann</strong> chante d’abord le duo de <em>Die Fledermaus </em>aux côtés d’une <strong>Diana Damrau</strong> totalement déjantée, rare occasion de voir ces deux artistes exceller dans le registre de la comédie. On retrouve Jonas Kaufmann dans le répertoire tragique pour le dernier duo de<em> La Forza del Destino, </em>« Le minaccie, i fieri accenti », <em> </em>avec le remarquable <strong>Amartuvshin Enkhbat</strong>, modèle de chant verdien<em>. </em>Un peu précautionneux, le ténor allemand ne semble pas tout à fait remis de ses problèmes de santé, mais son interprétation reste toujours un grand moment de musicalité. Le duo est suivi du trio final, qui permet d’apprécier l’excellente basse, <strong>Insung Sim</strong>, chanteur racé injustement méconnu au regard de plus de vingt années de scène. En grande forme, <strong>Sondra Radvanovsky </strong>ne fait qu’une bouchée du trio, mais c’est surtout dans le duo « Teco io sto » d&rsquo;<em>Un Ballo in maschera</em>  qu&rsquo;elle se révèle le plus excitant, ce qui augure bien de ses prochaines Maddalena di Coigny d’<em>Andrea Chénier </em>dans ces mêmes lieux fin mai. Face à ce faste vocal, le ténor britannique<strong> Freddie De Tommaso</strong> n’est pas en reste et les deux partenaires concluent leur duo passionné avec un contre-ut d’une étonnante facilité pour des voix plutôt dramatiques. Les extraits d&rsquo;<em>I Lombardi alla prima crociata </em>valent en particulier pour le magnifique violon solo de <strong>Vasko Vassilev</strong>. <strong>Ermonela Jaho</strong> est tout aussi émouvante qu’incompréhensible dans son duo de <em>Thaïs</em> aux côtés d’un <strong>Gerald Finley </strong>au français parfaitement articulé et à l’interprétation vibrante. Enfin, le vétéran <strong>Bryn Terfel </strong>aborde le « Te Deum » de <em>Tosca</em> avec un histrionisme réjouissant. Outre le « Te Deum », les chœurs du Royal Opera House sont également mobilisés pour <em>Nabucco</em>, <em>Guillaume</em> <em>Tell</em> et, plus étonnamment, <em>I Pagliacci </em>: ils  démontrent le niveau d&rsquo;excellence auquel ils sont parvenus depuis quelques années. Seconde pièce entièrement orchestrale, l&rsquo;<em>Intermezzo</em> de <em>Manon</em> <em>Lescaut</em> est un des plus beaux qui soient avec une direction au scalpel et un orchestre totalement impliqué. Enfin, le programme s’achève sur le sublime finale de <em>Guillaume Tell</em> dont Antonio Pappano fait un puissant moment d’émotion. On pourra s’étonner toutefois de l’absence de Wagner dans ce programme : une Chevauchée des Walkyries ou un simple « Winterstürme » n’auraient pas refroidi l’ambiance.</p>
<p>Journaliste spécialisé dans la musique classique, présentateur télé (il anime la retransmission du concert du nouvel an viennois depuis 2011) et contributeur à de nombreuses œuvres en faveur de la diffusion de la musique, <strong>Petroc Trelawny</strong> anime la soirée en vrai professionnel, avec sobriété et intelligence. Deux séries de témoignages vidéos, un brin longuets, viennent également ponctuer l’hommage au maestro. Les extraits lyriques sont joués en version semi-scénique dans un décor unique, sans saluts individuels entre les différents morceaux, ce qui accentue la fluidité de la soirée. À la fin du spectacle, Antonio Pappano est acclamé sur scène, entouré de ses solistes, des chœurs et de l’orchestre. À la surprise générale, le roi Charles alors vient en personne se joindre à l’équipe, félicitant chaleureusement un maestro tout sourire, et déclenchant une tempête d’applaudissements hystériques. Une soirée unique à tous les sens du terme.</p>
<pre>1. Dans le <em>canto silábico</em>, chaque syllabe correspond à une note. Associé à un débit très rapide, <a href="https://youtu.be/cssPOwU1jNo?t=299">comme c'est le cas dans <em>Don Pasquale</em></a><a href="https://youtu.be/Aa2_FyYMPgk?t=268"><em>, </em></a>il est supposé produire  un effet comique.</pre>
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		<title>Charles III ovationné au gala d&#8217;adieux d&#8217;Antonio Pappano</title>
		<link>https://www.forumopera.com/breve/charles-iii-ovationne-au-gala-dadieux-dantonio-pappano/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Jean Michel Pennetier]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 18 May 2024 07:51:59 +0000</pubDate>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>C&rsquo;était une possibilité mais pas une certitude : les artistes ne l&rsquo;ont d&rsquo;ailleurs appris que 20 minutes avant le lever de rideau et les spectateurs l&rsquo;ont découvert au moment où l&rsquo;orchestre a entamé le <em>God save the King</em>, immédiatement entonné par la salle. Cette visite fait suite à la récente annonce indiquant que le roi serait désormais le « Patron of the Royal Opera House, The Royal Opera and The Royal Ballet ». Contrairement à la reine Elizabeth II qui s&rsquo;installait au premier rang du Grand Tier, le roi Charles avait choisi la grande loge côté cour au même étage. À la fin du concert célébrant les vingt-deux ans d&rsquo;<strong>Antonio Pappano</strong> comme directeur musical du Royal Opera (à ce jour, le plus long mandat à ce poste), le roi s&rsquo;est joint aux saluts des artistes, recevant alors une gigantesque ovation tandis que lui-même les congratulait. Antonio Pappano avait précédemment officié pour les cérémonies du couronnement du roi. À ce jour, les initiales de la reine Elisabeth II restent toujours brodées sur le rideau de scène du théâtre.</p>
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